Maison d'édition et librairie québécoises en ligne sur Internet

avec impression papier et numérique à la demande.

Accueil

Librairie

Maison d'édition

Nous

Contact

Recherche

Actualité

 

La Tortue


Une île à la croisée des chemins


ABEL EDMOND


Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2008, 156 pages, illustrées.
ISBN 978-2-89612-259-2
-

 

 

Couverture souple couleur

Format 6 X 9 pouces

Reliure allemande

 

Exemplaire papier : 24.95$ (Canada)

 

Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

 

Couvertures

Présentation

Table des matières

Extrait

Au sujet de l'auteur

Bibliographie

Communiquer avec l'auteur

Commander votre exemplaire

-

PARTAGER

CETTE PAGE

 

COUVERTURES

 

La Tortue, une île à la croisée des chemins, essai, Abel Edmond,

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

 

[ Présentation ]

[ Retour au menu ]

 

PRÉSENTATION

 

La Tortue, une île à la croisée des chemins, essai, Abel Edmond,

Fondation littéraire Fleur de Lys


L’île de La Tortue, vous connaissez? Baptisée par Christophe Colomb en 1492 à cause de son relief, c’est sur cette île qu’Abel Edmond a vu le jour.

En 1969, quand les américains accomplissent un petit pas pour l’homme et un pas de géant pour l’humanité sur la lune, il débarque discrètement à Boston avec dans ses bagages une multitude d’histoires de boucaniers, de flibustiers, de contrebandiers et autres habitants de l’île.

L’heure est enfin venue aujourd’hui pour l’enfant de La Tortue, devenu le Dr Edmond, de s’éloigner de ses publications scientifiques, de retrouver son île et de vous inviter à en découvrir l’histoire pleine de re-bondissements.

Mettez vos gilets de sauvetage, embarquez et suivez votre guide. Il vous conduira à travers l’itinéraire de son père, Atha, sur les tortugais d’hier et d’aujourd’hui.

Lisez cet ouvrage et laissez-vous enchanter par l’histoire mouvementée de ce petit coin de paradis, berceau de la civilisation française dans la caraïbe aujourd’hui oublié de tous, mais pas de l’auteur qui souhaite en partager avec vous la beauté.
 


 

[ Lire un extrait ]

[ Retour au menu ]

 

 

TABLE DES MATIÈRES

La Tortue, une île à la croisée des chemins, essai, Abel Edmond,

Fondation littéraire Fleur de Lys


 

Remerciements

 

Introduction


Un peu d’histoire


Des Îles Vierges à l’Île de La Tortue


Atha se souvient des habitants

de la partie est de l’île à la fin des années 40


Atha construit sa première maison


Description de la maison tortugaise


Les rituels entourant le mariage

à l’Île de La Tortue


La survie passe par l’élevage, la pêche

et l’agriculture


Le percepteur des impôts est aussi armateur


À chacun sa journée à l’Île de La Tortue,

écolier, marin, cultivateur


La journée du cultivateur


La journée de l’enfant


La musique au centre de tous les loisirs


Activités autour du Nouvel an

à l’Île de La Tortue


Les pratiques religieuses

au cœurs de la vie tortugaise


Les rituels autour de la maladie

et de la mort


Le capitaine Elvé, un pionnier se raconte


Le cultivateur percepteur se fait construire

un gros voilier pour commercer  avec les Bahamas


L’aventure des Bahamas et de la Floride


Père Riou, un religieux


Le retour à l’Île de La Tortue


Les joyaux à l’Île de La Tortue


L’avenir de l’île de La Tortue


Au sujet de l’auteur


Bibliographie


Communiquer avec l’auteur

9

-
11

-
19

-
33

-

-
39

-
43

-

-
44

-

-
47

-
51

-

-
59

-
65

-
66

-
69

-

-
73

-

-
79

-

-
83

-
89

-

-

-
95

-
101

-
105

-
113

-
119

-
127

-
133

-
139

-
141

-

143


 

 

[ Lire un extrait ]

[ Retour au menu ]

 

 

EXTRAIT

La Tortue, une île à la croisée des chemins, essai, Abel Edmond,

Fondation littéraire Fleur de Lys


 

INTRODUCTION

Il est cinq heures du matin, les coqs viennent d’entamer leur premier refrain, la maisonnée grouille, il faut me lever, c’est l’heure du départ. Maman prépare le café et un solide petit déjeuner qui sera peut-être mon seul repas de la journée, le trajet est inhabituel et imprévisible.

La couturière, tante Fica, m’avait fabriqué des pantalons et des chemises. L’uniforme de l’école devra attendre. C’est un tailleur de la ville de Port-de-Paix qui me le confectionnera. Pas question d’avoir une coupe trop campagnarde qui détonnerait avec celle de mes nouveaux condisciples. Dans la petite malle en acajou, fabriquée à la hâte par le menuisier qui fait les cercueils, sont entassés tous mes vêtements, quelques souvenirs, un petit pot de confiture d’oranges sures et un bocal de beurre d’arachide pimentée. Dans le même petit sac en papier brun, quelques petites cassaves et un morceau de pain de manioc, question d’avoir quelque chose pour me dépanner au cas où je serais mal nourri dans ma nouvelle famille d’accueil. Vite, je dois faire mes adieux à Fidel, le chien, à Sinjou, la nounou, à la maison et à mon cocotier. Mon père plante un cocotier à chaque naissance dans le même trou où est enfoui le cordon ombilical.

Les paupières remplies de larmes, je foule le petit sentier sablonneux qui conduit au port. Il a fallu retenir mes sanglots parce que mon père réagirait très mal s’il me voyait pleurer alors qu’il s’est «fendu en quatre» pour préparer mon installation à Port-de-Paix, la seule grande ville du département du nord-ouest. Son fils, dont il était fier, n’ira pas à l’école à La Tortue. Il fallait lui offrir ce qu’il y avait de mieux. Non seulement la ville, mais l’école la plus réputée de toutes, celle des Frères de l’Instruction chrétienne.

Toutes voiles dehors, l’ancre levée, le nez au sud-ouest, Marie-Thérèse est en route vers le Port-de-Paix. À cinq ans, je quitte mon île pour de bon. Je pars comme un voleur sur la pointe des pieds avant l’aube. Personne, à part mon inconsolable mère, n’était à la plage pour me dire adieu. Les tripes nouées, je feignais de récupérer le sommeil perdu. Des larmes coulaient jusqu’au collet de ma chemise. Je m’en allais vers l’inconnu, vers un Nouveau Monde. Je quittais mes arcs et flèches artisanaux, mon voilier miniature, mes amis, mon cocotier, mes crabes de mer, mes petits lézards, mes petites tortues, le roucoulement de mes ramiers et mes nuées d’ortolans.

Le canal est de plus en plus large à mesure que l’on se rapproche de Port-de-Paix. Pour la première fois, je vois un gros bateau à vapeur de près. Il crache de la fumée, je crains qu’il nous écrase en passant. Plusieurs de ces bateaux sont mouillés dans la rade. Notre petit voilier se fait discret, on accoste sur la plage, le wharf étant réservé aux précieuses cargaisons venant de l’étranger. Un va-et-vient continu de petites embarcations chargées de bois de campêche se fait entre la berge et les bateaux à vapeur ancrés au large.

Mon père a retenu les services d’un porteur et d’un brouettier pour transporter ma petite malle en acajou, des provisions de vivres alimentaires, un petit lit pliant et des sacs de charbon de bois. Il fallait faire preuve de générosité à l’endroit de ce couple qui allait m’accueillir comme pensionnaire pour l’année scolaire.

C’est ainsi que j’ai quitté La Tortue. J’y suis revenu par la suite pour de brèves périodes durant les vacances d’été, à Noël et à Pâques.

Je n’ai jamais été cependant très loin de cette île parce que de Port-de-Paix ou de St-Louis-du-Nord, cette tortue allongée se trouvait toujours en face pour me couper l’horizon.

En 1969, peu après que Neil Armstrong et ses compagnons aient foulé le sol lunaire, j’ai arpenté la dernière fois les plages de La Tortue avant de m’envoler vers Boston.


Les souvenirs de cette île mystérieuse, mêlés à mon imaginaire d’enfant nourrissent mes rêves en permanence. Quarante ans plus tard, j’ai décidé de décrire et de partager avec vous ce que j’ai recueilli comme informations historiques ajoutées à mes souvenirs et à mes observations sur le terrain.

Je suis fasciné à chaque fois par l’intérêt que portent les douaniers, surtout français, sur mon lieu de naissance. Certains en profitent pour faire un clin d’œil à la flibuste, d’autres cherchent en moi les traits de corsaires et de pirates. La dernière fois, une Antillaise, à l’aéroport Charles-de-Gaules de Paris, m’a même demandé à la blague ce que j’allais faire au Canada en pleine tempête de neige alors que tout le monde se ruait vers les tropiques en quête de chaleur et de plages ensoleillées. Elle voulait, certes, faire allusion à La Tortue.

Il y a près de vingt-cinq ans, je déambulais, sans but, dans un quartier culturel de Paris, un peu fatigué sur l’heure de midi, je suis entré dans une église pour me reposer de ma longue marche matinale tout en observant dans le recueillement l’architecture, la richesse des vitraux, les statues et les fidèles qui brûlaient des cierges. Sur une imposante colonne proche de la porte d’entrée, une plaque commémorative attira mon attention. Ci-gît Bertrand D’Ogeron qui a gouverné les destinées de l’île de La Tortue de 1665 à 1776. Je me suis alors souvenu, en effet, de cette gravure illustrant le portrait de ce Bertrand D’Ogeron dans les premières pages du manuel d’histoire d’Haïti, tout juste à côté du boucanier, du flibustier et du corsaire.

Ce n’était donc pas par hasard que l’histoire de St-Domingue avait ainsi débuté. La Tortue est le berceau de la civilisation française dans les Caraïbes. L’Angleterre, le roi des mers d’alors, engageait des pirates pour recueillir l’or des Amériques. Les bateaux battant pavillon anglais empruntaient le canal de La Tortue avant de regagner l’Atlantique. Les chasseurs de cochons sauvages à La Tortue, se transformaient en flibustiers, soutenus par la royauté française. Ils attaquaient les bateaux anglais chargés d’or, s’emparaient du butin qu’ils se partageaient selon des barèmes très strictement établis.

Pour évoluer dans la flibuste, il fallait de la solidarité, un code d’éthique et surtout un pied-à-terre. L’île de La Tortue était tout indiquée. Dans sa partie méridionale, elle est ceinturée d’un chapelet de récifs de corail rendant l’accès impossible aux non-initiés. Il faut avoir une connaissance parfaite des ports, des passes et des marées pour atteindre la berge. En outre, l’Île offrait de nombreux repères naturels, des voûtes, des antres, des grottes et des lieux propices pour se cacher avec le butin.

La piraterie et la contrebande n’ont jamais vraiment disparu à La Tortue. À l’ère moderne, les nouveaux marins tortugais, souvent autodidactes, ont appris à lire les boussoles et à identifier des caps afin de se rendre à Cuba, aux Bahamas et aux îles turques. D’abord, ce fut pour le commerce de fruits, de bananes et de produits vivriers. Ils ramenaient des Bahamas de la farine, de l’huile, des produits de consommation divers, des vêtements et surtout des «green back», des dollars.

Avant cet air de prospérité où les bateaux se construisaient par dizaine, l’Île a vécu, depuis l’indépendance d’Haïti en 1804, une période de quasi-autarcie. Les habitants, souvent venus de la Grande-Terre, défrichaient un lopin de terre où ils s’établissaient avec leur famille. Le seul moyen de subsistance était l’agriculture primitive, au gré des sécheresses et la pêche au gré des saisons. En parallèle, il y avait le service de cabotage avec quelques villes côtières de la Grande-Terre ainsi que le bois de charpente marine et le bois sec vendu comme combustible à St-Louis-du-Nord, Anse-à-Foleur, Port-de-Paix et Jean- Rabel.

La population était presque totalement analphabète. C’est dans ce contexte que le jeune Athanase Edmond, dit Atha, débarque à La Tortue avec en poche son certificat d’études primaires obtenu avec brio chez les Frères de l’Instruction chrétienne de St-Louis-du-Nord.

 

[ Au sujet de l'auteur ]

[ Retour au menu ]

 

 

AU SUJET DE L'AUTEUR

 

Abel Edmond

 

 

 

La littérature regorge d’histoires de galions espagnols chargés de lingots d’or coulés par les flibustiers basés à La Tortue. Aujourd’hui encore, au gré d’une simple excursion, on peut découvrir les vestiges de la culture des Indiens Taïnos, les murs intacts de forteresses françaises, ou des canons abandonnés par les troupes espagnoles.

Ayant vu le jour sur les hauteurs de la luxuriante région d’Aux Plaines, j’ai toujours rêvé de faire connaître mon coin de pays au monde entier. Promesse tenue! Après quarante hivers québécois, j’ai décidé de mettre cap au sud afin de me replonger dans cet azur limpide et ces éclaboussements de lumière que reflète ce sable à la blancheur immaculée.

Je vous invite donc à embarquer son mon voilier pour partager ce retour à l’île natale en revisitant son histoire, en s’imprégnant dans les mœurs et les coutumes des tortugais, à travers le parcours de mon père qui vient de souffler sur sa 90ième chandelle.

 

 

[ Bibliographie - Du même auteur ]

[ Retour au menu ]

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

Abel Edmond

 

Anglade, George. «La signification du fait de la population en Haïti. Contribution à l’étude la population d’Haïti, centre de géographie appliquée, Université de Strasbourg 1969» dans Culture et développement en Haîti, Editions Leméac, 1972.

Camus, Michel Christian. L’île de La Tortue au cœur de la flibuste caraïbe. Edition l’Harmattan, 2000.

De Cauna, Jacques. Haïti : l’éternelle révolution. Edition Henri Deschamps, 1977.

Oexmelin, Alexandre-Olivier (2000). Les aventuriers et les boucaniers d’Amérique. Editeur : La découvrance, 2000.

Riou, Roger. Adieu la tortue. Edition Robert Laffont (1974).
 

 

[ Communiquer avec l'auteur ]

[ Retour au menu ]

 

 

COMMUNIQUER AVEC L'AUTEUR

 

Abel Edmond

 

Abel Edmond se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique : edmondabel@hotmail.com

 

 

[ Obtenir un exemplaire ]

[ Retour au menu ]

 

 

OBTENIR UN EXEMPLAIRE PAPIER OU UN EXEMPLAIRE NUMÉRIQUE

 

La Tortue, une île à la croisée des chemins, essai, Abel Edmond,

Fondation littéraire Fleur de Lys


Faites un don à la Fondation littéraire Fleur de Lys pour obtenir votre exemplaire papier

ou numérique du livre annoncé sur cette page.

 

NOTRE MISSION - On trouve plusieurs éditeurs libraires en ligne sur Internet. Leur mission est strictement commerciale et vise à enrichir leurs actionnaires. Il s'agit d'entreprises « à but lucratif ». Ce n'est pas notre cas. Notre maison d'édition en ligne est la première au sein de francophonie qui soit « à but non lucratif », c'est-à-dire administrée par des bénévoles qui tirent aucun profit financier personnel de leur travail. Autrement dit, nous ne sommes pas là pour nous enrichir personnellement. Toutes les recettes en sus de nos dépenses sont réinvesties dans nos activités. Et chacune de nos activités doit s'inscrire dans notre mission purement humanitaire et socioculturelle. Lire la suite

 

 

Faites votre choix :

 

Versement de votre don en ligne avec le service PayPal (carte de crédit)

 

Versement de votre don par la poste (chèque ou mandat poste en dollars canadiens)

Besoin d'aide ?

 

Courriel : contact@manuscritdepot.com   

 

Téléphone (Lévis, Québec) : 581-988-7146

 

 

Carte de crédit ou transfert bancaire avec Internet

Versement de votre don en ligne avec le service PayPal

EXEMPLAIRE PAPIER
CANADA AILLEURS DANS LE MONDE

 

24.95$ CAD

 

Tout inclus

 

Livraison : 21 jours ouvrables

 

 

 

Écrivez à l'adresse suivante

car des frais de postes s'appliquent.

 

renee-fournier@bell.net

 

EXEMPLAIRE NUMÉRIQUE
Partout dans le monde
PDF

7.00$ CAD

 

Livraison en pièce jointe à un courriel

 

 

 

 

Commande postale

UNIQUEMENT POUR LES EXEMPLAIRES PAPIER

1 2 3

Indiquez sur un papier

 

 

Le titre du livre

et le nom de l'auteur


Votre nom

(prénom et nom de famille)


Votre adresse postale complète

Votre adresse électronique

Votre numéro de téléphone

Complétez votre chèque payable à l'ordre de

 

Fondation littéraire
Fleur de Lys inc.

Précisez le montant
sur le chèque

 

Exemplaire papier


Canada


24.95$ canadiens

Tout inclus
Livraison : 15 jours ouvrables

 


Ailleurs dans le monde


Écrivez à l'adresse suivante pour connaître le montant du don demandé car des frais de poste s'appliquent :


renee-fournier@bell.net

 

 

4

Adressez-le tout à

 

Fondation littéraire Fleur de Lys
31, rue St-Joseph,

Lévis, Québec,

Canada.

G6V 1A8

 

[ Exemplaire numérique ]    [ Exemplaire papier ]

[ Retour au menu ]

 

Fondation littéraire Fleur de Lys, 31, rue St-Joseph, Lévis, Québec, Canada. G6V 1A8

Téléphone : 581-988-7146 (interurbain gratuit abonnés au service téléphonique Vidéotron)

 

Le présent site est géré par la Fondation littéraire Fleur de Lys inc.

La Fondation littéraire Fleur de Lys décline toute responsabilité quant au contenu

des autres sites auxquels elle pourrait se référer.