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Le soleil après la tempête - Un journal, ma vie, Aly Sweeney

 

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Le soleil après la tempête

Un journal, ma vie

ALY SWEENEY

Autobiographie,

Fondation littéraire Fleur de Lys, Montréal, 2008, 100 pages

ISBN 978-2-89612-231-8

 

Note de l'éditeur

 

Voici le témoignage émouvant d’une adulte qui tente tant bien que mal d’exorciser un passé difficile en portant l’espoir à bout de bras. Les mots sont vrais, parlés. L’écriture de ce livre fut une thérapie pour l’auteur.
 

* * *

 

Présentation

 

Ayant eu un passé difficile, Aly Sweeney née un 29 février 1980 a décidé d'écrire son propre journal intime depuis l'âge de 18 ans. Aujourd'hui mère de 27 ans, elle a décidé de le faire éditer en tant que livre pouvant aider les autres personnes vivant les mêmes situations qu'elle a vécues. Elle n'a jamais voulu le faire éditer auparavant, car elle trouvait que cela était trop personnel et pouvait toucher certaines personnes. Mais elle a changé d'idée lorsqu'elle n’a eu que de bons commentaires d'une dizaine de personnes ayant lu son livre. Ils le trouvaient touchant et disaient que cela pourrait en aider d’autres. Selon elle, s'exprimer dans la vie aide beaucoup à avancer et surtout faire le vide de nos émotions. C'est pourquoi elle nous partage ce qu'elle a écrit ces dernières années en espérant aider ceux et celles qui sont en difficultés et qui n'arrivent pas à passer au travers des obstacles de la vie....

 

Extrait  |  Biographie  |  Coordonnées

 

 

Extrait

 

Avant-propos

 

Je dois spécifier d’abord que bien des éléments de mon histoire révélés dans ce livre n'ont jamais été sus de ma famille et ont été écrits avec grande émotion, tellement qu'ils peuvent laisser croire à de la rancune de ma part. Je tiens donc à préciser que peu importe ce qui est arrivé, j’aimerai toujours mes parents et ma famille. Je ne veux pas qu'ils souffrent aujourd'hui pour ce que j'ai souffert dans le passé. C'est normal qu'ils n’aient pas tout vu à travers mes regards qui en cachaient beaucoup...


Je dois dire avant tout que leur soutien m'a grandement fait progresser. Une dernière chose à mentionner : peu importe la nature des propos que j’ai menés à l’endroit de mon père, aujourd’hui c'est oublié. Je l'aimerai toujours et je sais qu'il m'aime malgré la distance entre nous. J'ai appris à vivre avec cette absence. De même pour ma mère : hormis tout l’espace qui nous éloigne l’une de l’autre, je sais qu'elle sera toujours là pour moi.


J’ai écrit ce journal intime pour moi et jamais je n'ai même pensé le faire lire à ceux qui m'entourent. Mon intention était plutôt de rédiger un journal qu’à force d’écriture, je grossirais, en vue de le relire dans les années futures. J’ai commencé la rédaction de mon livre à dix-huit ans. Six heures ont été nécessaires pour composer quelques paragraphes à la main. J'ai joint d'autres passages au fil des années, passant du stylo à l'ordinateur. La majeure partie a été écrite à l’âge de vingt-deux ans alors que je vivais une dépression, déclenchée par une séparation douloureuse. Je crois que cette démarche m’a vraiment aidée à m’en sortir. Plus nous écrivons, plus nous enlevons du poids sur nos épaules. Si toute notre douleur reste emprisonnée en dedans et que nous ne faisons pas en sorte de la délivrer, chaque fois, les obstacles se présenteront à nous comme insurmontables. Confronté à trop de problèmes, le risque est grand de tomber dans la dépression. Alors, je me suis vidé le cœur et ça donne ce qui suit.


Les noms et les lieux ont été changés pour garder l'anonymat.


.

* * *

 

 

À l'adolescence, l’alcool coule à flots; j'ai toujours mon quarante onces de vodka pure à chaque party. Une fois saoule morte, j’hyperventile pour finalement échouer à l'hôpital. Plus tard, je m'embarque dans la drogue douce pour une destination inattendue : la mescaline. Je suis violente par moments; il ne faut surtout pas me chercher. Mais chaque fois que je frappe, c'est comme un coup porté à moi-même. Je me rappelle avoir battu une fille pendant longtemps et brutalement. À présent, j’y repense et trouve dommage d’avoir agi ainsi, mais je crois que la vie par ses nombreux obstacles m’a infligé des blessures comparables. J’ai payé de ma personne.

 

 

* * *


 

Années 1980 à 1988

 

Je bouge, je nage, dans une mer chaude et calme. On est si bien dans le ventre de maman, surtout quand on ne connaît aucun autre endroit. Le seul problème, c’est qu’à force de grandir, je commence à manquer d’espace! De toute façon, je suis à la veille de sortir; je ne m’en fais pas trop.


Je descends! Encore et encore. Mais où vais-je? Ah! La lumière! Il fait froid, je veux retourner d’où je viens!


Devinez comment ma mère m'a appelée : Aly. Original, n'est-ce pas? J’aime bien.


Les années passent, je grandis, j'apprends à lire, à écrire, je rencontre des amis. Je commence à comprendre ce qu’est la vie et peu à peu, je sais à quoi m’attendre de l'avenir. À l'âge de six ans cependant, je me pose de plus en plus de questions telles que « Pourquoi maman et papa ne sont pas ensemble pour me guider? » Je raisonne : « Après tout, ils ont décidé de m'avoir ensemble. Peut-être que maman me le dira quand je serai plus grande. »


Pour l'instant, le copain de celle-ci, Jean, est là pour moi. Je l'aime beaucoup et je suis ravie de l’avoir à mes côtés depuis déjà six ans. Jean a trois fils, dont deux que je vois fréquemment. Je m'amuse bien avec eux. Je ne sais pas toujours où se cache Louis alors que Martin est plus souvent à portée de vue. Enfin, l'important c'est que nous nous accordons tous ensemble. Même si je suis plus jeune d'environ onze ou douze ans, je m'entends à merveille avec mes beaux-frères. Je suis entourée de plus grands qui savent et font ce qui est bien pour moi. Je suis heureuse. Jean et Martin ont toujours le mot pour me faire rire.


Ma mère, quant à elle, s'occupe de moi comme j'aime. Chaque fois que je reviens de l’école, le repas est prêt. C’est agréable de manger en famille et ça me comble de joie. Une question cependant retentit souvent dans ma tête: « Où est mon père? » Il m’arrive de le demander à maman qui, à tous coups, me donne une explication brève dont j’ai peine à me satisfaire.


J’ai réussi ma première année! Je suis contente! J’adore l'école anglaise. J’apprends divers mots et expressions. Mais j'ai un peu de difficulté avec les mathématiques. Ça viendra avec le temps!


Enfin les vacances! Je rentre chez moi et mon souper déjà préparé m’attend sur la table. Je me trouve chanceuse d'avoir une mère responsable et intentionnée comme la mienne. Mais le manque est toujours aussi flagrant : un père, mon père. Je me rassure en pensant à la présence constante de Jean. Je remplis encore une fois mon ventre, j'écoute la télévision et je vais me coucher. C'est ma routine!


Ma routine se brise le jour où mon père téléphone à la maison. Il pleure. Pourquoi? Je ne le sais qu’après quelques minutes.


Il me parle, mais je ne comprends pas bien. Il dit : « J'ai fait une erreur, pardonne-moi ». Je saisis vite : il a bu, ce qui m'attriste une fois de plus. Pourquoi me fait-il ça? Je raccroche, me mets à pleurer. Ma mère dit qu'il apprendra de ses erreurs. Quoi qu’il en soit, je ne lui veux pas de mal. Après tout, c'est quand même mon père.


Les années passent. J’ai la terrible impression que plus ma vie avance, plus elle empire. Ma mère qui se dispute avec Jean, mon père qui ne donne pas signe de vie. Par chance, je peux me fier à Dieu, mon souffle, ma force.


Un soir, ma mère se prépare à sortir avec Jean. Enfin, un congé de parents! C'est mon demi-frère Martin qui me garde. On regarde toujours des films, on mange des chips et puisque maman n’est pas là, je peux veiller tard! Martin me comprend, c’est qu’il est encore jeune; il a environ dix-huit ans.


Bon! Les parents sont partis. Que faire? Plusieurs options s’offrent à moi dans une si grande maison. Je monte donner vie à mes jouets ou bien je vais fouiller dans les tiroirs de maman? Hum… Jouer! Quand ce sera l’heure des films, Martin viendra me chercher, comme à l'habitude.
C’est l'heure! Alors, je descends et m'installe.


Je remarque que Martin est bizarre ce soir. Que se passe-t-il? J’ignore pourquoi, mais il est moins souriant. Il est peut-être en grande peine d'amour? Devrais-je essayer de le consoler? À huit ans, les problèmes de grands te dépassent de beaucoup. Mais à ce moment-là, quelque chose me tracasse vraiment. Ça doit être la façon dont il me regarde. Je n'aime pas ça du tout. Il me dévisage. Ai-je fait quelque chose de mal? Non, ce n’est pas ça. Son regard suit la forme de mon corps. La peur m’envahit. Je veux le Martin souriant et farceur que je connais, pas cet être effrayant avec des yeux pervers. Tout à coup, il se lève, me prend dans ses bras et m'assoit sur lui. Je reste figée. Il promène sur mon corps ses mains rugueuses, partout. J'ai mal. Dans ma tête, je crie, mais de ma bouche ne sort aucun son. Je me laisse faire, par crainte de je ne sais quoi. C’est une douleur morale et physique. Pourquoi ne lui dis-je pas d'arrêter? Des larmes coulent de mes yeux implorants. Finalement, il me lâche. Je remets mes culottes et je monte me coucher. J’éclate en sanglots, hantée, encore une fois, par tant de questions.


Le lendemain, je ne dis rien, ni à maman ni à Jean parce que j’ai peur des conséquences. Sans y penser ou plutôt, en essayant de ne pas y penser, je passerai la semaine avec un semblant de sourire...


Ce soir, ma mère et Jean sortent et m'annoncent avant leur départ que c'est Martin qui me garde. Je me réfugie dans ma chambre et je commence à pleurer, tout discrètement. Ce qui me fait cesser de pleurer tout d’un coup, c’est une pensée naïve : « Martin n’avait jamais agi ainsi avec moi, alors il a peut-être réalisé qu'il avait tort. C’est moi Martin, Aly, ta demi-sœur. ». M’étant quelque peu rassurée, je me distrais en farfouillant dans mes paperasses. Puis, j’ai un soubresaut en entendant des pas dans l’escalier. Je me mets à trembler lorsque la voix de Martin résonne : « Le film va commencer! » Je le regarde dans les yeux et vois qu’il est encore bizarre, mais malgré ma peur, je le suis vers le salon.


Il me déshabille des yeux une fois de plus. Mon cœur bat si vite; comment peut-il ignorer ma peur bien visible? Pire, il a l’air d’aimer ça. Il re-commence son jeu. Cette fois-ci, je me dis : « Assez c'est assez! » Je puise en moi toutes mes forces, qui me poussent à me relever. Je n'ai pas le courage de lui dire d'arrêter, je dis seulement que je vais aux toilettes. Je pars en pleurant vers ma chambre et je me cache dans le placard. Il ose venir me retrouver et me fait allonger sur mon lit. Ma force est dissoute. Je suis ravagée de l’intérieur, je me sens tellement faible et la peur me tient. Il continue à me caresser avec ses mains. Pourquoi ne met-il pas fin à ce jeu cruel? C'est un plaisir que de me voir endurer? C'est terrible. Finalement, il cesse un peu avant le retour de ma mère.


Mais là encore, je me suis tue. J’ai enfoui ce secret longtemps, pourtant si lourd à porter. Le plus révoltant c'est que mon innocence et ma naïveté ont été bafouées. Chaque fois, c’était assez effrayant! Je me disais : « il me touchera pus jamais ». Quand ça arrivait à nouveau, la peur me paralysait. J’ai seulement dis à ma mère que je ne voulais plus être gardée par Martin, qu'il n'était pas gentil avec moi. Je n’ai pas explicité, à la place, je lui ai inventé des histoires. C'est quand même à ce moment qu'elle a décidé de me faire garder par Louis, à peu près du même âge que Martin. Avec lui, j'étais beaucoup plus timide, car lui aussi l'était. De plus, je ne le voyais que rarement. Ça m’apaisait de l'avoir comme demi-frère et gardien en même temps. Et je me disais qu'un jour, ce serait peut-être à lui que je confierais tous les mauvais gestes qu’avait posés son frère sur moi.
 

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Biographie

 

Ayant eu un passé difficile, Aly Sweeney née un 29 février 1980 a décidé d'écrire son propre journal intime depuis l'âge de 18 ans. Aujourd'hui mère de 27 ans, elle a décidé de le faire éditer en tant que livre pouvant aider les autres personnes vivant les mêmes situations qu'elle a vécues. Elle n'a jamais voulu le faire éditer auparavant, car elle trouvait que cela était trop personnel et pouvait toucher certaines personnes. Mais elle a changé d'idée lorsqu'elle n’a eu que de bons commentaires d'une dizaine de personnes ayant lu son livre. Ils le trouvaient touchant et disaient que cela pourrait en aider d’autres. Selon elle, s'exprimer dans la vie aide beaucoup à avancer et surtout faire le vide de nos émotions. C'est pourquoi elle nous partage ce qu'elle a écrit ces dernières années en espérant aider ceux et celles qui sont en difficultés et qui n'arrivent pas à passer au travers des obstacles de la vie...

 

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