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Pages personnelles de l'auteure Caroline Côté  1  2

 

Les chroniques de Karîse Dondelle

Tome II - Surprise, Humour. 162 pages.

 

6 X 9 pouces ou 15 X 23 centimètres

ISBN 2-9806270-2-X

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Résumé Extrait Auteur

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La famille s’agrandit. Karîse apprend qu’elle sera maman pour la quatrième fois à l’aube de ses quarante ans. Suivez les états d’âme de tous les membres de la famille tout au long des neufs prochains mois. La réaction de Maurice :

 

— «C’est correct mais arrange-toi pour pas qu’il touche à mes outils.»

 

Celle de Lolo :

 

— Oh ! Non. Quand celui-là va être fini, tu peux-tu m’en faire un autre ? Moi, je veux une fille.

 

Coco  quant à lui, négocie pour un chien robot «qu’on n’est même pas obligé de ramasser sa crotte, là, parce que c’est une crotte électronique qui se ramasse tu-seule, tsé.»

 

Momo, lui, veut un petit frère. Et Karîse dans tout ça?

 

—  Au secours!

 

 

* * *

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

1er Mois 11
2e Mois 23
3e Mois 39
4e Mois 53
5e Mois 69
6e Mois 85
7e Mois 101
8e Mois 115
9e Mois 127
Au sujet de l’auteure 145
De la même auteure 147
Communiquer avec l’auteure 149

 

 

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Extrait - Chapitre I


 

1er Mois

 

Ahhhhhh ! ! ! Je suis enceinte. Bondjeu ! C’est pas vrai. Comment ça a pu arriver ? Ok ! Je sais comment, je veux dire, quand ? Non, c’est pas ça non plus. Je veux dire… Ahhhhhhhhhhhhhhhhh ! Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ? J’en ai déjà trois. Il me semble que j’ai fait ma part pour repeupler le Québec. Il ne va quand même pas me demander de faire remonter le taux de natalité de la province à moi toute seule. Merde ! J’arrive à quarante ans. Il doit bien en avoir une couple quelque part qui n’ont pas fait leur job, certain. Rien qu’à moi toute seule, j’ai déjà accouché l’équivalent de deux familles québécoises modernes. Pis je vais en partir une autre dans neuf mois. Qu’est-ce que je vais faire, donc ? Je n’ai même plus de petites cuillères pour bébé. La dernière, Lolo, est rendue à quatre ans. Je ne me rappelle plus comment faire avec un bébé. Pour accoucher, c’est facile. Tu cries après tout le monde, tu brailles pis tu sues tellement que t’as l’air d’une fontaine. Ça je suis encore capable. Mais le reste ? Ah ! Maudit ! Je ne serai jamais capable de recommencer tout ça. En plus, je vieillis. Je n’ai plus la patience que j’avais. Je n’en avais même pas. Comment je vais annoncer ça à Maurice ? Il ne me croira jamais, il dormait. Non mais c’est vrai, Maurice il est de même. Quand il regarde un film plate, il s’endort toujours dessus, avec moi c’est pareil. D’habitude, je lui raconte la fin le lendemain matin. Mais là, ça fait un mois et demi que c’est fini. Comment je vais lui annoncer ça ?

 

— Chéri, j’ai une bonne nouvelle à t’annoncer. Tu vas payer moins d’impôt l’année prochaine.

 

Ou encore :

 

— Te souviens-tu, l’autre jour quand tu m’as parlé de changer la voiture. J’y ai repensé, finalement, ce n’est pas une mauvaise idée. Qu’est-ce que tu dirais d’un autobus ?

 

Ou, un peu moins subtil :

 

— Tu vas être content, on n'aura pas besoin de faire attention pour les huit prochains mois.

 

 

* * *

 

 

Bon, je le lui ai dit. Pis là, j’ai vu un arc-en-ciel. Vous allez croire qu’il s’agit d’un signe de paix et qu’il l’a bien pris ? En fait, c’est dans sa face que je l’ai vu. Il est passé par toutes les couleurs avant de se rasseoir et de changer de poste. Vous pensez peut-être que ça ne l’a pas trop affecté, mais vous n’avez pas idée à quel point il a été touché : Il n’a pas zappé du reste de l’après-midi et il regardait un poste français. Il faut que je vous dise que Maurice ne supporte rien qui vienne de l’autre bord, comme il dit. «On a pris une méchante débarque à Dieppe, on (on exclut la personne qui parle, bien entendu) mourait par milliers sur la plage et les Français ne sont même pas venus s’occuper de nous-autres.» Depuis Dieppe, donc, Maurice ne regarde jamais plus un poste de France. En tous cas, c’est son explication, elle en vaut une autre. Finalement, rendu à dix heures du soir, je lui ai pris la télécommande des mains et j’ai fermé la télé. J’allais monter me coucher quand je l’ai entendu dire tout bas. «C’est correct mais arrange-toi pour pas qu’il touche à mes outils.»

 

 

* * *

 

 

Une fois le choc passé, je me suis mise à capoter. Bon, tout va bien. C’est normal de capoter quand t’es enceinte. Les choses se tassent, que je me suis dit. Dans mon linge aussi, les choses se sont mises à se tasser assez vite. Laissez-moi vous dire que lorsque tu entames le quatrième, la minute où un orteil lui pousse, tu le sens dans ton linge. «La place est déjà faite», comme disent nos grands-mères. Oui, mais ce qu’elles ne disent pas, c’est que le bébé profite de toute la place disponible. Dans mon cas, il peut aussi bien aménager un loft et un gymnase, la place est faite. Anyway, il fallait bien que j’aille magasiner du linge de maternité. Celui de mes grossesses passées sert de tente aux enfants l’été. À contrecœur, parce que je haïs magasiner, je me suis rendue dans une boutique de vêtements de maternité. J’en suis vite ressortie. Du linge de maternité taille quatorze. Je porte du vingt quand je ne suis PAS enceinte. Elles portent quoi, les quatorze enceintes quand elles ne le sont plus, du moins quatre ? J’ai fait ce que j’aurais dû faire depuis le début, j’ai braillé ! Non, mais, je braille tout le temps quand je suis enceinte. Je commence toujours par ça. Quand c’est fait, je suis débarrassée, je peux passer à autre chose. Je me suis donc rendue dans un magasin de «grosses.» (Excusez-moi, ça ne se dit plus «grosse». Maintenant on dit que tu es en «surcharge pondérale». C’est plus cute, mais t’es grosse pareil.) Dans ces endroits là, par exemple, il n’y a pas de vêtements de maternité. Non. Il y a juste des grandes affaires. D’abord, les grosses femmes ne sont pas supposées tomber enceinte parce que les hommes ne veulent jamais de ces femmes-là. C’est vrai, lisez-vous les petites annonces, des fois ? Les hommes cherchent toujours des femmes avec un «poids proportionnel». Proportionnel à quoi, ça, ils ne le disent pas. J’ai un poids proportionnel. Proportionnel à la hauteur d’un duplex ! De toute façon, ça s’est relativement bien passé jusqu’à ce que je réalise que j’allais accoucher à la fin de l’été. Il va me falloir un costume de bain. Là, j’ai vu toute ma vie défiler devant mes yeux… Une fois revenue de mes émotions, j’ai demandé à la vendeuse de me conduire au rayon des tortures. Elle me demande innocemment :

 

— Cherchez-vous un deux pièces ou un une pièce ?

— Perds pas ton temps, ma fille. Dans mon cas, en bas d’un cinq et demi, ça ne me fera jamais. Le noir, là-bas, est-ce que vous l’avez dans le semi-détaché ?

 

 

* * *

 

 

Je suis allée voir mon médecin. Ce n’est rien de bien encourageant. Il m’a dit :

 

— Qu’est-ce qui vous amène ?

— Maurice.

— Pas qui est-ce qui vous emmène, qu’est-ce qui vous amène.

— Maurice pareil.

 

Après quelques explications supplémentaires, il a fini par comprendre l’implication de Maurice dans ma visite. Là, il s’est mis à me rappeler que ma santé n’est pas propice à une grossesse, vu mon diabète, mon hypertension et mon âge avancé. J’avais l’impression d’avoir soixante-huit ans, pas trente-huit. C’est là qu’il m’a dit que mon système reproducteur commençait à s’en aller «chez le yâbe». Ce ne sont pas ses termes exacts, mais c’est ça que ça voulait dire pareil. Passé trente-cinq ans, ça a l’air que les ovules ne sont plus garantis. En tout cas, c’est mieux que le char de Maurice. Quand je vais aller passer mon échographie, je vais demander au radiologiste de me montrer à quel endroit de mon utérus c’est écrit : «Meilleur avant le 12 mars 1999». Ça m’a mis sur les nerfs cette histoire-là. Il m’a dit que je devrais passer une amniocentèse pour voir si le bébé n’est pas atteint de mongolisme. J’ai commencé par refuser, mais vu ses antécédents paternels, je me suis dit que c’était peut-être mieux.

 

— Est-ce que l’amnio machin va pouvoir me dire si le petit est mélangé ?

— Mélangé ? C’est impossible qu’il soit mélangé.

— Ah ! Vous dites ça parce que vous ne connaissez pas ma fille.

 

Lolo est un mélange assez astucieux. Toujours en robe, bijoux, parfum et maquillage (elle n’a que quatre ans), une petite voix perçante, jolie comme un cœur. Une vraie petite princesse. D’un autre côté, elle rote à table, elle renifle sans cesse et se mouche dans ses mains. Elle s’essuie les mains sur sa robe, se décrotte le nez en public et goûte aux fruits de ses recherches. D’après moi, le Bon Dieu faisait deux choses en même temps et il s’est mêlé entre la princesse et le bûcheron. Ça veut peut-être dire qu’il existe, quelque part sur la planète, un gros gars de six pieds et quatre pesant trois cent livres qui joue à la marelle et se fait des tresses. Finalement, mon médecin m’a annoncé que je devrais être suivie en clinique de diabète tout au long de ma grossesse. Wouash ! Ils te disent quoi manger à cette clinique-là. Tu peux manger des légumes à volonté, mais pas de trempette. Tu peux te faire une bonne salade pour le souper, mais il ne faut pas mettre de vinaigrette, ni de croûtons, ni de bacon, pas d’amandes, ni de fromage non plus. Il reste… la salade. Autant prendre une bouchée dans ma pelouse. On ne sait jamais, si je suis chanceuse, je peux peut-être ramasser une couple de vers de terre en même temps. Pour les fruits, c’est la même chose. Je peux en manger, mais raisonnablement. Pour moi, une portion de fruits raisonnable, c’est un plein bol de fraises fraîches, trois tranches de melon d’eau, une boîte d’ananas en conserve ou un morceau de croustade aux pommes. Leur idée du raisonnable, c’est un raisin coupé en quatre, sans la peau. Mais ils te recommandent de manger toutes les fois que t’as faim. C’est mieux de manger plus souvent, mais en petites quantités. Parfait, j’ai dit, je commence un sac de chips le matin, j’en mange une à toutes les cinq minutes, peu mais souvent ! Ça l’air que ce n’est pas ça que ça veut dire. Ils te donnent une diète précise. Moi j’appelle ça une «diade» : «Dis Adieu à tout ce que t’aime». Mais la torture ne s’arrête pas là. Une fois que tu as fini de manger, il faut prendre ta glycémie. Ça veut dire que tu donnes à lire ton taux de sucre dans le sang à un petit appareil qui va te dire si tu es sur le bord du coma diabétique ou si tu peux continuer à manger, peu mais souvent. En fait c’est un petit maudit vampire stool, que tu nourris de ton propre sang et qui te trahit à la moindre occasion. Finalement, je me suis dit que c’était mieux de faire ce qu’ils disent, pour le petit. J’ai donc téléphoné à la clinique pour prendre rendez-vous. Ça disait ceci :

 

«Notre système est très achalandé entre huit heures trente le matin et seize heures trente l’après-midi. Pour obtenir la ligne plus facilement, téléphonez, si possible, en dehors de ces heures. Nos heures d’ouverture sont de huit heures trente le matin à seize heures trente l’après-midi. C’était un message enregistré.»
 

Je vais essayer à quatre heures le matin. Je suis sûre que ça ne sonnera pas engagé. Malgré tout, j’ai fini par obtenir la communication avec leur maudit répondeur :

 

Afin de conserver votre priorité d’appel, veuillez garder la ligne.

 

J’ai raccroché. Ça fait vingt ans que je n’arrive plus à garder ma ligne. Ce n’est pas en attendant au téléphone que ça va s’arranger certain. Justement, qu’ils m’ont dit quand je les ai finalement rejoints, il ne faut pas rester à rien faire. Il faut faire de l’exercice, ça aide à faire baisser le taux de sucre après les repas. Ils m’ont conseillé de faire des exercices pour mes abdominaux. J’ai passé une demi-journée à les chercher mes maudits abdominaux, rien à faire. J’ai fini par croire que je n’en avais pas pantoute. Finalement, je les ai trouvés. Ils sont derrière ma nuque. En tout cas, c’est là que ça me fait mal quand je fais des redressements assis. Maurice m’a dit que je devrais plutôt essayer le golf. Han ! Le golf. C’est plate à mort. J’haïs ça. J’ai bien voulu essayer même si je ne connais rien aux termes et aux techniques. Ça faisait plaisir à Maurice, il se sentait enfin impliqué quelque part dans le processus de la création. On a commencé sur un petit parcours facile aux dires de mon mari. Après avoir passé deux heures à m’expliquer comment prendre un bâton comme du monde (moi je le tenais comme au baseball), on a enfin commencé. Je dis enfin parce que j’avais hâte. Pas de commencer, de finir. Il m’a dit que le premier trou serait facile, c’est un «par» deux. Après avoir arraché quatre pieds de gazon, j’ai réussi à frapper la balle plus loin que mes chevilles. J’ai trouvé une bonne technique d’ailleurs pour la frapper plus souvent. J’attends que Maurice regarde ailleurs et je sacre un coup de pied dessus. Grâce à ma technique révolutionnaire, j’ai réussi son fameux par deux en quatre coups. Ça doit être ça, un deux par quatre.

 

 

* * *

 

 

Les enfants n’étaient pas très impressionnés par l’annonce d’un nouveau venu dans la famille. Il faut dire que pour eux, ce n’est pas très concret. Ils ne peuvent pas imaginer qu’un bébé puisse grandir là-dedans. J’ai bien essayé de leur expliquer combien de temps ça faisait neuf mois, pour qu’ils comprennent le processus :

 

— Neuf mois les enfants, c’est le temps que ça prend à pépère pour aller chercher son courrier au coin de la rue. Ou encore, c’est le temps qu’on met à décider où on irait passer nos vacances si jamais on avait des vacances. Ou bien. Le temps que ça prend pour choisir une nouvelle couleur pour ne pas repeindre la cuisine.

 

Ça reste vague dans leur tête. Bien sûr Momo et Coco veulent un autre gars et Lolo, une fille. À défaut d’un gars, Coco a bien voulu pousser la magnanimité jusqu’à négocier pour un chien robot «qu’on n’est même pas obligé de ramasser sa crotte, là, parce que c’est une crotte électronique qui se ramasse tu-seule, tsé.» Moi, je ne sais pas encore. J’aimerais une fille pour que Lolo puisse avoir une petite sœur pour jouer. D’un autre côté, si elle ressemble à Lolo point de vue caractère, j’aime mieux y repenser. Vous avez déjà entendu dire que les petites filles sont faites de sucre et d’épices. Dans le cas de la mienne, il serait plus exact de dire qu’elle est faite de quelques gouttes de saccharine et d’une demi-livre de poivre de cayenne. Elle a tout un caractère. Par contre dès qu’il s’agit du bébé, gars ou fille, elle est tout miel. Lolo m’a assurée de son soutien et de son aide, tout comme Momo d’ailleurs. Mais pour Coco, c’est différent. Il a une peur bleue de se ramasser avec une job à faire quelque part sur le parcours, d’où l’idée réitérée du chien à la crotte auto-nettoyante. Coco est un petit brin paresseux. Tellement, qu’à la maternelle il sous-contracte ses bricolages ; il les fait faire par les petites filles de sa classe à qui il fait les yeux doux. Il veut tout savoir. Pas l’apprendre, c’est trop long et trop ennuyeux. Le savoir, donc l’avoir déjà appris. De toute façon ils sont encore bien petits pour toutes ces affaires-là. Momo a six ans, Coco cinq et Lolo quatre ans. N’empêche, moi, j’avais désactivé la fonction « changement de couches » de mon cerveau. Je pensais devoir attendre l’arrivée de mes petits enfants avant de rechanger une couche. Après quatre ans, est-ce que j’ai perdu le tour ? C’est-tu comme le bicycle ? Si c’est pareil, je risque de planter la tête la première à toutes les trois couches. En tout cas, quand je faisais du bicycle, j’étais tout le temps à terre. Je sais que je ne devrais pas trop m’en faire, mais va dire ça à une femme enceinte. D’ailleurs c’est un de mes défis, expliquer aux enfants que mon caractère risque de connaître des fluctuations importantes au cours des prochains mois. Comment expliquer aux enfants ce que tu n’arrives même pas à comprendre toi-même.

 

— Vous voyez les enfants, maman a toute sorte de petites bibittes qui vivent dans son corps pis des fois elles se battent et maman saute des coches quand elles crient trop fort. Il y a des moments ça va super bien pis d’autres… Ah ! Pis d’la marde, allez-vous coucher avant que je pète une crise.

 

Ce n’est pas simple. Je devrais peut-être lire des livres de psychologie infantile pour savoir comment leur parler et quoi leur dire. Mais je me méfie beaucoup de ces livres-là. C’est ce que j’appelle les parenthèses ; des théories diverses sur la façon d’être de bons parents. Tout le monde te dit ce qu’il ne faut pas faire, absolument pas, interdit, risque de cicatrices émotionnelles à l’horizon. Il y a toute une liste d’interdictions. Tu n’as pas le droit de les taper, jamais. Tu ne peux pas crier après eux-autres, es-tu malade ? Tu ne dois pas les contrarier, pensez-y même pas. Si tu les regardes de travers, ils risquent de se sentir rejetés. Qu’est-ce que tu veux faire ? Les traumatiser à vie ? Si tu veux les moucher, ça te prend un consentement écrit. Si tu veux les laver, tu dois avoir l’accord du Ministère de l’Environnement. Si tu veux désinfecter un bobo tu dois avoir un papier du médecin. Pour seulement dialoguer il est préférable d’envoyer une lettre enregistrée à la DPJ, en trois exemplaires. De cette façon, si ça tourne mal, ils vont au moins pouvoir témoigner de ta bonne foi. Qu’est-ce qu’il faut faire alors ? La science n’est pas encore rendue là. Dommage, ils pourraient implanter un gène parent exemplaire à tous ceux qui décident d’avoir des enfants. On aurait juste à appuyer sur un bouton pour dire ou faire la bonne affaire pour que notre enfant se sente aimé, sans être lésé. Ça prendrait probablement une lobotomie.

 

 

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Au sujet de l'auteur Biographie Coordonnée

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Mariée, mère de quatre enfants, elle est née à Notre-Dame-Des-Bois, en Estrie en 1964. Elle a décidé à l'âge de 6 ans qu'elle voulait devenir écrivain. Ce désir ne l'a pas quitté depuis, bien qu'il se soit quelque peu amoindri, à certaines époques, selon les tribulations de la vie.

 

Elle a étudiée en études littéraires à l'Université du Québec à Montréal, dans les années 80. Elle sera parmi les lauréats d'un concours de nouvelles élaboré dans le cadre du département de littérature de l'Université. Les dix gagnants ont vu leur nouvelle publiée dans un recueil intitulé: Nouvelles fraîches II et publié aux éditions XYZ en 1986.

Elle est ensuite entrée sur le marché du travail et a occupé divers emplois, à Montréal dans le domaine de la publicité et du courrier. Représentante, chauffeur, réceptionniste, répartitrice pour une petite compagnie de courrier, c'est là qu'elle fait la connaissance de son mari en 1991. Ils iront s'établir à St-Calixte dans Lanaudière en 1993. Après la naissance de son premier enfant, elle deviendra mère à la maison. Les autres enfants suivront rapidement le premier. En novembre 2000, elle s'associe à son époux pour fonder une compagnie de taxi qui œuvre à St-Lin-Laurentides et à St-Calixte. En 2002, la naissance impromptue du quatrième enfant du couple va venir bousculer les données, puisque la famille était déjà considérée, depuis au moins deux ans, comme terminée. Toutefois c'est avec un égal bonheur que le dernier membre de la troupe fut accueilli et qu'il deviendra, lui aussi, sujet de plaisanteries.

Toujours prête à rire et à faire rire, une idée finit par lui trotter dans la tête. Celle de combiner son désir d'écrire à celui de faire rire. L'élaboration du projet prend forme lentement et se base sur des notes prises au fur et à mesure qu'une situation cocasse se présente. Cet amoncellement de notes finira par prendre forme quelques années plus tard. Le principal sujet de l'auteur étant la vie familiale, celle-ci ne risque pas de manquer de matière avant, au moins, 15 ans, l'année ou le dernier quittera, peut-être, le nid. Elle travaille d'ailleurs déjà à l'élaboration du deuxième volume des chroniques. Elle a recueilli trente-quatre pages de notes à ce jour. Chaque fois qu'une idée, une blague, un bon mot lui vient, à elle ou à un membre de sa famille, elle s'empresse de le transcrire sur un bout de papier afin d'en conserver la trace. Les sujets d'amusement sont variés puisque son conjoint est également doté d'un fort sens de l'humour et d'une répartie vive. Cela déteint évidemment sur les autres membres de la famille qui participent aussi, par leurs mots d'enfants et leurs réparties comiques (sans le savoir ou même le vouloir, la plupart du temps).

 

 

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Caroline Côté se fera un plaisir de lire et de répondre

personnellement à vos courriels.

 

Adresse de correspondance électronique :

 

karisedondelle@videotron.ca

 

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Bonjour,

 

J'appuie le projet de manuscrit-dépôt entièrement. Cela m'apparaît une excellente façon de promouvoir les nouveaux auteurs qui n'auraient, sinon, jamais voix au chapitre. L'autoédition demande beaucoup de disponibilité et un sens au moins minimal de marketing, deux critères que je ne possède pas. C'est pourquoi j'appuie ce projet et que je désire faire partie des nouveaux auteurs de manuscrit dépôt.

 

 

Caroline Côté, St-Calixte, Québec.

 

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