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Ce livre retrace toute l'histoire des lettres anonymes du corbeau de Bressaucourt depuis son prélude (Octobre 1996) jusqu'à son dénouement (Octobre 2003). Il regroupe l'ensemble des actes insensés du corbeau et toutes les étapes difficiles, pénibles et laborieuses, qui ont permis de le cerner.
Pourquoi tant de difficultés, de maladresse, de laxisme sont venus entraver et freiner le déroulement de l'enquête ?
N'était-il pas souhaitable de découvrir l'auteur qui avait semé le trouble dans notre village ?
Avec les moyens techniques déployés, particulièrement les tests d'ADN exercés sur plus de cent quatre-vingts habitants, cette affaire aurait du être réglée en moins d'une année mais, paradoxalement, s'est prolongée plus de sept ans. Par cet exemple, nous espérons encourager toutes les victimes de ces persécutions à combattre pour obtenir justice et réparation.
1996
C’est au mois de juin 1996 que l’on apprit l’existence d’une lettre anonyme datée du 2 juin 1996, postée le 4 juin et adressée au conseiller PLR responsable des travaux publics. Ce courrier impliquait mon mari, qui avait obtenu un travail à la commune. Voici les termes employés: Sic: «Je me permets de vous écrire afin de vous informer qu’une personne habitant le même village vous dénigre un peu partout et souvent chez des personnes très bien placées. Il s’agit de M. Jean-René Migy qui vient de «monter» un bureau de soi-disant ingénieurs… Il crie partout haut et fort que vous êtes un branleur, une grande gueule et un sale français qui n’a jamais rien su faire… Il dit qu’il vous a bien eu vous et votre commune de m… en vous faisant signer un mandat où il va gagner du fric. Il raconte même que vous êtes tous une bande d’incapables, mais que ça l’arrange, car avec votre connerie il va s’en mettre plein les poche… Je me permets de vous raconter cela crûment, mais je préfère vous prévenir, car je ne voudrais pas que cela vous nuise, car je sais bien que tout ce qu’il raconte sur vous n’est pas vrai. C’est dans votre intérêt de réagir (…) Signature illisible ».
Les derniers paragraphes de cette lettre sont tout aussi méprisants à notre encontre.
Une dizaine de jours plus tard, nous avons été mis au courant de l’existence de cette lettre.
Mon mari me confia à ce moment-là que, pour être aussi bien au courant de l’adjudication de mandat, l’auteur ne pouvait être qu’un conseiller ou alors un proche de ce milieu. Nous nous sommes renseignés auprès d’une dame juriste qui nous conseilla de solliciter cette lettre afin qu’elle nous parvienne de manière officielle.
Plusieurs démarches furent entreprises. Le conseiller en question ne souhaita pas nous la remettre. C’est finalement par l’intermédiaire de Madame le maire, qui la réceptionna par fax, que nous en avons pris officiellement connaissance.
Depuis lors, notre vigilance vis-à-vis du conseil communal en place s’installa. Que se tramait-il à notre insu? Pourquoi cette persistance à ne pas
vouloir nous mettre au courant?
Sans réponse, le temps fit que gentiment notre méfiance s’estompa, jusqu’au 10 octobre de la même année (1996). Ce matin-là, comme à l’accoutumée, c’est vers 10 heures 30 que j’allai relever le courrier. Ma surprise fut immédiate en voyant une lettre avec mon adresse écrite par une main d’enfant. Empressée de découvrir le contenu, je pensai: « C’est certainement un enfant qui m’écrit au nom de son institution, accompagné d’un éducateur. Peut-être de Plein Soleil, une institution d’enfants handicapés où j’ai travaillé à plusieurs reprises, et où j’effectue encore des remplacements. »
Une grande émotion m’envahit.
C’est alors qu’un cri strident que j’émis attira l’attention de mon mari qui était à la maison afin de partager une partie des vacances d’automne avec les enfants, tout en travaillant à la réfection de la maison. Il se précipita à mes côtés pour m’interroger sur ce comportement inquiétant.
Il me découvrit déconfite, en pleurs, en proie à une peur horrible, tout mon corps tremblait; je n’avais pourtant lu que le début de cette lettre qui m’était personnellement adressée, mais je faisais déjà la relation avec les écrits du mois de juin. Il en prit connaissance et sur son visage, j’ai pu lire une inquiétude profonde; tous deux étions là, conscients d’être les victimes de quelque chose qui était encore imprécis. Mais que nous voulait-on? Nos enfants s’approchèrent pour voir ce qui se passait, pourquoi Maman pleurait? Il fallait répondre très vite et, comme un robot, j’inventai que je venais de recevoir une nouvelle pas trop grave mais peu réjouissante. Je leur cachais la vérité pour les protéger. Alors, les visages de mes enfants se décrispèrent et leur compassion fit qu’à mon tour, je réagis par des gestes d’amour à leur égard. Puis l’inquiétude générale s’atténua, améliorant ainsi l’atmosphère. Une fois les enfants rassurés, mon mari me consulta quant à une procédure à entreprendre afin de mettre fin à ce processus d’attaques. Dans les minutes succédant cet événement, il fut décidé que nous allions déposer une plainte.
Mon mari interrompit ses activités pour revêtir un habit adéquat et se rendit au poste de police de Porrentruy. Sollicité par les policiers à rester vigilant aux moindres détails se rapportant à ce phénomène, et averti qu’une enquête allait être envisagée dans les jours suivants, il s’en revint à la maison, me donnant toutes les recommandations possibles, au cas où de nouveaux faits s’ensuivraient.
Le lendemain, j’avais un souper avec d’anciennes camarades de classe et j’avais envie d’annuler cette sortie à laquelle je tenais pourtant tellement. Mon mari m’encouragea à ne pas me laisser prendre au vilain jeu. Après réflexion, je pris enfin conscience de ce qui se passait et dès lors, je me promis de ne plus jamais baisser les bras. Donc, je me rendis au souper, et ne soufflant mot de cette histoire, je vécus l’instant présent où l’humour était de la partie. Je me laissai emporter par nos anecdotes de jeunesse, nos fous rires exaltants. La complicité d’une grande amitié sincère triomphait en cette soirée de retrouvailles.
Youpi, j’avais réussi à déconnecter!
De ma vie, je n’oublierai jamais que lors de mon retour chez moi, j’avais pris conscience du pouvoir de la volonté, face à de tels événements. Heureusement, rien que le fait d’avoir déposé une plainte nous soulageait, car nous avions pu parler, nous extérioriser, confiant à des professionnels ces maux dont la médisance était l’unique cause.
Les quelques jours suivants, aucun élément important ne put être relaté. Le week-end en famille, très serein, nous défoula. En début de semaine, insouciante, je m’en allai relever le courrier, prenant soin de l’examiner tout en retournant dans la maison. Figée, hypnotisée, je restai comme paralysée par cette écriture faussement enfantine, que je reconnaissais et qui me faisait terriblement peur. Cette fois-ci transcrite sur une enveloppe mortuaire. Je mis à exécution les recommandations de la police rapportées par mon mari, les jours précédents. Elles étaient intransigeantes et bien fondées à mon sens. Il ne fallait à tout prix pas ouvrir la lettre avant de l’amener au poste, évitant de compromettre les empreintes s’y trouvant. Toutefois, ma curiosité m’obligea à me rendre chez ma chère voisine afin de me procurer des gants jetables. C’est à ses côtés et après l’avoir mise au courant que, munie de protection, j’ouvris ce courrier où l’on me tutoyait avec mépris et arrogance. Comme je tremblais, ma voisine me réconforta, je sentais la chaleur sincère qui émanait d’elle m’envahir et me soulager. L’entourage est important en cas de coup dur! Ce courrier, porteur d’un message architectural de «MORT», dans tous les sens que la personne qui le réceptionne peut le fantasmer, dans toutes les variantes possibles, m’était adressé personnellement et envoyé en courrier A, j’en frissonnais.
Cette fois-ci, j’en restai bouche bée. Je n’arrivais plus à penser, j’étais sous le choc. Ma voisine me dit de faire fi de ces médisances, et m’encouragea à aller de l’avant!
Cet artisan de la médisance révélait des faits comparables à toute torture horrible et inimaginable. Moi, loin d’être inconsciente, j’étais taraudée au plus haut point. Heureusement, ma voisine me redonna courage et me proposa de garder mes enfants pendant le temps où j’allais porter la lettre avec sa voiture, au poste. Plutôt sympa la copine! Elle avait raison, et du coup je me sentis contaminée comme par un virus, mais c’était d’un sentiment portant le nom de «volonté draconienne». Je me promis de tout mettre en œuvre pour déceler ces mécanismes et un cortège de bonnes résolutions serait peut-être le bon antidote. J’empruntai alors le véhicule et pleine de rage, je transmis ce message stérile à la police. Aucune précaution particulière vis-à-vis des empreintes ne fut prise. Comme je m’en alarmais, le policier me confia qu’ils avaient décidé de passer à des tests beaucoup plus performants: les tests d’ADN. Les procédures du qui fait quoi, qui décide et qui exécute m’étaient complètement inconnues à ce jour.
Par la suite, je compris les différences qui dissocient la Justice de la Police. Des contacts téléphoniques avec les Ministres mis en place dans ces secteurs précis m’en dirent plus. Je les sollicitai à mettre tout en œuvre pour découvrir l’auteur de ces lettres sordides.
La crainte d’ouvrir ma boîte aux lettres devint une hantise, mais le courage et la persévérance me guidaient, et comme robotisée, je relevais le courrier.
Le 15 octobre rien.
Le 16 octobre 1996, troisième courrier agressif.
La lettre terminée par cette rafale de mots dont la trivialité des propos est abjecte, me laissa sur place. Le temps de me ressaisir et déjà, j’étais sur le chemin du poste de police. La semaine qui suivit, le policier et le chef de l’identité du Jura nous fixèrent un rendez-vous chez nous. Ce qui voulait dire: prendre congé pour mon mari et placer les enfants au plus vite, car la visite était annoncée dans l’heure suivante.
A ce moment-là, nous étions confiants en ce qui allait être entrepris. Cette précipitation nous démontrait une volonté d’agir et de persévérer. Nous ne demandions pas mieux que d’être consultés au plus vite par ces professionnels en qui nous avions confiance. Lors de leur visite, ils nous apprirent qu’en dehors de nos trois lettres, il y avait aussi huit autres personnes qui en avaient reçu. Je me sentais allégée en pensant que nous n’étions pas les seuls dans cette situation. Je confiai mon soulagement aux policiers, mais aussitôt ils me mirent au courant que dans chacune d’elles, à l’exception d’une, nous étions les acteurs supposés pour décrier les personnes à qui étaient adressées les lettres. Sur dix d’entre elles, on nous utilisait pour divulguer des faits personnels ignobles concernant les destinataires.
Là, on nous parla de quelques phrases contenues dans les lettres, particulièrement dans celle adressée à l’institutrice de mon fils. Tout avait été organisé méticuleusement, certaines lettres portaient une écriture contrefaite, d’autres étaient tapées à la machine, et pour diversifier le tout, certaines sortaient d’un ordinateur. J’en restai bouche bée. Une seule ne nous concernait pas du tout.
Les policiers continuaient à causer et moi, je planais entre la réalité et le cauchemar. Le chef de l’identité judiciaire du Jura et le policier parlaient d’horreur. Nom d’une pipe, pourquoi ce chef nous lisait-il de brefs passages, puis refusait de nous les soumettre? Cette situation était débordante de non-sens. Mais celui qui, personnellement, avait reçu deux lettres, pourquoi? Ce détail nous dérangeait. La commission d’école, par sa présidente en avait reçu une. La commune par Madame le maire et l’institutrice de mon fils, en avait reçu chacune une…
Catherine Migy-Quiquerez se fera un plaisir
de vous préciser comment obtenir un exemplaire papier de son livre. Prière de bien vouloir lui écrire
à cette adresse de correspondance électronique :
POÈTE - NURSE - MAMAN - ÉCRIVAIN
Naissance à Porrentruy (Suisse), le 11 février 1960 de Joseph
Quiquerez et de Julia Quiquerez née Seuret. Trois frères et deux
sœurs.
Écoles à Grandfontaine (primaire) puis à Chevenez (secondaire).
En 1977, obtention du certificat J+S (Jeunesse et Sport) monitrice de
condition physique. Elle fonde alors une société de gym. destinée aux
enfants de Grandfontaine. C’est comme monitrice de ski (non
certifiée), qu’elle accompagne durant plusieurs années des écoles en
camp de ski .
En 1978 , elle obtient le certificat de capacité qui lui permet la
tenue d’une auberge et établissements analogues.
En 1979, membre du groupe jeunesse de Grandfontaine, Rocourt, Roche
d’Or, elle est nommée présidente.
En 1980, elle part une année aux U.S.A. pour jouer le rôle de nurse
étant alors responsable de trois enfants. Puis son mandat se prolonge
auprès de cette famille et c’est en Suède, à Skanör, qu’elle
accomplira ses dernières fonctions avant son retour définitif au pays.
En 1982, étudiante nurse, elle publie « Comptines jurassiennes », aux
Editions Occident à Porrentruy.
En 1984, elle se marie avec Jean-René Migy, ingénieur, originaire de
St Ursanne.
En 1985, elle obtient le diplôme de Nurse au Locle (Neuchâtel-Suisse).
1986 Elle donne naissance à son premier bébé.
1989 Elle accouche de son second bébé. Elle change alors d’emploi
travaille auprès d’enfants handicapés psychiques et mentaux ou qui
présentent des difficultés psychiques ainsi que des troubles du
comportement.
1989 Elle est nommée animatrice au Parlement des jeunes de Delémont
(Jura Suisse) 1995 Elle participe à la session de Conduire et Réunir, par S. Zbaern, relation humaines
1997 Elle suit la formation de philosophie sur les notions liées à la démocratie, par Dr M.C. Calloz-Tschopp, philosophe
1999 Elle met au monde son sixième bébé.
1982 COMPTINES JURASSIENNES, (plaquette de poèmes),
1985 ENFANTILLAGES, illustrations intérieures F.D.Manz, Editions Occident, Porrentruy. ( poésie jurassienne)
1990 UNE ÉCOLE DANS LE JURA, illustrations C.Surmont, St Ursanne,
Editions Occident, Porrentruy.
1999 LES SAISONS, illustrations, ses enfants, mes nièces et F.D.Manz, Editions Occident, Porrentruy, (poèmes, nouvelles, contes.)
2001 LE CORBEAU DE BRESSAUCOURT, (récit, documentaire historique), photo de M.Chopard, Bressaucourt. Dessin intérieur de sa nièce C. Quiquerez.
Ce livre fait l’objet de nombreuses émissions de radio et de télévision car c’est une histoire réelle (vécue en tant que victimes par l’auteur et sa famille) qui s’est passée en 1996 et qui s’est prolongée jusqu’en 2001, année où le corbeau a été enfin découvert par son ADN retrouvé sur huit timbres des 11 lettres anonymes envoyées. La famille de l’auteur sont les victimes de ce corbeau de Bressaucourt.
2003 LE CORBEAU DE BRESSAUCOURT DÉVOILÉ ET JUGE. (récit documentaire historique)
Ce livre retrace toute l’histoire des lettres anonymes du corbeau de
Bressaucourt depuis son prélude en 1996 jusqu’à son dénouement par le
jugement et la condamnation du corbeau en octobre 2003 à Porrentruy (JU)
Puis il y eut le jugement de la soeur du corbeau reconnue coupable de
complicité et d’entrave à l’action pénale mais au profit de la
prescription, il se déroula en avril 2004 à Lausanne (VD).
AUTRES OUVRAGES SOUS PRESSE OU A PARAITRE
1983 2ème grand prix d’honneur, club des Intellectuels français, « Une école dans le Jura », roman
1984 Mention du jury « Création Apprentis 84 », Moutier (Berne Suisse)
1985 1er prix « La Romande de L’année 86 », récit
1986 Poème « L’Amour » remplace un texte de Ramuz à St-Ursanne
1987 Mention honorable pour « Le festin des matous », vers classiques
1988 Ses écrits sont mis en scène dans une classe à Vicques (Jura Suisse)
1990-1999 Les journaux éditent ses écrits pour relater ; Noël, Pâques,
Fête des mères, St Nicolas, St Valentin
2004 Grand Concours International de LUTÈCE, Paris, 2004 ; Diplôme de Vermeil pour les œuvres présentées en section lettres, dans trois catégories: romans historiques, nouvelles, poésies.
2005 : Le journal DELIRIUM ( la culture au sommet de son art), par son Concours de poèmes 2005 avec comme thème: Le Silence, sur 402 participants, parmi les 20 meilleurs poèmes ; 17ème lauréate avec son poème L'ABSENCE, Un recueil sera édité intitulé "Y'a qu'le silence qui respire" avec les 20 meilleurs poèmes.
2006 - Prix Européen 2006 de Poésie Humoristique Francophone, Le JURY décerne au poète Catherine Migy-Quiquerez le DEUXIÈME PRIX des HUMORISIADES (avec ses poèmes humoristiques).
1990 Émission spéciale pour présenter son livre, radio. Plusieurs séances d’interview pour la radio locale
2001 novembre : Présentation de son dernier livre « Le corbeau de Bressaucourt », à la Radio Fréquence Jura, à la Radio Suisse Romande et à la Télévision Suisse Romande.
2002-2003 novembre : Interventions à la radio et à la télévision Suisse Romande (en rapport à l’affaire Corbeau de Bressaucourt)
2004 Invitée à l’émission « MORDICUS » RSR sur les rumeurs.
1979 Élue présidente de la société de jeunesse, Grandfontaine, Rocourt Roche d’Or (Jura Suisse)
1986 Membre active du Club Alpin Suisse (Jura Suisse)
1993 Membre bénévole à Terre des Hommes (Jura Suisse)
2000 Nommée présidente de la conférence des éditeurs jurassiens, représente Thérèse Rovelli, propriétaire des Editions Occident, Porrentruy
2003 Nommée le 4 février, par le gouvernement jurassien, membre de la Commission de la Bibliothèque cantonale jurassienne, pour la législature 2003-2006.
2004 Participe au festival de littérature pour l’enfance et l’adolescence à la Chaux-de-Fonds CH.
À consulter sur Internet : 1 2
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