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Mes règlements de conte, Christopher Di Omen

Contes, Fondation littéraire Fleur de Lys, Lévis, Québec, Canada, 2010,

128 pages, illustré par Françoise Bardin Borg.  ISBN 978-2-89612-352-0

 

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Christopher Di Omen

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Mes règlements de conte, contes,

Christopher Di Omen, Fondation littéraire Fleur de Lys

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PRÉSENTATION

 

Mes règlements de conte, contes,

Christopher Di Omen, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Conte : nom masculin

Sens 1 : Récit d'histoires imaginaires généralement court

Sens 2 : Propos invraisemblables.

Synonyme : Sornette Littérature

Synonyme : Légende

Anglais : Tale

 

Voici mon troisième livre intitulé «Mes règlements de conte». Comme son nom l’indique, ce sont trois contes ou légendes, pour ne pas dire des sornettes, Mahïngan et Fagën et Dron avec lesquels je règle un petit peu, mes comptes avec l’histoire. J’espère qu’il vous plaira, car j’ai eu un peu de difficulté émotionnellement à l’écrire. Je me sentais sale parfois, surtout avec Fagën. À part ça, je trouve cela assez facile d’écrire un livre. J’y mets un peu d’amour, un peu de haine, de la joie, de la peine, je saupoudre le tout d’un peu de c... et l’affaire est Ketchup. Alors allez-y, faites comme moi, faites-en un et défoulez-vous !

 

 

1. Mahingan - Ensemble face à l’extinction

 

Bonjour (Kwey) ! Je vais vous raconter dans ce chapitre (Mazinahigan) une histoire de loup (Mahingan) et de l’amour qu’ils ont cimenté entre des hommes qui étaient au départ des ennemis. Je suis Algonquin (màmiwinini) et chaque (Pepejig) fois qu’il aura un mot dont je connais le mot en algonquin, je vais l’écrire (Ojibihige) entre parenthèses. Ce conte n’est pas très long (Kinwà). Mon but, c’est de créer une forme de pierre (Asin) de rosette, qui servira peut-être un jour de référence pour décrypter la langue (Anishinàbemowin) algonquine qui se sera éteinte.

 

 

2. Fagën - Les Gais derrière le 3e Reich

 

Depuis que je suis né, je fais des cauchemars dans lesquels les monstres sont des nazis. Je me demande parfois si je ne suis pas quelqu’un qui a vécu à cette époque et que mon âme n’est pas marquée à tout jamais par les atrocités et les souffrances que j’y aurais subies. J’ai parlé des nazis dans tous mes livres précédents, alors je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion d’écrire quelque chose là-dessus. Malgré la répression qu’on subie les homosexuels durant la Deuxième guerre mondiale, l’histoire semble vouloir cacher que ce sont eux-mêmes qui ont créé ce monstre qu’était Adolf H_tler et cette machine infernale qu’était le troisième Reich. L’Allemagne des années vingt était la Mecque des pédés dans le monde. C’est comme cela qu’on les appelait à cette époque et c’est comme cela qu’on les appelle encore aujourd’hui. Je vais vous raconter dans ce chapitre l’histoire d’un gai par qui tout a commencé. J’espère que ce conte basé quand même sur une certaine vérité fera Fureur, sans vouloir faire de jeu de mots. Mais attention, je n’ai nullement la prétention d’être un historien et encore moins un Druide Drag Queen de la culture des enfants de l’arc-en-ciel.

 

 

3. Dron - L’Antéchrist au Cœur du Soviet

 

Voici mon troisième conte « Dron - l’Antéchrist au cœur du Soviet », que j’ai écrit en m’inspirant de mon ami Andreï du fond de sa bonne vieille Russie. Comme je l’ai déjà dit, mon but dans la vie ce n’est pas de faire de l’argent. Tous mes livres précédents sont distribués à travers le monde gratuitement. Mais cette fois-ci, celui-ci vous avez dû le payer. Par contre, je ne conserverai aucun dividende pour ces histoires. Tout l’argent engendré par ce livre va à Andreï qui vit une situation financière précaire là-bas, comme la grande majorité de la population de cette nation qui pourtant contrôlait totalement ou partiellement la moitié des pays de notre planète il n’y a pas si longtemps. Cette histoire nous raconte l’avènement de l’Antéchrist dans cette époque que les livres religieux appellent ¨La fin des temps¨.

 

 

 

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EXTRAIT
 

Mes règlements de conte, contes,

Christopher Di Omen, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

EXTRAIT DU CONTE 1

Mahingan - Ensemble face à l’extinction

 

Il était une fois, il n’y a pas si longtemps (Kinwenj), plus précisément en 1893. Je dis, il n’y a pas si longtemps en effet, car il y a seulement 117 ans de cela. En regard de l’histoire, 117 ans, ce n’est rien. Il existe encore des personnes qui sont nées à cette date, sur la terre (Aki). Nous sommes en Amérique sur le flanc est de la rivière des Outaouais. Près d’Ottawa (Odàwàg), qui est la capitale d’un nouveau pays qui s’appelle Canada et qui se trouve sur le flanc ouest de la rivière. Un homme, un Blanc (Wabishka), vient dans le village algonquin (màmiwinini) de Kitigan Zibi (Rivière Désert) et leur annonce ceci : - Mes chers sauvages, mon nom est Edward Smith. Je suis le nouvel administrateur de vos villages qui porteront à l’avenir le nom de réserves. Nous dirons à l’avenir réserve, car mon gouvernement a décidé de vous réserver des territoires. Mon titre officiel est agent des sauvages. Votre réserve s’étendra sur 7,5 milles acres de chaque (Pepejig) côté de votre village. À l’avenir, aucun Blanc (Wabishka) n’aura le droit de s’établir (Onakisidòn) sur votre réserve. Mais, en contrepartie, vous, les sauvages, vous n’aurez plus le droit d’aller ou d’acheter des terrains sur le territoire des Blancs. Il vous faudra un permis spécial pour quitter la réserve, ce petit carton rose que je tiens dans ma main (Onindji) en ce moment. Aucun sauvage n’aura le droit de se trouver (Mikawàn) sur les territoires des Blancs sans ce papier. Si vous quittez la réserve pour plus de cinq (Nanin) ans, vous allez être considérés comme des personnes émancipées et vous n’aurez plus le droit de revenir vous installer ici (Oma). Vos femelles qui se marieront avec des Blancs (Wabishka) ne seront plus considérées comme des sauvages et devront quitter la réserve. Mais les femmes (Ikwe) Blanches, qui elles, se marieront avec des sauvages, seront considérées à l’avenir comme des sauvages et auront le droit de s’installer chez vous. Lorsque vous quitterez la réserve, vous allez devoir vous comporter comme des personnes civilisées. Vous devrez porter des vêtements de Blancs. Il vous sera interdit de parler (Ànimitàgozi) votre langue (Anishinàbemowin), même pas entre vous. Vous devrez parler en anglais tout le temps. Il vous sera interdit aussi de chanter des chants traditionnels ou de jouer (Odamino) du tambour (Tewehigan) en dehors de vos réserves. Le gouvernement de l’Ontario, anciennement connu sous le nom de Haut (Ishpà) Canada, a décidé de créer une réserve faunique qui portera le nom de parc national des Algonquins (màmiwinini) et sera située sur le côté ouest de la rivière des Outaouais. Dans une réserve faunique, il est interdit de chasser ou de pêcher, et encore moins y construire quelque chose. Toutes vos habitions situées sur le flanc ouest de la rivière des Outaouais seront détruites et leurs habitants seront déplacés de ce côté-ci de la rivière, dans neuf (Shanagaswe) autres réserves créées généreusement par le meilleur pays du monde, qui est le Canada. Ce parc national a été créé pour le bien (mino) de tous. Cette forêt (Nòpimìng) retient l’eau (Nibi) venant du nord au printemps et empêche les inondations au sud. En échange des terres (Aki) qui vous sont confisquées, le gouvernement canadien va vous remettre chaque (Pepejig) six (Nigodwaswe) mois une cargaison de biscuits et d’huile de morue. Ces aliments seront payés à même la nouvelle taxe de quarante pour cent qui sera récoltée sur la vente de vos fourrures et autres objets vendus aux touristes. L’argent (Shoniya) récolté servira aussi à vous construire des dispensaires médicaux et à payer des Blancs (Wabishka) qui viendront vous apprendre à cultiver (Nitàwigitòn) la terre (Aki). Car mon gouvernement est conscient qu’il n’y a pas assez (Tibise) de nourriture pour vous tous sur vos nouvelles réserves, alors vous devrez devenir des cultivateurs si vous voulez survivre. L’argent servira aussi à vous construire des écoles pour vous apprendre à lire et à écrire (Ojibihige) l’anglais. Mais en attendant que ces écoles soient construites, j’ai emmené avec moi trente polices montées qui feront le tour de vos tipis et emporteront avec eux tous les enfants (Abinòdjìnjish) âgés de cinq (Nanin) à douze ans, pour les emmener dans des pensionnats chrétiens où ils  recevront une bonne éducation. La police montée est autorisée à utiliser la force (Kàgetin) pour emmener les enfants. Alors, toute résistance est inutile. Et les femmes (Ikwe) qui ont épousé un Blanc (Wabishka) devront avoir quitté la réserve avant (Chibwàmashe) le coucher du soleil demain. Elles, leur mari, ainsi que toutes leurs descendances.

 

Deux (nij) jours plus tard (Nànàge), Inini (Homme), un Amérindien de ce village, est sur le bord de la rivière Gatineau en train de nettoyer la plaie qu’il a reçue de la police montée en essayant de les empêcher d’emmener son fils (Gwisis) de cinq (Nanin) ans. Un loup (Mahingan) s’approche de lui. C’est Kizis (Soleil) son ami (Wìdjìwàgan). Kizis a quatre (New) ans et fait partie d’une meute de douze individus. Kizis est très content de voir Inini. Il le lèche au visage abondamment. Et Inini lui, le caresse tendrement et lui dit : - Kwey (Bonjour) mon ami (Wìdjìwàgan). Les têtes (Oshtigwàn) carrées (ce terme désignait les Anglais, cela vient du fait que ces derniers utilisaient des clous avec des têtes carrées pour ferrer leurs chevaux et lorsque les Algonquins (màmiwinini) voyaient des pistes de chevaux avec des fers ayant des marques carrées dessus, ils se disaient : « Tiens, voilà une tête carrée qui est passée. ») ont emmené mon fils (Gwìsis) et obligé ma femme (Ikwe) qui est Blanche à quitter le village, parce que nous ne sommes pas mariés. Il faut que je me fasse baptiser (sìgandàge) avant (Chibwàmashe) de pouvoir me marier avec elle. Je ne sais pas où ils ont emmené mon fils (Gwiìsis), mais ma femme (Ikwe) est partie à Maniwaki (Terre de Marie), le village non (Kawin) loin d’ici (Oma). Quand (ànìn-apich) Jacques Cartier est arrivé en Canada, nous étions plus de trois (Niswi) cents milles éparpillés sur le bord du fleuve Saint-Laurent et autour des Grands (Kinòzi) Lacs. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que cinq (Nanin) milles étalés sur les deux (nij) rives (Shònìyàwigamig) de la rivière des Outaouais et de ses affluents. Les Anglais et leurs alliés Iroquois qui avaient des armes à feu, nous ont presque tous exterminés. Ceux d’entre nous qui n’ont pas été tués, ont dû s’intégrer aux bandes iroquoises ou fuir vers le nord quand (ànìn-apich) les Français ont capitulé. Je croyais que nous avions atteint le fond, mais non (Kawin), les têtes carrées nous interdisent maintenant (Nòngom) d’aller du côté ouest de la rivière des Outaouais. Sinon, ils vont nous mettre dans des prisons. Et ils nous enferment maintenant dans ce qu’ils appellent des réserves. Nous n’avons pas le droit d’en sortir, il nous faut pour sortir un carton rose qui va nous être remis de façon arbitraire par un agent des sauvages. C’est nous qu’ils appellent les sauvages. Si ce n’était pas de nous, les Blancs (Wabishka) n’auraient même pas survécu un hiver ici (Oma). Nous aurions dû les tuer quand (ànìn-apich) ils sont arrivés. Mais, mes ancêtres ont été très impressionnés par leurs vêtements en métal, leurs fusils, leurs énormes bateaux, mais surtout par leurs canons. Ils croyaient que c’étaient des dieux. Car les Blancs contrôlaient le tonnerre et les éclairs, ils contrôlaient aussi le temps avec leurs horloges (Tibahikìziswan). Ils contrôlaient les étoiles (Anangosh), ils pouvaient dire exactement quand (ànìn-apich) une étoile apparaîtrait dans le ciel (Mishakwad) et à quel endroit elle serait dans six (Nigodwaswe) mois. Ils avaient aussi le contrôle de nos esprits (Midonenindjigan) qu’ils nous montraient dans des miroirs (Wàbamochàgwàn). Aujourd’hui pour s’excuser de tout le mal qu’ils nous ont fait et qu’ils continuent à nous faire, ils ont décidé de nous donner des biscuits. Des biscuits qu’ils vont acheter avec notre argent (Shoniya). Ce qu’ils veulent, c’est nous prendre nos terres (Aki) au grand (Kinòzi) complet et ils réussiront à le faire quand (ànìn-apich) nous serons rendus trop vieux pour nous défendre et qu’il n’y aura plus de descendants. Et ils vont réussir cela en nous enlevant nos sœurs et nos enfants (Abinòdjìnjish). Toi aussi Kizis, ton espèce est au bord de l’extinction. Vous étiez tellement partout et tellement nombreux que personne n’aurait cru possible qu’un jour quelqu’un vous effacerait de la surface de la terre (Aki). Ça fait deux (nij) cent cinquante ans que les Blancs donnent une prime à ceux qui vous capturent et vous tuent. Ça fait trois (Niswi) ans que je n’ai pas vu d’autre loup (Mahingan) que ta meute. Et ça fait quatre (New) fois que tu la quittes pour aller te trouver une femelle (Nòje) et créer ta propre meute, mais tu es revenu chaque (Pepejig) fois bredouille. Nous allons aller ensemble plus au nord pour te trouver une femelle. Mais avant (Chibwàmashe), je dois aller récupérer ma femme (Ikwe) et mon fils (Gwisis). À plus tard (mad-jashin) Kizis, je t’aime (kasagiyan). Et Inini est parti.


 

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AU SUJET DE L'AUTEUR
 

Christopher Di Omen

 

 

Christopher Di Omen est né le 30 août 1967 à Hull. Il est citoyen amérindien, plus précisément Algonquin de la bande de la rivière du Désert près de Maniwaki. Le 26 octobre 1985, il s’est fait tirer dessus lors d’un vol à main armée. Il a eu une balle au bras gauche. Et depuis, il a développé la schizophrénie et fait des psychoses tous les ans à la date anniversaire de l’évènement. La terreur l’envahit et cela le rend agressif et quand cette terreur devient trop forte, il perd conscience et c’est alors deux entités qui prennent sa place. L’une c’est i, c’est le gentil. Il est hétéro et écrivain. i est juste un petit garçon qui à un moment donné a eu une bonne idée. – L’idée, c’est d’être sorti de ma folie et de mes psychoses pour venir vous voir, oui, Dieu existe, je vous ai vus. Dit-il. L’autre entité, c’est Omën et lui, il est mauvais, mais ce n’est pas un mauvais gars. Il est gai et photographe.
 


Photos d’Omën et de i,
prises à deux jours d’intervalle.

 

 

[ Du même auteur ]

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BIBLIOGRAPHIE

 

Christopher Di Omen

 

La pomme – Je n’ai plus la foi, maintenant je sais


CHRISTOPHER DI OMEN


Recueil de nouvelles,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2010, 96 pages.
ISBN 978-2-89612-334-6


http://manuscritdepot.com/a.christopher-di-omen.1.htm

Anubis – Conservation et conversation


CHRISTOPHER DI OMEN


Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2010, 112 pages, illustré.
ISBN 978-2-89612-343-8


http://manuscritdepot.com/a.christopher-di-omen.2.htm

Mes règlements de conte


CHRISTOPHER DI OMEN


Contes,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2010, 126 pages,
Illustré par Françoise Bardin Borg
ISBN 978-2-89612-352-0


http://manuscritdepot.com/a.christopher-di-omen.3.htm

Mes ami(e)s – Opuscules d’un Auteur


CHRISTOPHER DI OMEN


Opinions,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2011, 124 pages.

ISBN 978-2-89612-379-7


http://manuscritdepot.com/a.christopher-di-omen.4.htm

Le monstre – Un schizophrène d’occasion


CHRISTOPHER DI OMEN


Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2011, 82 pages.
ISBN 978-2-89612-376-6


http://manuscritdepot.com/a.christopher-di-omen.5.htm

i VS Omën – Laissez-moi vous raconter


CHRISTOPHER DI OMEN


Nouvelles,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2011, 114 pages.
ISBN 978-2-89612-377-3


http://manuscritdepot.com/a.christopher-di-omen.6.htm

Mes ami(e)s – L’amitié ça se construit


CHRISTOPHER DI OMEN


Biographies,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2011, 80 pages.

ISBN 978-2-89612-378-0


http://manuscritdepot.com/a.christopher-di-omen.7.htm

Le monstre - Le gène d'Adam


CHRISTOPHER DI OMEN


Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2012, 100 pages.

ISBN 978-2-89612-401-5


http://manuscritdepot.com/a.christopher-di-omen.8.htm

 

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