Accueil

Librairie

Édition

Actualités

Conférences

Nous

Contact

Recherche

RSS

Plan du site

Maison d'édition et librairie en ligne québécoises sur Internet

avec impression papier et numérique à la demande.

Service d'éducation populaire: conférences, ateliers et séminaires.

Nouveautés

Titres

Auteurs

Genres littéraires

Livres numériques gratuits

Musique

MP3 audio & DB vidéo

Le réalisateur bienfaisant, roman,

Éric Demers, Fondation littéraire Fleur de Lys

Autre livre

du même auteur

 

 

Le réalisateur bienfaisant

 

ÉRIC DEMERS

 

Roman,

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Laval, Québec, 2005, 256 pages.

ISBN 2-89612-126-9

 

Couvertures

Présentation

Table des matières

Extrait

Biographie

Autre livre du même auteur

Suivi média et Internet

Communiquer avec l'auteur

Obtenir un exemplaire

 Partager sur Facebook

 

Éric Demers

Québec, Québec

 

 

COUVERTURES

Le réalisateur bienfaisant, roman, Éric Demers,

Fondation littéraire Fleur de Lys
 

Cliquez sur les couvertures pour agrandir

Cliquez sur la couverture pour agrandir

Cliquez sur la couverture pour agrandir

-

»»» Lire la présentation du livre

[ Retour en haut de la page ]

 

 

PRÉSENTATION

Le réalisateur bienfaisant, roman, Éric Demers,
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

François, un jeune adolescent très curieux, aventurier, entrepreneur et un peu distrait, rencontre un jour, après un accident, un esprit de bienfaisance qui réalise l’un de ses souhaits. C’est le point de départ de plusieurs rencontres similaires, cet esprit se déplaçant d’un corps à l’autre pour accorder de nombreux bienfaits.

L’esprit voyagera ainsi, à travers le Québec, pendant plusieurs mois. Il se heurtera pourtant à un obstacle majeur. Une enquête fort mouvementée suivra au terme de laquelle le lecteur assistera à une troublante découverte.
 

--

»»» Table des matières

[ Retour en haut de la page ]

 

 

TABLE DES MATIÈRES

Le réalisateur bienfaisant, roman, Éric Demers,
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

PREMIÈRE PARTIE
Les réalisations

Première : La plate-forme
Deuxième : Le deuxième enfant
Troisième : Le tableau familial
Quatrième : La dent
Cinquième : L’image obsédante
Sixième : La course
Septième : Les personnes âgées
Huitième : Les oreilles
Neuvième : Les logements sociaux
Dixième : La musique
Onzième : La publicité
Douzième : La glace
Treizième : La chasse
Quatorzième : Les rénovations
Dix-septième : Le Café
Dix-huitième : Les glissades
Dix-neuvième : L’idole
Vingtième : Le désert
Vingt et unième : La rencontre
Vingt-sixième : La glace, prise 2
Vingt-septième : La maladie infectieuse
Vingt-huitième : L’arrêt
Vingt-neuvième : Les poils
Trentième : Le domaine d’étude
Trente et unième : Le respect
Trente-deuxième : Le vol
Trente-troisième : Le mets
Trente-sixième : Les fleurs
Trente-septième : Le poème
Trente-huitième : La beauté
Trente-neuvième : La personnalité


DEUXIÈME PARTIE
L'enquête

Première journée
Deuxième journée
Troisième journée
Quatrième journée
Cinquième journée
Sixième journée
Septième journée
Huitième journée
Neuvième journée


TROISIÈME PARTIE
Le dernier contact

L’arrêt de la transmission
La rencontre attendue


Au sujet de l’auteur


Communiquer avec l’auteur

 

--

»»» Lire un extrait

[ Retour en haut de la page ]


 

 

EXTRAIT

Le réalisateur bienfaisant, roman, Éric Demers,
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

PREMIÈRE PARTIE

 

Les réalisations

 

Première : La plate-forme


Le vent soufflait fort et de façon irrégulière cette journée-là, rappelant tantôt un chuchotement, tantôt un cri. C’était un samedi après-midi, le 7 octobre 1995. Les feuilles tombaient pour se reposer des hauteurs. Avec ses amis, François Lavoie construisait derrière chez lui une plate-forme en bois. Il se tenait seul sur sa plate-forme non achevée quand le souffle d’Éole, d’une secousse démesurée, l’en fit dégringoler. Ses amis observèrent sa chute, impuissants à lui venir en aide. François atterrit sur une grosse racine et son bras droit encaissa le coup. Les amis du jeune garçon étaient stupéfaits. Tandis que les autres se précipitaient à son secours, l’un d’entre eux, Frédéric, courut avertir les parents de son copain. Pierre, le père de François, se hâta auprès de son fils, tandis que Lucie, sa mère, téléphonait aux urgences médicales. Les secours furent très rapides, car l’hôpital ne se situait qu’à environ trente cris de sirène de la maison. Pendant que François expliquait brièvement à son père les circonstances de l’accident, Lucie accompagnait les ambulanciers jusqu’à l’endroit où son fils avait été blessé. Elle avait pressenti ce qui arrivait. François se passionnait pour les travaux de construction ou de démolition qu’il exécutait avec beaucoup de talent, mais l’utilisation d’outils faisait craindre le pire à sa mère. Lucie avait peur des outils, surtout ceux avec des dents. Cette phobie l’empêchait d’assister aux réalisations de son fils, même si celles-ci suggéraient pour lui un avenir prometteur.

Les ambulanciers immobilisèrent François sur une civière. Pour lui, le temps s’était figé. Sa construction venait de s’arrêter, puisqu’il était le directeur des travaux. Durant tout le trajet en ambulance, il ne pensa qu’à une chose : guérir le plus rapidement possible. Il voulait terminer sa plate-forme. À l’hôpital, cependant, le médecin l’informa qu’il avait le bras fracturé et qu’un plâtre serait nécessaire. Ce diagnostic s’enfonça dans son crâne comme un clou dans le bois. Il savait qu’il en serait obsédé jusqu’à ce que le plâtre soit retiré. François rentra à la maison le jour même.

François ne terminait jamais ses projets personnels. Ceux-ci étant trop ambitieux, il se décourageait avant la fin. Cette fois, par contre, il était bien résolu à aller jusqu’au bout. Il compléterait sa plate-forme.

François adorait bricoler, mais s’il était très habile de ses mains, il l’était beaucoup moins verbalement. Il était affligé d’une timidité qui le glaçait et lui paralysait la mâchoire dès qu’une fille posait le regard sur lui. De toutes les filles qu’il connaissait, François aimait en secret sa deuxième voisine. Elle s’appelait Isabelle Gagné, elle était son étoile rayonnante. Elle avait quatorze ans, lui treize. C’était là la vocation de la plate-forme : elle lui offrirait un poste d’observation d’où il pourrait apercevoir Isabelle. Comme un ornithologue observant les oiseaux pour mieux comprendre leurs comportements, François, muni de ses jumelles, pourrait percevoir les battements d’ailes qui transportaient les désirs d’Isabelle.

Ses parents ne pratiquaient aucune religion. Ils ne croyaient qu’en l’être humain avec ses qualités et ses défauts. Leurs pensées demeuraient bien terrestres, dépourvues qu’elles étaient des ailes qui leur auraient permis d’accéder à une dimension plus spirituelle. Ne croyant en aucun dieu, ils n’avaient jamais transmis le sens de la prière à François. Dans le calme de sa chambre, ce soir-là, il se plut à imaginer un être supérieur capable de libérer son bras de son plâtre, comme il l’aurait fait des glaces emprisonnant un bateau. Détendant tous les muscles de son corps, il glissa dans une relaxation qui le plongea peu à peu dans un sommeil imminent. Peu après, il s’endormit.

À son réveil, le lendemain matin, un phénomène bizarre se produisit. François ressentit des chatouillements à travers son corps. Comme il était très chatouilleux, cela devint vite insupportable. Il se leva aussitôt, tout son corps tendu vers l’avant. Un sentiment d’inquiétude lui traversa l’esprit, mais il ne dura que quelques secondes. Le phénomène prit fin comme il avait commencé. Estomaqué, le jeune garçon se retrouva soudain devant un autre François qui aurait pu être son jumeau identique, le plâtre en moins. Qui était-ce? Qu’allait-il se passer? Le cœur battant, François ferma les yeux et les rouvrit pour s’assurer qu’il ne rêvait pas. L’autre – son double? – était toujours là et c’est à ce moment qu’il prit la parole :

« N’aie pas peur. Je suis ici pour terminer ta construction interrompue.

     Parles-tu de la plate-forme? l’interrogea François, toujours sous le coup de la surprise.

     Oui, c’est bien de cela que je parle.

     Mais qui es-tu et comment es-tu au courant de mon projet?

     Je suis l’esprit de bienfaisance qui réside en toi, je connais tout de toi. Je suis la partie de toi qui te veut du bien. Ma mission consiste à te procurer joie et bien-être. En une seule occasion, je peux aussi réaliser l’un de tes plus grands souhaits. Comme je connais tous tes désirs, je sais que tu seras heureux de voir ta tour d’observation complétée. N’ai-je pas raison?

     Oh oui! Je ne pense qu’à cela!

     Es-tu prêt?

     Et comment! Mais on te verra faire, fit remarquer François, osant à peine y croire.

     Non. Tu es le seul qui puisses me voir, parce que je suis issu de toi. Je disparaîtrai lorsque la réalisation sera achevée.

     Si tu fais partie de moi, pourquoi vas-tu m’abandonner après avoir réalisé un seul de mes désirs?

     Je ne t’abandonnerai pas, je serai toujours là pour toi, mais ma présente mission est très spéciale. Je ne me révélerai à toi de façon visible qu’une seule fois, mais je t’aiderai encore très souvent, sans que tu t’en rendes compte. »

Les deux François se rendirent donc ensemble dans le boisé. Le double termina rapidement la plate-forme, à la stupéfaction et au grand soulagement de François qui se montra très satisfait. Au moment où François le remerciait, l’esprit lui divulgua une phrase de transmission : C’est à ton tour. Il lui expliqua qu’il n’avait qu’à prononcer cette phrase à l’oreille de quelqu’un d’autre pour lui permettre d’accomplir sa mission auprès de cette personne.

« Tu vas donc changer de corps?

     Oui, si tu veux, mais sache que je suis déjà en chacune des personnes qui seront touchées par ma mission. C’est par souci d’égalité entre tous que je ne me matérialiserai qu’une seule fois et qu’un seul bon désir se verra réalisé pour elles aussi.

     Ce sera difficile pour moi d’expliquer tout ça à la personne que je choisirai.

     Tu n’as pas à te soucier de cet aspect des choses, François, je m’occuperai de tout. Contente-toi de prononcer la phrase de transmission à l’oreille de quelqu’un à qui tu souhaites faire un beau cadeau et laisse-moi me charger du reste.

     Puis-je redire la phrase plus d’une fois à la même personne?

     Non. Comme je viens de te le dire, cette mission ne favorise quelqu’un qu’une seule fois. Aussi, celui ou celle qui tenterait de glisser la phrase à une personne qui l’aurait déjà entendue sentirait une poussée vers l’arrière qui lui rappellerait cette règle.

     Bon, j’ai compris. Merci encore et bon voyage!

     Au revoir, François et profite bien de ta nouvelle tour. »

François retourna à la maison pour prendre son petit déjeuner. Il savait que l’un de ses parents entendrait la phrase de transmission, mais lequel devait-il choisir? Il réfléchit et décida que le premier des deux qui se présenterait dans la cuisine serait l’heureux élu. François avait terminé son repas quand Pierre entra dans la pièce. Après avoir dit à son père qu’il avait passé une bonne nuit malgré sa douleur au bras, François lui murmura à l’oreille la phrase qui permettait à l’esprit de bienfaisance de changer de corps : C’est à ton tour.


 

Deuxième : Le deuxième enfant

L’esprit de bienfaisance trouva très rapidement le désir qu’il réaliserait pour Pierre. Il s’agissait d’une évidence. Cette idée occupait pratiquement tout l’espace dans la conscience de Pierre : son épouse et lui voulaient un deuxième enfant. Pierre et Lucie s’étaient tous les deux soumis à des tests de fertilité et c’était dans le jardin de Pierre que, depuis plusieurs mois, cela ne fonctionnait pas. En reculant dans le temps, l’esprit découvrit que cette période infertile avait commencé le jour où Pierre avait perdu son emploi.

Depuis lors, Pierre était devenu très paresseux. Son travail lui procurait une grande motivation. Sans emploi, la valorisation de soi se révélait à peu près absente. Il exerçait la profession de vétérinaire. Lorsqu’il guérissait ou soulageait les douleurs d’un animal, cela lui donnait de grandes satisfactions et sa motivation, par le fait même, s’en trouvait renforcée.

Pierre ne soupçonnait pas que la perte de son emploi pût être responsable de cette situation ni que sa paresse pût affecter la performance de ses spermatozoïdes. Leur perte de vitesse et d’endurance menait à un résultat tragique : aucun spermatozoïde ne pouvait atteindre l’ovule.

L’esprit de bienfaisance, ayant découvert tout cela, s’apprêta à solutionner le problème. Pendant que François se trouvait à l’école, son bras coincé dans un plâtre l’empêchant de prendre des notes, l’esprit enclencha le processus de dédoublement du corps de son père. Pierre se demandait ce qui se passait en lui, son fils ne lui avait rien expliqué sur les effets de la phrase de transmission. Aussi, quand il se retrouva face à lui-même, comme s’il se regardait dans un miroir, il eut d’abord très peur. Son double n’avait rien de monstrueux mais Pierre ne comprenait rien à cette expérience. Il refusait d’y croire. À ses yeux, un tel phénomène était impossible. C’est alors que sa copie parla :

« Bonjour, je suis l’esprit de bienfaisance. Votre fils a prononcé pour vous la phrase qui m’a permis de changer de corps et de me révéler à vous. »

Étonné, Pierre secoua la tête et répondit :

« Oui, en effet, il m’a chuchoté quelque chose que je n’ai pas très bien compris.

     C’est à ton tour, approuva l’esprit.

     Oui, oui, c’était ça! Êtes-vous bien réel?

     Tout à fait réel, croyez-moi, mais je comprends votre surprise. J’ai le pouvoir de contribuer à votre bonheur en réalisant l’un de vos vœux les plus chers. Un seul. Vous sentez-vous prêt?

     Comment puis-je être certain que ça va se réaliser? Qu’avez-vous donc accompli pour mon fils?

     Je ne peux vous offrir d’autre garantie que ma parole, dit l’esprit, vous obtiendrez un résultat dans environ deux semaines. Pour François, j’ai terminé la construction de sa plate-forme. »

Sceptique, Pierre se promit d’interroger son fils dès son retour de l’école. Il ajouta :

« Je suis curieux de savoir ce que vous allez réaliser pour moi. Pouvez-vous me le dire?

     Oui, bien sûr. Vous allez avoir un deuxième enfant. J’ai trouvé une solution à votre infertilité.

     Comment avez-vous su que j’étais infertile?

     J’ai voyagé à travers tout votre corps. En explorant l’infiniment petit, j’ai pu identifier ce qui ne va pas chez vous. C’est la perte de votre emploi qui a causé une infertilité temporaire. Vos spermatozoïdes manquent de vigueur, mais je vais y remédier.

     Cela me semble difficile à croire, mais dites toujours, rétorqua Pierre, en se demandant s’il n’était pas en train de perdre la raison.

     Je comprends votre scepticisme, mais faites-moi confiance et vous verrez. Voici la solution ou plutôt la recette que je vous propose :

10 ml de la sueur d’un athlète accompli

250 ml de jus d’orange

Après avoir bien mélangé les deux ingrédients, vous devrez boire cette potion d’énergie en regardant un match de boxe. »

Tout ce rituel lui paraissait assez farfelu, mais Pierre se disait qu’il n’avait rien à perdre. Comparé à celui des techniques actuelles de fertilité, le coût de cette solution serait négligeable. Il accepta donc de se soumettre à l’exercice.

Il se procura l’enregistrement sur cassette d’un match de boxe quelconque à son club vidéo habituel. Quant à la sueur d’un athlète reconnu, il se demanda quelle personnalité sportive de Québec pourrait convenir et demanda à l’esprit si un joueur de hockey de l’équipe professionnelle serait approprié. L’esprit acquiesça ajoutant qu’il faudrait trouver le meilleur joueur. Mais comment faire pour récupérer cette sueur? Pierre interrogea son double qui lui répondit :

« Je vais m’en occuper. J’ai oublié de vous dire que je suis visible à vos yeux, mais invisible aux yeux des autres. Donc, aucun risque de me faire prendre. Qui est le meilleur joueur de l’équipe de Québec? »

Pierre consulta le journal du jour, identifia le joueur qui avait marqué le plus grand nombre de points durant la saison en cours et communiqua son nom à l’esprit. Par mesure de précaution, il lui donna aussi le nom du deuxième meilleur marqueur. Était-ce le fait du hasard? Un match de hockey devait être disputé le soir même. L’esprit, ayant obtenu le dernier détail qui lui manquait, promit à Pierre qu’il serait de retour après la partie. À ce moment, avant de se coucher, Pierre devrait boire son jus en regardant le match de boxe.

Pierre préféra ne rien dire à son épouse de ce qu’il venait tout juste de vivre, pensant que le mieux était d’en attendre les résultats. Il passa la journée à attacher ses arbustes et à nettoyer son terrain en préparation pour l’hiver. Pierre courut dans plusieurs directions à la poursuite de quelques feuilles mortes qui, emportées par le vent, refusaient d’entrer dans le sac-poubelle. Cela lui rappelait la tendre enfance de son fils. Il se revit poursuivant François et incapable de l’attraper. François s’amusait tellement avec ses amis qu’il refusait de manger. Cela s’était produit maintes fois.

Lorsque François rentra de l’école, en fin d’après-midi, Pierre lui sauta dessus. Il ne voulait pas l’agresser, mais lui demander si ce que l’esprit lui avait raconté à propos de la plate-forme était vrai. François lui relata les faits et, à son tour, Pierre raconta sa propre expérience. François se sentit tout excité à l’idée d’avoir un frère ou une sœur, le plus beau cadeau qu’aucun Père Noël ne pourrait jamais lui offrir.

En fin de soirée, le double de Pierre rapporta à la maison une bouteille contenant la précieuse sueur. Lucie était couchée depuis un bon moment. Avec application, Pierre mélangea les deux liquides et s’installa devant le poste de télévision pour regarder son combat de boxe. Le breuvage se révéla assez différent de la boisson gazeuse qu’il buvait habituellement en regardant un film. Les deux boxeurs se frappaient avec une telle force que Pierre ne put visionner leurs performances plus de quinze minutes. Il était conscient que les deux hommes pratiquaient un sport professionnel, mais la violence des coups de poing l’irritait. Allergique à toute forme de violence – cela lui donnait des démangeaisons morales –il ne put en supporter davantage. Il prit la décision d’aller se coucher, souriant à l’idée de mettre ses spermatozoïdes à l’épreuve dès le lendemain matin.

Lucie se réveilla dans un champ de chandelles allumées, surprise de voir son époux dévêtu, debout au pied du lit. Elle interpréta rapidement l’attitude invitante de Pierre qui lui souriait avec amour. Elle ne comprenait pas très bien ce qui, ce matin-là, rendait Pierre aussi sentimental, mais comme elle souhaitait avoir un autre enfant aussi ardemment que lui, elle ne résista pas. En guise de consentement, elle enleva son pyjama et lui tendit les bras. Pierre bondit dans le lit et les deux inséparables s’adonnèrent à la relation physique amoureuse la plus intense entre deux êtres vivants.

Deux semaines passèrent sans grand nouveau. Sauf que le vendredi matin, 20 octobre, Lucie exhibait de la main droite un test de grossesse au résultat étonnant. L’esprit de bienfaisance avait dit vrai. Il avait agi. Quel bonheur pour Pierre et Lucie! Quelle joie pour François! Tous les doutes de Pierre s’étaient évanouis. L’esprit pouvait réellement exaucer les désirs.

Toute la journée, Pierre se demanda s’il allait révéler à Lucie l’épisode qu’il avait vécu avec l’esprit de bienfaisance. Elle ne le croirait sûrement pas. Il valait mieux attendre qu’elle fasse elle-même son expérience avec l’esprit. Le soir venu, en rentrant de son travail, Lucie fut accueillie par Pierre qui prononça à son intention les mots : C’est à ton tour.


 

Obtenir un exemplaire

 

-

»»» Biographie de l'auteur

[ Retour en haut de la page ]

 

 

SUIVI MÉDIAS ET INTERNET

Le réalisateur bienfaisant, roman, Éric Demers,
Fondation littéraire Fleur de Lys
 

Cliquez sur les logotypes des médias et/ou sites Internet ci-dessous.

 

À VENIR

À VENIR

 

 

 

BIOGRAPHIE

Éric Demers

 

Marié et père de deux garçons et d’une fille, l’auteur a une maîtrise en statistique obtenue à l’Université Laval en 1997. Depuis 1999, il travaille en tant que statisticien au sein de l’Unité de recherche en santé des populations (URESP) à l’Hôpital du Saint-Sacrement, à Québec. Il fait des analyses statistiques qui ont pour but de décrire la prévalence et d’identifier les déterminants des états de santé des populations humaines. Les maladies transmises sexuellement, le VIH-SIDA, la santé en milieu de travail et l’utilisation de médicaments sont les principaux thèmes sur lesquels il effectue des analyses.

 

Depuis toujours, il aime la lecture et il est fasciné par la faculté de créer de l’esprit humain. Ainsi, il adore inventer des histoires à ses enfants avant leur nuit de sommeil. Le roman « Le réalisateur bienfaisant », édité par la Fondation littéraire Fleur de Lys en 2005, est sa première création littéraire.

 

L’idée originale de ce roman, qui gravite autour du concept du bien, a germé dans son esprit alors qu’il prenait sa douche, un soir du mois de décembre 2002. Ensuite, il a composé l’histoire le matin avant de prendre le déjeuner. C’est à ce moment de la journée qu’il est le plus créatif ! Deux années ont été nécessaires pour achever ce roman.


La matière première qui a servi à la construction de son deuxième roman « La profondeur de la peau » provient de riches souvenirs d’un voyage effectué en Corée du Sud, chez un ami, en août 1996. Diverses nouvelles expériences de la vie ont ensuite solidifié ce roman dans sa forme actuelle.


Tant que sa photo ne se retrouve pas dans un quelconque album nécrologique, il espère pouvoir écrire d’autres romans afin d’exprimer et de partager sa belle imagination.

 

Obtenir un exemplaire

 

--

»»» Bibliographie de l'auteur

[ Retour en haut de la page ]

 

 

BIBLIOGRAPHIE

Éric Demers

 

Le réalisateur bienfaisant (Page affichée actuellement à votre écran)
ÉRIC DEMERS
Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2005, 256 pages.
ISBN 2-89612-126-9

 

La profondeur de la peau
ÉRIC DEMERS
Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 216 pages.
ISBN 978-2-89612-290-5

 

 

--

»»» Communiquer avec l'auteur

[ Retour en haut de la page ]

 

 

COMMUNIQUER AVEC L'AUTEUR
Éric Demers

 

Éric Demers se fera un plaisir
de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

ADRESSE DE COURRIER ÉLECTRONIQUE :
edemers30@sympatico.ca

 

-

»»» Obtenir un exemplaire

[ Retour en haut de la page ]

 

 

OBTENIR UN EXEMPLAIRE

Le réalisateur bienfaisant, roman, Éric Demers,
Fondation littéraire Fleur de Lys
 

Faites un don à la Fondation littéraire Fleur de Lys pour obtenir votre exemplaire papier

ou numérique du livre annoncé sur cette page.

 

Faites votre choix :

 

Versement de votre don en ligne avec le service PayPal (carte de crédit)

 

Versement de votre don par la poste (chèque ou mandat poste en dollars canadiens)
 

Besoin d'aide ?

 

Courriel : contact@manuscritdepot.com   

 

Téléphone (Lévis, Québec) : 581-988-7146

 

 

Versement de votre don en ligne avec le service PayPal

Exemplaire papier Exemplaire numérique

Résidents du

Canada

 

24.95$ CAD

Tout inclus
Livraison : 15 jours ouvrables

 

Résidents

ailleurs dans le monde

 

Écrivez à l'adresse suivante car des frais de postes s'appliquent.

 

renee-fournier@bell.net

Résidents du

partout dans le monde

 

7.00$ CAD

Tout inclus
Livraison : 15 jours ouvrables

 

 

 

Versement de votre don par la poste

(chèque ou mandat poste en dollars canadiens)

1 2 3

Indiquez sur un papier

 

 

Le titre du livre

et le nom de l'auteur


Votre nom (prénom

et nom de famille)


Votre adresse postale complète


Votre adresse électronique


Votre numéro de téléphone

Complétez votre chèque payable à l'ordre de

 

Fondation littéraire
Fleur de Lys inc.

Précisez le montant
sur le chèque

 

Exemplaire papier


Canada


24.95$ canadiens

Tout inclus
Livraison : 15 jours ouvrables

 


Ailleurs dans le monde


Écrivez à l'adresse suivante pour connaître le montant du don demandé car des frais de poste s'appliquent :
renee-fournier@bell.net

 


Exemplaire numérique


Partout dans le monde


7.00$ canadiens

Tout inclus
Livraison : 15 jours ouvrables

 

4

Adressez-le tout à

 

Fondation littéraire Fleur de Lys
31, rue St-Joseph,

Lévis, Québec,

Canada.

G6V 1A8

 

[ Retour en haut de la page ]

 

PUBLICITÉS

-

 

-

 

 


Fondation littéraire Fleur de Lys, 31, rue St-Joseph, Lévis, Québec, Canada. G6V 1A8 Tél.: 581-988-7146

 

Le présent site est géré par la Fondation littéraire Fleur de Lys inc.
La Fondation littéraire Fleur de Lys décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels elle pourrait se référer.