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«Dis-moi ce que tu penses!»
S atire,
Henri Marineau, Fondation littéraire Fleur de Lys
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PRÉSENTATION
«Dis-moi ce que tu penses!», satire, Henri Marineau
À l'aube de la soixantaine,
les circonstances de la vie ont attiré mon
attention, jusque là envahie par des
priorités aussi essentielles que la réussite
professionnelle ou l'apanage des
distractions indispensables à l'expulsion du
stress inhérent à cette même réussite, sur
une petite voix qui, patiemment, laissait
entendre sporadiquement une sorte de sourde
ritournelle.
Grâce à ces merveilleuses
circonstances de la vie, j'ai fini par
découvrir l'origine de cette patiente
ritournelle dans le tréfonds de ma mémoire
morte. Pour tout dire, le gazouillis des
oiseaux s'est alors métamorphosé en un chant
mélodieux que mes tympans se sont mis à
écouter, d'abord avec attention, ensuite
avec émerveillement. Tout à coup, les
visites familiales d'antan au zoo prenaient
du sens, plus particulièrement lorsque ma
mémoire vive s'est rappelée qu'étant jeune,
planté devant quelque animal, il m'arrivait
de me demander dans ma petite tête ce qui
pouvait bien trotter dans la tête de ces
étranges créatures, dévisagées par une meute
d'humains bien pensants. Pour avoir enfin
une réponse à ma question, j'ai décrété, et
je ne suis pas le seul à le croire, que les
animaux, non seulement pensaient mais aussi
ressentaient les choses, et, pour vous le
prouver, je vous offre cette satire et vous
invite à vous y glisser, entre
parenthèses et entre les lignes.
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EXTRAIT
«Dis-moi ce que tu penses!», satire, Henri
Marineau
Prologue
Aux temps glorieux où,
mes sœurs et moi, voguions sur la mer calme
de notre tendre enfance, il existait une
activité sacrée dans notre famille : le
pèlerinage annuel au zoo. Par un de ces
dimanches après-midi où le soleil semblait
montrer de bonnes intentions, mon père,
toujours après avoir gentiment demandé à ma
mère ce qu’elle aimerait faire comme
activité dominicale avec la famille,
proposait la visite au zoo, au grand dam de
ma mère qui avait en horreur de se pavaner
pendant des heures devant une gent animale
qui n’éveillait en elle aucune espèce
d’intérêt.
Qu’à cela ne tienne, le
pater familias allait, comme d’habitude dans
ces divergences avec la mère de famille,
encore une fois devoir utiliser son droit
d’aînesse et, c’est au zoo que la couvée
familiale allait passer la journée. Il faut
bien avouer que ma mère se retrouvait le
plus souvent bien isolée avec son droit de
veto, mon père bénéficiant de l’appui
quasi-majoritaire du reste de la meute,
quoique, avec le temps, il perdît quelques
appuis du côté de mes deux sœurs aînées qui
se sentirent bientôt davantage attirées par
les bipèdes que par les ursidés, les gros
félins ou, pire encore, les horribles
chimpanzés.
Malgré la diminution de
ses effectifs, le capitaine maintenait le
cap sur l’excursion zoologique, aidé en cela
par l’arrivée d’un nouveau soldat dans sa
cavalerie, soit la naissance tardive du
dernier fantassin, ce qui atténuait en
partie, l’impact négatif que le désistement
de mes deux sœurs aurait pu avoir sur son
pouvoir de décision.
Quant à moi, le troisième
de la lignée, je m’accommodais fort bien de
cette excursion, quoique, il faut bien
l’avouer, à la décharge de ma mère, préparer
le lunch pour six aventuriers affamés par
une longue marche dans les sentiers bordés
d’animaux en cage, n’était pas une sinécure,
chacun des membres du troupeau ayant ses
petits caprices quant à la constitution des
victuailles de survie. Toutefois, avec le
temps, les lamentations de la cuisinière et
son humeur massacrante amadouèrent la
générosité du maître qui ajouta un peu de
baume sur la plaie de son infortunée
congénère en proposant, à sa manière
coutumière, que la cohorte serait invitée
dorénavant à prendre ses agapes au
restaurant du zoo.
Cette nouvelle stratégie
eut l’heur de plaire aux petits soldats,
quoiqu’elle n’eût pas le même effet sur la
mine déconfite de ma mère, la preuve que son
dédain viscéral pour ce type d’excursion
était vraiment bien ancré dans ses tripes.
Pour ma part, je salivais déjà à l’idée
d’engloutir un super hot-dog accompagné de
frites, aliments qui étaient prohibés dans
le foyer familial. Par surcroît, le chef de
troupe nous faisait le privilège de procurer
à chaque membre du troupeau, dès son arrivée
sur le site au kiosque des friandises, une
étincelante boîte de maïs soufflé et sucré,
destiné à être distribué aux animaux mais
que nous engouffrions presque en entier,
ayant pris soin d’en disséminer quelques
graines, tapies au fond de la boîte, aux
animaux, par acquis de conscience. En prime,
la compagnie de pop corn avait eu la
brillante idée d’intégrer dans la boîte un
truc quelconque qui finissait presque
toujours dans la boîte à ordures, le truc en
question étant la plupart du temps jugé
inutile par les consommateurs avertis que
nous représentions.
Puis, le safari
s’amorçait, le chef de troupe prenant les
devants, tout en donnant ses consignes à ses
fantassins qui suivaient à la lettre le
trajet, pourtant bien imprimé dans les
sentiers, les propriétaires de la forêt en
cage ayant pris soin d’imprégner dans
l’asphalte les prototypes de pistes laissées
par chacune des espèces d’animaux, afin
d’éviter que les aventuriers ne se perdent
en forêt et aussi, subtilement, pour
s’assurer que les voyageurs puissent faire
le tour complet du site, ce qui permettait
aux tenanciers d’espérer que les valeureux
visiteurs fassent une halte dans les divers
kiosques et casse-croûte éparpillés
adroitement sur le parcours.
L’excursion prenait son
départ chez les deux ou trois ours bruns,
tous pour la plupart accroupis dans leur
cage, le regard penaud devant des bipèdes
gesticulant à qui mieux mieux, chacun
espérant s’attirer l’attention de l’autre,
la plupart du temps en vain, d’autant plus
que le morceau de pop corn tombait
régulièrement hors de la portée du naufragé
dont on pouvait discerner la frustration
dans le regard lorsqu’il tentait vainement
d’agripper l’objet de sa subsistance à
l’aide de sa grosse patte qui n’arrivait pas
à se faufiler au travers des barreaux de sa
prison.
Le charme des ursidés
s’étant évanoui après quelques minutes, nous
nous acheminions chez les cervidés, ces
admirables gambadeurs que nous réussissions
à apprivoiser grâce à quelques touffes
d’herbe qu’ils venaient gentiment quérir
dans nos menottes puisque ces frêles bêtes
inoffensives n’étaient retenues en captivité
que par un muret d’environ un mètre, ce qui
nous permettait de nous en approcher et de
les nourrir d’herbes et ainsi, se donner
bonne conscience en s’appropriant notre
ration de pop corn.
Par la suite, se
succédaient quelques bêtes, telles les
ratons laveurs, les fouines, les castors et
autres animaux qui n’ont pas marqué ma
mémoire puisque, la plupart du temps, elles
étaient terrées dans leur antre,
probablement blasées de recevoir des
nourritures qui ne convenaient aucunement à
leur palais, heureusement pour les amateurs
de pop corn comme moi. Par manque de
visibilité de la part de ces animaux
sûrement plus intéressés à déguster des
aliments à leur goût qu’ils avaient pris
soin d’emmagasiner dans leur terrier, nous
passions rapidement à l’escale suivante,
soit les chameaux et les dromadaires que
nous pouvions apercevoir au loin,
visiblement indifférents aux gesticulations
de leurs visiteurs dont le discours monotone
tournait souvent autour du nombre de bosses
qui caractérisait chacune des deux espèces,
le chef de troupe jouant ainsi un rôle
d’éducateur auprès de ses louveteaux avides
de connaissances, quoique, avec les années,
la répétition de la même leçon devenait
pénible à entendre… enfin, il ne fallait pas
contrarier le chef… et c’est ce que nous
faisions !
Puis arrivait le moment
tant espéré par la gent féminine, celui de
l’escale salvatrice à la salle de toilette,
soit pour ma mère de répondre à son besoin
d’uriner, son seul instant de réel
soulagement, et pour mes sœurs, de pouvoir
se refaire une beauté devant la glace au cas
où quelque aventurier en herbe oserait jeter
son regard sur leur aguichante silhouette.
Pendant ce temps, la gent masculine, soit
mon père et moi, attendait patiemment que
ces dames satisfassent à leur besoin
respectif.
Après que mes sœurs se
furent pomponnées et que ma mère ait soulagé
sa vessie, la bande devait affronter les
plantureux bisons qui avaient la fâcheuse
habitude d’exhaler une odeur nauséabonde qui
annihilait complètement les effets
aphrodisiaques des eaux de toilette de mes
sœurs, et qui par surcroît, au moment précis
où la troupe admirait les majestueux bovidés
sauvages, laissaient s’échapper une quantité
industrielle de liquide vésical qui avait
pour effet de remettre en marche le
processus d’emplissage de la vessie de ma
mère.
Mais heureusement pour le
moral de la troupe, l’heure était venue de
se rassasier, les boîtes de maïs soufflé et
sucré ayant depuis belle lurette pris le
chemin des poubelles, et les estomacs des
jeunes veaux ayant atterri dans leurs
talons. À la vitesse de l’éclair, chacun
engloutissait son festin préféré, tels des
animaux affamés, à l’exception de ma mère
qui se contentait d’un bol de soupe,
l’appétit, vous comprendrez pourquoi,
n’étant pas au rendez-vous, et de mon père
qui, en tant que pourvoyeur de la meute,
avait tendance à ajuster son appétit au
montant total de la facture, en n’oubliant
pas d’inclure les prix d’entrée pour toutes
ses ouailles… et lui-même.
Une fois les appétits
repus, la troupe était maintenant disposée à
entreprendre la deuxième partie de son
périple, soit la gent ailée, ces volatiles
ayant le privilège de vivre librement dans
des lieux paradisiaques. Quant à nous,
exclusivement les enfants, nous puisions
notre plaisir à sautiller d’une pierre à
l’autre plutôt qu’à admirer la grâce des
hérons qui avaient le talent de se tenir en
équilibre sur une patte, une observation qui
m’est venue, hélas, beaucoup plus tard
lorsque je me suis converti en chef à mon
tour.
Après que cette trêve ait
assouvi les douleurs causées aux pieds de ma
mère par l’exiguïté de ses souliers, la
cohorte, suivie de nombreux autres soldats,
petits et grands, suivait scrupuleusement le
trajet qui la conduisait au repaire de ces
quadrupèdes dont nous sommes censés
descendre, les chimpanzés. Nous quittions
donc l’air pur de l’extérieur pour nous
enfouir dans ce repaire où l’odeur
nauséabonde de ses locataires avait pour
effet de faire remonter notre succulent
repas et de précipiter par conséquent notre
visite en ces lieux, malgré un vague intérêt
suscité par les pirouettes et les grimaces
de leurs sympathiques occupants.
Nous reprenions
courageusement nos forces pour affronter nos
bêtes fauves préférées, le roi des animaux,
le lion accompagné de sa maîtresse, et ses
cousins, les tigres, nous impressionnant à
tout coup par leur démarche lourde et
volontaire, et leur regard perçant. Le chef
de troupe planifiait toujours notre arrivée
devant les gigantesques félins avec le
moment de leur repas, où nous avions la
chance d’assister au déchiquetage de ces
énormes morceaux de viande par les crocs et
les griffes de ces bêtes de brousse.
Puis, encore sous l’effet
de ce spectacle grandiose, nous tournions
les talons et pouvions contempler le
spectacle grandiose des majestueux ours
polaires, juchés fièrement sur une banquise
de roc d’où ils plongeaient gracieusement
dans une pataugeuse leur servant d’océan.
Alors, le chef de troupe, jugeant que le
temps consacré à l’excursion était échu,
décrétait que le safari se terminait là, et
reprenait la tête du peloton, fermé par ma
mère qui recouvrait peu à peu son sourire.
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BIOGRAPHIE
Henri Marineau
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Né dans le
quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri
Marineau fait ses études classiques à
l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre
1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en
linguistique à l’Université Laval où il
obtient son baccalauréat et son diplôme de
l’École Normale Supérieure en 1972.
Cette année-là, il entre au Collège des
Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe
activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984.
Depuis lors, en plus de ses charges
d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au
sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier. Après une carrière de
trente et un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa
retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il emprunte la route
des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la
poésie, le roman, le théâtre, le conte, la biographie, la satire et la
chronique.
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BIBLIOGRAPHIE
Henri Marineau
«Dis-moi ce que tu penses!»
HENRI MARINEAU
Satire,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2008, 268 pages.
ISBN 978-2-89612-246-2
Ludger et Bernadette
HENRI MARINEAU
Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2008, 252 pages.
ISBN 978-2-89612-262-2
Où
est passé notre coeur d'enfant?
HENRI MARINEAU
Contes,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2008, 130 pages.
ISBN 978-2-89612-270-7
Les Sansoucy à Old Orchard
HENRI MARINEAU
Pièce de théâtre,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, 2009, 132 pages.
ISBN 978-2-89612-270-7
Kim
HENRI MARINEAU
Pièce de théâtre,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, 2009, 136 pages.
ISBN 978-2-89612-297-4
Frousses et secousses
HENRI MARINEAU
Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, 2009, 252 pages.
ISBN 978-2-89612-302-5
Parcelles de vie
HENRI MARINEAU
Poésie,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, 2009, 104 pages.
ISBN 978-2-89612-305-6
Laurence et Sébastien
HENRI MARINEAU
Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, 2009, 254 pages.
ISBN 978-2-89612-318-6
William et Véronique
HENRI MARINEAU
Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, 2010, 242 pages.
ISBN 978-2-89612-326-1
Autres
titres de cet auteur chez d'autres éditeurs
Les chemins de ma vie,
poésie, Les
éditions de la Petite-Nation, 2005.
«Ne jamais abandonner… ! Louis Garneau»,
biographie, Louis Garneau inc, 2006.
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