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Pages personnelles de l'auteur Jean-Yves Demers  1   2

 

Les quintuplés de David

Roman, 420 pages.

6 X 9 pouces ou 15 X 23 centimètres

ISBN 2-89612-166-8

 

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Les corbeaux suscitent à la fois dédain et fascination chez certaines personnes. Des sectes sans scrupules ont tenté par le passé, de se servir de cet énigmatique oiseau, afin de prendre le contrôle sur leurs semblables en utilisant des méthodes un peu orthodoxes.

Au milieu d'une clairière, les soirs de pleine lune, se réunissaient des personnes avides de sang. Leur bût: retourner dans les temps médiévaux, afin d'offrir des enfants en sacrifices à la confrérie des Corbeaux. Ils sont dans toute les couches de la société et avides de pouvoir. Sauf qu'ils ont oublié le petit grain de sable, qui vient de commencer à faire grincer la roue.

Est-ce qu'un homme possédant des pouvoirs hors du commun, aidé d'un garçonnet de 13 ans, réussiront à contrer la malédiction qui menace la région?

Vous irez de découverte en découverte, au fil des pages de ce livre ésotérique construit sous la forme de roman. Sachez découvrir les secrets qu’il recèle, et votre vie s’en trouvera changée pour « le meilleur ». Ce livre est écrit; essentiellement dans un langage pratique pour des hommes et des femmes pratiques.

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Chapitre 1 (intégral)

Sur le sommet d’une épinette, trois gros oiseaux au plumage noir semblaient défier le temps. Comme statufiés, une légère brise faisait bouger leurs plumes. Dans le bec acéré de l’un d’eux, pendait une patte de lièvre. Ils regardaient tous en direction de la cour de l’école du « Crew ».

Aurore Marquis, agita sa clochette avec frénésie. Ce qu’elle voyait était loin de la rassurer. Elle regarda le grelot émoussé qui ne faisait qu’un petit bruit de crécelle, en maugréant: «au prochain conseil de bande, ils devront m’en fournir une neuve, sinon ça va barder» ….

Nicholas Mc Kenzie venait d’enclencher une série de directs sur la poitrine de Régis Déry, et remontait lentement vers le visage, comme s’il avait tout son temps devant lui. Ses bras se détendaient, indépendants de sa volonté. Il vit son opposant chanceler sur ses jambes, cessa soudainement de le frapper, et le regarda droit dans les yeux, puis tourna les talons en souriant. Il pouvait entendre le son étouffé de la clochette de leur capitaine, qui finit par cesser.

Aussi soudainement que tout avait commencé, elle vit Nicholas se mettre en marche nonchalamment. Aucune déchirure sur la chemise, il avançait dans sa direction; d’un air étrange.

Elle regarda le garçon de treize ans, la tête droite, les yeux rieurs, agir comme s’il ne s’était rien passé. Régis plus loin, se tenait la poitrine en reprenant son souffle. Sa copine Maryse, hésitante, s’approcha de lui : « ça va, Régis »? Le garçon la regarda, ébaucha un timide sourire, puis prit la main tendue.

– Rentrons en classe Maryse, j’ai mal au ventre.

Aurore, habituée à voir plein de jeunes se bagarrer, était abasourdie; s’arracher des boutons, se déchirer les vêtements, se tirailler, se tordre les bras, c’était normal, mais cette manière de faire …

Elle avait grandi dans une réserve indienne, avait vu ses cousins, ses voisins se colletailler pour des broutilles, et ce, tellement souvent, qu’elle n’en faisait plus de cas. Avant d’atteindre la puberté, elle-même n’avait pas donné sa place. Une cicatrice ornant la jointure de sa main droite, résultat d’une des dents de son troisième voisin qui s’y était fiché, à cause d’une bagarre pour une poignée de billes de verre.

Mais voir pareille chose se dérouler ici, dans sa cour d’école … ne lui disait rien qui vaille.

– Aussi bien, y foutre un clou, fit-elle tout haut sans s’en rendre compte.

– Un clou! où ça? demanda le jeune garçon aux yeux bleus.

Elle l’aimait bien le petit nouveau, mais il lui faisait une bizarre d’impression. Métis, il venait tout juste d’arriver avec son père deux semaines auparavant de Sagamok, Ontario. Il parlait deux langues couramment, chose assez rare dans le coin. Même un peu d’espagnol que lui avait enseigné sa mère, et avec lequel il s’amusait parfois à confondre ses rares amis.

– Entre Nicholas! Je réfléchissais tout haut.

– Oui capitaine.

Il passa rapidement devant elle, pour se diriger à son pupitre et s’y asseoir calmement. Elle s’était rendu compte que les enfants n’aimaient pas beaucoup les « différences », ils agissaient avec cruauté la plupart du temps. Dès le premier jour où était arrivé Nicholas, elle l’avait séparé deux fois sur l’heure du dîner. Quelques costauds avaient envoyé les étroits d’esprit évaluer le nouveau venu, mais ils en avaient été pour leurs frais.

Lorsque Régis passa près d’elle, elle le prit par le bras, et lui demanda pourquoi ils s’acharnaient tous ainsi sur Nicholas. Elle pensait que ça pouvait être causé par la jalousie, car il répondait à tout, et ce, avant tous les autres la plupart du temps.

– Mais, capitaine, il n’est pas comme nous du tout, avait-il répondu. Il vient de la réserve de je ne sais plus trop quoi, et de l’Ontario en plus!

– Ce n’est pas une raison pour …

– Il n’est pas pareil que nous madame, avait lâché Régis, de marbre.

– Ce n’est pas une raison! ça. Va te débarbouiller et reviens, fit Aurore exaspérée.

– Oui, capitaine.

Dans la classe, elle les avait fait se tenir debout chacun dans un coin opposé, et n’avait été autorisé à revenir à leur place; qu’a la condition qu’ils consentent à se serrer la main comme des hommes.

– Prenez votre manuel de biologie, et lisez de la page dix-huit jusqu’à la fin du chapitre. Lorsque vous aurez terminé, vous allez me faire une rédaction; d’au moins deux cents mots, pas un de moins.

Elle les regarda ouvrir leur livre et se mettre à lire en silence …

– Mireille Rose, cesse de bavarder. Ça s’adresse aussi à toi Ghyslaine Royer, compris!

Les deux jeunes filles replongèrent le nez dans leur livre en rougissant. Elles commençaient à s’intéresser aux garçons, et avaient moins l’esprit aux leçons depuis le début de la nouvelle année scolaire.

Aurore Marquis, profita de ce moment de calme pour se plonger dans ses pensées. Deux jours auparavant, elle avait renvoyé Nicholas chez lui avec un billet en poche: demandant à voir le parent responsable de l’enfant, le plus rapidement possible.

Elle ressortit le billet froissé qu’elle avait conservé, et relut l’endos ou était inscrit: « je serai chez vous demain à dix-neuf heures pile. Soyez-y ». Signé: Kevin Mc Kenzy.

Elle examinait les lettres écrites de façon égale. Cette écriture l’intriguait encore …

 

* * *

 

Le lendemain, à dix-neuf heures précise, le père de Nicholas était arrivé; habillé en trappeur. Il avait été retardé, avait-il expliqué au grand étonnement de la jeune institutrice, qui avait noté qu’il était pourtant à l’heure dite. Il avait alors brièvement expliqué que deux adolescents s’étaient égarés dans le boisé menant à la route de Chateauguay, et qu’une battue y avait été organisée par les Résidents du la région. Ils avaient finalement retrouvé les deux compères, le dos appuyé contre un cyprès, ivres morts et piqués au sang par les mouches, mais bien vivants.

Son premier réflexe avait été de reculer de surprise, devant l’homme à la forte carrure qui s’était présenté devant elle. Il avait alors enlevé son chapeau de loup, libérant une masse de cheveux brun foncé. Se tenant debout, il l’avait ensuite regardé droit dans les yeux, un léger sourire accroché aux lèvres. Elle s’était retrouvée à bégayer devant l’homme qui n’avait jamais cessé de sourire un seul instant. Conscient de son embarras, lui avait ensuite facilité les choses de façon désarmante.

Il avait jeté un regard dans la classe, puis s’était dirigé tout droit à l’endroit où s’asseyait son fils.

– Mais comment savez-vous? avait-elle demandé, stupéfaite.

– Normalement, c’est ici que se font placer les nouveaux venus. Comme j’ai été nouveau partout moi aussi, fit l’homme en souriant toujours, « je sais d’instinct ». L’histoire se perpétue …

– Ca alors! monsieur, pendant un instant j’avais pensé …

– Non, il ne m’a rien dit du tout, sauf peu être une petite chose …

Aurore avait regardé l’homme au regard perçant qui semblait lire dans son âme, puis s’était soudainement détendue. Elle n’avait fait qu’effleurer le sujet des bagarres, pour se lancer à raconter sa vie, devant l’étranger qui n’avait jamais cessé de sourire un seul instant.

Les coups répétés de l’horloge sonnant les vingt et une heures, l’avaient sortie de sa transe hypnotique. Avec effroi, elle avait soudain constaté que ça faisait plus de deux heures qu’elle parlait, sans arrêt.

– Je suis désolé, Monsieur, sincèrement. C’est la première fois que ça m’arrive.

– Kevin Mc Kenzie! mademoiselle Aurore. Appelez-moi Kevin, et je vous invite au restaurant les Toits gris, disons, samedi qui vient.

– Heu …

– Dites « oui », tout simplement! J’ai vu sa publicité sur une carte touristique, et je me disais que j’aimerais bien l’essayer, et en agréable compagnie.

« Et m’essayer par la même occasion, se dit-elle ».

– C’est d’accord, fit Aurore coincée. Mais à une seule condition!

– Laquelle?

– Je suis une femme respectable, et je tiens à ce que tout se déroule convenablement.

– Voilà qui est bien, Mademoiselle Aurore, moi aussi.

– Parfait! comme le dirait ma mère.

– Comptez sur moi! Je suis un homme d’honneur. Vous saisissez?

– Un peu oui, heu … Ce n’est pas ce que je voulais dire.

– Bien mademoiselle. Je vais vous rappeler à ce sujet dans le courant de la semaine. Je dois aller coucher mon garnement, s’il n’y est pas déjà, l’heure avance.

– Ça me convient. Ça me laissera le temps de me changer, réalisant trop tard qu’il n’y avait pas de classe le samedi.

Confuse, elle avait vu l’homme se lever et réprimer un petit rire, puis se courber devant elle, remettre son chapeau poilu, et repartir en silence. Aurore émergea de ses pensées, lorsqu’elle se rendit compte que les élèves avaient terminé leur travail depuis un petit moment, et recommençaient à faire des pitreries.

 

* * *

 

– Rangez votre manuel, et amenez-moi vos copies les matelots.

– Il est rangé depuis longtemps capitaine, on n’a plus que notre feuille et notre crayon.

– OK Ghyslaine, apporte-moi ton travail.

Se levant la première avec raideur, la jeune fille attira le regard de Nicholas qui la regarda plus attentivement. « Une sportive celle-ci », pensa-t-il. Imitant la meneuse, les autres se levèrent un par un, et déposèrent leur copie sur le coin du bureau. Ils aimaient bien leur enseignante, qui leur faisait prendre les études comme un jeu. Elle était le capitaine, eux les matelots : selon les grades qu’elle leur donnait à chaque fin de mois, tout dépendamment de leurs notes.

– Vous pouvez partir, et bonne fin de semaine! les matelots.

– Bonne fin de semaine capitaine! firent les étudiants en pagaille, en prenant leur sac à dos en jacassant.

Aurore regarda le calendrier. « Demain samedi ». Elle appréhendait un peu ce rendez-vous, mais maintenant ne pouvait plus faire machine arrière. La veille, vers les dix-huit heures, elle avait reçu un coup de fil de Kevin: qui lui confirmant qu’il n’avait pas oublié le rendez-vous.

– Bonne fin de semaine! Madame.

– Oh! toi aussi Nicholas, fit-elle surprise.

Elle le regarda partir, perplexe de ne pas avoir remarqué qu’il traînait encore dans la classe. Parfois, elle le voyait à un endroit, puis soudain, semblait venir de l’endroit opposé.

Aurore était fière de sa classe. Auparavant, elle avait fait un stage dans une école publique, ou elle avait frôlé la dépression; tant les étudiants étaient indisciplinés et distraits. Ici! « Ils apprenaient tout en s’amusant ». Elle ignorait que l’avenir serait totalement différent, non seulement à cause de la rencontre avec l’homme mystérieux, mais pour autre chose.

 

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Marié père de deux garçons, je suis né dans un petit village au Québec.

 

J'ai cessé l'école tôt dans ma vie par obligation. Nous avions une ferme et mon père à eu un accident en bûchant dans les bois. J'ai donc travaillé beaucoup manuellement pendant plusieurs années.

 

Je suis ce qu'on appelle aussi un mordu de la lecture. Je lis vraiment tout ce qui me tombe sous la main. C'est de cette façon que j'ai appris comment s'écrivent les mots.

 

En éternel étudiant autodidacte, j'ai continué à apprendre plein de choses dans divers domaines. Je suis rarement perdu dans mes pensées, j'essaie de vivre le présent intensément. Regarder et apprendre.

 

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Jean-Yves Demers se fera un plaisir

de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

 

Adresse de correspondance électronique :

 

commis20022001@yahoo.fr

 

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Lettre d'appui de l'auteur à la fondation

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Bonjour,

Je trouve très importante la démarche et le projet du Salon des partenaires de la Fondation littéraire Fleur de Lys.

C'est un projet qui à de l'avenir. Il permet à beaucoup de gens de se remettre à l'écriture et à la lecture. C'est aussi une belle porte ouverte à nos jeunes qui poussent. Leur redonner l'amour des mots, et les tirer un peu de devant les jeux vidéo auxquels ils sont scotchés un peu trop à mon avis.

Les mots sont notre façon de communiquer, que ce soit verbalement ou bien par le biais de l'écriture.

Ne laissons pas cette façon de faire tomber dans l'oubli au profit des images vidéo et de son pouvoir ludique un peu malsain selon certains cas.

J'aurais une énorme admiration pour les autorités en place, s'ils ouvriraient la porte un peu plus au domaine littéraire et appuieraient davantage la Fondation littéraire Fleur de Lys .


Amicalement!

 

Jean-Yves Demers, Lac-Mégantic, Québec.

 

 

 

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