Préface
Les choix que nous
faisons aujourd'hui influenceront notre vie entière.
Jeune enfant, je
croyais vraiment que le monde était parfait et je refusais de croire que les
gens pouvaient être méchants, jusqu'à mon premier jour de classe.
Ce fut pour moi la
découverte de cette triste réalité. J'aurais tellement aimé que ceux de mon
entourage correspondent à la vision parfaite que j'avais d'eux. Dieu que
l’existence aurait été magnifique! Les années ont passé, emmenant avec elles mes
illusions et mon innocence.
Pourquoi des gens
à qui je n'avais jamais rien fait s'attaquaient-ils à moi? Comment pouvais-je
détester une personne au premier regard et en aimer une autre dès notre
rencontre?
À la fin du
secondaire, ressentant comme un grand vide, je décidai de prendre ma vie en
main. Ne connaissant personne pour me guider et en qui j'avais assez confiance
pour me confier, je me mis à lire tout ce qui me tombait sous la main et à
écrire pour mieux me comprendre. Je dévorais des ouvrages sur la pensée
positive, sur le subconscient, sur la vie après la vie, sur la psychologie, des
romans d'actions et même d'horreurs. Je peux dire que toutes mes lectures,
spirituelles ou pas, m'aidèrent à passer au travers de bien des événements.
Chaque livre contribua à ma quête, mais j'éprouvais toujours ce sentiment de
vide qu'il me semblait impossible de combler.
J'avais tellement
de questions qui restaient sans réponses malgré mes lectures. Pourquoi tant de
méchanceté? Pourquoi certains naissent-ils riches et d'autres pauvres? Pourquoi
les guerres? Pourquoi les meurtres? Pourquoi les viols? Pourquoi? Pourquoi?
Pourquoi?
Durant mes études
au collège de Sherbrooke, un ami me parla de la théorie du karma et des vies
passées (réincarnation). Lorsqu'il m'expliqua tout ce qu’impliquaient nos
agissements présents et passés sur nos vies, une lumière s'alluma en moi. Grâce
à lui, je venais de découvrir ma réalité. Ensemble, nous fîmes des recherches
sur le sujet. Pierre fut pour moi un véritable guide. Je lui en serai
éternellement reconnaissant.
Maintenant que je
disposais d'une nouvelle vision du bien et du mal, tout se modifiait en moi. Je
comprenais que même si c'était parfois difficile à accepter, il n'y avait pas de
victime en ce monde. Nous ne subissions que les répercussions de nos actes
passés.
Cette nouvelle philosophie de vie me trans-forma. En intégrant consciemment le
concept que chacune de mes actions a des conséquences positives et négatives sur
ma vie présente, je devins une meilleure personne, car je compris que ma vie
était le résultat de mes incarnations passées.
Votre auteur
Chapitre 1
Ils s'étaient
rencontrés, cinq mois plus tôt. Ils devaient prendre le repas du soir ensemble.
En se préparant pour aller la chercher, Michel pensa à leur nouvelle relation.
C'était la première fois qu'il était amoureux d'une fille. Il revoyait ses longs
cheveux noirs et sa façon de repousser d'un coup de tête son épaisse crinière.
Ce geste banal pour certain, suffisait à faire monter le désir en lui. En se
regardant dans la glace, Michel s'aspergea de son parfum préféré. Puis, il
enduit de gel ses cheveux blonds, ce qui, espérait-il, augmenterait la libido de
Myreille. Il remarqua que le bleu de ses yeux brillait plus qu’à l’habitude.
C’est sûrement l’effet de l'amour, se dit-il en souriant.
De légers coups
frappés à la porte de la salle de bains le tirèrent de sa rêverie.
– Michel, es-tu
toujours vivant?
– Oui, Maman, dit-il
en riant.
– C'est Myreille pour
toi, au téléphone.
Il sortit trop
rapidement de la salle de bain et heurta le bibelot, posé sur la table de
téléphone. Il réussit à l'attraper au vol, sous le regard amusé de sa mère.
– Allô, Myreille?
– Je voulais savoir si
notre rendez-vous pour souper tenait toujours?
– Tu parles! J'ai
pensé à toi toute la journée.
– Moi aussi, dit-elle
avec un sourire dans la voix, j'ai très hâte de te voir.
Elle imagina le corps
de Michel. Elle se voyait le couvrir de baisers. Il avait un corps de nageur,
ferme sans être trop musclé. Elle l'imagina la transportant dans ses bras.
Myreille s'obligea à étouffer ses fantasmes, car elle sentait que si elle
continuait, elle ne pourrait se retenir de lui dire qu'elle était amoureuse.
– J’arriverai chez
toi, comme convenu, vers dix-sept heures trente.
– Très bien, je serai
prête.
En raccrochant,
Myreille revit le premier baiser qu'ils avaient échangé. Depuis, elle sentait
que s'embrasser ne suffisait plus. Elle était prête à se donner. Assise près de
la commode de sa chambre, elle regardait la décoration qui faisait vraiment trop
petite fille. Comme le temps avait passé vite.
Elle se revoyait dans
le magasin Valérie Déco avec sa mère, pour trouver la décoration qu'elle avait
vue dans un magazine. Elle lui avait offert ce cadeau pour ses quatorze ans.
Jamais à cette époque, elle n'aurait pensé que trois ans plus tard, elle
voudrait s'offrir à un garçon.
Elle prit la petite
robe d'été bleue qu'elle venait d'acheter avec ses économies. Elle l'avait
soigneusement accrochée à un cintre dans sa penderie, pour le grand jour,
qu'elle croyait être aujourd'hui. Pouvait-elle pousser l'audace jusqu'à ne pas
porter de soutien-gorge? Elle sourit, enleva son peignoir, enfila une culotte
blanche en dentelle et d'un mouvement rapide, passa sa robe au-dessus de sa tête
puis, l'ajusta à son corps.
En se mirant dans la
glace, elle se demanda en souriant comment sa poitrine avait pu prendre autant
de volume en une année. Elle mit une paire de sandales blanches, fit une
dernière retouche à son maquillage, s'admirant à nouveau. Satisfaite, elle
envoya un baiser au reflet de son image avant de quitter sa chambre.
Une demi-heure plus
tard, on sonna à la porte. Le cœur battant, Myreille découvrit un Michel
souriant et plus beau que jamais. Elle lui donna un baiser sur les lèvres.
– Tu viens? J'ai une
surprise pour toi.
Il lui tendit la main
et l'attira vers la voiture. Un cadeau était posé sur le siège, du côté
passager. Avant de s'asseoir, Myreille prit le paquet et retira délicatement
l'emballage sous le regard mi-amusé, mi-inquiet de Michel.
– Comme c'est joli!
Des larmes de joie
emplirent ses yeux.
– Tu l'aimes?
– Si je l'aime? Je
l'adore! Tu es un amour!
C'était la croix que
Michel avait reçue en cadeau de sa grand-mère lors de sa première communion. Il
l'avait gardée en attendant de la donner à la personne qui saurait faire battre
son cœur. Il l'aida à attacher le bijou à son cou, puis la regarda droit dans
les yeux
– Je t'aime, Myreille!
J'ai vraiment l'impression de te connaître depuis toujours. Tu m'as donné le
plus beau cadeau qui soit en entrant dans ma vie. Je ne sais pas ce que me
réserve l'avenir, mais je suis certain d'une chose, c'est de vouloir le passer
avec toi.
– Je t'aime, moi
aussi.
Elle l'embrassa
passionnément, lui prit la main droite et la posa sur sa poitrine à la hauteur
de son cœur.
– Tu vois comme il
bat? C'est juste pour toi.
Ils se regardèrent et
dirent en même temps :
– On oublie le souper.
Lors d'une promenade
dans les bois, Michel avait repéré un vieil entrepôt abandonné, isolé de la
ville. Il s'était dit qu'un jour ça pourrait lui servir. Il emprunta le même
sentier, en redoublant de prudence, car il ne se sentait pas en pleine
possession de ses moyens. Myreille avait déposé une main sur sa cuisse pendant
qu'il conduisait. Son pantalon était humide sous la chaleur moite de sa main. Il
comprit sa nervosité :
– Tu sais, si tu n'es
pas prête, nous pouvons attendre.
Elle dégrafa les
boutons de sa robe en guise de réponse. Ils sortirent de la voiture, prirent une
couverture et une lampe de poche dans le coffre arrière de la voiture. Se tenant
par la main, ils se dirigèrent à pas lents vers l'entrepôt. Michel repéra une
entrée sur le côté de l'immeuble. Il incita Myreille à le suivre. Étrangement,
elle n'avait pas peur. Elle se sentait tellement euphorique et amoureuse qu'elle
était certaine que rien de mal ne pouvait leur arriver. Ils marchèrent jusqu'à
une grande pièce et y installèrent la couverture.
En cette fin
d'après-midi d'été, ils pouvaient voir la lueur de la lumière du jour, filtrée
par les fenêtres sales dont le cadre était muni de barreaux de fer. Enlacés,
leurs bouches ne faisaient plus qu'une.
Ils se regardèrent
dans les yeux, se déshabillant lentement et s'offrant mutuellement le spectacle
qu'ils avaient tant attendu. Ils explorèrent avec leurs mains et leurs bouches,
le corps de l'autre.
À la demande de
Myreille, Michel enfila son condom et la pénétra pour la première fois. Elle
lâcha un cri de douleur et de plaisir. Il se retira jusqu'à ce qu'elle lui
demande de continuer. Leurs corps étaient secoués par de longs frissons. Ils
faisaient l'amour non pas comme une première fois, mais comme s'ils se
connaissaient depuis toujours. Myreille pleurait doucement, car elle savait
qu'elle venait de quitter son enfance à jamais. Blottis l'un contre l'autre, ils
parlèrent un long moment avant de s'endormir, rassasiés d'avoir goûté à ce
moment magnifique qui ne reviendra jamais.
Myreille fut réveillée
par des pas autour d'elle. Elle entendait des râlements étouffés juste à côté.
Même avec les yeux ouverts, elle ne pouvait rien voir, car il faisait nuit. Elle
tendit la main vers le corps de Michel. Au toucher, il était froid et humide.
Inquiète, elle prit la lampe de poche qui se trouvait près d'elle et éclaira
dans la direction de son amoureux. En l'apercevant, elle fut prise de panique.
Elle voulut courir, mais une main la retint par les cheveux. Elle sentit sa tête
basculer vers l'arrière, et une brûlure lui transpercer la gorge. Elle porta la
main à son cou et s'effondra. En touchant le sol, Myreille réalisa qu'elle
allait mourir.
Un roman… intriguant, un
suspens bien entretenu, des références personnelles qui me semblaient
collées à ma jeunesse, une vision éclairée de la vie, bref, tout y était
pour me rendre palpitante la lecture de ton livre.
Félicitations encore, tu peux être fier de ce que tu as écrit, c’était
un acte généreux en soi.
Ginette
* * *
Luc,
Félicitation pour ton premier roman.
Dès le début, ce qui m'a plus impressionné, c'est la façon dont tu nous
fais ressentir si facilement les émotions en passant par l'amour jusqu'à
la peur, la détresse et la torture.
Tu m'as transporté par tes écrits dans ce merveilleux roman, bien
souvent stressant, mais aussi très en enrichissant. Malgré mes lectures
sur la réincarnation et autre ouvrage sur les pensées positives, c'est
la première fois que je comprends aussi bien la loi karmique.
Grâce à ton roman La Loi du Talion, j'espère que tout comme moi, le
monde comprendrons mieux que nos actions ont des conséquences positives
ou négatives sur notre vie présente et futur
Luc, j'aime beaucoup la façon dont tu as traité le sujet. Les
personnages sont vraiment intéressants et pour la plupart attachant.
L'histoire est très captivante et ta façon d'écrire est incroyable,
c'est facile et agréable de te lire. Tu m'as fait rire, pleurer,
stresser et j'ai eu très peur.
Tu es un nouveau romancier rempli de talent. Je suis très fière de toi.
J'ai bien hâte de lire la suite...
Valérie
* * *
Bonjour Luc,
Tu y es enfin parvenu. Félicitations pour ta patience et ton travail
acharné. En plus, je peux maintenant mettre un visage sur ton nom, c'est
fabuleux ce que nous apporte Internet.
À quand le prochain roman?
Michelle
* * *
Salut Luc! Belle adresse électronique en passant...
Bon eh bien, nouvelle incroyable, j'ai fini ton livre en moins de 3
jours!... C'est parce que quand je lis un livre, je le finis en 2 mois
d'habitude! Mais là c'est les vacances et j'ai pris le temps! J'ai
vraiment aimé ça! L'horreur et le spirituel réunis, ça faisait vraiment
quelque chose d'intéressant! C'est drôle parce que l'autre jour, je
voulais justement te demander si tu avais vu «Au Delà De Nos Rêves»! Je
l'ai revu il y a une semaine chez mon père et je l'ai adoréééé! J'avais
la même réaction que Lauralynne :). Quel film sensationnel! Les
peintures et le paradis de sa fille me font capoter! ( Y'a pas d'autre
mot! )J'ai une question sur le livre; au début on en apprend sur Michel
et Myreille... mais en réalité qui sont ils? Selon mon interprétation,
c'est une vie passée de Laurlynne et de Luke... ou de Luke et Joannie
?...
Des fois quand Joannie parlait, je me reconnaissais parce qu'elle disait
des choses que je connaissais déjà et que j'essayais d'expliquer aux
gens!
Avant j'avais peur de la mort, mais maintenant je comprends que c'est un
phénomène magnifique. Je vais arrêter la, parce que j'écris tellement!
Je me sens coupable!.. Hihihi Encore bravo pour cet accomplissement.
Cynthia
* * *
Salut Luc,
Je voulais tout simplement te dire que ton livre est vraiment
"écoeurant" !!!!
C'est super bon. Je suis rendu au chapitre 13 et j'ai vraiment hâte de
connaître la suite.
Bravo !
En passant, j'aurais bien aimé rester plus longtemps samedi pour voir
les auditions. J'espère que ta rencontre pour l'adaptation de ton roman
c'est bien passé.
J'ai hâte d'en savoir plus...
Salut
a+
Christian
* * *
Cher Luc Parent,
Merci, Merci, Merci,
Mon fils est décédé de façon tragique il y a maintenant 5 ans. Je viens
de terminer la lecture de votre ouvrage. Merci de m'avoir enlevé le
poids et ma colère contre dieu grâce à vos écrits. Je me sens libérée
d'un poids, car la douleur que je ressentais contre mon fils d'être
parti et la colère que je générais contre dieu était en train de me tuer
à petit feu. Je pleurs depuis la fin de ma lecture, car j'ai compris que
mon fils m'avait été envoyé pour que je comprenne que les gens qui nous
entourent ne sont pas acquis.
Il était libre de conduire en état d'ébriété et je comprend enfin que ce
n'est pas l'éducation que je lui ai donné qui est en cause. Je comprend
tellement de chose après vous avoir lu.
Merci et je suis tellement heureuse que dieu ai mis sur ma route votre
livre, pour être honnête, vous m'avez fait renaître.
Merci encore et sans vous connaître, je vous aime.
Collette Tremblay
Lac St-Jean