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Ces émotions qui nous chavirent !
MADELEINE PELLERIN
Roman
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2008, 194 pages.
ISBN 978-2-89612-250-9
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Couvertures
Ces émotions qui nous chavirent !, roman,
Madeleine Pellerin
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Présentation
Ces émotions qui nous chavirent !, roman,
Madeleine Pellerin
Marjoline s’accorde une fois par année
une semaine de vacances. Cette dernière
débutera de façon grandiose avec une
surprise organisée par son mari. Mais il y a
une ombre au tableau qui l’inquiète : sa
fille Marilou, âgée de vingt ans, vit une
déception amoureuse.
Ce roman met en relief des relations
humaines intergénérationnelles. Différents
personnages vivent des situations émouvantes
et osent partager leur vécu émotionnel.
Finesse, franchise, psychologie et humour
animent les dialogues.
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Extrait
Ces émotions qui nous chavirent !, roman,
Madeleine Pellerin
Commencement du chapitre I - Vendredi
Marjoline ouvre les yeux avant la sonnerie de son réveil,
contrairement à son habitude. Une légère brise annonce une autre
belle journée d’été en faisant danser les rideaux de dentelle
dans la chambre au décor harmonisé de blanc. Les rayons du
soleil qui s’infiltrent au travers du store semi-opaque créent
une atmosphère douce. Marjoline pense à sa fille Marilou qui ne
semble pas heureuse dans sa relation amoureuse et cela la rend
anxieuse. Elle essaie de se raisonner en pensant que sa fille
est âgée de vingt ans, qu’elle est capable de gérer sa vie, mais
les inquiétudes d’une mère sont toujours présentes, peu importe
l’âge de son enfant.
Le bruit du store qui s’abat régulièrement sur le cadrage de
la fenêtre chasse le bavardage mental de Marjoline. Elle règle
son réveil à off, met sa robe de chambre en satin ivoire et,
pieds nus, descend au rez-de-chaussée. Marcher pieds nus lui
donne un sentiment de grande liberté. Elle adore sentir la
texture du luxueux tapis d’Aubusson de sa chambre ou du salon,
les planchers de bois ou de granit des autres pièces de la
maison. Dans la cuisine, aux armoires d’érable foncé et aux
comptoirs en quartz, elle prend plaisir à préparer son déjeuner
avec une variété de fruits savoureux. Elle insère le CD de La
Traviata dans le lecteur pour écouter son air d’opéra
préféré, et s’installe dans la verrière, sa pièce préférée de
cette maison victorienne d’Outremont qu’elle a héritée de ses
parents. Son mari, Ross, aime aussi goûter le charme de cette
pièce.
Marjoline parcourt les articles du quotidien du matin tout en
contemplant brièvement le ciel. Après sa lecture, elle ferme le
journal et le glisse plus loin sur la table. D’une main elle
balaie l’air comme pour éloigner les mauvaises nouvelles et, de
l’autre, boit sa dernière gorgée de café tiède en jetant un coup
d’œil à sa cour privée qui l’éblouie, comme si elle la voyait
pour la première fois. Bordée latéralement par de gigantesques
haies verdoyantes, embellie par de magnifiques arbres dont on a
respecté la vieillesse et le charme, ennoblie par certaines
branches qui tombent sur l’herbe veloutée et, comme toile de
fond, des lierres et des clématites qui se frayent
harmonieusement un chemin sur les treillis en bois devant un
petit boisé, sa cour lui offre un spectacle harmonieux et
méditatif. Marjoline est impressionnée de voir le feuillage
luxuriant des pommiers. Des rosiers, des potentilles, des
anémones, des pensées, des géraniums et d’autres espèces de
fleurs ornent magnifiquement le jardin ou les boîtes à fleurs.
Une famille de canards a élu domicile dans la piscine et nagent
silencieusement laissant derrière eux un sillage superficiel.
Soudainement, un des canards bat des ailes et brise ce sillage
en se redressant et en faisant un virage de trois cent soixante
degrés. C’est le ramage des oiseaux qui se fait entendre du haut
des haies qui la tire de sa méditation.
Marjoline apporte sa vaisselle sale, la dépose dans le
lave-vaisselle et monte à sa chambre. Se douche, se coiffe, se
maquille légèrement et s’habille. De bonne humeur, elle se
dirige vers le grand hall d’entrée décoré de deux belles portes
françaises. Devant le long miroir, elle replace sa blouse en
dentelle et les plis de sa jupe longue. Pour ses quarante-cinq
ans, elle se trouve bien proportionnée par rapport à sa taille
moyenne. Elle adore sa chevelure abondante plus sel que poivre
qu’elle remonte chaque matin et fixe avec des peignes, juste
pour lui donner un petit air joliment décoiffé. Dans sa famille,
les cheveux blancs se font un honneur d’apparaître dès la
vingtaine depuis des générations. Avant de partir travailler, le
regard de Marjoline se pose sur une photo encadrée qui est placé
sur le bureau où elle se voit avec son mari et sa fille. Pendant
un bref instant, elle se laisse envahir par ses inquiétudes
concernant Marilou. Puis, elle active le système d’alarme, sort
de la maison et tourne la clé dans la serrure en entendant l’air
de La Traviata.
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Biographie
Madeleine Pellerin
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Madeleine
Pellerin est originaire de Shawinigan. Diplômée de l’école des
sciences infirmières de l’Hôtel-Dieu de Montréal en 1970 elle œuvre
dans différents domaines tels que milieu hospitalier, centre
d’hébergement et CLSC. Elle demeure dans la région de Lanaudière
depuis 1973. En 1990, elle enrichit ses connaissances en
périnatalité et anime des rencontres prénatales dans le secteur
privé ou public durant une douzaine d’années. Elle publie chez
Flammarion Québec, en 2003, son premier
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livre « À l’aide,
bébé arrive ! Faire des choix éclairés avant et après
l’accouchement. »
En 2008, elle
prend sa retraite définitive, travaille comme bénévole aux soins
palliatifs et réalise son rêve en écrivant ce premier roman.
Voir aussi :
http://lettres.connexion-lanaudiere.ca/Fiche.asp?Num=449
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Bibliographie
Madeleine Pellerin
À
l’aide, bébé arrive!
Madeleine Pellerin. Flammarion, 2003, 207 p. : ill.
; 23 cm. Notes : Comprend un index. Bibliogr.: p.
193-196. ISBN : 2-89077-246-2 (br.)
Informations :
mpellerin113@videotron.ca
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Madeleine Pellerin
Madeleine Pellerin se fera un plaisir
de lire et de répondre personnellement à vos
courriels.
Adresse de correspondance électronique :
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