Maison d'édition et librairie québécoises en ligne sur Internet

avec impression papier et numérique à la demande.

Accueil

Librairie

Maison d'édition

Nous

Contact

Recherche

 

Par Montréal et par Vaud, Michel Gallay,
récit autobiographique.

Éditions Michel Gallay, Montréal, Québec, 340 pages.
ISBN : 978-2-9805938-1-9

 

L'exemplaire numérique (PDF) de ce livre

est offert gratuitement par l'auteur

Couvertures

Extraits disponibles sur cette page :

Avant-propos

Introduction

Communiquer avec l'auteur

Télécharger votre exemplaire numérique gratuit

 

 Partager sur Facebook

 

COUVERTURES

 

Par Montréal et par Vaud, Michel Gallay,
récit autobiographique, Éditions Michel Gallay

 

[ Avant-propos ]

[ Retour au menu ]

 

AVANT-PROPOS

 

Par Montréal et par Vaud, Michel Gallay,
récit autobiographique, Éditions Michel Gallay

 

 

AVANT-PROPOS

 

Ma petite Céline,

 

Si tu pouvais me voir en ce moment m’avancer dans cette cathédrale, je m’imagine le petit sourire narquois qui illuminerait ton joli visage et je t’entends me murmurer à l’oreille : « Faire mon éloge, te voilà mal pris, mon gars ! Vas-y, envoie ! ».

 

Si je suis mal pris en effet, c’est parce que je dois résumer en quelques mots l’extraordinaire exemple de courage que tu as montré à tout ton entourage et, en particulier, à ta famille que tu adorais et au globe-trotter suisse, célibataire endurci, qui, il y a 33 ans, est tombé dans un piège si gentiment tendu. Tu sais bien que ce n’est que pour toi que je suis resté au Québec et que, pas une seconde, je n’ai regretté ma décision.

 

Tu m’as parlé parfois des premières années de ta vie, quand tu ne pouvais presque pas marcher, avant que tu sois, à l’initiative de ton père, lui-même chirurgien, opérée à Baltimore pour une malformation du cœur. Je sais que ta mère ainsi que ton frère Jean-Michel, ton compagnon de jeu presque de ton âge, t’ont alors beaucoup aidée. Tu m’as souvent parlé des relations très privilégiées qui se sont poursuivies avec ton père, que je n’ai pas connu. Il te disait que tu devais agir comme si tu n’avais aucun problème de santé, que tu étais capable… C’est ainsi que tu as participé activement aux campagnes électorales de ton grand frère Marcel et que tu ne t’es pas privée de sorties culturelles avec ta sœur Marie-Pia.

 

Je t’ai connue en 1976, peu avant ta deuxième opération à Montréal à laquelle je ne suis pas complètement étranger. J’ai pu me rendre compte du courage et de la détermination qu’il t’avait fallu, avec ton sérieux handicap, pour faire tes études et pratiquer ton beau métier d’enseignante.

 

Depuis lors, ta santé s’était bien améliorée. Mais deux grandes opérations du cœur, ça laisse des traces, qu’on le veuille ou non. Et toi, tu ne le voulais pas. Personne ne s’en est jamais rendu compte, sauf quand la route montait  et que tu avais de la difficulté à suivre le rythme. J’ai souvent, entre autres à Zermatt, en Suisse, concilié mon grand amour de la montagne avec ton essoufflement rapide. Tu montais en télécabine ou en téléphérique et je montais à pied. Et nous redescendions ensemble après un bon repas dans le restaurant d’en haut. C’est sans aucun regret que j’ai renoncé à mes rêves d’escalader le Mont-Blanc et le Kilimandjaro et de faire du trekking au Tibet.

 

Tu  as terminé  tes trente-cinq  ans d’enseignement – d’abord à Joliette, puis à l’Île-Bizard – pour te rapprocher de ton fonctionnaire de mari qui travaillait au centre-ville de Montréal. Je sais que tu n’avais pas de difficulté à faire régner la discipline dans tes classes. Tu me disais qu’un seul regard suffisait, et je peux facilement le croire. Ton regard disait tout. Nous habitions alors à Saint-Laurent, mais notre véritable chez nous, pendant 18 ans, ce fut notre chalet à Saint-Sauveur où nous partagions notre amour commun pour le jardinage.

 

Nous étions tous les deux à la retraite depuis 1996. Nous avons vendu notre chalet pour pouvoir voyager davantage autour du monde. Nous avons pris goût aux croisières qui nous ont menés, entre autres, à l’extrême sud et à l’extrême nord de la planète. Je sais que tous ces voyages t’ont bien plu. Tu te rappelles notre dernier voyage en Suisse, en septembre dernier, en particulier notre montée en train jusqu’à plus de trois mille mètres d’altitude, au Gornergrat, au-dessus de Zermatt ?

 

Depuis le mois de mai dernier, nous vivions dans un immeuble qui répondait parfaitement à nos vœux, proche du stade olympique, où tu t’es fait immédiatement des amis, où tu jouais aux quilles et à la pétanque. Notre déménagement, pour lequel tu as beaucoup insisté, restera le dernier beau cadeau que tu m’as fait. Je sais maintenant que j’ai des chances de finir mes jours au Québec au lieu de rentrer en Suisse.

 

J’ai téléphoné personnellement à tes meilleures amies. J’ai pu noter à quel point elles t’appréciaient. Je les ai souvent fait pleurer.

 

J’arrive au bout de mon hommage, mais je dois dire, avant de terminer, que tu n’étais cependant pas la perfection personnifiée. Car si tu adorais la lecture, les mots croisés et les jeux de lettres, tu n’aimais vraiment pas écrire. Combien de fois m’as-tu demandé d’écrire un texte ou une lettre ! Je viens de relire pour la première fois toutes les lettres que tu m’as envoyées en 1976 et 1977, quand tu vivais à Joliette, et moi, à Québec. Je m’imagine la somme d’efforts qu’ont représentée les longues missives que tu m’écrivais en réponse aux miennes. Je réalise a posteriori que c’est peut-être la plus belle preuve d’amour que tu m’aies donnée.

 

Nous avions évoqué quelquefois la disparition de l’un d’entre nous. Il était clair, dans ton esprit, qu’après les pleurs, la vie devait continuer. Ce sera dur, mais je te promets d’essayer. Merci pour toutes ces belles années. Je serais comblé si je t’avais apporté la moitié du bonheur que tu m’as procuré. Merci, merci…

 

 

* * *

 

 

En rédigeant cet hommage que je lirai le 14 janvier à la cathédrale de Joliette, je n’ai d’autre choix que de me limiter à quelques lignes alors que je pourrais en dire tellement plus…

 

Je me fixe donc la mission de réécrire toute la deuxième partie du livre que j’avais publié en 1998 à compte d’auteur et que j’avais distribué à titre gracieux à quelques membres de ma famille, à des amis et à d’anciens collègues de bureau, mais aussi, à un ou deux journaux et à quelques hauts (et moins hauts !) fonctionnaires du Québec qui m’avaient obligé à prendre une retraite anticipée.

 

J’avais en effet accompli un vrai tour de force en écrivant un récit autobiographique dans lequel je parlais très peu de la femme admirable qui fut, dès 1976, à la fois mon rayon de soleil et ma planche de salut, et qui a totalement bouleversé le cours de mon existence. Cette discrétion peut sembler incompréhensible ; elle est cependant parfaitement explicable. Compte tenu du ton polémique que j’employais, je ne voulais pas que mes lecteurs puissent faire un quelconque rapprochement avec ma belle-famille. Je ne donnais que le prénom de ma femme.

 

Je répare aujourd’hui cette incongruité. Je connaissais assez Céline pour être totalement convaincu qu’elle approuverait mon initiative. Je sais ce que je peux dire. Je sais aussi ce que je dois taire.
 

 

[ Introduction ]

[ Retour au menu ]

 

 

INTRODUCTION
 

Par Montréal et par Vaud, Michel Gallay,
récit autobiographique, Éditions Michel Gallay

 

 

C’est en 1993 que, à la suggestion de mon médecin, je commence à décrire la succession d’événements qui m’ont finalement forcé à prendre, deux ans plus tard, une retraite anticipée de la fonction publique québécoise.

 

J’essaie, par simple défi personnel et pour stimuler un cerveau en voie d’atrophie, d’écrire avec autant d’application que si je m’adressais à un vaste public d’ici et d’ailleurs. Je m’efforce tant bien que mal d’agrémenter le style volontairement aseptisé dont je me servais avec succès dans mes communications professionnelles, en particulier avec le Conseil du trésor. Je cherche aussi à canaliser ma fureur, si légitime qu’elle puisse être, et à convertir en un langage convenable des cogitations qui le sont beaucoup moins.

 

Je me prends à mon propre jeu. Écrire, ce n’est pas seulement un remède ; c’est un véritable engouement, ma nouvelle drogue. Je déborde vite du cadre étroit de mon conflit de travail et j’explique par quel étonnant concours de circonstances, alors que je n’étais qu’un voyageur de passage, je suis entré en 1970 dans la fonction publique du Québec et m’y suis incrusté pendant plus de vingt ans, sans avoir aucune des aptitudes qui font un bon fonctionnaire, à l’exception peut-être d’une passion immodérée pour la lecture des journaux.

 

Je montre comment, tout au long de ma carrière de rond-de-cuir, j’ai presque toujours accompli seul des tâches prévues pour deux personnes et même davantage, sans pour autant que mon degré d’occupation n’atteigne jamais les niveaux que j’avais connus auparavant dans l’industrie privée, tant en Suisse qu’à Montréal.

 

Plus j’écris, plus je retrouve l’esprit combatif que mes mésaventures avaient passablement émoussé. Je saisis à pleines mains l’occasion inespérée qui m’est tout à coup offerte d’évoquer certaines réalités qui m’écœurent depuis tant d’années, à savoir les organigrammes gonflés artificiellement et les descriptions de tâches bidon qui en sont les conséquences inéluctables.

 

C’est à la lecture des quelques pages que je viens de pondre dans un premier jet que je prends conscience de l’ampleur du désastre. Je me suis en effet attaqué à l’équivalent de la quadrature du cercle en voulant décrire mon parcours dans un milieu dont l’assoupissement est la caractéristique dominante, sans pour autant administrer un somnifère à d’hypothétiques lecteurs. Je décide instantanément de faire diversion : au récit des mornes tribulations d’un petit gratte-papier helvétique au Québec, j’intègre la narration bien moins triste de l’acclimatation trop aisée d’un touriste bambocheur à la vie nocturne du Vieux-Québec.

 

En m’écartant de mon thème initial, je parviens même à faciliter ma démonstration. Car si un globe-trotter plutôt désinvolte, ni foudre de guerre, ni crétin congénital, ni porté à l’excès de zèle, est parvenu, sans jamais être débordé, à accomplir seul des tâches attribuées, en théorie, à plusieurs employés, et cela malgré une vie nocturne loin d’être celle d’un enfant de chœur… n’y a-t-il pas anguille sous roche ? Il n’est peut-être pas farfelu de le supposer !

 

J’explique aussi comment la rencontre non programmée d’une âme sœur « pure laine » m’a incité à m’établir définitivement au Québec, le bohème un peu bourgeois de la vieille capitale se transformant d’un jour à l’autre en bourgeois un peu bohème de Montréal.

 

Le plaisir d’écrire s’accentue. Pourquoi dès lors ne pas continuer en remontant dans le temps ? Pourquoi ne pas expliquer ma décision de quitter la Suisse, un si beau pays ? Pourquoi ne pas exhumer quelques souvenirs de mon enfance, du temps de mes études et des premières années de ma vie professionnelle ? Pourquoi ne pas entonner un hymne en hommage à des parents si admirables ? Pourquoi ne pas faire un clin d’œil à tant de bons copains abandonnés tout au long de mes pérégrinations ? Pourquoi ne me ferais-je pas plaisir ? Je n’écris que pour moi !

 

Je m’amuse enfin à parsemer mon récit de réflexions sur la politique québécoise en décrivant ma très lente métamorphose de fervent fédéraliste influencé par l’exemple suisse (d’avant 1968 !) en indépendantiste inconditionnel, touché au cœur par l’incurable intolérance des Canadiens anglais.

 

Je montre comment, au Québec, lorsqu’il s’agit de constitution, une porte ne peut être qu’ouverte ou fermée. Et comment les « Anglais » ont toujours jusqu’à présent été les grands vainqueurs, sans même combattre, de la longue guerre débilitante, avec tous ses dogmes et tous ses interdits, que se livrent depuis plus de trente ans deux absolutismes francophones, l’un idéaliste, l’autre à-plat-ventriste.

 

Je me prends peu à peu d’une folle affection rétroactivement… pour les Suisses alémaniques. J’envisage même de m’excuser publiquement pour les réflexions plus ou moins tendres dont j’ai pu gratifier au cours des années tant de copains, de collègues de travail ou d’inconnus d’outre-Sarine. Je me donne cependant de grandes circonstances atténuantes : je ne pouvais savoir alors à quel point ils auraient pu être pires s’ils avaient ressemblé, ne fût-ce qu’un tout petit peu, aux Canadiens anglais.

 

Je peaufine mon œuvre en replaçant toutes mes aventures dans l’ordre chronologique de leur déroulement.

 

Je termine ce travail en moins d’une année. Je le peaufine et le complète au cours des trois années suivantes. J’explique en particulier pourquoi, après avoir voté NON au référendum de 1980, je vote OUI, sans aucune hésitation, à celui de 1995.

 

La publication et la distribution de ce premier livre me permettent de reprendre contact avec plusieurs vieux copains, d’anciens camarades de classe et collègues de travail que j’avais perdus de vue.

 

Je m’attaque à la deuxième version de mon livre moins de deux mois après le décès de Céline. Je donne quelques précisions sur la manière dont nous nous sommes rencontrés. D’un commun accord, nous avions décidé en effet de ne pas en parler de notre vivant à tous les deux. Je résume aussi en quelques paragraphes l’existence de Céline avant que nos chemins se croisent, soit celle d’une jeune femme qui s’est toujours efforcée de vivre pleinement sans jamais se laisser influencer par ses problèmes de santé.

 

J’apporte également quelques autres modifications au texte original.

 

J’avais en effet écrit les derniers chapitres comme si j’écrivais un journal, en exprimant trop violemment ma mauvaise humeur. Avec le recul, je résume en quelques lignes un conflit de travail de très courte durée que j’ai depuis lors presque sorti de ma mémoire. Mes gesticulations d’alors me semblent maintenant totalement ridicules.

 

J’estime toujours que le Québec s’est stupidement tiré une balle dans le pied en votant NON au référendum de 1995 et que, pour des raisons purement mathématiques, cette chance historique ne se présentera jamais plus. Sans atténuer mes propos d’alors, je m’étends moins longuement sur ce qui est maintenant pour moi une affaire complètement réglée.

 

Je complète mon texte en évoquant quelques souvenirs de nos plus belles années, celles de la retraite.

 

Je termine, il le faut bien, par quelques lignes relatant la fin de notre belle histoire.

 

Je n’ai pas plus qu’en 1998 la ridicule prétention de me prendre pour un véritable écrivain ! Il a fallu, en effet, des circonstances très particulières pour que je me mette à écrire. Étant donné que ce second livre est beaucoup plus personnel que le premier, j’ai encore moins de raisons de le mettre en vente. Je me contenterai donc à nouveau de le donner à quelques membres de ma famille et de ma belle-famille, ainsi qu’à plusieurs amis. J’en garderai toutefois quelques exemplaires pour tous ceux et celles dont je mentionne le nom, pour les amies de jeunesse de Céline que, pour la plupart, je ne connais pas, et éventuellement pour quelques résidents et résidentes de mon immeuble.

 

J’exprime mes chaleureux remerciements à Marie-Eve, à Maude et à Marie pour l’aide inestimable qu’elles ont apportée à un aîné, peu féru d’informatique et au cerveau un peu rouillé, pour la réalisation d’un projet peut-être un peu trop ambitieux. Un grand merci également au frangin.


 

Obtenir un exemplaire

 

 

[ Suivi médias et Internet ]

[ Retour au menu ]

 

 

COMMUNIQUER AVEC L'AUTEUR

 

Michel Gallay

 

Michel Gallay se fera un plaisir de lire
et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique : gallay.mr@gmail.com 
 

 

[ Site Internet personnel de l'auteur ]

[ Retour au menu ]

 

 

TÉLÉCHARGER VOTRE EXEMPLAIRE NUMÉRIQUE (PDF) GRATUIT

 

Par Montréal et par Vaud, Michel Gallay,
récit autobiographique, Éditions Michel Gallay

 

NOTE TRÈS IMPORTANTE : Il est strictement interdit d'offrir ce livre en téléchargement sur un autre site. Prière d'utiliser un lien vers cette page web.

 

Pour télécharger votre exemplaire numérique gratuit,

choisissez la version désirée et cliquez sur l'un des deux logos ci dessous.

 

PDF

FORMAT ZIP

 

 

[ Retour au menu en haut de la page ]

 

 

Fondation littéraire Fleur de Lys, 31, rue St-Joseph, Lévis, Québec, Canada. G6V 1A8

Téléphone : 581-988-7146 (interurbain gratuit pour les abonnés au service téléphonique Vidéotron)

 

Le présent site est géré par la Fondation littéraire Fleur de Lys inc.
 

La Fondation littéraire Fleur de Lys décline toute responsabilité quant au contenu

des autres sites auxquels elle pourrait se référer.