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Michèle Bernard nous présente un récit historique captivant.

 

Marie-Louise au Yukon,

1896-1903


Récit historique

 

Michèle Bernard


Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, Illustré, 208 pages.

 

ISBN 978-2-89612-485-5

 

Couverture souple couleur

Format 6 X 9 pouces

Reliure allemande

 

Exemplaire papier : 24.95$ (Canada)

Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

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Marie-Louise au Yukon, 1896-1903, Récit historique,

Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

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PRÉSENTATION

 

Marie-Louise au Yukon, 1896-1903, Récit historique,

Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Marie-Louise Taché a une quinzaine d’années lorsqu’en 1897 elle entend parler du Yukon et de la folle ruée vers l’or du Klondike. Née dans une famille bourgeoise d’Ottawa, la jeune fille est pourtant fascinée par les quelque cent mille aventuriers inexpérimentés, en provenance du monde entier, qui se précipitent vers les champs aurifères des fleuves Eldorado et Bonanza, à l’autre bout du Canada. À quoi seront-ils confrontés ? Trouveront-ils tous richesse et gloire ? Au fil du temps, la jeune fille constatera avec étonnement que peu d’entre eux retournent à la maison millionnaires, que la très grande majorité fait plutôt demi-tour ruinée et désabusée, souvent malade ou estropiée. Certains y meurent aussi, de froid ou de misère. À l’aide des journaux et livres de l’époque, Marie-Louise suit leurs destinées avec passion.


Puis, un jour, en 1898, son père part à son tour à Whitehorse, un village perdu sur le fleuve Yukon. Marie-Louise en est chagrinée, car il sera longtemps absent, mais elle est aussi ravie, car elle aura de l’information privilégiée sur les chercheurs d’or. Ingénieur au service du gouvernement, Jean-Charles Taché est en charge des infrastructures à construire dans cette région lointaine et inhospitalière : routes, ponts, voies fluviales, chemin de fer et ligne télégraphique. Dix-huit mois plus tard, il revient à Ottawa chercher sa famille pour l’amener vivre au Yukon avec lui, tel qu’il l’avait promis.


En 1899, la folle équipée de Marie-Louise peut enfin commencer.


La traversée de l’immense territoire canadien se révèle être, au XIXe s, un véritable voyage initiatique. L’installation plus que rudimentaire sous les tentes d’un chantier du bout du monde et les mille péripéties qui en découlent, transforment Marie-Louise en aventurière « en jupons ». Elle a de qui tenir, car elle est fière descendante du découvreur Louis Jolliet (1645-1700) et sa famille compte plusieurs grands voyageurs célèbres, dont Mgr Alexandre Taché, évêque colonisateur de l’Ouest canadien.


Marie-Louise vivra trois ans au Yukon, rencontrant escrocs et célébrités, et affrontant périls, joies et misères.


Quelques années plus tard, lorsque le travail de Taché sera terminé, c’est au bras de l’ingénieur Paul Mercier, l’assistant de son père Jean-Charles et le fils du Premier ministre Honoré Mercier, que Marie-Louise regagnera le Québec. Le couple s’était rencontré dans cette contrée reculée, dans un environnement difficile, mais l’amour les attendait au détour. Ils auront été les premiers blancs à se marier dans la tente-chapelle de Whitehorse, en juin 1901.


Le destin du couple Mercier-Taché aura ainsi été scellé et à tout jamais.


Quel a donc été le parcours de ces personnages, de cette famille Taché, dont rien, vraiment rien, n’annonçait une vie aussi trépidante et décousue ? Dans quel contexte de détermination et de souffrances, mais aussi de violence et de folie collective leur vie dans le Grand Nord canadien a-t-elle eu lieu ?

 

 

 

NOTE DE L'AUTEURE

Yukon, mythique Yukon. La ruée vers l’or du Klondike, cet Eldorado du Grand Nord, garde encore aujourd’hui son aura de gloire, son parfum d’aventure. Plus de cent années se sont écoulées, mais la folle équipée du XIXe passionne toujours autant. Témoin de cette fascinante époque, Marie-Louise Taché Mercier a consigné les péripéties de son passage dans ces lieux inhospitaliers dans un manuscrit intitulé Réminiscences d’une petite fille qui a grandi pour devenir une très vieille femme, 1881-1973.

Écrit en 1966 alors qu’elle avait atteint l’âge vénérable de 85 ans, le document détaille avec intelligence, lucidité et précision son séjour au Yukon au tournant du siècle et son improbable rencontre avec son grand amour, son éternel amoureux. Elle, issue d’une famille de notables québécois du Bas-Saint-Laurent, et lui, fils d’Honoré Mercier, ancien premier ministre du Québec, auront été les premiers blancs à se marier dans la tente-chapelle de l’église catholique de Whitehorse, en juin 1901.

Le destin de Paul Mercier et de Marie-Louise Taché a ainsi été scellé et à tout jamais.

Quel a été le parcours de ces personnes dont rien, vraiment rien, n’annonçait une telle vie aussi trépidante ? Dans quel contexte de détermination et de souffrances, mais aussi de violence et de folie collective leurs vies dans le Grand Nord ont-elles eu lieu ?

 

‡ ‡ ‡ ‡ ‡

 

Marie-Louise au Yukon, 1896-1903 s’inspire fortement de l’autobiographie de celle qui était ma grand-mère, véritable fil conducteur du récit historique. S’entrecroisent dans le document des informations officielles et semi-officielles provenant de multiples sources, archives, journaux et textes numérisés, essais ou romans, que le témoignage de Marie-Louise Taché vulgarise et personnalise; à quelques rares exceptions près, les passages cités entre guillemets dans le livre sont des extraits de son journal intime.

Les lecteurs n’ont pas besoin d’être des experts de ces contrées lointaines, là où l’action a lieu, pour suivre le récit, car plusieurs cartes géographiques permettent de localiser ces régions peu connues et de s’y retrouver visuellement. Elles indiquent où est Whitehorse, érigée sur le fleuve Yukon dans le territoire du même nom; elles précisent où est le Yukon canadien par rapport à l’état de l’Alaska aux États-Unis, que plusieurs confondent ; elles illustrent le tracé de la ligne du chemin de fer de la White Pass and Yukon Railway (WPYR) qui a relié dès 1900 le village côtier américain de Skagway, sur le Pacifique, à la petite ville canadienne de Dawson, au Klondike, à l’intérieur des terres ; elles montrent combien ardue a dû être l’installation de la ligne télégraphique yukonnaise (Yukon Telegraph) à travers ces terres sauvages, raccordant la frontière nord-ouest du Canada à la Colombie-Britannique située beaucoup plus au sud, et de là, au pays tout entier.

En fin d’ouvrage, une courte bibliographie mentionne les principaux livres et documents consultés lors de la recherche, mais n’inclut pas la longue liste des documents électroniques, archives et sites Internet, interrogés lors de la rédaction de l’ouvrage.

Plusieurs photos et documents de l’iconographie proposée appartiennent aux descendants du couple Taché-Mercier, auxquels s’ajoutent des images d’archives pour mieux enrichir le récit. Les légendes des illustrations identifient le lieu et la date des clichés, ainsi que les crédits du photographe et la source; en ce qui concerne certaines illustrations familiales, il est souvent difficile de savoir si le photographe amateur était Paul Mercier, ou son beau-père Jean-Charles Taché, car tous deux étaient passionnés par la toute récente technologie et ont légué à leurs enfants de nombreux négatifs.

Tout au long du récit, les protagonistes côtoient des personnages historiques − ou leurs chemins croisent des héros légendaires du Yukon − ce qui est parfois réellement advenu, et le journal de Marie-Louise Taché en fait foi, ou ce qui a été parfois inventé par l’auteure, qui s’est permis quelques libertés, tout en respectant la vraisemblance de ces rencontres. Cependant, toutes les personnes mentionnées dans l’ouvrage ont réellement existé.

Le récit contient quelques appellations aujourd’hui désuètes, tels Indiens ou tribus indiennes, mais l’utilisation des termes Amérindiens ou premières nations sonnait faux dans le contexte du XIXe siècle. Il en est de même pour l’utilisation du système anglo-saxon dit  mesures impériales d’unités, alors utilisé dans le Dominion du Canada, qui a été préféré dans l’ouvrage au système métrique en vigueur dans le pays depuis les années 1970.
Ce docufiction se déroule dans un contexte anglophone, cependant les termes anglais utilisés ont été traduits en français, sauf quelques exceptions ; plusieurs expressions sont souvent fournies dans les deux langues, par souci d’exactitude. Des sigles sont utilisés pour éviter la répétition de longues locutions, tel CPR pour ‘chemin de fer Canadien Pacifique ou Canadian Pacific Railway’ ou encore NWMP pour ‘Police montée du Nord-Ouest ou North West Mounted Police’.


‡ ‡ ‡ ‡ ‡

 

Lors de la rédaction de ce récit, plusieurs personnes ont généreusement donné leur temps, mis à profit leurs compétences et partagé leur passion de mille façons, que ce soit pour aider à la recherche historique et iconographique, faire de la lecture et relecture de texte ou encore offrir de sages conseils ; qu’elles soient ici remerciées : Jean Archambault, Philippe Bernard, Yves Bernard, René Bonenfant, Josée Bonneville, Giovanni Calabrese, Manon Gravel, James Hosinec, Élise Hurtubise-Bertrand, Suzel Hurtubise, Louise Jobin, Honoré Mercier IV. Nous tenons aussi à remercier Paule Desjardins (HEC Montréal), Francis Guindon (maison Birks) et Iuliana Udrea (Polytechnique Montréal) pour leur enthousiasme à fouiller les archives de leurs institutions respectives.


 

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SOMMAIRE

 

Marie-Louise au Yukon, 1896-1903, Récit historique,

Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

La ruée vers l’or
 

Généalogie
 

Note de l’auteure
 

Liminaire
 

Chapitre I - La ruée vers l’or


1.1 De l’or ! de l’or ! de l’or !
 

1.2 Le Klondike
 

1.3 Les chercheurs d’or
 

1.4 Le Yukon s’organise
 

1.5 Taché à Whitehorse
 

Chapitre II - La famille Taché au Yukon
 

2.1 Taché va chercher les siens à Ottawa
 

2.2 Paul Mercier, ingénieur adjoint
 

2.3 Départ pour le Yukon, d’Ottawa à Vancouver
 

2.4 Sur la mer, de Vancouver à Skagway
 

2.5 En train, de Skagway à Whitehorse
 

Chapitre III - Découverte de Whitehorse
 

3.1 Vivre sous la tente
 

3.2 Un automne d’adaptation
 

3.3 Visite d’une mine d’or
 

3.4 Travail au Yukon Telegraph
 

3.5 Enfin, une maison
 

3.6 Premier hiver
 

Chapitre VI - Amours
 

4.1 Déclaration
 

4.2 Fiançailles
 

4.3 Fréquentations
 

4.4 Mariage et voyage de noces
 

4.5 Les Mercier s’installent
 

4.6 Paul Mercier, ingénieur en chef
 

Chapitre V - La vie continue
 

5.1 Travaux sur le fleuve Yukon
 

5.2 Dawson en 1902
 

5.3 Pour la suite du monde
 

Éléments de bibliographie
 

Cartes géographiques
 

1. Canada et la région des Grands Lacs
 

2. Alaska et Yukon, les routes du Klondike
 

3. Le fleuve Yukon
 

4. White Pass and Yukon Railway Road (WPYR)
 

5. Ligne télégraphique du Yukon (Yukon Telegraph)
 

Liste des illustrations
 

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EXTRAIT

Marie-Louise au Yukon, 1896-1903, Récit historique,

Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

LIMINAIRE

 

Il fait froid, terriblement froid. Whitehorse est glaciale en ce dimanche 6 janvier 1901. La fumée des cheminées monte tout droit dans un ciel d’un bleu éclatant. Dans les maisons, les vitres sont recouvertes d’un demi-pouce de glace, bien que les poêles et les cheminées soient chauffés à bloc. Les grosses tentes blanches des prospecteurs et des mineurs semblent s’être recroquevillées sous la neige qui les recouvre.


Une épaisse vapeur s’échappe des chutes situées en amont du village, sur le fleuve Yukon, et elle enveloppe les quais, recouvrant de glace les steamers surpris par l’hiver. Ils attendent le dégel pour pouvoir repartir au printemps vers le Grand Nord, vers la ville de Dawson, vers le Klondike. Vers l’or. Il est midi. Il fait encore clair, mais le soleil disparaîtra bientôt derrière le mont Golden Horn, un pic de la chaîne Côtière ou Coast Mountains qui surplombe la bourgade. En ce moment de l’année, au nord du 60e parallèle, les nuits sont éternelles, à peine quatre heures d’ensoleillement par jour.


Pour se réchauffer, Marie-Louise Taché marche rapidement le long de la rue principale. Sous ses pas, la neige craque sourdement, signe de froid intense. Elle salue les rares passants qui rentrent à la maison après la cérémonie religieuse, des Blancs pour la plupart; certains sont catholiques, comme elle, et ont assisté à la messe dans la tente-chapelle, alors que d’autres sortent de l’Église anglicane, la première construction ’en dur’ de Whitehorse, érigée l’année précédente.

 


Elle observe au passage les chiens indiens Siwashs, un croisement de chiens esquimaux Malamutes et de loups, attelés à des traîneaux et parqués dans la neige le long des façades. Un spectacle pour elle étonnant et passionnant, dont elle ne se lasse pas. Elle est fascinée par la vie des chercheurs d’or et des mineurs-prospecteurs du Yukon, sans cesse à la recherche du riche filon qui les rendra un jour millionnaires. D’un naturel réservé, elle n’ose pas leur parler lorsqu’elle les rencontre, ce que ses parents lui ont d’ailleurs bien défendu, mais tout ce qui les concerne l’intéresse.


La jeune femme est chaudement habillée. Peu après l’arrivée des siens au Yukon, il y a quelques mois, son père Jean-Charles Taché leur avait fait confectionner des manteaux de fourrure. Pour ses deux filles, il avait commandé des manteaux indigènes, avec capuchons et mitaines assorties, qui les enveloppaient telles de larges pèlerines; pour sa femme, une fourrure de facture plus élégante. L’ingénieur en chef de la Division du télégraphe du Yukon, relevant du Service télégraphique du gouvernement du Dominion du Canada, rattaché au ministère des Travaux publics situé à Ottawa , était lui-même pourvu d’un chaud manteau de chat sauvage. Les jeunes Taché aiment leurs vêtements fabriqués par des Tagishes, selon les costumes traditionnels, et elles les portent depuis le début des grands froids, depuis la mi-octobre dernière.


Marie-Louise − qu’on surnomme Marlo − remercie d’un sourire timide les artisanes indiennes lorsqu’elle les croise dans la rue. Sans leur travail et leur talent, elle ne pourrait pas s’échapper de la maison, pour demeurer seule avec ses pensées. Elle a pourtant grand besoin de ces moments de quiétude et de solitude, loin de l’agitation familiale.
En novembre, il y avait pourtant eu une nette amélioration dans sa vie de néo-Yukonaise : la famille avait enfin emménagé dans une maison en bois, grande et confortable, imposante même. Son père avait fait construire leur demeure pour remplacer les tentes où ils s’entassaient tant bien que mal depuis leur arrivée à Whitehorse, l’été dernier. Les jeunes Taché possèdent maintenant chacune sa propre chambre, mettant fin à une promiscuité à laquelle elles n’avaient jamais été habituées.


‡ ‡ ‡ ‡ ‡
 

Tous les jours, Marie-Louise s’astreint à mettre le nez dehors, afin de profiter des quelques heures de lumière qu’offre l’hiver boréal. Sa soif d’indépendance est plus forte que son aversion du climat yukonais. Jamais, au grand jamais, alors qu’elle vivait à Pointe-Gatineau, en face d’Ottawa, elle n’aurait imaginé qu’il puisse faire aussi froid sur cette terre ou que les nuits puissent être aussi longues. Son existence choyée, dans une famille issue d’un milieu aisé, ne l’avait guère préparée à vivre dans des conditions aussi extrêmes.


Toute menue, la jeune femme est une jolie blonde aux yeux bleus. On la dit élégante et gracieuse. On ajoute qu’il ne faut pas trop se fier à son caractère d’apparence doux et docile, car elle a hérité du tempérament orgueilleux et têtu des Taché. Elle tient d’eux sa forte personnalité, son intelligence et sa curiosité, et surtout sa grande persévérance.


Tout en observant les silhouettes qu’elle devine à travers les vitres gelées des hôtels, des cafés et des commerces de la rue principale, Marlo se remémore sa journée du 21 décembre dernier, il y a deux semaines à peine, lorsque le soleil ne s’était pas levé de la journée. Elle non plus, d’ailleurs. Malgré les demandes répétées et l’insistance de sa mère qui aurait bien voulu célébrer la journée du solstice d’hiver, elle était restée toute la journée enfouie sous ses couvertures, à lire à la lueur d’une lampe à pétrole Le chevalier de Keramour, de Paul Féval. Elle avait reçu ce cadeau un peu avant les Fêtes, à la mi-décembre, en provenance d’Ottawa. Sa mère lui avait permis d’ouvrir immédiatement le paquet envoyé par sa grand-maman et d’y choisir un seul livre, les autres avaient été déposés sous le sapin de Noël. Le colis avait été envoyé dès la fin de l’été, mais la distribution du courrier est incertaine et même chaotique en ces contrées lointaines.


Alors qu’elle reprend le chemin de la maison, Marie-Louise pense au plaisir qu’elle aura ce soir à revoir le Montréalais Paul Mercier, qui seconde son père sur le chantier du Yukon Telegraph. Ses parents l’ont invité à partager le repas familial et à fêter les Rois avec eux. Dans la soirée, ils feront de la musique, elle jouera du violon, sa sœur, de la mandoline, et sa mère, du piano. Tout le monde chantera, comme d’habitude. Ce sera très gai, ils oublieront un peu les duretés de ce terrible hiver nordique qui n’en finit pas.


Perdue dans ses souvenirs, Marlo sourit en pensant au jeune ingénieur qui s’intéresse à elle depuis la soirée du 31 décembre dernier, à l’hôtel Regina, alors qu’il l’avait maintes fois invitée à danser. Ils se connaissent depuis leur départ d’Ottawa, il y a six mois, en fait. Ils se sont d’ailleurs souvent vus, mais le jeune homme était jusqu’alors demeuré plutôt distant. Gentil, poli, mais distant. Tout comme elle. Leurs relations sont maintenant différentes, plus intimes.


L’an 1901 commence dans l’étonnement, la découverte mutuelle et la joie amoureuse.


Marie-Louise a eu 19 ans en juillet dernier et Paul en aura 24 en mars prochain. Ce soir, ce dimanche 6 janvier 1901, les jeunes gens partageront avec la famille et quelques amis la galette des Rois, dans laquelle la cuisinière a caché la fève traditionnelle. La jeune Taché se demande qui d’entre eux la retrouvera dans son assiette et portera la couronne de carton doré que sa mère a fabriquée, désignant un roi ou, qui sait, peut-être une reine.
 

 

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SUIVI MÉDIAS ET INTERNET

Marie-Louise au Yukon, 1896-1903, Récit historique,

Michèle Bernard, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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AU SUJET DE L'AUTEURE

 

Michèle Bernard

 

 

Après une carrière d’informaticienne en technologies de l’information et grands systèmes − une profession qui l’a amenée en Europe, particulièrement en Italie où elle a vécu une quinzaine d’années − la Montréalaise Michèle Bernard a ensuite été consultante en management international, spécialisée en gestion des organisations. Elle a travaillé en Europe, aux États-Unis et au Québec. Titulaire d’un baccalauréat es arts, option lettres, de l’Université de Montréal et d’une maîtrise en gestion des HEC (diplôme MBA), elle a longtemps mené en parallèle une carrière de chargée de cours dans les milieux universitaires québécois (HEC, UQAM et université de Sherbrooke), européen et africain, et une autre de journaliste.


Si ses articles portaient alors sur la géopolitique et l’expression culturelle des pays d’Europe centrale, elle effectue depuis quelques années un retour à ses intérêts premiers, la littérature. Elle publie principalement dans le magazine littéraire Nuit Blanche des commentaires de lecture et des entrevues d’auteurs, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, pourvu que leurs livres soient écrits ou traduits en français (www.nuitblanche.com).


En 2011, Michèle Bernard a publié aux éditions XYZ le récit biographique Joseph-Charles Taché 1820-1894, visionnaire, penseur et homme d’action au cœur du XIXe siècle. « Homme politique, savant, écrivain, Joseph-Charles Taché est un brillant penseur. Lire le récit de sa vie, c’est revivre mille facettes de l’histoire du XIXe siècle ». Le livre a fait l’objet d’entrevues à la radio et à la télévision; le personnage intéresse les Sociétés d’histoire du Québec et fait l’objet de conférences.

www.editionsxyz.com/catalogue/597.html

En 2013, la relecture du journal de sa grand-mère Marie-Louise Taché-Mercier, − écrit en 1966 alors qu’elle avait atteint l’âge vénérable de 85 ans − la bouleverse. Le document détaille avec intelligence, lucidité et précision son séjour au Yukon au tournant du siècle, les péripéties de son passage dans ces lieux malaisés et son improbable rencontre avec son grand amour, Paul, son éternel amoureux. Marie-Louise au Yukon, 1896-1903 s’inspire fortement de cette autobiographie, véritable fil conducteur du récit historique. S’entrecroisent dans le document des informations officielles et semi-officielles provenant de multiples sources, archives, journaux et textes numérisés, essais ou romans, que le témoignage de Marie-Louise Taché-Mercier vulgarise et personnalise.
 

 

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DE LA MÊME AUTEURE

 

Michèle Bernard

 

Joseph-Charles Taché. Visionnaire, penseur et homme d'action au cœur du XIXe siècle,

 

Michèle Bernard


ISBN : 978-2-89261-638-5 | Nombre de pages : 172
ISBN numérique : 978-2-89261-662-0
Format : 21,5 x 14 | Parution le : 2011-04-15
Collection : Les grandes figures
Éditeur : Les Éditions XYZ inc.

 

Présentation : Comme tous les autres livres de la collection, celui-ci raconte la vie d’une personne célèbre, en l’occurrence Joseph-Charles Taché (1820-1894). Taché est issu d’une famille de notables de Kamouraska. Médecin, député, journaliste, écrivain et sous-ministre, ce touche-à-tout glisse d’un métier à un autre, d’une carrière à une autre, toujours avec un pareil talent et de pareils honneurs. Neveu de Sir Étienne-Paschal Taché, père de la Confédération et premier ministre du Canada-Uni, et frère aîné de Monseigneur Alexandre-Antonin Taché, évêque de Saint-Boniface, Joseph-Charles Taché est une personnalité de premier plan du Bas-Canada au XIXe siècle. Avec Taché, nous participons aux joies et aux douleurs d’un pays en pleine construction, d’une nation en voie de basculer de l’étouffant asservissement des conquérants britanniques aux premiers balbutiements d’une confédération, si imparfaite soit-elle, ouverte sur l’espoir d’une plus grande autonomie pour le Québec.


Genre : Récit biographique
Lieu de publication : Montréal

 

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Michèle Bernard

 

Michèle Bernard se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique
: michele.bernard@sympatico.ca

 

 

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