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MUSIQUE

 

La chienne, roman, Michèle David, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 

La chienne

MICHÈLE DAVID

Roman, Fondation littéraire Fleur de Lys,

Laval, Québec, 2008, 142 pages.

ISBN 978-2-89612-251-6

 

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Présentation

La chienne, roman, Michèle David, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Ce court roman raconte comment la folie est en chacun de nous et n'attend qu'un déclencheur pour manifester son pouvoir et ses conséquences.

Lucienne, une psychologue qui croyait avoir relégué aux oubliettes les fantômes de son passé, subit le poids des retrouvailles de vieilles images enfouies et son histoire personnelle s'entremêle à celle d'une cliente.

Mais Claude, la cliente, n'a pas la même personnalité ni les mêmes valeurs que celle dont la profession est de soigner les âmes en manque de compréhension.

Que va-t-il arriver à ces deux femmes différentes et comment vont-elles gérer leur folie?

Lucienne et Claude, deux vies, deux histoires ; les mêler est inconcevable. Chaque destin est unique comme chaque amour ou chaque haine.

 

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Revue de presse

La chienne, roman, Michèle David, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Ma page littéraire Dominique Blondeau

 

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Extrait

La chienne, roman, Michèle David, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

(extrait 1)

 

Amos. Maison familiale. Une couchette près du mur. Sur le mur, il y a un petit trou. Avec mes doigts, je gratte et j'agrandis le trou. Jamais, je ne pleure. Je suis occupée, je suis concentrée.

Des gens entrent et viennent au pied de mon lit. Je les regarde, retourne mes yeux vers le mur et  me remets au travail.

Une voix dure parle. Je ne comprends pas les mots. Je fixe la personne qui écorche ma tranquillité et mon corps entier prend conscience que c'est elle qui mène. La personne tire violemment mon lit au milieu de la pièce.

J'ai huit mois et je m'appelle Lucienne.

            On lui avait maintes fois dit, petite, dans une cour d'école d'Amos, que Lucienne, ça rimait avec chienne. Si ça n'avait été de tous ces enfants méchants, Lucienne serait devenue poète et aurait fait des rimes pour se venger des mots. Mais sa mère, son père, sa fratrie s'en mêlaient eux aussi et c'était à qui rimait le plus.

            Lucienne n'est pas devenue poète; les mots, elle ne les a pas écrits; sa vengeance a été toute autre.

            Malgré les folies vécues, les folies larvées de sa tribu, Lucienne a étudié et, fait étrange, sa rage s'en est trouvée accrue, contrôlée, invisible pour tous; à l'université, on rime autrement qu'à la petite école ou, à tout le moins, on prétend le croire. Lucienne ne doit ses études à personne. Depuis longtemps, elle a remisé loin sa mauvaise donne; sa tribu, ou le peu qui en reste, s'entre-dévore sans elle dans le même coin perdu de la vaste Abitibi. Pour vivre et étudier jusqu'à la maîtrise, Lucienne a été serveuse dans tous les bars miteux du Centre-Sud de Montréal.

            Dans sa maison d'Outremont, ville dans la ville de Montréal, un rire juvénile la secoue ; elle se rappelle ses premiers pas dans la ville et sa certitude d'avoir enfin trouvé son terrain de chasse. Pour la chienne de race qu'elle est, ce monde anonyme qui peuple l'île paiera sa blessure; blessure qui suppure depuis, lui semble-t-il, le début des temps.

            Durant toute son enfance, Lucienne a eu, dessiné aux pupilles, la folie des siens, une folie mal organisée. Un jour, elle y mettra bon ordre. Une chienne, c'est patient et, la folie, c'est infini; on croit l'avoir reléguée aux oubliettes et hop!, la revoilà nichée ailleurs. Elle le sait bien de par son métier qui est celui de psychologue.

 

(extrait 2)

 

            Il lui faut trouver l'erreur dans le parcours sans faute depuis qu'elle est une professionnelle de haut niveau et qu'elle joue des folies bêtes et inoffensives des autres. Soudain, tout en se creusant les méninges et se tordant les mains, Lucienne trouve la faille : Claude, cette inconnue qui a fait irruption dans ses pensées, nouant son histoire sans début ni fin à la sienne qui a un début mais pas de fin. Qu'ont-elles en commun? Pourquoi cette Claude remue-t-elle autant ses tripes au point de lui faire perdre son contrôle? C'est ça qu'il lui faut découvrir et vite, avant que sa vie n'éclate en mille morceaux, ne la laisse aussi perdante que la majorité de ses clientes.

            Lucienne sait trop bien comment elle tient sa propre folie en laisse; cette folie retardée, elle l'entend certaines nuits lui chuchoter sa victoire à venir.  Sa folie lui dit que ce n'est qu'une question de temps, qu'elle fera éclater tout le verni de sa respectabilité, qu'elle la laissera aussi pantelante et vaincue qu'elle l'était enfant.

            Pour Lucienne, certaines nuits, c'est l'enfer. Rien, aucune boisson, aucune drogue ne peuvent endormir son cœur qui s'affole, son cerveau qui galope vers des images découpées qui lui font comme un cinéma maison. Rien ne peut arrêter ses mains qui tuent elle ne sait quoi ou qui, ses pieds qui courent vers un vide qui l'appelle depuis sa première respiration et qui l'invite à la rencontre finale pour qu'elle cesse de souffrir. À ces instants, le mal de chien qu'elle s'est donné depuis trente-six ans pour happer son air lui apparaît dérisoire et inutile.

Certaines nuits, elle, qui ne croit pas que l'âme existe, concept inventé de toutes pièces, eh bien, elle sent des tourments qui ne peuvent relever que de ce principe. Son état est tel qu'elle irait cogner aux portes du premier institut psychiatrique venu, suppliant qu'on prenne en charge cette âme qui s'est emparée de son corps et dont elle ne veut pas.

 

(extrait 3)

 

            Le rouge de sa rage est du même rouge que le sang qui est devant ses yeux. Pourquoi tout ça lui revient-il maintenant? Pourquoi a-t-elle agressé Julia? Qu'est-ce que Julia a pu faire pour réveiller en elle la chienne enragée qui  sommeille?

            Lucienne termine le nettoyage de la pièce et prend une longue douche en alternant le chaud, pour calmer les frissons incessants qui l'agitent, et le froid, pour anesthésier les élancements persistants du fouet qui l'a cinglée et ridiculisée. En tentant de mettre du gel sur les lacérations de ses fesses, Lucienne repense à Claude Racine,  l'événement marquant de sa semaine.

              Claude et sa mère morte. Claude qui l'a peut-être tuée. Lucienne prend conscience de ce qui l'irrite tant depuis son téléphone à la soeur de Claude. Elle veut avoir dans son bureau une cliente qui a réussi le meurtre parfait, l'ultime meurtre, celui de la mère, de celle qui enfante sans le savoir le bras justicier qui la renverra dans l'autre monde mûrir proprement son prochain rôle de mère. Elle veut que Claude soit ce bras ferme qui a enlevé une vie sans qu'elle ait à en payer le prix, elle veut aussi que Claude lui donne la recette. Elle veut l'entendre raconter toutes les situations entre sa mère et elle qui l'ont menée à cette solution. Elle veut une louve enragée qu'on a acculée dans une impasse et qui a foncé droit devant, vers les grands espaces, en laissant derrière elle son bourreau changé en victime. Elle veut surtout que cette Claude ne la déçoive pas.

            Lucienne sait très bien que, dans le vaste monde, le meurtre parfait existe en milliers d'exemplaires, qu'on peut tuer facilement, qu'on peut berner la machine judiciaire malgré les développements rapides et croissants des technologies policières. La famille est le terreau par excellence où la confusion entre un suicide ou un meurtre laisse trop souvent les policiers pantois et inutiles.

 

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Biographie

Michèle David

 

Née à Montréal dans les années cinquante, Michèle David a eu un parcours de vie chaotique. Enfance erratique et adolescence perturbée à Verdun, ville sans charme, puis retour dans la grande ville où elle navigue au gré de ses humeurs entre les drogues dures et les jobines.

 

Retour à la vie normale vers 26-27 ans et cavalcade en tout pour se prouver qu’elle peut reprendre le temps perdu :

 

Hé! Dieu, si j’eusse étudié

Au temps de ma jeunesse folle

Et à bonnes mœurs dédié,

J’eusse maison et couche molle!

 

« Je plains le temps de ma jeunesse »,

François Villon, XVe siècle

 

Elle a maintenant maison et couche molle et folle mais le parcours de la combattante a été ardu.

 

Tout en travaillant dans une résidence de groupe de personnes physiquement handicapées, elle entreprend des études collégiales en Sciences humaines dans un cégep privé pour être sûre de terminer son DEC. Une fois cette étape franchie, ayant pris goût aux Prêts et Bourses, elle va se promener à l’Université qui jouxte le cimetière puis se décroche facilement un Bac en Lettres qui augmente sa dette étudiante; n’en ayant cure, elle ajoute à ce diplôme deux certificats à l’autre université francophone dont l’un va totalement changer la donne de sa vie.

 

Pendant près de quinze ans l’alphabétisation populaire sera son quotidien : de l’animation d’ateliers à la création et publication de matériel pédagogique, de recherche de financement à la reconnaissance des droits des analphabètes, elle reprendra barre sur sa vie et fera la paix d’avec son passé.

 

Cette période active sur tous les plans de sa vie lui permettra de comprendre combien l’intelligence du cœur prévaut sur l’intelligence tout court, combien l’instruction est une denrée rare pour plusieurs et que la vie, en somme, est comme un immense jeu de monopoly.

 

Une fois parcouru dans tous ses recoins le monde de l’alphabétisation populaire, elle le quitte pour aller voir ailleurs et découvrir d’autres facettes de sa personnalité, tout en entrant dans le XXIe siècle et son prétendu bug mondial.

 

Il y a bien eu bug, mais seulement dans sa vie; que faire maintenant et comment le faire a occupé quelque trois ans et lui a permis de redécouvrir l’écriture comme potentiel d’existence et exutoire aux occupations de survie que constituaient ces années en suspens de quelque chose.

 

Son roman « La chienne », tiré d’une courte nouvelle qu’elle avait écrit dans les années quatre-vingt-dix, lui fera connaître ce que beaucoup de gens savent déjà, à savoir que le parcours vers la publication est semé d'embûches. Tout y a passé, du plus rigolo au plus tragique. De la banale réponse de refus toute faite à un sans-gêne frisant le mépris, des recommandations positives de comité de lecture pour la publication au refus de l’éditeur en chef, du personnage central trop folle pour certains et pas assez pour d’autres. Par chance que Dominique Blondeau, écrivaine de renom, soutenait la valeur de son manuscrit, ce qui lui a permis d’écrire une deuxième roman : « La quérulente ». Ce dernier ne fera pas le parcours du premier, l’auteure ayant compris l’inutilité à brasser de l’air et préférant avant tout la paix de l’esprit.

 

Puis la découverte de la Fondation littéraire Fleur de Lys et leur parcours de combattant pour faire reconnaître l’édition en ligne et la publication à compte d’auteur. Douce revanche pour plusieurs à qui l’édition officielle donne de l’urticaire.


 

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Michèle David

 

Michèle David se fera un plaisir
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Adresse de correspondance électronique :
cassoudav@gmail.com

 

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