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Jessica, une jeune femme volontaire et copropriétaire d'une boutique de fleurs,
ne se doute pas un seul instant que sa vie est sur le point d'être bouleversée.
À la suite de l'évasion de Carlo Rigotto, un ancien petit ami incarcéré pour
meurtres, son fiancé engage Dominique St-Pierre, garde du corps et ancien
militaire, pour la protéger et cela, sans son consentement. Furieuse, elle
commence à douter sérieusement des sentiments qu'elle porte envers ce fiancé si
manipulateur, tout en se sachant attirée par son garde du corps. Quelles sont
les véritables intentions de Carlo à son égard ? Qui est le tueur en série,
surnommé «tueur caméléon» par les journalistes et qui sévit dans la région de
Montréal ? Passion, suspense et péripéties... qui vous tiendront en haleine tout
au long de ce récit.
* * *
Le roman suspense L'ange
gardien de Mireille Bisson se retrouve à la une du journal L'Adsum.
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Extrait du chapitre 1
(...)
− Alors, belle déesse, comment te sens-tu maintenant? s'enquit François en
faisant mine d'être inquiet.
− Je ne vais guère mieux, se lamenta-t-elle d’une voix larmoyante. Tu me
rendrais un énorme service en m'appelant un taxi et en avertissant mes amies de
mon départ… Il vaudrait peut-être mieux que je rentre chez moi. Je ne comprends
pas… J’ignore ce qui…
− Je propose plutôt de te raccompagner chez toi, ma voiture étant garée tout
près d'ici. Ce n’est qu’une suggestion… tu es libre d’accepter ou de refuser.
− Je te remercie. Tu gagnes à être connu, chuchota-t-elle en se blottissant
contre son corps. J'aurais tellement aimé que cette soirée se termine autrement…
− Viens, je vais t'installer dans la voiture. Ensuite, j'irai avertir tes amies,
déclara-t-il en l'aidant à marcher jusqu'à la Hyundai.
Il est hors de question que j'aille avertir tes amies! Et ne t'inquiète pas,
petite garce, je saurai bien m'occuper de toi!
Amanda sombra dans l’inconscience aussitôt qu'elle fut allongée sur la banquette
arrière. François fit rapidement le tour de la voiture et s'installa au volant
en jetant un coup d'œil aux alentours afin de s'assurer de l'absence de témoins
indésirables. Heureux hasard ou véritable coup de chance? Quoi qu’il en soit,
tout se déroulait selon ses prévisions les plus optimistes. Ayant fait une
reconnaissance des lieux plusieurs jours auparavant, il connaissait donc bien
son itinéraire. Il se mit en route, une lueur de triomphe au fond du regard.
Le tueur se remémora tous les détails de cette soirée… plutôt étonné par la
naïveté, la stupidité et l’inconscience de certaines femmes. Les seuls témoins
potentiels étaient sûrement encore en train de passer du bon temps au club. Il
n'était pas particulièrement inquiet puisque la plupart des gens ne font
habituellement pas attention aux menus détails. En plus, ces fêtards ignoraient
tout de son apparence habituelle... son déguisement étant particulièrement bien
réussi.
Après plus de quarante-cinq minutes pendant lesquelles sa passagère demeura
inconsciente, il parvint à destination. Il s'empressa de sortir de la voiture
pour dégourdir ses membres quelque peu ankylosés. Il inspira profondément, à
plusieurs re-prises. Le vent faisait légèrement trembler les feuilles des
arbres. Les effluves de la terre humide, ajoutées aux odeurs multiples de la
végétation environnante l’enivraient. Depuis, son plus jeune âge, il adorait
écouter les bruits de la nature. À cet instant, il arrivait à distinguer le
hululement d’un hibou parmi le concert tapageur des grillons et autres insectes.
Il devait admettre qu’il aurait préféré naître sous la forme d’un animal
sauvage… Peut-être en était-il un, après tout! François leva la tête pour
admirer la voûte céleste. Une nuit magnifique avec sa lune en forme de
croissant, entourée de millions d'étoiles.
Arrête de rêvasser et occupe-toi de ta passagère! Tu as tout ce qu'il faut pour
t'amuser pendant de très, très longues heures!
Il ouvrit la portière, prit la jeune femme dans ses bras et la porta sur
plusieurs dizaines de mètres dans le bois. Puis, il la déposa sur le sol près
d'un arbre, s'assura qu'elle était encore profondément endormie avant de
retourner à la voiture pour y chercher sa mallette. De retour près d'Amanda, il
l'ouvrit pour en sortir une paire de ciseau, un marteau, des lames de rasoirs,
un rouleau de corde, un couteau et une boîte de préservatifs. Quelques
instruments qu'il comptait utiliser…
Et que la fête commence!
Le cœur battant la chamade et les yeux brillants par l’anticipation de la
réalisation d’un de ses phantasmes les plus pervers, l’homme s’empressa
d’enfiler une paire de gants en latex. Puis, il coupa un long segment de corde
et lui attacha solidement les poignets à un arbre. Il ne voulait pas risquer de
courir après sa proie si l'envie lui prenait de se sauver, dans le cas bien sûr,
qu'elle sorte de sa torpeur. Cela aurait été tout de même assez surprenant avec
le mélange d'alcool et de somnifères qu'elle avait ingurgité!
Fébrile, il s’empara des ciseaux et se mit à lui couper les cheveux... avec de
plus en plus de frénésie. Aussitôt qu'il cisaillait une mèche, il la lançait
dans les airs. Il éprouvait un plaisir fou à regarder les longues boucles
blondes retomber au gré du vent…
Et maintenant, petite traînée, tu n'es plus aussi jolie sans ta magnifique
chevelure!
Il lui donna un coup de poing sur la mâchoire, puis un deuxième… Pendant un bref
instant, elle reprit connaissance mais, malheureusement, avec toute l'apparence
d'une droguée. Amanda perdit connaissance aussitôt qu'il lui en assena un
troisième. Son bourreau lui retira alors tous ses vêtements en les déchirant et
prit quelques minutes pour contempler son corps dénudé, faiblement éclairé par
le croissant lumineux.
− Alors, belle déesse, comment te sens-tu maintenant? J'espère que tu n'as pas
trop froid… Ne t'inquiète pas, je vais te réchauffer de mon corps très bientôt.
Laisse-moi seulement le temps de t'admirer quelques secondes encore…
− …
− Ne sois pas si timide, dit-il en la secouant violemment. Je ne suis
certainement pas ton premier amant! Je m'aperçois que ma potion magique a
produit tout un effet sur toi. Tu es devenue une personne plutôt… passive,
conclut-il en éclatant d'un rire démentiel.
L'écho de cet éclat de rire se propagea sur des dizaines de mètres à la ronde,
faisant fuir plusieurs rongeurs et des centaines d’oiseaux. François se dénuda
alors entièrement, prenant soin de déposer ses vêtements loin de la scène de
crime. Évidemment, il voulait éviter qu'ils soient tachés du sang de sa proie
lorsqu'il les revêtirait à la fin de sa mission.
Il enfila un préservatif, viola longuement et sauvagement sa victime où
seulement quelques animaux sauvages séjournant dans le bois furent les témoins
de cette sinistre scène. Pendant plus d'une heure, il s'amusa à lui taillader la
peau avec des lames de rasoir, se concentrant sur sa tâche comme un artiste
œuvrant sur son modèle. Il ne savait plus si elle était vivante ou non. En fait,
cela n'avait aucune importance pour lui.
Plus tard, il entreprit de la frapper sur tout le corps, encore et encore,
tantôt avec ses poings, tantôt avec ses pieds, jusqu'à ce que ses propres
membres le fassent souffrir. Grisé par cette folie meurtrière, il la viola une
dernière fois avec le manche du marteau et lui planta brutalement le couteau au
milieu de sa poitrine.
Agenouillé près de l'amas de chair ensanglanté, l'homme épuisé reprenait peu à
peu son souffle. Amanda avait re-joint le royaume des morts pour l'éternité.
(...)
* * *
Extrait du chapitre 29
(...)
Elle se releva d'un bond et se mit à chercher le couteau parmi les fougères et
les brindilles. Soudain, elle eut la désagréable impression qu'elle n'était plus
seule… sentant un regard peser sur ses épaules. Elle regarda autour d'elle, tous
ses sens en alerte. Elle n'arrivait pas à définir avec exactitude si ce regard
provenait d'un être humain ou d'un animal sauvage. Elle pouvait maintenant
entendre les aboiements des chiens au loin ainsi que le moteur du VTT. Jessica
ne pouvait plus nier l'évidence : ils étaient à sa recherche! Un frisson de
frayeur lui parcourra le dos. Elle gémit lorsqu'elle entendit le craquement des
branches qu'on foule et le froissement des feuilles qu'on frôle.
QUELQU'UN ÉTAIT LÀ… À SEULEMENT QUELQUES MÈTRES DE L'ENDROIT OÙ ELLE SE TENAIT.
Cette certitude lui donna des ailes… et se mit à courir droit devant elle,
malgré la douleur qu'elle ressentait au genou. Elle entendait les pas de son
poursuivant qui la talonnait… n'osant pas se retourner pour voir de qui il
s'agissait. Elle aurait perdu de précieuses secondes et ne voulait pas trébucher
encore une fois. Elle le saurait tôt ou tard. Elle entendait, de plus en plus
distinctement, sa respiration forte et saccadée… maintenant convaincue qu'il
s'agissait bien d'un être humain. Ces halètements appartenaient à un homme…
Jessica courrait avec l'énergie du désespoir. Elle avait du mal à respirer, son
cœur menaçait d'exploser à tout moment et son genou la faisait énormément
souffrir, mais ne voulait pas abandonner. Non! Elle n'abandonnerait pas
lorsqu'elle sentait cette liberté si proche, à la portée de la main… Être libre
signifiait revoir sa sœur, sa famille, ses amis et particulièrement Dominique…
son amant, l'homme qui hantait ses rêves et qui avait si rapidement trouvé le
chemin de son cœur.
Brusquement, tout chavira. Elle tomba lourdement sur le sol, le nez enfoncé dans
la terre humide. Son poursuivant étalé sur son dos, tentait de reprendre son
souffle. Ils restèrent dans cette position pendant de longues secondes… chacun
sentant les battements accélérés du cœur de l'autre.
(...)
* * *
Extrait du chapitre 32
(...)
Il récitait une courte prière lorsqu'il put, finalement, distinguer la lumière
verdâtre des fusées sur le sol. Sans perdre une seconde de plus, il s'éloigna de
sa cible sur une distance de quelques mètres et fit un virage de 180° pour faire
face au vent. Il manœuvra habilement pour atterrir le plus près possible du T
illuminé. Lorsqu'il fut à cinq mètres du sol, il appliqua les freins en
abaissant les poignées dirigeables du parachute et… continua de descendre
pendant de longues secondes avant d'atterrir brusquement, trop brusquement.
Ayant mal jugé l'altitude à laquelle il se situait, Dominique tomba lourdement
et se frappa durement la tête contre le sol, à moins d'un mètre de sa cible.
Steven commençait à s'inquiéter. Dominique était toujours étendu sur le sol,
inerte. Il accourut vers lui et s'agenouilla près de son corps avec
consternation.
− Dominique! Réponds-moi! Est-ce que tout va bien? demanda-t-il en palpant les
membres inférieurs de son ami.
− Qu'est-ce que tu fais? rugit Dominique. Arrête de me tripoter comme tu le
fais! J'essaie seulement de reprendre mon souffle.
− Excuse-moi de m'inquiéter! rétorqua Steven en poursuivant ses manipulations.
Je veux simplement m'assurer que tu n'es pas blessé.
− Je te dis que je ne suis pas blessé! Dominique se redressa péniblement. Je me
suis seulement cogné la tête en atterrissant. Ne t'inquiète donc pas pour si
peu… c'est ma fierté qui a le plus souffert.
− Depuis quand n'avais-tu pas effectué un saut de nuit? questionna Steven,
soulagé. Il tentait difficilement de retenir un fou rire.
− Trop longtemps, répondit son ami.
− Tu étais… aussi gracieux qu'un sac de pommes de terre.
− Je te remercie! Dominique fusilla du regard son ami qui riait à gorge
déployée.
(...)
Mireille
Bisson est née à Ormstown, Québec, (Canada) en 1965. Elle a habité à Mercier, en
banlieue de Montréal, jusqu'à l'âge adulte. Ayant épousé un militaire en 1986,
elle a également vécu à Petawawa (Ontario, Canada) pendant cinq ans pour ensuite
déménager à Edmonton (Alberta, Canada) en 1991 avant de revenir s'établir au
Québec en 1996. Deux enfants, une fille et un garçon, sont nés de cette union.
Son expérience sur le marché du travail fut assez bref.
Après ses études
secondaires, elle a travaillé pour deux compagnies reliées au monde de
l'assurance pendant près de trois ans. En 1988, elle entreprend des études
collégiales par correspondance, en techniques administratives. Tout d'abord à
temps partiel, puis à temps plein, elle obtiendra finalement son diplôme en
2001. Passionnée de lecture depuis son plus jeune âge, elle décide, après ses
études collégiales, de se consacrer à l'écriture : un projet qui lui tient à
coeur ! Elle termine l'écriture de son premier roman en 2002 et espère terminer
son deuxième roman avant la fin de l'année en cours ou au début de l'an 2004.
Être l'épouse d'un militaire de carrière, mère de famille et avoir une vie
familiale sereine et équilibrée pour le bien-être des enfants, et ce, malgré
l'absence plus ou moins prolongée du père ne sont pas facilement conciliables...
spécialement lors des missions à l'étranger, des nombreux cours et manoeuvres
militaires. C'est ce qui explique qu'elle ait choisi les cours par
correspondance et les projets d'écriture pour s'accomplir et s'épanouir.
Mireille Bisson se fera un plaisir de lire
et de
répondre personnellement à vos courriels.
Adresse
de correspondance électronique :
mireillebisson@yahoo.ca
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Bonjour,
Je
vous félicite pour votre projet!
Écrire peut être à la fois exaltant, passionnant, électrisant mais
tellement exigent et difficile parfois. Alors, lorsqu'un nouvel
auteur, satisfait de son oeuvre, décide enfin de le soumettre à une
ou plusieurs maisons d'édition et qu'il est systématiquement refusé,
le découragement commence à s'installer.
Je crois donc que le projet de Manuscrit Dépôt peut être «la lumière
au fond du tunnel» pour la réalisation du rêve de plusieurs nouveaux
auteurs. Écrire pour être lu... et, éventuellement, être publié.
Pourquoi pas ?
J'ai donc un manuscrit à vous soumettre et je travaille en ce moment
sur un deuxième.
Encore une fois, félicitations !
Mireille Bisson, Kingston, Ontario, Canada
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