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Communiqué Couverture de presse
Le magasin Eaton de Montréal a marqué profondément la vie et la culture des Québécois
francophones et anglophones. D'abord unilingue anglais, le magasin est devenu le
haut lieu d'un affrontement culturel et linguistique qui a donné naissance
à des événements extraordinaires. L'auteure y a travaillé pendant 13 ans,
d'abord à titre de rédactrice junior, puis senior, avant de devenir attachée
de presse. Pour permettre au lecteur de comprendre les profondes mutations qui
sont survenues, elle raconte ce qu'elle a vu et entendu. Grâce à des chapitres
courts et enlevés, le lecteur assiste à des événements extraordinaires
parfois même truculents. Des encadrés historiques permettent de suivre l'Évolution
du magasin, la famille Eaton, l'apogée et le déclin du célèbre catalogue
Eaton et du non moins réputé défilé du Père Noël.
EATON revit sur Internet
(Lévis, Québec, 11 mars 2004)
Tous les «Eatonniens» du Québec, anciens clients et travailleurs, sont conviés à partager leurs souvenirs dans le cadre d'un forum de discussion sur Internet. L'appel est lancé par une attachée de presse du défunt magasin Eaton de Montréal, Madame Monique de Gramont. Elle souhaite ainsi préserver la grande et la petite histoire de cette entreprise qui a profondément marqué la vie familiale et la culture des Québécois. On se souviendra des enfants feuilletant le célèbre catalogue Eaton ou assistant au réputé défilé du Père Noël, de la clientèle du fameux restaurant du neuvième étage, des défilés de mode, des visites de personnalités internationales,...
Ce forum de discussion s'inscrit à la suite de la publication du livre EATON de Montréal en coulisses de 1963 à 1973 signé par Madame de Gramont . Elle raconte ce qu'elle a vu et entendu au cours de ses 13 années de travail au magasin de Montréal, d'abord à titre de rédactrice junior, puis senior, avant de devenir attachée de presse. L'auteure a rencontré et habillé des célébrités québécoises et internationales, assisté à des incidents parfois loufoques et parfois navrants. Quelques titres de chapitres : La face cachée du 9e, Noël à travers le monde, Pour femmes seulement, Déviance et champagne, Fantasme... , Silence, on tourne, Ravissant popotin, Le guetteur de restes. «Eaton de Montréal ? C'est l'ivresse d'une génération qui a fait reconnaître ses droits, célébré la mode, assisté et soutenu plusieurs émissions de télé francophones et les premiers films québécois.», souligne Madame de Gramont. L'atmosphère est à la nostalgie et au fou rire.
Mais ne cherchez pas ce livre en librairie. On le trouve uniquement sur le site du premier éditeur libraire francophone sans but lucratif en ligne sur Internet, www.manuscritdepot.com, une initiative de la Fondation littéraire fleur de lys. Nous sommes loin des luttes livrées par les éditeurs pour assurer une place de choix à leurs auteurs en librairie. La fondation accorde d'emblée une place en vitrine à chacun de ses auteurs la page d'accueil de son site, une page personnelle où le lecteur trouvera un résumé, des extraits et la table des matières du livre, une biographie, une bibliographie et l'adresse électronique personnelle de l'auteur.
Il n'y a pas de limite à l'espace que peut occuper un auteur dans notre librairie en ligne. Notre loyer (sur le serveur) nous coûte qu'une infime fraction du prix payé par un libraire traditionnel ayant pignon sur rue. Quant aux livres, le lecteur a le choix entre un exemplaire papier imprimé dès que le libraire a accumulé 20 commandes et un exemplaire numérique disponible en format PDF et HTML (page Web) à télécharger. La production de l'exemplaire numérique revient à 8% du coût d'un exemplaire papier, ce qui nous permet d'offrir tous nos livres numériques à un prix fixe de 5.00$ l'exemplaire. Certains auteurs offrent même l'édition numérique de leurs livres gratuitement, ce qui entraîne aucun frais d'administration des ventes.
Toutes ces économies permettent même à la fondation d'offrir à chaque auteur son propre forum de discussion sur le sujet de son choix. Et dans le cas du Forum des Eatonniens du Québec, nous irons encore plus loin en le jumelant à un album de photographies et de documents souvenirs. Toute personne disposant de tels souvenirs est invitée à alimenter cet album en nous les adressant en pièces jointes à un courriel à cette adresse : info@manuscritdepot.com.
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[ Version imprimable du communiqué de presse ]
Page personnelle de l'auteure Monique de Gramont : http://www.manuscritdepot.com/a.monique-de-gramont.1.htm
Exemplaire gratuit de EATON de Montréal en coulisses pour les médias. Prière d'écrire à info@manuscritdepot.com et d'indiquer si vous préférez télécharger le livre sur le site ou le recevoir en pièce jointe à un courriel.
Coordonnées de l'auteure et animatrice du forum Les Eatonniens du Québec
Source:
Serge-André Guay, président Fondation littéraire fleur de lys, maître d'oeuvre du projet Manuscrit dépôt.
Téléphone : (418) 838-0890 Adresse postale : 44, rue Chabot, Lévis, Québec. Canada. G6V 5M6 Adresse électronique : info@manuscritdepot.com Site Internet : www.manuscritdepot.com
Source : L'HyperLien, Avril 2004 / Vol. N° 3 Journal interne de la Commission de santé et de la sécurité au travail, Gouvernement du Québec
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CHAPITRE 1 En scène, les souvenirs... Les coulisses d'un théâtre ont la mémoire longue. Les miroirs tapis dans les loges, avec leur mine imperturbable de verre poli, voient des choses qui échappent à nos yeux d'humains, et ils nous observent dès que nous tombons dans le faisceau de leurs yeux de glace. Les murs, eux, en apparence lisses et indifférents, dissimulent de gigantesques oreilles dotées d'une remarquable acuité auditive. Ils entendent tout, les murs : chuchotements à peine audibles, déclarations brûlantes, exclamations de plaisir, de douleur ou de lassitude, clameurs de frayeur, cris de colère ou de jubilation, froissements d'étoffes ou de papiers, tintements et bruissements des boîtes de maquillage, ébats à peine audibles des pinceaux patinant sur les fards et sur les peaux... Les coulisses d'un théâtre enregistrent tout, y compris les silences. À commencer par celui qui s'installe quand les spectateurs et les acteurs quittent les lieux, quand la nuit entre en scène, par une porte dérobée. Et les grands magasins ? Composés de multiples scènes, de décors sans cesse changeants, habités et visités par des acteurs aux personnalités et aux intentions variées, ils font comme les coulisses d'un théâtre. Ils entendent tout, ils voient tout, et leur mémoire prend du poids, au fil des ans. Une quinzaine de jours avant la fermeture du grand magasin Eaton du centre-ville de Montréal, j'ai fait un curieux rêve. Le vieil immeuble me parlait, dans un français impeccable. J'ai entendu les voix de ses escaliers roulants, de ses étages, de ses boutiques, de son très beau restaurant art déco du neuvième étage flanqué de deux salons privés, de tous ses bureaux fermés aux visiteurs. Le choeur des voix m'a rappelé tout ce que j'ai pu observer avec mes yeux et entendre avec mes oreilles, pendant les douze années où j'ai travaillé dans les augustes flancs du célèbre immeuble, d'abord à titre de rédactrice junior au Service de la publicité, ensuite comme attachée de presse au Service des relations publiques. Le magasin Eaton du centre-ville de Montréal, avec son million de pieds carrés de superficie (le plus grand au Canada ), a fermé ses portes un soir d'octobre 1999. Ce triste événement a marqué la fin d'une époque, la fin d'une histoire pour tous les Québécois, jeunes et vieux, anglophones et francophones : tant pour ceux qui y ont travaillé que pour ceux qui l'ont fréquenté. Pierre Cyr, qui fut le dernier directeur général du magasin de Montréal, rappelait au quotidien La Presse, quelques jours avant la fermeture, qu'au moins un Canadien sur cinq a déjà travaillé pour la famille Eaton. Que, durant les meilleures années de son existence, les ventes représentaient 55% du commerce du détail. Petite consolation : tout comme les loges d'un théâtre, Eaton continue de vivre dans notre mémoire collective et personne ne pourra effacer les pages de son histoire. L'histoire commence avec l'arrivée au Canada, en 1854, de Timothy Eaton et de ses deux frères. Né en 1834, en Irlande du Nord, non loin de Ballymena, deux mois après la mort de son père, le jeune Timothy connaît néanmoins une enfance sans grand drame. Il n'aime guère l'école et préfère apprendre la vie sur le terrain. En 1847, il devient apprenti dans un magasin appartenant à un certain William Smith. Levé avant le soleil et couché après lui, le jeune homme travaille dur et s'endort parfois sous le comptoir, histoire d'être sûr de devancer l'astre du jour. Aussi, lorsqu'il arrive au Canada, où habitent plusieurs membres de sa famille, le jeune homme a déjà derrière lui une solide expérience de la vente au détail... et du comportement des clients. En 1869, Timothy ouvre, coin Yonge et Queen, à Toronto, un petit magasin qui est, mais cela il l'ignore, la première pierre d'un empire, la première page d'une fascinante histoire sur laquelle se pencheront de très sérieux historiens et sociologues. Je ne suis ni l'un ni l'autre, pourtant, l'idée m'est venue de raconter le chapitre dans lequel il m'a été donné de jouer un tout petit rôle, d'évoquer les événements et les activités que même les historiens et les sociologues n'ont pu et ne pourront évoquer, parce qu'ils n'étaient tout simplement pas là, sur le terrain.
Édifice Eaton rue Ste-Catherine Ouest. 30 mars 1936 Source : Ville de Montréal. Gestion des documents et archives.
Remerciements À la main
Mariée au peintre québécois Pierre Faucher et mère de jumeaux, Monique de
Gramont a travaillé pendant 13 ans pour le compte du grand magasin Eaton de
Montréal. Par la suite, elle a été journaliste permanente, puis grand reporter,
chef du bloc santé et adjointe à la rédaction en chef du magazine Châtelaine.
Depuis 15 ans, elle est rédactrice en chef d'un magazine gouvernemental de
vulgarisation scientifique et chargée de cours au Certificat en journalisme de
la faculté de l'Éducation permanente de l'Université de Montréal. Elle a écrit
deux essais pour les éditions Québec-Amérique, puis quatre romans publiés chez
Québec-Amérique, Pierre Tisseyre et Libre Expression. Au cours de sa carrière,
elle a également prononcé une centaine de conférences dont quelques-unes devant
un auditoire de 1000 personnes. Envoyée en mission en Israël, à deux reprises
par Châtelaine, elle a animé un atelier international sur la reproduction
humaine.
Monique de Gramont est membre de :
LE MATIN DE LA FÊTE TRISTE,
LES TROIS JULS,
L'HOMME ÉTOILE,
Monique de Gramont se fera un grand plaisir de répondre à vos courriels.
Voici l'adresse à utiliser : info@manuscritdepot.com
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