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Eaton de
Montréal
en
coulisses de 1963 à 1973
MONIQUE DE GRAMONT
Témoignage d'une
employée,
Grande et petite histoire d'une entreprise,
Fondation
littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2006, 236
pages,
illustré.
ISBN 2-89612-011-4
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Monique de Gramont
Montréal, Québec
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COUVERTURES
Eaton de Montréal en coulisses de 1963 à
1973, Monique de Gramont,
Fondation littéraire Fleur de Lys
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PRÉSENTATION
Eaton de Montréal
en coulisses de 1963 à 1973, Monique de
Gramont,
Fondation littéraire Fleur de Lys
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Reconnaissez-vous cette fillette sur les genoux du Père Noël ? Et
cette
jeune femme en pleine révision de son texte en compagnie de Anita
Pérère
du magazine ELLE de France ? Eh ! Oui, c'est Monique de Gramont,
l'auteure. Elle témoigne avec moult détails, à la fois émouvants
et
captivants, du temps où elle travaillait au service de la
publicité du
magasin Eaton de Montréal. Elle brosse aussi la petite histoire de
cette
grande entreprise dont le souvenir demeure à jamais en nos
mémoires.
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Le magasin Eaton de
Montréal a marqué profondément la vie et la culture des Québécois
francophones et anglophones. D'abord unilingue anglais, le magasin est
devenu le
haut lieu d'un affrontement culturel et linguistique qui a donné
naissance
à des événements extraordinaires. L'auteure y a travaillé pendant 13
ans,
d'abord à titre de rédactrice junior, puis senior, avant de devenir
attachée
de presse. Pour permettre au lecteur de comprendre les profondes
mutations qui
sont survenues, elle raconte ce qu'elle a vu et entendu. Grâce à des
chapitres
courts et enlevés, le lecteur assiste à des événements extraordinaires
parfois même truculents. Des encadrés historiques permettent de suivre
l'Évolution
du magasin, la famille Eaton, l'apogée et le déclin du célèbre catalogue
Eaton et du non moins réputé défilé du Père Noël.
Eaton de Montréal ? C'est l'ivresse d'une génération qui a fait
reconnaître
ses droits, célébré la mode, assisté et soutenu plusieurs émissions de
télé
francophones et les premiers films québécois.
L'auteure a rencontré et habillé des célébrités québécoises et
internationales. Assisté à des incidents parfois loufoques et parfois
navrants.
Le lecteur sera partagé entre la nostalgie et le fou rire. Quelques
titres de chapitres
: La face cachée du 9e, Noël à travers le monde, Pour femmes
seulement, Déviance et champagne, Fantasme... , Silence, on tourne,
Ravissant
popotin, Le guetteur de restes.
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COUVERTURE DE PRESSE
Eaton de Montréal
en coulisses de 1963 à 1973, Monique de
Gramont,
Fondation littéraire Fleur de Lys

Source : L'HyperLien, Avril 2004 / Vol.
N° 3
Journal interne de la
Commission de santé et
de la
sécurité au travail,
Gouvernement du Québec
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TABLE DES MATIÈRES
Eaton de Montréal
en coulisses de 1963 à 1973, Monique de
Gramont,
Fondation littéraire Fleur de Lys
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Remerciements
Tournée des illustrations
En scène, les souvenirs
La face cachée du neuvième
Un an
Fenêtre sur rue
Margaret Bols
Mutation
Attaque, micro !
Derrière le miroir
Clic clic !
À la mode d'Eaton
Le défilé du Père Noël
Le vrai Père Noël
Lettre au Père Noël
FMO
Noël à travers le monde
L'enchantement de l'Extrême-Orient
Hirc !
Ma-Ma-Fu-Fu
À l'écoute des jeunes
Pour femmes seulement
Déviances et champagne
La voix
Télé-Eaton
À la main
Silence, on tourne !
Deux femmes en or
Ravissant popotin
Cachez ces pieds que je ne saurais
voir
Fantasmes
Les vedettes qui ont fait escale
Patrons et collègues
Pour vous servir
Une vieille dame fidèle
Le guetteur de restes
Retour de marchandises
Eaton Beauty
Deux enfants d'Eaton, parmi d'autres
Suite et fin
Le catalogue Eaton, bible du XXe
siècle
Un nom, une famille, une dynastie
Quelques dates charnières
Bibliographie
Au sujet de l'auteure
De la même auteure
Données au catalogue
Illustration en page couverture
L'achevé d'imprimer |
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EXTRAIT
Eaton de Montréal
en coulisses de 1963 à 1973, Monique de
Gramont,
Fondation littéraire Fleur de Lys
CHAPITRE 1
En scène, les
souvenirs...
Les coulisses d'un théâtre ont la mémoire longue. Les miroirs tapis dans
les
loges, avec leur mine imperturbable de verre poli, voient des choses qui
échappent à nos yeux d'humains, et ils nous observent dès que nous
tombons dans
le faisceau de leurs yeux de glace.
Les murs, eux, en apparence lisses et indifférents, dissimulent de
gigantesques
oreilles dotées d'une remarquable acuité auditive. Ils entendent tout,
les murs
: chuchotements à peine audibles, déclarations brûlantes, exclamations
de
plaisir, de douleur ou de lassitude, clameurs de frayeur, cris de colère
ou de
jubilation, froissements d'étoffes ou de papiers, tintements et
bruissements des
boîtes de maquillage, ébats à peine audibles des pinceaux patinant sur
les fards
et sur les peaux...
Les coulisses d'un théâtre enregistrent tout, y compris les silences. À
commencer par celui qui s'installe quand les spectateurs et les acteurs
quittent
les lieux, quand la nuit entre en scène, par une porte dérobée.
Et
les grands magasins ? Composés de multiples scènes, de décors sans cesse
changeants, habités et visités par des acteurs aux personnalités et aux
intentions variées, ils font comme les coulisses d'un théâtre. Ils
entendent
tout, ils voient tout, et leur mémoire prend du poids, au fil des ans.
Une quinzaine de jours avant la fermeture du grand magasin Eaton du
centre-ville
de Montréal, j'ai fait un curieux rêve. Le vieil immeuble me parlait,
dans un
français impeccable. J'ai entendu les voix de ses escaliers roulants, de
ses
étages, de ses boutiques, de son très beau restaurant art déco du
neuvième étage
flanqué de deux salons privés, de tous ses bureaux fermés aux visiteurs.
Le
choeur des voix m'a rappelé tout ce que j'ai pu observer avec mes yeux
et
entendre avec mes oreilles, pendant les douze années où j'ai travaillé
dans les
augustes flancs du célèbre immeuble, d'abord à titre de rédactrice
junior au
Service de la publicité, ensuite comme attachée de presse au Service des
relations publiques.
Le
magasin Eaton du centre-ville de Montréal, avec son million de pieds
carrés de
superficie (le plus grand au Canada ), a fermé ses portes un soir
d'octobre
1999. Ce triste événement a marqué la fin d'une époque, la fin d'une
histoire
pour tous les Québécois, jeunes et vieux, anglophones et francophones :
tant
pour ceux qui y ont travaillé que pour ceux qui l'ont fréquenté.
Pierre Cyr, qui fut le dernier directeur général du magasin de Montréal,
rappelait au quotidien La Presse, quelques jours avant la fermeture,
qu'au moins
un Canadien sur cinq a déjà travaillé pour la famille Eaton. Que, durant
les
meilleures années de son existence, les ventes représentaient 55% du
commerce du
détail.
Petite consolation : tout comme les loges d'un théâtre, Eaton continue
de vivre
dans notre mémoire collective et personne ne pourra effacer les pages de
son
histoire.
L'histoire commence avec l'arrivée au Canada, en 1854, de Timothy Eaton
et de
ses deux frères. Né en 1834, en Irlande du Nord, non loin de Ballymena,
deux
mois après la mort de son père, le jeune Timothy connaît néanmoins une
enfance
sans grand drame. Il n'aime guère l'école et préfère apprendre la vie
sur le
terrain. En 1847, il devient apprenti dans un magasin appartenant à un
certain
William Smith. Levé avant le soleil et couché après lui, le jeune homme
travaille dur et s'endort parfois sous le comptoir, histoire d'être sûr
de
devancer l'astre du jour. Aussi, lorsqu'il arrive au Canada, où habitent
plusieurs membres de sa famille, le jeune homme a déjà derrière lui une
solide
expérience de la vente au détail... et du comportement des clients.
En
1869, Timothy ouvre, coin Yonge et Queen, à Toronto, un petit magasin
qui est,
mais cela il l'ignore, la première pierre d'un empire, la première page
d'une
fascinante histoire sur laquelle se pencheront de très sérieux
historiens et
sociologues.
Je
ne suis ni l'un ni l'autre, pourtant, l'idée m'est venue de raconter le
chapitre
dans lequel il m'a été donné de jouer un tout petit rôle, d'évoquer les
événements et les activités que même les historiens et les sociologues
n'ont pu
et ne pourront évoquer, parce qu'ils n'étaient tout simplement pas là,
sur le
terrain.
Allez,
monsieur Timothy, frappez vite les trois coups rituels, déverrouillez
les portes
tournantes de votre magasin de la rue Sainte-Catherine, Ouest, allumez
ses
lustres, sortez les escaliers roulants et les ascenseurs de leur
torpeur.
Messieurs dames, entrez, et parcourez avec moi les étages... Il s'est
passé ici
tant d'événements, tantôt dramatiques, tantôt joyeux et tantôt loufoques
!
Certains nous ont marqués et instruits, à une époque où la coquille de
notre MOI
francophone se fendillait de partout, humant, pressentant les effluves
culturels
venant d'ailleurs.
Édifice Eaton rue
Ste-Catherine Ouest.
30 mars 1936
Source : Ville de Montréal.
Gestion des documents et archives.
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BIOGRAPHIE
Monique de Gramont
Mariée au peintre québécois Pierre Faucher et mère de jumeaux, Monique
de
Gramont a travaillé pendant 13 ans pour le compte du grand magasin Eaton
de
Montréal. Par la suite, elle a été journaliste permanente, puis grand
reporter,
chef du bloc santé et adjointe à la rédaction en chef du magazine
Châtelaine.
Depuis 15 ans, elle est rédactrice en chef d'un magazine gouvernemental
de
vulgarisation scientifique et chargée de cours au Certificat en
journalisme de
la faculté de l'Éducation permanente de l'Université de Montréal. Elle a
écrit
deux essais pour les éditions Québec-Amérique, puis quatre romans
publiés chez
Québec-Amérique, Pierre Tisseyre et Libre Expression. Au cours de sa
carrière,
elle a également prononcé une centaine de conférences dont quelques-unes
devant
un auditoire de 1000 personnes. Envoyée en mission en Israël, à deux
reprises
par Châtelaine, elle a animé un atelier international sur la
reproduction
humaine.
Au cours de sa carrière de journaliste, elle a signé pas moins de 5000
articles
pour divers magazines dont La vie en rose, Guide-Ressource, Santé, La
Gazette
des femmes etc. Elle a reçu plusieurs prix dont le Prix Judith Jasmin, à
deux
reprises le prix du gouverneur général de l'Université Western, le grand
prix du
meilleur article spécialisé, toutes catégories confondues décerné par
l'Association des journalistes de la presse spécialisée.
Monique de Gramont est membre de :
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BIOBLIOGRAPHIE
Monique de Gramont
LE
MATIN DE LA FÊTE
TRISTE,
essai, Québec-Amérique 1985.
LES MÉDECINES DOUCES AU QUÉBEC,
essai, Québec-Amérique, 1986.
LA CLÉ DE FA,
roman, Québec-Amérique, 1988.
LE MAÎTRE DE JEU,
roman, Pierre Tisseyre, 1990.
LES TROIS JULS,
roman, Libre Expression, 1993.
L'HOMME ÉTOILE,
roman, Libre Expression, 1996.
LE PIÈGE À FOU,
en lecture chez un éditeur, 2003.
L'ÉDEN DANS LA PEAU,
en production, 2004.
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COMMUNIQUER AVEC L'AUTEURE
Monique de Gramont
Monique de Gramont se fera un plaisir
de lire
et
de répondre personnellement à vos courriels.
Adresse
de correspondance électronique :
monique.legault@videotron.ca
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Monique de Gramont,
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