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Dans ma GROTTE avec CLAUDEL, essai, Paul-Émile Roy

 

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Dans ma GROTTE

avec CLAUDEL

 

Paul-Émile Roy


Essai, 234 pages,

 

 

Fondation littéraire Fleur de Lys, 2007
6 X 9 pouces ou 15 X 23 centimètres
ISBN 2-89612-286-9

 

Présentation

 

Paul-Émile Roy a enseigné la littérature pendant de nombreuses années au cégep. Depuis qu’il a pris sa retraite, il consacre une partie importante de son temps à la fréquentation des grands écrivains, en marge des modes et des conformismes du jour. Il n’est pas un spécialiste, mais un mordu de Claudel. Il ne fait pas ici de critique littéraire. Il parle en lecteur d’un auteur qu’il considère comme un des témoins majeurs de la culture occidentale et mondiale du vingtième siècle. Un écrivain qu’André Gide plaçait parmi les deux ou trois plus grands de tous les temps. Un homme qui a parcouru la planète en tous sens et exploré tous les champs de la culture. L’homme le plus libre qui soit. Une voix inoubliable dans le brouhaha des idées et de l’histoire.

 

Extrait

 

Introduction

 

Ce livre est mon refuge, ma grotte, où je me retire avec Claudel, loin du monde, de l’actualité. En marge de la cité. Je ne fais pas de critique littéraire, je passe des heures en compagnie de Claudel.

 

Un ami m’accuse de vivre dans le rêve, de flotter au-dessus de la réalité. Mais qu’est-ce que la réalité?

 

Pour le joueur de golf, c’est la petite boule blanche qui s’élève au bout du bâton, c’est le gazon vert du terrain de jeu, ce sont les copains...

 

Pour le bourgeois, la réalité, c’est l’argent, le confort, le prestige, la réussite, les grosses voitures...

 

Pour l’intellectuel, c’est le monde et toutes les questions qu’il pose, c’est la culture, les problèmes humains, les livres...

 

Raoul pouvait me dire: la culture, c’est rien. Paris, y a rien là. Les Champs-Élysées, c’est comme la rue Sainte-Catherine.

 

Il est clair que pour lui, la culture, ce n’est pas la réalité. La réalité, ce sont les affaires, les finances, l’argent. Il est évident que je suis en dehors de cette réalité.

 

Pour Platon, la réalité, ce sont les idées. Ce que nous prenons pour la réalité n’est que simulacre. Le monde n’est pour les hommes que l’expérience qu’ils s’en font. Comme dit un personnage de Platon, l’homme est la mesure de toutes choses, les choses n’ont que le poids d’existence qu’il leur prête1. Et ailleurs Platon écrit: «L’homme qui aime l’étude, qui l’aime réellement, doit être fait pour une lutte dont la réalité est l’objet»2. C’est alors, dans l’étude, qu’il s’unit au réel, qu’il engendre intelligence et vérité, qu’il vit réellement.

 

Pour l’homme de l’époque, n’existe que l’horizontal. La réalité est dans cette direction. C’est pourquoi l’âme et les problèmes de l’âme ne font pas partie de la réalité. Si vous vivez dans le monde de l’âme, vous n’êtes pas dans la réalité, car la direction de l’âme, c’est la verticale, la transcendance.

 

On peut s’interroger aussi sur la réalité perçue par les intellectuels. René Girard a donné pour titre à un de ses livres: La voix méconnue du réel. Je suis assez porté à penser que bien des intellectuels n’écoutent pas la voix du réel, mais se cantonnent dans leurs idées, dans leurs systèmes, dans leurs grilles, dans les arcanes de leur discipline.

 

On peut donc s’interroger sur la nature de la réalité pour l’homme d’aujourd’hui. Peut-être cette réalité est-elle virtuelle, périphérique, marginale à l’être. Elle n’est peut-être qu’une forme d’évasion. Les vrais «marginaux» ne sont peut-être pas ceux qu’on pense!

 

Le retrait dans ma grotte est un acte de liberté, un acte de contestation de cette société de marché. Je prends mes distances, je ne me laisse pas emporter, je ne marche pas. Je suis ailleurs.

 

Et l’avouerai-je? Je trouve un certain plaisir à être à part, en marge de... J’y lis mes auteurs mis à l’index par notre société avec la satisfaction que procure la conscience de la transgression. Comme le dit le Père Amelotte à propos de Condren: «Ceux qui se cachent pour faire une action la font avec plus de plaisir»3.

 

L’étude de Claudel a un prix parce qu’elle n’est pas une activité de la foule. Elle en a un autre parce que l’œuvre de Claudel est un monde à explorer. On y fait toujours des découvertes. Un monde d’idées, d’images, de connaissances, de personnages qui finalement nous permet de nous retrouver dans l’actualité de tous les jours. Car le monde de Claudel, ce n’est pas un système, c’est l’Être dans son inépuisable jaillissement.

 

Chaque fois que j‘entre dans ma grotte, je fais un acte d’espérance en la libération finale.

 

___


1 Platon, Cratyle, La pléiade, !, p. 616.

2 La République, La Pléiade, 1, p. 1071.

3 Cité par Henri Brémond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, tome 111, Paris, Bloud et Gay, 1935, p. 310, note 2.


 

 

 

Au sujet de l'auteur

 

Paul-Émile Roy est né à Saint-Cyprien, comté Rivière-du Loup, au Québec, en 1928. Il fait son cours classique au collège de Saint-Laurent et obtient le B.A de l’Université de Montréal en 1951.

 

En 1956-1958, il étudie en Lettres à Paris où il obtient une Licence en Lettres Classiques.

 

Il enseigne ensuite la littérature française et québécoise au Collège de Saint-Laurent et poursuit en même temps ses études à l’Université de Montréal où il obtient un PHD, en littérature avec une thèse sur l’évolution du Québec d’après le roman québécois. Pendant plusieurs années, il collabore régulièrement à la revue Lectures et à la revue Dires, et occasionnellement à plusieurs autres revues et périodiques.

Il quitte l’enseignement en 1991 et se consacre depuis ce temps à la lecture et à l’écriture. Il collabore régulièrement à la revue L’Action nationale, à La Presse québécoise, à Combats, et occasionnellement à Mens, L’Agora, etc.
 

Paul-Émile Roy est un passionné d’humanisme et de spiritualité. Il s’interroge sur le sort qui est fait à la culture dans la postmodernité. Il milite en faveur d’une réforme profonde de l’éducation qui, tout en tenant compte des problèmes actuels, des conditions du travail, de l’urgence de préparer des techniciens spécialisés, assure à tous les jeunes une solide formation humaine et intellectuelle. Il se passionne pour tout ce qui concerne le Québec, aussi bien son passé que son présent et son avenir. Il croit que l’indépendance ne réglera pas tout, mais qu’elle est une condition préalable à son développement et à son épanouissement.

 

Bibliographie

 

Claudel, poète mystique de la Bible,

Montréal, Fides, 1957.

 

L’Engagement chrétien, Montréal, Fides, 1961, (Prix du Grand Jury des Lettres).

 

Les Intellectuels dans la cité, Montréal, Fides, 1963.

 

Libres dans la foi, Montréal, Fides, 1968

(Traduit en italien et en espagnol).

 

Croyant aujourd’hui, Montréal,

Éditions du Bouleau, 1978.

 

Études littéraires, Germaine Guèvremont,

Réjean Ducharme, Gabrielle Roy,

Montréal, Méridien, 1989.

 

Une Révolution avortée, L’Enseignement

au Québec depuis 1960, Préface de Pierre Vadeboncoeur, Montréal, Méridien, 1991, (Prix Richard-Arès de L’Action nationale).

 

Réforme ou maquillage? La Réforme de l’éducation

au Québec, Montréal, Méridien, 1994.

 

Pierre Vadeboncoeur, un homme attentif, Montréal, Méridien, 1995. Avec un texte inédit de Pierre Vadeboncoeur, «Le Québec expliqué aux Anglais».

 

La Magie de la lecture, Montréal, Humanitas, 1996.

 

Propos sur la culture, Montréal, Humanitas, 1997.

 

Rêveries dans les Laurentides, Proses, Illustrations de Ghislaine Raymond, Montréal, Humanitas, 1998.

 

Lectures québécoises et indépendance,

Montréal, Méridien, 1999.

 

Le Temps d’agir, Montréal, Méridien, 2002.

 

Ruptures et permanences, Brossard,

Humanitas, 2002.

 

L’indéfectible espérance, Brossard,

Humanitas, 2003.

 

Revisiter le christianisme, Montréal, Novalis, 2004.

 

Il faut achever la Révolution tranquille,

Louise Courteau, éditrice, 2006.


 

 

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Paul-Émile Roy se fera un grand plaisir de lire
et de répondre personnellement à vos courriels.

Voici l'adresse électronique :

peroy@globetrotter.net 

 

 

 

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