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Page personnelle de l'auteur Philibien Thibodeau

Le cri du Huard

Roman, 216 pages.

 

 

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Le PROLOGUE décrit la rencontre, sur les rives du lac aux Feuilles, du héros avec son huard mythique qui sera son compagnon durant toute sa vie.

«Depuis ce jour, le huard, devenu son ami féerique, vint consoler ses heures sombres et alors il l’entendait, en des rêves tourmentés, percer de son chant funèbre la brume froide des premières lueurs de l’aube.»

Le premier chapitre, RÊVES, décrit la première enfance de Max, remplie de l’insouciance et la félicité propres aux premiers pas dans la vie. Il y voit débuter sa famille et développe son fort attachement à chacun de ses membres. Il s’imprègne des qualités de ses parents et expérimente quelques déceptions qui le préparent peu à peu aux dures réalités de la vie adulte. «Ce dernier s’excusa en disant qu’il avait pris peur, comme un vrai cheval, en voyant une supposée couleuvre apparaître soudainement. Le grand-père se jura bien de ne plus l’atteler de sitôt… Quand un quêteux se pointait à la maison, même si on n’avait pas d’argent à lui donner, il ne repartait pas bredouille. La mère le faisait entrer et lui servait un gros bol de soupe chaude avec du pain de ménage. Jamais un quêteux n’a été mal reçu. Max assimilait dans son esprit ces parcelles de bonté humaine que lui transmettaient ses parents.»

Le deuxième chapitre, LUMINEUSES, raconte sa préadolescence avec ses premiers pas à l’école, ses premiers deuils, ses premières expériences de l’autorité du père, le contraintes détestables résultant de leur impécuniosité, l’aura de mystère entourant les enseignants en particulier les religieuses qu’il trouvait en même temps attachantes, les exigences de la religion, son attirance profonde pour la nature et pour la découverte, son esprit aventureux, les us et coutumes de l’époque, l’éveil de sa sexualité, la découverte de son amour des livres, la bonté qui se cache chez les gens, son intérêt concernant le déroulement de la guerre, son flirt inconscient avec la mort, et les premiers affronts subis. «On leur décrivait ce lieu terrifiant rempli de démons noirs et cornus piquant le derrière des damnés, avec leurs fourches acérées, dans une mer de feu… Le bébé, une fille, naquit le 6 décembre. L’enfant fut baptisée le 8 décembre, du nom de Marie, Réjane. Le lendemain, le 9 décembre, elle mourait. Elle n’avait que trois jours. C’était aussi le jour des huit ans de Max. Ce dernier garda pour toujours le souvenir de ce soir d’hiver du 10 décembre 1940 où, sur la table de cuisine, reposait le petit cercueil recouvert de satin blanc moiré… C’était, à perte de vue, une mer de forêts et de lacs aux splendides teintes de vert et de bleu, baignant dans la lumière éclatante du soleil d’été… Mais il craignait de bouger, de peur de déclancher soudainement son agonie. Après un long moment et sentant que la vessie allait lui éclater, il se résigna : - Allons pisser, je mourrai après !... Il se produisit alors un phénomène que les deux compères n’oublieront jamais de toute leur vie. La balle frappa la broche qui se tendit au maximum sans se briser et, catapultée par celle-ci, revint à la vitesse de l’éclair entre les deux yeux d’Howie… Soudain, au portique de sortie, écrasé sur les montants et les yeux fermés, Max sentit le frôlement des poutres sur ses vêtements. Un pouce de plus et il était réduit en bouillie comme un jambon passé au moulin à viande. Mais la mort, encore une fois, n’était pas au rendez-vous.»

Le troisième chapitre, IMPASSES, relate son adolescence et le début de sa vie adulte. Il y est décrit la sévérité du père, les catastrophes évitées de justesse, la générosité de la plupart de ses amis, ses débuts dans le rude milieu du travail adulte lors des vacances d’été, ses expériences inoubliables de la drave sur deux rivières de la région, son esprit contestataire, la brutalité des ensei-gnants du séminaire, ses frasques, ses humiliations, son amour du cinéma, ses mauvais choix, sa découverte du grand nord québécois, ses premiers grands échecs scolaires et ses victoires. «Max tentait parfois de les imiter en courant sur les tapis de billots de douze pieds pris dans les baies. Il devint vite assez habile dans la maîtrise de cet art des chevaliers des rivières… Il eut toutefois la chance, durant ses trois années au Séminaire, de ne pas tomber sur les espèces de brutes à soutane qui sévissaient dans cette institution… Il plaisantait avec un confrère lorsqu’un coup violent sur la nuque l’étendit à terre de tout son long. Il était complètement assommé. Après un bon moment, il leva la tête et, la vue voilée, distingua le surveillant de salle, l’abbé Guano, qui le toisait de son air de brute… De retour à la maison, il s’endormait en rêvant à de multiples aventures où il s’incarnait dans ces personnages plus grands que nature. Tout ceci pour vingt-cinq cents. Une aubaine pour un tel stupéfiant !... Ils chargèrent le canon du restant de poudre déjà préparée et en bourrèrent la moitié avec des clous, pierres, boulons, tessons de bouteille et autres résidus devant tenir lieu de projectile. Puis ils installèrent, dans le trou de mise à feu, un bout de ficelle trempé dans l’essence. Ils étaient prêts à tirer…»

Le quatrième chapitre, NÉBULEUSES, relate sa cléricature à l’Ordre des Ingénieurs du Québec, sa recherche acharnée de réussite scolaire, son premier échec marital, la perte de ses deux parents, la venue de ses premiers enfants, l’incendie de la maison paternelle, son expérience de travail chez des firmes de génie et au Gouvernement du Québec et le succès final de ses études. «Max décida de s’enseigner à lui-même, c’est-à-dire, être son propre professeur d’université. Il s’attaquait à gros et le chemin serait long, mais il avait confiance de réussir. Sa cléricature devait durer près de dix ans ! Comble de malheur, l'Ordre l’informa qu’à la dernière réunion des membres un règlement avait été voté limitant à trois le maximum d’essais à un examen. Mais étant donné la nouveauté de ce règlement, on lui permettait de se présenter une quatrième et dernière fois… Une heure après le début de la séance, il remettait son travail au surveillant et était convaincu qu’il avait réussi. Son but ultime était là, tout près, et il se jura qu’il n’allait pas le manquer… Enfin, il le tenait ce sacré papier !... Soudain, en un éclair, cette douche froide lui fit prendre conscience que leur couple était, en réalité, mort depuis longtemps. Il ne tenait debout que par ses accommodements et ses compromis. Il ne se rendait pas compte que ce n’était en somme que de la lâcheté.»

Le cinquième chapitre, REGAIN, raconte la pratique de son art pour le Gouvernement du Québec en Outaouais et dans les hautes Laurentides, la perte de la moitié de sa vue, la venue de sa fille, papillon blessé, sa joie d’être à nouveau père, les miracles qu’il a vécu, son deuxième échec marital, le retour aux sources de son enfance. «…le Ministère eut la brillante idée de le bombarder ingénieur du district, début mars. Désormais, il prenait charge de la planification, de la conception et de la mise en œuvre des projets d’immobilisation dans les quatre parcs du district… Pendant plusieurs années, Max n’a parlé de cet événement à quiconque. Il se disait, chaque fois qu’il se remémorait ce fait, que sa vie aurait pu basculer ce soir-là et qu’il n’aurait pas survécu à une telle tragédie… Max était pétri d’angoisse à chaque disparition et il se demandait dans quel état on trouverait sa fille… L’enfant repue, elle la confia à Max pour qu’il la berce. Lorsqu’il saisit ce petit être disloqué dans ses bras, Max prit conscience que ce paquet menu et fragile était peut-être le plus beau cadeau que la vie puisse lui donner et que son existence en serait changée à jamais… Il ressentait un plaisir, jusqu’alors inconnu, à la bercer, à jouer avec elle, à la promener dans les rues de Bougainville, à lui donner à manger et même à changer sa couche. Eh oui ! Qui l’eût cru ? Ce petit être faible et sans défense l’avait saisi par les tripes et ne le lâcherait jamais… À une certaine hauteur, il s’arrêta brusquement, sans raison aucune. Il aperçut alors avec horreur un des bois du panache, juste au-dessus de la fontanelle du bébé! Un centimètre de plus et, encore une fois, sa vie aurait pu basculer… Max était convaincu qu’un ange de miséricorde avait guidé cette balle. Il est en effet impossible de concevoir qu’un projectile de ce calibre puisse traverser un corps humain et faire si peu de dommage… Mais la grandeur n'était pas au rendez-vous et ils durent se résoudre à l’évidence. Ils décidèrent de divorcer. Il fallait préparer Eve à ce drame. Ce fut affreux et cruel. Cette enfant sans défense se voyait abandonnée par ses parents… »

Le sixième chapitre, GRÂCE, raconte les derniers épisodes de la vie de Max, son destin final et l’adieu funèbre de son ami le huard. «…débuta cette ère de libération appelée la retraite. Disparaissaient avec elle, l’angoisse du lundi matin, les contraintes d’heures, de réunions harassantes et de rapports astreignants… Ce fut une des expériences les plus dures et, en même temps, les plus enrichissantes, qu’il lui ait été donné de vivre. Il y fit alors son deuil. Ce qui suivit ne fut pour lui qu’un tranquille adieu à un frère disparu… Cette intervention fut cette fois définitive. Les deux longues tiges de métal forment corps avec la colonne et accompagneront Ève durant toute sa vie… Puis, devant son désarroi, elle proposa à Max d’effectuer, à la fin de leur séjour, un voyage auquel elle songeait depuis quelque temps, soit un périple d’une semaine à New-York, l’antithèse de Notre-Dame-des-Cèdres… En arrivant devant la tour nord, la montre de Max indiquait huit heures précises. Un portier enjoué leur ouvrit la porte. Max et Monica cheminaient vers leur destin… »

L'ÉPILOGUE dévoile les dix dernières secondes de la vie de notre héros. «Ce matin-là, alors que Max et sa mie admiraient, par la fenêtre du restaurant, un superbe appareil qui approchait… »

 

 

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Philibien Thibodeau, auteur du roman Le cri du huard, de nouveau en vedette dans l'hebdomadaire régional Le choix des gens d'ici (cliquez sur la coupure de presse ci-dessous pour un agrandissement).

 


 

 

Photo de la présentation

du 20 septembre 2004 à la bibliothèque municipale

de Mont-Laurier, Québec.

 

Accueil hall d'entrée de la biblio.

 

Installation à la biblio. Avec ma soeur et son mari

ainsi que ma fille Roxane. 

 

Installation à la bibliothèque municipale.

Avec mes enfants Richard et Roxane.

 

Affiche installée à une douzaine d'endroits à Mont-Laurier

avec lieu, date, heure dans le carré blanc du bas.

 

 

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Philibien Thibodeau, auteur du roman Le cri du huard, en vedette dans l'hebdomadaire régional Le choix des gens d'ici (cliquez sur la coupure de presse ci-dessous pour un agrandissement).

 

 

 

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RÉSUMÉ

PROLOGUE 

CHAPITRE I - RÊVES  

  • Racines 

  • Famille

  • Valmont 

  • Feuille dure 

  • Les quêteux  

  • La brouette à quatre roues

  • Première blonde 

CHAPITRE II - LUMINEUSES

  • Premiers jours d’école

  • La religion 

  • Pépère

  • L’École Normale

  • Petite sœur  

  • Le territoire de l’inspecteur

  • Notre-Dame-des-Cèdres 

  • Gimy et le boeuf 

  • Les sœurs

  • Trop jeune pour mourir 

  • Le deux dollars

  • Les corrections

  • La cuisine d’été

  • Les ronneurs  

  • La petite Lallaire 

  • Le rationnement 

  • La messe

  • Le bain du samedi soir

  • Le vieux tonnerre   

  • L’usine électrique 

  • Le crique Broc

  • Mon beau noir 

  • Sifflets dangereux

  • La Conscription 

  • La pièce de cinquante sous

  • Cigogne et feuille de chou 

  • Les fesses de Gisèle

  • La pêche au collet 

  • Les binnes de drave

  • La retraite des prêtres

  • L’Hôtel du Centre  

  • Tit’Annie 

  • Les bouteilles d’encre

  • Première cuite 

  • Les indulgences 

  • L’Ordre de la Sainte-Tombe

  • La Petite Île

  • Le revolver d’Howie

  • Les journaux    

  • Le fusil

  • Les mystères

  • La mort qui frôle

  • Val-Limon      

  • Fifi Chambord 

  • Bataille de coqs

  • Les cadeaux de Noël 

  • Les feux de forêts 

  • Un coin tranquille

  • La bibliothèque

  • Les habits de golf 

  • Les 4H

CHAPITRE III - IMPASSES

  • Feu à l’École du Rapide

  • Les frondes  

  • La bicyclette d’Howie

  • Billy 

  • Le canard malchanceux

  • La mine de Gimy   

  • L’ordinaire de la maman

  • Facéties    

  • Les Lacordaire

  • La drave sur la Kamik

  • Enrégimenté

  • La collecte

  • La fête de saint Joseph

  • La boîte de douceurs

  • Demi-pensionnaire    

  • Baignade à l’île Belec 

  • La drave sur la Renard 11

  • Le Cochon 

  • Le Colt 25 d’oncle Germain

  • Passion renversante  

  • Les chats     

  • Zuit Suits    

  • Le Carnaval 

  • Ruades 1

  • Une disparition

  • Fracture 

  • Grand pensionnaire

  • Knock-out  

  • Abandon    

  • Retrouvailles   

  • Dora  

  • La Ford 1940 de Jonas

  • L’insipide prélat

  • L’autel du paternel

  • Sa drogue  

  • Une lutte pour l’avenir

  • Leur Ecole Saint-Eusèbe

  • Le Studio   

  • Le canon 

  • Le harpon

  • Un débat    

  • Cul-de-sac 

  • Liliane aux longs cils 

  • Un baptême  

  • Bref voyage dans l’au-delà

  • Léonidas 

  • Échec 

  • Povungnituk 

  • Tarzan Labrosse vs Ti-Cul Doré

  • Échec et mat

  • Baragouin 

CHAPITRE IV - NÉBULEUSES

  • Ultime tentative

  • Poulie traîtresse 

  • Hyménée  

  • Le robineux à la vanille

  • Bombée, tu dis ?

  • Une bassine très spéciale

  • Pertes immenses       

  • Témoin en cendre  

  • Un Père Noël 

  • Un pansement très spécial

  • L’enquête du désespoir 1

  • Une Île au soleil  

  • Baume

  • Ulcère 

  • Le fameux papier

  • Un arbre de Noël  

  • Mouvance

CHAPITRE - V REGAIN

  • Potion magique

  • Pauvre petit chaton 

  • L’apprenti dentiste   

  • Gina   

  • Aux armes… 

  • Marathons

  • Miracle (I)

  • Un mariage

  • Fumée vicieuse

  • Un joyau irremplaçable

  • Une naissance 

  • Miracle (II) 

  • Balle magique

  • Une chasse à la corneille

  • Rupture   

  • Excepté papa !

  • Tête-Heureuse

  • GRÂCE 

  • Les carpes

  • Les infirmes à l’envers

  • Libération 

  • Le bénéfice du doute

  • Lucie-Bruneau

  • Un arbre 

  • Moi mes souliers… 

  • Colonne rétive

  • Noces de fer

  • Monica

  • Fin des jours

ÉPILOGUE

AU SUJET DE L’AUTEUR

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PROLOGUE

 

Ce matin de Pâques 1938, le père réveilla Max deux heures avant les premières lueurs du jour. Il lui avait demandé la veille s’il voulait bien l’accompagner, le lendemain, à la récolte de l’eau de Pâques, réputée pour garder sa fraîcheur durant de longs mois à condition de la cueillir avant l’aube. De plus, elle avait le pouvoir, croyait-on, de prévenir une foule de maux et même d’en guérir le cas échéant. Max accepta aussitôt avec joie. En effet, c’était la première fois qu’il avait l’occasion de vivre une expérience qui, dans la tête d’un enfant de cinq ans, baignait dans une aura de mystère des plus fascinants.

 

Il sortit donc du lit aussitôt, s’habilla en vitesse et rejoignit son père l’attendant déjà dans la voiture dont le moteur tournait afin de chasser la crudité matinale. Ils se dirigèrent vers une source située le long du chemin de Val-Calotte près de la rive du lac aux Feuilles.

 

La première bouteille venait à peine d’être remplie qu’un cri strident glaça l’enfant d’effroi. Il regarda vers le lac d’où provenait ce hurlement plaintif mais ne distingua quoi que ce soit dans la brume matinale. Son père, voyant sa stupeur, le rassura aussitôt. Ce n’était qu’un huard appelant sa compagne dans le jour naissant. Max s’approcha de la rive et aperçut la tête de l’animal qui émergeait de la fumée de mer. À ce moment l’oiseau lança un autre cri. Il était fasciné et séduit par son chant: quelle tristesse infinie dans ce trémolo ! Il aurait voulu rester là durant des heures à l’entendre et, peut-être, en faire son ami. Mais le père l’appela bientôt. Les bouteilles étaient pleines et il fallait s’en retourner.

 

Depuis ce jour le huard, devenu son ami mythique, vint consoler ses heures sombres et alors il l’entendait, en des rêves tourmentés, percer de son chant funèbre la brume froide des premières lueurs de l’aube.  

 

«Je n’ai jamais rien entendu de plus beau

que le cri du huard dans la brume du matin»

(Xavier Tessier)

 

 


 

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Au sujet de l'auteur    Biographie    Coordonnée

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Philibien Thibodeau est né à Mont-Laurier, Québec, Canada, en 1932. Il est le troisième d'une une famille de huit enfants comprenant quatre garçons et quatre filles en plus de deux bébés morts à la naissance.

 

Il fait ses études primaires dans trois écoles de Mont-Laurier soit l'École du Rapide, l'École Normale du Christ-Roi et l'Académie du Sacré-Cœur. Il étudie les trois premières années du cours classique au Séminaire Saint-Joseph et parfait son secondaire à l'École du Rapide et à l'École Saint-Eugène dans sa ville natale. Désirant obtenir un diplôme universitaire en génie il débute, en 1953, par une année préparatoire à l'Académie Commerciale de Chicoutimi. Puis, en 1954, il entre en première année à l'École Polytechnique de Montréal. Il réussit sa première année mais échoue deux fois sa deuxième année. N'abandonnant pas, il entre, en 1958, en deuxième année de génie à l'Université d'Ottawa qu'il échoue de justesse. Tenace, il s'inscrit en 1960 comme membre étudiant à l'Ordre des Ingénieurs du Québec afin de parfaire son cours selon le système de cléricature de l'Ordre. Il reçoit enfin son diplôme d'ingénieur en 1969, soit seize ans après le début de ses études dans cette discipline.

 

Travailleur acharné, il fait partie de la poignée d’ingénieurs québécois ayant obtenu son diplôme en s’enseignant à soi-même, c’est-à-dire en étant son propre professeur. Durant toutes ses études il travaille, dans le domaine du génie, l'équivalent de douze années au service de diverses firmes de génie-conseil, d'urbanisme et de construction.

 

Ces travaux comprennent le relevé de trois sites potentiels de barrage sur la Manicouagan, la surveillance de la réparation de barrages (Barrage Gouin dans le Haut Saint-Maurice et Barrage Mercier dans la Haute Gatineau), le relevé hydrographique de seize rivières au Nouveau-Québec, la surveillance de construction de pont (Pont Interprovincial de Campbellton au Nouveau-Brunswick). Il se marie en 1960 et deux enfants naîtront de cette union qui durera quatorze ans. En 1961 au service d'une firme de génie-conseil, il travaille dans la conception et la surveillance de construction d'autoroutes et, à partir de 1968 jusqu'en 1972, il œuvre pour une firme d'urbanisme dans la préparation de programmes de rénovation urbaine de huit municipalités et, pour une autre firme d'urbanisme, il prépare le plan directeur et le règlement de zonage de trois municipalités.

 

En 1971 il entre au Gouvernement du Québec à la Société d'Habitation en tant que coordonnateur de programmes de rénovation urbaine de douze municipalités. C'est le début d'une carrière de fonctionnaire qui durera vingt-cinq ans. En 1973 il accepte une mutation au Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche comme ingénieur du district de l'Outaouais à la réalisation des immobilisations dans des quatre parcs régionaux.

 

Il se remarie en 1983 et un enfant naîtra de cette union qui durera jusqu'en 1989. En 1986, il accepte une mutation au district de Mont-Laurier du Ministère de la Voirie, puis à celui de Maniwaki en 1991, à la conception de réseaux routiers et de ponts. Retraité depuis 1994, il profite pleinement de la vie en appliquant les sages principes glanés le long de son chemin, en privilégiant la communion avec la nature, le silence, la méditation et l'oisiveté studieuse.


 

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Philibien Thibodeau se fera un grand plaisir de lire

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Voici son adresse électronique :

 

info@manuscritdepot.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre d'appui de l'auteur à la fondation 

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Bonjour,

 

Votre projet est très original et vient à point pour stimuler la production littéraire et éviter que les laissés pour compte des grandes maisons d'édition ne se découragent. Je ne doute pas qu'il prendra une couleur locale même s'il s'inspire de concepts mis à l'essai ailleurs.

Mon appui vous est acquis ainsi que ma participation.



Nicole de la Chevrotière, Lotbinière, Québec.