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LE PRÉDATEUR DU FLEUVE

Romans suspense signés Pierre Cusson

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LE PRÉDATEUR

DU FLEUVE

 

Le prédateur

du Fleuve
 

Roman suspense

 

Pierre Cusson

LE PRÉDATEUR

DU FLEUVE

 

L'artiste
 

 

Roman suspense

 

Pierre Cusson

 

 

Le prédateur du fleuve, roman suspense, Pierre Cusson

Fondation littéraire Fleur de Lys, Lévis, Québec, 2010, 270 pages.
ISBN 978-2-89612-359-9

 

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Pierre Cusson

Ste-Martine, Québec

 

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Le prédateur du fleuve, roman suspense, Pierre Cusson,

Fondation littéraire Fleur de Lys

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PRÉSENTATION

 

Le prédateur du fleuve, roman suspense, Pierre Cusson,

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Répondant à une petite annonce classée, Claudia Bernard arrive à Du Vallon afin de se reposer et de retrouver l’inspiration nécessaire pour la création d’un nouveau roman. Quoi de mieux, pour y parvenir, que la quiétude d’une île située au beau milieu du fleuve Saint-Laurent.

Cependant, plusieurs meurtres commis sur le fleuve et aux environs de Du Vallon n’ont pas encore été élucidés.

Comme souhaité, Claudia est conduite sur une île paisible et, sa curiosité aidant, découvre que celle-ci sert de refuge à un prédateur sexuel.
 

 

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EXTRAIT
 

Le prédateur du fleuve, roman suspense, Pierre Cusson,

Fondation littéraire Fleur de Lys
 

Chapitre 1 -  (Extrait)
 

Fin juin. Quelle belle période de l’année !

Le moment que beaucoup de gens attendent impatiemment pour savourer des vacances bien méritées.

Le moment où le soleil daigne enfin déployer toute sa chaleur en nous offrant par surcroît ses plus longues et réconfortantes apparitions dans un ciel limpide épuré par la fraîcheur d’un printemps qui vient de se terminer.

Le moment tout désigné pour l’étudiant de goûter à quelques jours de repos avant d’entreprendre son travail d’été, indispensable aux paiements des frais reliés à l’instruction qu’une société grippe-sou refuse de rendre totalement gratuite.

C’est ce que Roxanne Masson a décidé de faire, accompagnée de sa mère Barbara, aussitôt après le dernier examen de sa fin de session. Rien d’extravagant. Rien de compliqué. Rien de déterminé, sauf de se reposer en communiant avec la nature.

Deux jours entiers à se prélasser au soleil, ou à lire sous les arbres, ou à regarder les vagues du St-Laurent s’échouer en symphonie sur les berges de l’Île du Passant.

Deux jours entiers à être déconnectées, ou presque, de la civilisation pour panser les plaies de l’esprit trop longtemps assujetti au stress et à ses incitatifs.

Deux jours de rêve dont malheureusement, plus de la moitié de l’un d’eux s’est déjà abîmée dans le temps à une vitesse déconcertante sans possibilité de pouvoir la freiner.



* * *



Aussitôt après le souper, à dix-sept heures, l’hôte de l’endroit, qui ne fait sentir sa présence que lors de la préparation des repas, a quitté l’île pour affaires. De retour dans quelques heures a-t-il dit après avoir fait ses recommandations d’usage. Elles l’ont regardé s’éloigner sur le fleuve avec soulagement.

La liberté totale

Le temps est superbe. Aucun vent ne vient troubler la paix dans les nombreux arbres qui entourent le petit chalet de bois. N’eût été des vagues laissées par le sillon des bateaux et autres véhicules nautiques, le fleuve aurait ressemblé à un véritable miroir.

Le décor est enchanteur et invitant. Pas un seul nuage dans le ciel, que des mouettes qui laissent planer leur ombre à la surface de l’eau. L’odeur marine est envoûtante et vient effleurer le subconscient des deux femmes, les invitant à une certaine forme de délinquance.

— Ça te dit d’aller sur le fleuve en canot ?

Roxanne hésite quelques secondes, songeant à ces fameuses recommandations du propriétaire sur la prudence en tout temps lorsqu’on est à proximité d’un fleuve tel le St-Laurent. En plus, elle ne sait pas nager, comme sa mère d’ailleurs. Par contre, cette soirée semble magique, il est impensable que quelque chose de fâcheux puisse arriver.

— Oui. Allons-y.

Les deux femmes quittent l’abri du grand frêne qui les a protégées du soleil depuis quelques heures, puis empruntent le petit sentier de sable menant au quai. À la droite de ce dernier, une espèce de garage flottant pour bateau y est amarré, ondulant au gré des vagues qui viennent mourir sur la berge.

Sur l’un des murs intérieurs de l’abri, des gilets de sauvetage de toutes grandeurs sont accrochés et deux d’entre eux portent des noms : Barbara et Roxanne. Leur hôte a tout prévu.
Les deux femmes s’en saisissent et les enfilent. Flottant au bout d’un filin de nylon, un canot pneumatique se laisse bercer tout doucement.

Barbara fait un sourire complice à l’intention de sa fille et aussitôt elles se ruent sur l’embarcation. L’immense porte à l’extrémité du garage est grande ouverte et très rapidement, le canot pneumatique quitte son refuge.

Quelle sensation que de se sentir glisser en toute liberté sur les eaux ! Barbara est vraiment heureuse d’être là, en compagnie de sa fille qu’elle a à peine vue grandir.

Pourquoi avoir attendu tant de temps avant de réaliser ce rêve ! Et surtout pourquoi avoir attendu qu’une séparation avec son mari soit la motivation principale pour le réaliser ?

Elle connaît très bien la réponse à ces questions. Les médicaments et l’alcool sont les vrais responsables de cet état léthargique dans lequel elle a erré toutes ces années.

Même sans expérience, les deux femmes parviennent, au bout d’une minute, à pagayer de façon fort appréciable et à diriger adéquatement l’embarcation qui s’éloigne lentement de l’île du Passant.

— Je te l’avais dit qu’on y parviendrait.

— C’est génial !

— Une sensation vraiment agréable. Pour une fois, je me sens enfin vivre.


Roxanne regarde tendrement sa mère. Elle semble comblée comme elle ne l’a jamais été. Trop longtemps sous l’emprise d’un mari violent, Barbara n’a jamais pu goûter réellement aux plaisirs de la vie, préférant se réfugier dans un monde irréel à l’aide de palliatifs. Se retrouver seule avec sa fille, est un vrai cadeau du ciel.

— Maman. Je te promets que nous reviendrons.


— Pas de projet, ma chérie. Vaut mieux apprécier le moment présent. Je ne veux pas gâcher cet instant en pensant au futur ou au passé. J’ai trop souvent été déçue et je ne tiens pas à ce que ça se reproduise.

— Tu as raison. Ce moment est trop précieux pour l’assombrir par de mauvais souvenirs.

À l’horizon, le soleil descend de plus en plus, mariant ses rayons enflammés à ceux de son propre reflet. L’île du Passant n’est à présent qu’un petit point perdu dans l’immensité fluide. Avec l’approche de la nuit, l’activité sur le fleuve a diminué considérablement et le moment du retour approche, malheureusement. La notion du temps a échappé à Barbara qui s’était pourtant promis de retourner plus tôt à leur oasis, avant même que l’astre du jour n’agonise. L’euphorie, dans laquelle elle se trouve, en est responsable, mais elle ne peut néanmoins lui en vouloir.


En faisant un effort pour pagayer un peu plus rapidement, elles arriveront avant que la noirceur ne les enveloppe totalement.

Très loin devant, une petite lueur flotte sur le fleuve en se dirigeant vers l’île.


C’est sans doute leur hôte qui revient au bercail pour la nuit et en ne les apercevant pas, il va sûrement s’inquiéter de leur absence. Pas moyen de le prévenir et surtout de le rassurer. Partie sur une impulsion, Barbara a omis une règle de prudence, apporter son cellulaire, oubli qui lui arrive très rarement.

La vision des deux femmes devient de moins en moins précise avec les ténèbres qui se font de plus en plus envahissants. À au-delà d’un kilomètre sur la gauche, un chapelet de lumières suit le bord du fleuve. Si jamais elles perdent de vue leur destination, elles pourront tout de même se rendre dans l’un de ces villages.

— Regarde ! Il revient.

En effet, à peine dix minutes après son arrivée, le bateau quitte l’île. Elles sont sauvées ! Quoique, en vérité, elles ne sont pas réellement en danger. Il n’aurait suffit que d’une quinzaine de minutes encore pour atteindre le quai.

Les eaux sombres qui entourent l’embarcation ont néanmoins quelque chose d’effrayant même si, à cet endroit, la profondeur n’est pas extrême, elle l’est assez pour se noyer. Barbara ne veut pas y penser et refuse de laisser entrer dans sa tête tout scénario au dénouement tragique.

— Il se dirige vers nous.

— Tant mieux. Il nous a sûrement repérées.

— J’ai l’impression que nous allons nous faire sermonner.

— Pas question d’accepter un quelconque reproche. Nous payons pour notre liberté, alors nous en profitons, c’est tout.

— Tu as encore raison, maman. Il n’a rien à nous interdire. Nous sommes majeures et vaccinées, donc en mesure de prendre nos propres décisions sans avoir à rendre de comptes à qui que ce soit.

À quelques centaines de mètres, le bateau ralentit son allure. Les deux femmes sont éblouies par le puissant phare qui balaie la surface du fleuve. Il est encore un peu trop loin pour lui crier, alors Roxanne agite les bras au-dessus de sa tête pour que leur hôte les repère. Ça y est, il remet les gaz à fond. Dans moins d’une minute elles pourront monter à bord du bateau et retourner sur l’île pour y apprécier toute sa quiétude.

— Mais que fait-il ? Il devrait ralentir. Il fonce droit sur nous.

C’est impossible que leur présence n’ait pas été détectée puisque le puissant faisceau lumineux est toujours posé sur elles.

Terrorisées, les deux femmes crient à fendre l’âme. Leurs regards apeurés voyagent entre la proue du bateau et les eaux noires du fleuve.

 


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Le prédateur du fleuve, roman suspense, Pierre Cusson,

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AU SUJET DE L'AUTEUR - BIOGRAPHIE
 

Pierre Cusson

 

 

Pierre Cusson est né le 7 décembre 1951 à Ste-Martine en Montérégie (Québec) et c’est d’ailleurs encore dans cette municipalité qu’il vit aujourd’hui.


Toute son enfance fut accompagnée principalement d’Hergé, de Jules Verne et d’Henri Vernes, et ceux-ci contribuèrent grandement au développement de son imagination déjà fertile.


Malgré qu’il n’ait pas eu la chance de faire des études en littérature, il s’est consacré à l’écriture dès son jeune âge. C’est à 14 ans qu’il finalisa son premier roman de science-fiction qui, à cause du refus de quelques maisons d’édition, demeura au fond d’un tiroir jusqu’à disparaître.


Durant plusieurs années, Pierre écrivit quelques romans et de nombreux poèmes avant de cesser toute activité littéraire pour se consacrer entièrement à sa famille et à son travail.


Ce n’est qu’une quinzaine d’années plus tard, qu’il reprit goût à l’écriture pour acquiescer à une demande de l’aînée de ses quatre enfants.


Naquirent alors des romans d’horreur, de science-fiction, de suspense, ainsi que des nouvelles de différents genres, des poèmes et des chansons.

 

 

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BIBLIOGRAPHIE (Du même auteur)

 

Pierre Cusson

 

NUAGES DE RÊVE
Recueil de poèmes
Auto-édition – 2001

LE DAMIER 3
Recueil collectif de poésie
Éditions France-Europe – 2001
 

LE PRÉDACTEUR DU FLEUVE

Roman suspense, Pierre Cusson
Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2010, 270 pages.
ISBN 978-2-89612-359-9


LE PRÉDATEUR DU FLEUVE - L'ARTISTE

Roman suspense, Pierre Cusson
Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2011, 254 pages.
ISBN 978-2-89612-386-5

 

 

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Pierre Cusson

 

Pierre Cusson se fera un plaisir de lire
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Adresse de correspondance électronique : pierrecusson57@sympatico.ca

 

 

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