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LE PRÉDATEUR DU FLEUVE
Romans
suspense signés Pierre Cusson
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LE PRÉDATEUR
DU FLEUVE
Le
prédateur
du
Fleuve
Roman suspense
Pierre Cusson |
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LE PRÉDATEUR
DU FLEUVE
L'artiste
Roman suspense
Pierre Cusson |
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COUVERTURES
Le prédateur du fleuve, roman
suspense, Pierre Cusson,
Fondation
littéraire Fleur de Lys |
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PRÉSENTATION
Le prédateur du fleuve, roman suspense, Pierre
Cusson,
Fondation
littéraire Fleur de Lys
Répondant à une petite annonce classée, Claudia
Bernard arrive à Du Vallon afin de se reposer et de
retrouver l’inspiration nécessaire pour la création
d’un nouveau roman. Quoi de mieux, pour y parvenir,
que la quiétude d’une île située au beau milieu du
fleuve Saint-Laurent.
Cependant, plusieurs meurtres commis sur le fleuve
et aux environs de Du Vallon n’ont pas encore été
élucidés.
Comme souhaité, Claudia est conduite sur une île
paisible et, sa curiosité aidant, découvre que
celle-ci sert de refuge à un prédateur sexuel.
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EXTRAIT
Le prédateur du fleuve, roman
suspense, Pierre Cusson,
Fondation
littéraire Fleur de Lys
Chapitre 1 - (Extrait)
Fin juin. Quelle belle période de l’année !
Le moment que beaucoup de gens attendent impatiemment pour
savourer des vacances bien méritées.
Le moment où le soleil daigne enfin déployer toute sa chaleur en
nous offrant par surcroît ses plus longues et réconfortantes
apparitions dans un ciel limpide épuré par la fraîcheur d’un
printemps qui vient de se terminer.
Le moment tout désigné pour l’étudiant de goûter à quelques
jours de repos avant d’entreprendre son travail d’été,
indispensable aux paiements des frais reliés à l’instruction
qu’une société grippe-sou refuse de rendre totalement gratuite.
C’est ce que Roxanne Masson a décidé de faire, accompagnée de sa
mère Barbara, aussitôt après le dernier examen de sa fin de
session. Rien d’extravagant. Rien de compliqué. Rien de
déterminé, sauf de se reposer en communiant avec la nature.
Deux jours entiers à se prélasser au soleil, ou à lire sous les
arbres, ou à regarder les vagues du St-Laurent s’échouer en
symphonie sur les berges de l’Île du Passant.
Deux jours entiers à être déconnectées, ou presque, de la
civilisation pour panser les plaies de l’esprit trop longtemps
assujetti au stress et à ses incitatifs.
Deux jours de rêve dont malheureusement, plus de la moitié de
l’un d’eux s’est déjà abîmée dans le temps à une vitesse
déconcertante sans possibilité de pouvoir la freiner.
* * *
Aussitôt après le souper, à dix-sept heures, l’hôte de
l’endroit, qui ne fait sentir sa présence que lors de la
préparation des repas, a quitté l’île pour affaires. De retour
dans quelques heures a-t-il dit après avoir fait ses
recommandations d’usage. Elles l’ont regardé s’éloigner sur le
fleuve avec soulagement.
La liberté totale
Le temps est superbe. Aucun vent ne vient troubler la paix dans
les nombreux arbres qui entourent le petit chalet de bois. N’eût
été des vagues laissées par le sillon des bateaux et autres
véhicules nautiques, le fleuve aurait ressemblé à un véritable
miroir.
Le décor est enchanteur et invitant. Pas un seul nuage dans le
ciel, que des mouettes qui laissent planer leur ombre à la
surface de l’eau. L’odeur marine est envoûtante et vient
effleurer le subconscient des deux femmes, les invitant à une
certaine forme de délinquance.
— Ça te dit d’aller sur le fleuve en canot ?
Roxanne hésite quelques secondes, songeant à ces fameuses
recommandations du propriétaire sur la prudence en tout temps
lorsqu’on est à proximité d’un fleuve tel le St-Laurent. En
plus, elle ne sait pas nager, comme sa mère d’ailleurs. Par
contre, cette soirée semble magique, il est impensable que
quelque chose de fâcheux puisse arriver.
— Oui. Allons-y.
Les deux femmes quittent l’abri du grand frêne qui les a
protégées du soleil depuis quelques heures, puis empruntent le
petit sentier de sable menant au quai. À la droite de ce
dernier, une espèce de garage flottant pour bateau y est amarré,
ondulant au gré des vagues qui viennent mourir sur la berge.
Sur l’un des murs intérieurs de l’abri, des gilets de sauvetage
de toutes grandeurs sont accrochés et deux d’entre eux portent
des noms : Barbara et Roxanne. Leur hôte a tout prévu.
Les deux femmes s’en saisissent et les enfilent. Flottant au
bout d’un filin de nylon, un canot pneumatique se laisse bercer
tout doucement.
Barbara fait un sourire complice à l’intention de sa fille et
aussitôt elles se ruent sur l’embarcation. L’immense porte à
l’extrémité du garage est grande ouverte et très rapidement, le
canot pneumatique quitte son refuge.
Quelle sensation que de se sentir glisser en toute liberté sur
les eaux ! Barbara est vraiment heureuse d’être là, en compagnie
de sa fille qu’elle a à peine vue grandir.
Pourquoi avoir attendu tant de temps avant de réaliser ce rêve !
Et surtout pourquoi avoir attendu qu’une séparation avec son
mari soit la motivation principale pour le réaliser ?
Elle connaît très bien la réponse à ces questions. Les
médicaments et l’alcool sont les vrais responsables de cet état
léthargique dans lequel elle a erré toutes ces années.
Même sans expérience, les deux femmes parviennent, au bout d’une
minute, à pagayer de façon fort appréciable et à diriger
adéquatement l’embarcation qui s’éloigne lentement de l’île du
Passant.
— Je te l’avais dit qu’on y parviendrait.
— C’est génial !
— Une sensation vraiment agréable. Pour une fois, je me sens
enfin vivre.
Roxanne regarde tendrement sa mère. Elle semble comblée comme
elle ne l’a jamais été. Trop longtemps sous l’emprise d’un mari
violent, Barbara n’a jamais pu goûter réellement aux plaisirs de
la vie, préférant se réfugier dans un monde irréel à l’aide de
palliatifs. Se retrouver seule avec sa fille, est un vrai cadeau
du ciel.
— Maman. Je te promets que nous reviendrons.
— Pas de projet, ma chérie. Vaut mieux apprécier le moment
présent. Je ne veux pas gâcher cet instant en pensant au futur
ou au passé. J’ai trop souvent été déçue et je ne tiens pas à ce
que ça se reproduise.
— Tu as raison. Ce moment est trop précieux pour l’assombrir par
de mauvais souvenirs.
À l’horizon, le soleil descend de plus en plus, mariant ses
rayons enflammés à ceux de son propre reflet. L’île du Passant
n’est à présent qu’un petit point perdu dans l’immensité fluide.
Avec l’approche de la nuit, l’activité sur le fleuve a diminué
considérablement et le moment du retour approche,
malheureusement. La notion du temps a échappé à Barbara qui
s’était pourtant promis de retourner plus tôt à leur oasis,
avant même que l’astre du jour n’agonise. L’euphorie, dans
laquelle elle se trouve, en est responsable, mais elle ne peut
néanmoins lui en vouloir.
En faisant un effort pour pagayer un peu plus rapidement, elles
arriveront avant que la noirceur ne les enveloppe totalement.
Très loin devant, une petite lueur flotte sur le fleuve en se
dirigeant vers l’île.
C’est sans doute leur hôte qui revient au bercail pour la nuit
et en ne les apercevant pas, il va sûrement s’inquiéter de leur
absence. Pas moyen de le prévenir et surtout de le rassurer.
Partie sur une impulsion, Barbara a omis une règle de prudence,
apporter son cellulaire, oubli qui lui arrive très rarement.
La vision des deux femmes devient de moins en moins précise avec
les ténèbres qui se font de plus en plus envahissants. À au-delà
d’un kilomètre sur la gauche, un chapelet de lumières suit le
bord du fleuve. Si jamais elles perdent de vue leur destination,
elles pourront tout de même se rendre dans l’un de ces villages.
— Regarde ! Il revient.
En effet, à peine dix minutes après son arrivée, le bateau
quitte l’île. Elles sont sauvées ! Quoique, en vérité, elles ne
sont pas réellement en danger. Il n’aurait suffit que d’une
quinzaine de minutes encore pour atteindre le quai.
Les eaux sombres qui entourent l’embarcation ont néanmoins
quelque chose d’effrayant même si, à cet endroit, la profondeur
n’est pas extrême, elle l’est assez pour se noyer. Barbara ne
veut pas y penser et refuse de laisser entrer dans sa tête tout
scénario au dénouement tragique.
— Il se dirige vers nous.
— Tant mieux. Il nous a sûrement repérées.
— J’ai l’impression que nous allons nous faire sermonner.
— Pas question d’accepter un quelconque reproche. Nous payons
pour notre liberté, alors nous en profitons, c’est tout.
— Tu as encore raison, maman. Il n’a rien à nous interdire. Nous
sommes majeures et vaccinées, donc en mesure de prendre nos
propres décisions sans avoir à rendre de comptes à qui que ce
soit.
À quelques centaines de mètres, le bateau ralentit son allure.
Les deux femmes sont éblouies par le puissant phare qui balaie
la surface du fleuve. Il est encore un peu trop loin pour lui
crier, alors Roxanne agite les bras au-dessus de sa tête pour
que leur hôte les repère. Ça y est, il remet les gaz à fond.
Dans moins d’une minute elles pourront monter à bord du bateau
et retourner sur l’île pour y apprécier toute sa quiétude.
— Mais que fait-il ? Il devrait ralentir. Il fonce droit sur
nous.
C’est impossible que leur présence n’ait pas été détectée
puisque le puissant faisceau lumineux est toujours posé sur
elles.
Terrorisées, les deux femmes crient à fendre l’âme. Leurs
regards apeurés voyagent entre la proue du bateau et les eaux
noires du fleuve.
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Le prédateur du fleuve, roman
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AU SUJET DE L'AUTEUR - BIOGRAPHIE
Pierre Cusson

Pierre Cusson est né le 7 décembre 1951 à
Ste-Martine en Montérégie (Québec) et c’est
d’ailleurs encore dans cette municipalité qu’il vit
aujourd’hui.
Toute son enfance fut accompagnée principalement
d’Hergé, de Jules Verne et d’Henri Vernes, et
ceux-ci contribuèrent grandement au développement de
son imagination déjà fertile.
Malgré qu’il n’ait pas eu la chance de faire des
études en littérature, il s’est consacré à
l’écriture dès son jeune âge. C’est à 14 ans qu’il
finalisa son premier roman de science-fiction qui, à
cause du refus de quelques maisons d’édition,
demeura au fond d’un tiroir jusqu’à disparaître.
Durant plusieurs années, Pierre écrivit quelques
romans et de nombreux poèmes avant de cesser toute
activité littéraire pour se consacrer entièrement à
sa famille et à son travail.
Ce n’est qu’une quinzaine d’années plus tard, qu’il
reprit goût à l’écriture pour acquiescer à une
demande de l’aînée de ses quatre enfants.
Naquirent alors des romans d’horreur, de
science-fiction, de suspense, ainsi que des
nouvelles de différents genres, des poèmes et des
chansons.
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BIBLIOGRAPHIE (Du même auteur)
Pierre
Cusson
NUAGES DE
RÊVE
Recueil de poèmes
Auto-édition – 2001
LE DAMIER 3
Recueil collectif de poésie
Éditions France-Europe – 2001
LE
PRÉDACTEUR DU FLEUVE
Roman
suspense, Pierre Cusson
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis,
Québec, 2010, 270 pages.
ISBN 978-2-89612-359-9
LE PRÉDATEUR DU FLEUVE - L'ARTISTE
Roman
suspense, Pierre Cusson
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis,
Québec, 2011, 254 pages.
ISBN 978-2-89612-386-5
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Pierre Cusson se fera un plaisir de lire
et
de répondre personnellement à vos courriels.
Adresse de correspondance électronique :
pierrecusson57@sympatico.ca
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