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Sous les griffes de Boris

Histoire de l'enlèvement d'un enfant

Roman Jeunesse, 256 pages.

6 X 9 pouces ou 15 X 23 centimètres            ISBN 2-89612-071-8

Résumé

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Papier : 24.95$ Can. ou 19,00 €

Numérique : 7.00$ Can. ou 5,00 €

 

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Ce roman jeunesse raconte l'histoire de l'enlèvement d'un enfant dans le parc Lafontaine, à Montréal, en juillet 1976. Patrice Lambert, bambin de trois ans, a reçu un tricycle pour son anniversaire. Tout heureux, lors d'un pique-nique dans le vaste parc de la rue Sherbrooke, il s'y promène et désire aller voir son père, directeur de la bibliothèque centrale de la ville, située à proximité du parc. N'écoutant pas les ordres formels de la gardienne qui lui défend une telle sortie et qui lui demande de rester près d'elle, il s'éloigne et file à vive allure vers le bureau de son père.

 

Le pauvre Patrice va tomber dans le piège préparé par le couple londonien Foster-Boyle. En quelques minutes, ces deux ravisseurs d'enfants vont l'attirer à eux par de gentilles paroles et des sourires charmeurs. Puis ce sera le cruel drame pour cet enfant en compagnie de ces deux travailleurs de cirque qui demeurent en Russie, à Moscou. Ils lui feront croire que ses parents sont morts dans un accident d'automobile et qu'ils s'occuperont bien de lui. Mensonges, indifférence, ingratitude seront leur comportement. Patrice, qui avait de si bons parents, un frère et une petite sœur, le voilà plongé dans un milieu inconnu, il pleure souvent et demande à les voir. Quelle pénible enfance pour ce bambin! Son supposé père adoptif Boris ne sera pas tendre pour lui au Cirque Olaf de Moscou, mais un jour, Patrice aura son tour pour que ce Boris récolte enfin ce qu'il a semé.

 

Ce roman raconte donc la vie de cet enfant, et c'est grâce au flair et à l'écoute attentive d'une femme de cœur que Patrice Lambert découvrira l'existence de ses parents. Et c'est aussi par l'intermédiaire du RÉSEAU ENFANTS RETOUR DE LONDRES ET DE MONTRÉAL que Julia Patry va enfin rendre cet enfant heureux et des parents comblés, après tant d'années de cauchemars et de peines.


 

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Avant-propos

Dans un magasin à rayons, sur un grand mur, à la porte d’entrée, on exposa trente photos d’enfants enlevés. Dix d’entre eux avaient moins de trois ans. Ému, je regardais les beaux yeux de ces chérubins qui ont dû pleurer en pensant à leurs parents et leur famille.

La Gendarmerie royale donnait une bonne description de l’enfant: âge, date de son enlèvement, couleur de ses yeux et de ses cheveux. «Quel drame affreux pour ces petits innocents! pensai-je en lisant tous ces renseignements.» Une foule de réflexions traversèrent mon esprit en apercevant d’autres enfants courir dans les allées du magasin.

À la vue de ces photos si troublantes, j’ai imaginé l’histoire de Patrice Lambert, enlevé à l’âge de trois ans, et du bonheur qu’il a eu en retrouvant ses parents, grâce au Réseau Enfants Retour. Une œuvre humanitaire qu’on doit encourager pour donner espoir à ces victimes.


 

Chapitre 1 - Les ravisseurs

Dorothée Foster était à vingt-sept ans une célèbre trapéziste dans le Cirque Olaf de Moscou. D’une grande beauté et d’un charme attirant, elle était tombée amoureuse d’un homme dans la quarantaine, louche, sournois et de mauvaise réputation. En difficultés financières, le cirque ferma ses portes pour l’été. Frondeur et plein d’audace, Thomas Boyle fit à Dorothée cette réflexion assez surprenante:

― Si le patron veut trouver du fric pour son cirque, je peux faire deux ou trois vols dans des banques allemandes, mais il faudra que je sois grassement payé.

― Toi, tu pourrais faire cela?

― Certainement!... Et même pour toi, je ferais tout ce que tu veux pour te faire plaisir.

― Notre tournée en Russie débutera seulement à la fin du mois d’août si les patrons peuvent financer leurs activités. Alors, pourquoi ne pas prendre des vacances? On pourrait aller aux États-Unis et au Canada.


― Des vacances aux États-Unis? Jamais!... La police peut m’arrêter pour des vols dans des magasins à New York. Nous irons au Canada, on sera plus tranquille.

Thomas lui fit cette autre proposition:

― Écoute, tu te plains souvent que tu ne peux pas avoir d'enfant... Eh bien, pourquoi ne pas faire un enlèvement d'enfant lors de ce voyage?

― Es-tu fou?... Adoptons plutôt un enfant, ce serait légal et nous aurions tous nos droits.

― On ne pourra jamais adopter un enfant dans notre condition de travailleurs de cirque. Jamais, jamais, ma chère!... Et tu imagines toutes les enquêtes, les références et les recherches exigées par les fonctionnaires, ça prendrait une éternité.

― Je sais que les démarches sont longues, mais cet enfant serait bien à nous.

Thomas réfléchissait pendant qu’il buvait son verre de vodka. Homme sans scrupule, même sans conscience, il trouvait que le cirque était une bonne cachette pour lui. Il pensait aussi que le rapt d’enfant ne lui serait pas difficile. Et si Dorothée en acceptait l'idée, il n'hésiterait pas une minute à accomplir cette bassesse. Vers la fin de la soirée, Thomas fut peiné de la voir pleurer. Cédant à l'insistance de son homme, Dorothée lui expliqua donc en sanglotant:

― J'ai rencontré mon gynécologue la semaine dernière et il m'a dit que je ne pourrais jamais avoir d'enfant.

― Vas-tu te rendre malheureuse toute ta vie pour cette raison-là?...Tu veux un enfant quand même? Eh bien, tu en auras un... Lors de notre voyage au Canada, je ferai un enlèvement d'un beau petit garçon.

Un grand silence suivit cet infâme projet. Dorothée larmoyait toujours. Encore plus assoiffé, Thomas termina son troisième verre de vodka. Il l'aborda d'un air confiant:

― Donne-moi ta réponse, chérie.

― J'accepte, mais je ne voudrais jamais que tu frappes cet enfant... Promets-le moi tout de suite!

Levant son verre, Thomas déclara avec solennité:


― Moi, Thomas Boyle, je te le promets sur la tête de ma défunte mère Élisabeth Boyle.

Et le couple ravisseur trinqua.

― Un verre à notre voyage et à notre futur trésor!

Ils commencèrent à préparer cet audacieux projet. Thomas expliquait à son amie que la plus grande difficulté résidait dans la fabrication d'un passeport correspondant à la description d'un bambin de deux à trois ans, aux cheveux blonds, ressemblant à sa supposée mère. Et, comme Dorothée avait déjà photographié de nombreux enfants pendant les attractions du cirque, elle fouilla dans son album de photos. On les examina attentivement pour trouver l'enfant rêvé.

― Excellente initiative, ma chère. Il ne manquera plus que le certificat de naissance, et je vais prendre celui du petit Casimir notre voisin. J'irai le voler quand sa mère sera partie au magasin, cet après-midi. Elle me demande souvent de le garder, car son mari a disparu depuis un an.

Satisfait de cette trouvaille, Thomas réaffirma:

― Tu as choisi une bonne photo pour le passeport, c'est le plus important de toute l'affaire. Dans ma vie, j'ai falsifié cinq passeports et j'ai toujours réussi à tromper les agents d'immigration, grâce à mes déguisements... Et n'oublie pas que le déguisement, c'est ma grande spécialité.

Dès le lendemain, Dorothée se rendit au bureau de l'immigration où elle obtint le passeport désiré, la journée même. Cette question réglée, Dorothée et Thomas Boyle pouvaient partir pour le Canada, le 9 juillet l976. La première étape: la ville de Toronto. Et, pensant encore à son crime odieux, Thomas y voyait une grande possibilité:

― Dans cette grande ville, ce sera facile, car il y a de nombreux rassemblements dans les parcs publics ou encore dans les centres commerciaux. Et sur Yonge Street, on surveillera les petites familles qui vont dans les boutiques et les magasins. Les trottoirs sont bondés; les parents laissent parfois courir librement leurs marmots et les perdent de vue.

Songeur, Thomas crut qu'une visite à Tour du CN, au centre de la ville, serait un endroit idéal pour commettre son terrible forfait. Aussi, il suggéra à son amie d'y apporter toute l'attention voulue:
 

― Tu t'approcheras des enfants et tu souriras à toutes ces petites frimousses, dès qu'elles sembleront s'éloigner de leur mère distraite ou négligente.

Ils descendirent dans un chic hôtel de la Ville Reine. Ayant beaucoup d'argent, suite à des vols effectués en Angleterre, Thomas ne se privait pas dans ses voyages. Toute une soirée au bar, arrosée de boissons exquises pour fines bouches! Ils y discutèrent encore de stratégies pour s'éviter une malencontreuse arrestation. Thomas établit franchement son rôle:

― Je surveillerai les policiers et les gardiens. Je peux même détecter des agents en civil, par leur attitude et leur tenue. Et dans les restaurants, j'observerai le comportement des parents et la discipline des enfants.

De son côté, Dorothée devra se tenir près des enfants, les suivre et essayer de leur plaire par des sourires, des bonbons, des tapes amicales et maternelles. Elle guettera d'un œil averti tous les bambins seuls, près des boîtes téléphoniques. Car souvent, une gardienne, en grande conversation avec un ami, perd de vue l'enfant à charge, qui s'éloigne sur le trottoir.

Les trois journées à Toronto se passèrent sans succès pour les ravisseurs. Même à la Tour du CN, où les visiteurs s'attroupaient, l'exécution de leur sadique projet échoua lamentablement. Devant cet échec, Thomas décida d'aller aux chutes Niagara.

― Je connais bien cette ville et c'est un endroit touristique très fréquenté. Des visiteurs affluent de toutes les parties du monde. Peut-être qu'on pourra enlever un Japonais ou un Chinois?

Mêlé aux touristes pressés, le couple tentait tout pour satisfaire son ambition maladive, observant face aux kiosques et aux magasins de souvenirs. Avec leurs mêmes consignes de surveillance, ils suivaient et s'approchaient des petites familles. Au bout de trois jours, Thomas renonça à cette chasse infructueuse. Regardant à la télévision les reportages de Radio-Canada sur les Jeux olympiques de la ville de Montréal, Dorothée eut cette ingénieuse idée:

― Allons dans cette ville où se tiennent les Jeux olympiques.

― C'est l'occasion toute rêvée, fit Thomas. Ta suggestion me plaît énormément. Et en même temps, on assistera aux plus grands spectacles sportifs. Au milieu des foules considérables qui vont se rendre là, on sortira gagnant. C'est flamboyant comme idée.

Le l7 juillet, ils arrivèrent à Montréal. De peine et de misère, après des heures exténuantes, ils louèrent une chambre de seconde classe, dans un Tourist Room, sur la rue Sherbrooke. Ils s'empressèrent aussitôt de se rendre au Stade olympique, où se déroulaient les grandes compétitions. Pendant deux jours, dans ce vaste palais des sports, Dorothée usa de tous ses charmes pour attirer vers elle le bambin aux cheveux blonds. Désappointé, Thomas soupira:

― Quelle perte de temps! Le Stade est bourré d'agents en civil et de policiers tous les cinq cents pieds. C'est d'une surveillance constante. Sortons d'ici, il y a de meilleurs endroits dans cette ville touristique.

Dans la matinée, se promenant, sur la rue Sherbrooke, ils découvrirent le parc Lafontaine à proximité de leur petit hôtel. Ravis du merveilleux site, ils allèrent le visiter après le dîner. Comme deux amoureux se tenant par la main, ils arpentèrent les allées de ce vaste oasis de verdure. La beauté et le charme discrets de ces grands espaces réjouirent Thomas Boyle:

― C'est l'endroit rêvé pour les familles, dit-il, et inutile d'aller plus loin. Restons ici, jouons aux amoureux sur les bancs publics tout en suivant les ébats et les jeux des enfants.
 

 

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Au sujet de l'auteur Biographie Coordonnée

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Marié et retraité de l'enseignement  au  secondaire  dans la province de Québec. Enseignant à Shawinigan,  Grand-Mère, Ville Saint-Laurent, Sept-Îles, Laval, administration scolaire à Repentigny et  Ville Mont-Royal.

 

Enseignement aux adultes en comptabilité, marketing et vente, décrocheurs, classe du jour et du soir. Agent immobilier, secteur commercial à Montréal, Laval et villes de la Rive Sud et Nord de Montréal.

 


Membre de l'A.R.E.Q.

(Association des retraitées et retraités

de l'enseignement du Québec) (CSQ)

Membre de l'Association Québec France

 

Collectionneur de livres anciens, principalement  le roman de Maria Chapdelaine de Louis Hémon, de madame Bovary de Gustave Flaubert, des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, des Fables de Jean de La Fontaine et des poésies du poète québécois, Émile Nelligan.
 
Voyages: Québec, les provinces canadiennes, France, Angleterre, l'État  de la Floride, les États de la Nouvelle- Angleterre aux États-Unis, République Dominicaine.

Intérêt marqué pour les Franco-américains et leur histoire. Tout cet exode de Canadiens français aux États-Unis de 1840-1930. Mon roman Barbara Roberts (de Fall River) Une Américaine en voyage au Canada  est un rappel de ces familles canadiennes qui ont travaillé aux États-Unis.

 

Au sujet de l'auteur Biographie Coordonnée

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Rosaire Gélinas se fera un plaisir de lire
et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique :

ros9@sympatico.ca

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Lettre d'appui de l'auteur à la Fondation

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Montréal, 15 août 2004

Madame Renée Fournier et
Monsieur Serge-André Guay,

Je naviguais sur le Net à la recherche de cyber-éditeurs français et quelques-uns affichaient leur site. Je restais sceptique à l'idée d'inscrire mes deux manuscrits à l'étranger. Quelle ne fut pas mon heureuse surprise lorsque je découvris la Fondation littéraire fleur de lys et manuscrit dépôt, éditeur francophone en ligne! Et quels soupirs de soulagement!

Enfin, il existait chez nous un tel éditeur. Vite, mon imprimante Lexmark E210 en marche et les 44 pages du Salon des bibliothécaires se déroulèrent sous l'oeil magique de cette merveilleuse imprimerie à ma portée. Empressé et curieux,  je me plongeai dans la lecture documentée de ces pages avec enthousiasme, étonnement et contentement.

Après avoir encaissé des refus d'éditeurs traditionnels pour manuscrit trop volumineux ou pour politique éditoriale étonnante et particulière  à chaque maison d'édition, votre projet tombait pile. Et comment dirais-je? Un auteur inconnu donne la chair de poule au directeur littéraire qui signe une lettre de refus bien polie, laconique même, donnant un peu d'espoir  au courageux créateur.

Votre projet d'édition en ligne, tout en favorisant le livre papier, répond à un besoin très urgent. Vos études minutieuses de l'édition et de son orientation avec l'arrivée des techniques modernes montrent bien que vos connaissances en marketing, si bien condensées dans votre exposé, sont le fruit de recherches intenses et prometteuses.

Accordant aux auteurs toute la place qui leur revient dans ce monde prodigieux de la création littéraire, vous faites preuve d'un grand respect pour leurs œuvres. C'est la marque sincère de votre innovation dans le secteur du livre en ce nouveau millénaire. C'est pourquoi j'adhère en toute confiance à votre projet ambitieux, réaliste,  et tellement merveilleux. Je vous souhaite, chers innovateurs, tout le succès attendu et assuré.
 


Rosaire Gélinas, nouvel auteur. Montréal, Québec, Canada.

 

 

Lettre d'appui de l'auteur à la Fondation

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