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Comment motiver les Québécois à voter pour ou contre l'indépendance du Québec

Analyse et point de vue apolitiques, strictement marketing

SERGE-ANDRÉ GUAY

Essai marketing politique,

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Laval, 2004, 386 pages.

ISBN 2-89612-064-5

Exemplaire numérique gratuit

PRÉSENTATION

Le défi du marketing politique au Québec

En marketing, la vraie guerre en est une de perceptions, dans ce cas-ci, de perceptions du Québec en tant que pays livrant bataille aux perceptions du Québec en tant que province du Canada. Premier avantage des fédéralistes : le Canada existe et possède une réalité physique perceptible. Premier désavantage des indépendantistes : le pays du Québec n'existe pas. Première solution : lui donner au moins une existence dans l'imaginaire des gens, la plus réaliste, la plus claire et la plus précise possible, capable de concurrencer avec les perceptions du Canada..

TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos

Introduction

Une structure marketing déficiente en raison du produit

“Mais le pays n'existe pas encore ”

Une approche trop intellectuelle

Inefficacité du marketing traditionnel

Une définition qui n'a rien pour motiver le chercheur en marketing

La structure marketing est imposée par les stimulus

Une guerre de perceptions, non pas de produits

Oubliez les perceptions purement intellectuel-les, si jamais elles existent vraiment.

Les sondages ne mesurent pas les perceptions

Changer les opinions ou les perceptions

Qui dit perception, dit ...

“Mais nous on vend des services, de l'impalpable ”

Les composantes de la structure marketing

On ne joue pas avec la structure du marketing

Le défaut de structure par la publicité

Une perception contrôlée par l'adversaire

Le baromètre de la clarté et de la précision

Les fameuses conditions gagnantes : une sagesse uniquement apparente

Les indépendantistes ressemblent à l'adoles-cent qui... 

L'oubli de la condition gagnante la plus im-portante

Une image vaut mille mots

À force d'interpréter, on perd le sens

La petite histoire de la perception : le cerveau pensant et le cerveau émotionnel

Le cerveau pensant est toujours pris de vitesse par le cerveau émotionnel

La science est une lutte à finir contre ses pro-pres opinions

“Il est vrai que je pense ” ou “Ce que je pense est vrai ” ?

Le mot-clé : “comparaison ”, avec les données du schéma de références.

Le facteur-clé : les attitudes

Le comportement humain est prévisible

L'étude des attitudes requiert toujours une approche indirecte, jamais directe

Le cerveau émotionnel n'a pas de temps à perdre

La raison ne peut rien sans les émotions

Opinions conscientes et opinions inconscientes

Changement d'attitude, changement d'opinion... inconsciente

Une attitude compétitrice

Les attitudes dans le cas de la vitesse au volant : inefficacité de la stratégie de la dévalorisation

Le cas de l'Opération Nez Rouge : efficacité de la stratégie de valorisation

“ Ah! Là je comprends ”

Retour sur les mots : des chrétiens et des mots

Les mots “Indépendant ” et “Souverain ”

Les gens sont sur la défensive face aux mots

Et le mot “Pays ” ?

Battus par l'argent... des images du Canada!

Le cas de la publicité touristique

Des publicités gouvernementales plus négati-ves au Québec

Plus de succès en tant que pays?

Un drapeau malmené

La publicité des indépendantistes du dernier référendum : un « Peace & Love »,

une mar-guerite et une terre

“Oui et ça devient possible ”

Une indépendance conditionnelle

Le divorce pour l'indépendance

Comment demander aux gens d'être motivés par un pays inconnu

Le bénéfice du doute

Avoir raison à ne pas en douter

Quand le manque de précisions soulève des doutes avec la crainte pour seul bénéfice

La structure marketing d'un pays

Premier pilier : un pays d'excellente qualité de vie

Projeter le pays dans l'avenir pour lui donner aujourd'hui même une existence perceptible

Deuxième pilier : l'emballage du pays.

Mise en scène virtuelle du pays dans son emballage d'actualités et d'hommes politiques

Mise en scène virtuelle de la relation du Québec avec le Canada et les États-Unis d'Amérique

Prioriser la nouveauté dans la coupure avec le passé et des mises en scène de la vie quotidienne

Éviter la projection au lendemain de la victoire

Mises en scène virtuelles des politiques

Le troisième pilier : la publicité du pays

Le quatrième pilier : le prix du pays

Se doter d'un plan d'affaires

Lancer un appel d'offre international pour une crédibilité internationale

Le plan d'affaires d'un nouveau pays occidental : un défi académique mondial

La Loi C-20 force la nationalisation des impôts, des taxes et des installations du Canada au Québec au lendemain d'une victoire éventuelle des indépendantistes

Le Canada reconnaîtra toujours sa monnaie en circulation au Québec le lendemain d'une vic-toire éventuelle des indépendantistes

Le soir même de l'indépendance, les canadiens réclameront la démission du gouvernement du Canada

La fondation des quatre piliers de la structure marketing : l'exposition.

Le pays répond au besoin de qui?

Tout le monde, c'est personne

Un besoin... psychologique

La loi de la convergence pour un ciblage adéquat

Cibler en se positionnant avec une seule caractéristique résumée en un mot qui marquera les esprits

Attention au mot-caractéristique appartenant déjà à un compétiteur

L'effet de halo : les gens vous accorderont d'autres caractéristiques

Chaque pilier doit se soumettre à la loi de la convergence

Le signe « Peace & Love » de la dernière campagne référendaire : un choix pas très sérieux pour convaincre les hésitants

Nos amis ne disent pas toujours la vérité

On ne cible pas les gens gagnés à sa cause, à moins...

Micro-marketing et segmentation

Les critères objectifs : des informations vérifiables

Les critères subjectifs : des informations non-vérifiables

Évitez la sur-segmentation

Qui s'assemblent, se ressemblent

Les segments sont des réalités artificielles

Des critères spécifiquement politiques s'imposent

Citoyen du Monde, de l'Occident, de l'Amérique, du Canada, du Québec.

Les deux segments de base : les pour et les contres

Plus le nombre de personnes ciblées est élevé, plus les dénominateurs communs doivent être généraux

Les dénominateurs communs occidentaux de la douceur et de la force raisonnable

États d'âme

Si différent qu'on ne peut même pas motiver nos voisins à l'achat de nos produits

J'ai largement dépassé le simple fait d'être Québécois. Et vous?

La lumière entre par les failles

Un peuple maintenu dans une crise d'identité permanente

Des médias encourageant une vision déprimante sous le couvert d'une fausse objectivité!

Les mines antipersonnelles abandonnées sur le champ de bataille de la Révolution Tranquille

Les médias disent rapporter la réalité mais ils distinguent à peine le réel de la réalité

Je préfère les médias engagés à bâtir un monde meilleur

Des médias accros du scandale

Ce n'est pas la concentration de la propriété de la presse qui nous menace, mais l'uniformatisation de l'information ou le fait que les journalistes rapportent sensiblement les mêmes faits d'un média à l'autre

Comment parvient-on à une telle uniformisation? En cherchant uniquement les vices de construction du monde meilleur.

Le journaliste dit ce qu'il pense en choisissant ses sources d'information

Des médias engagés nous donneraient de mul-tiples solutions, non plus une pensée et une solution uniques

La peur bleue de la transparence

“C'est qui ce gars-là? ”

“Moins on en sait, mieux on est, “On en sait déjà trop”

La fausse pudeur des indépendantistes dans l'usage non partisan des fonds publics gouvernementaux

La stratégie partisane des fédéralistes est plus efficace

Une approche partisane réduirait la volatilité des appuis

Un ministre délégué à la propagande pour contrôler les médias en les divisant en deux camps

Le segment “Québécois, bâtisseurs d'un monde meilleur”

Personne n’est citoyen d'une politique, de l'option indépendantiste ou fédéraliste, pas même d'un gouvernement

L'omniprésence du gouvernement

L'écho à donner aux bâtisseurs d'un monde meilleur

Le manque de culture marketing des bâtisseurs d'un monde meilleur face à leurs spécialisations

Des conférences gouvernementales annuelles devraient être imposées à tous les ministères et société d'état pour nous dire où nous en sommes dans tous les domaines de connaissance      

Pour éviter que les politiciens soient les seuls responsables

La culture de la victime initiée par la psychologie

“Et ça devient possible ”

“J'ai fait tout ce que je pouvais ” disent certains pour se déresponsabiliser

“Oui mais il ne voulait pas comprendre ”

La raison a toujours besoin d'un coup de pouce des émotions

C'est par manque d'empathie qu'on n'arrive pas à bien identifier et comprendre les besoins des autres

Vous ne pouvez pas vous mettre à la place de l'autre si vous n'êtes pas dans la même situation que lui

La coupure avec le passé et la sagesse de l'Homme

Encore la Révolution Tranquille

Le gouvernement a limité les dégâts en imposant le partage par des taxes et des impôts

L'efficacité très limitée des connaissances actuelles

Le Québec doit se lancer dans un vaste projet d'évaluation de ses connaissances dans tous les domaines

Un bel exemple de segmentation par produit

Une invitation à ceux et celles qui ne pensent pas comme tout le monde

“Oui à l'indépendance mais pas avec l'équipe en place ”

Quand le produit politique perd ses qualités intrinsèques en raison de l'équipe en place

La publicité rate son objectif si les consommateurs potentiels se souviennent davantage du vendeur que du produit

Le produit doit se vendre tout seul

Le transfert de sensations du vendeur au produit 

Quand l'homme politique joue un rôle démesuré

Plus l'importance du rôle des acteurs grandit, plus la probabilité de souvenirs augmente

Quand l'homme politique vole la vedette au pays, ce dernier n'a pas ou plus d'existence propre.

Lorsque l'homme politique actuel laisse percevoir qu'il sera toujours en poste dans le nouveau pays

Avec un ministère de l'indépendance, la cause aurait sa propre existence et ses spécialistes

La peur de voir un débat prendre une grande ampleur pousse la sécurité jusqu'à la dictature

De l'objectivité du produit à l'approche partisane

L'obligation de livrer une bataille à armes égales

L'efficacité en marketing ne suit pas la courbe des investissements

Lutter à armes égales ne signifie pas adopter la stratégie de l'adversaire

Une stratégie selon le rang occupé

Le produit “Québec” occupe donc la deuxième position et il doit retenir la guerre offensive            216

Quand l'adversaire vous induit en erreur sur sa force, vous ne pouvez pas trouver la faiblesse dans sa force. Prenons l'exemple de l'harmonie canadienne

La loi de stratégie selon le rang s'applique au choix des pratiques

Le recours à des stratégies budgétaires

La nécessité est mère de l'invention, du moins, chez les fédéralistes

Résumons-nous

La fondation des quatre piliers de la structure marketing : l'exposition.

La première étape : exposer le produit à l'endroit exact où les consommateurs potentiels s'attendent à le trouver

“Je te vois venir avec tes gros sabots ”

Trouver la faiblesse dans la force de la crainte d'une qualité de vie réduite

Identification forcée des produits profitant du libre-échange

Exposition du pays avec les infrastructures : préférez “Nous bâtissons le pays ” à “Vos impôts travaillent pour vous ”

Exposition dans un téléroman projetant la vie quotidienne des Québécois/es dans le Québec devenu un pays.

Exposition sur l'autoroute des informations

Exposition par un prix international

Deuxième étape : donner à la mise en étalage du produit (espace attribué, disposition et nombre d'unités en étalage) le maximum de visibilité

Visite de la section “Pays ”.

Une visibilité provinciale sous tutelle fédérale

Il y a des choses plus importantes sur la scène mondiale

La solution : repositionner le Québec

Changement de nom : ne plus parler de l'indépendance du Québec mais d'une partie du Canada.

Abandonner le nom “Québec ” pour libérer le projet indépendantiste des problèmes passés et présents

Quel élément manque pour compléter la structure?

“La clarté, idéal rustique ”

“La structure du marketing d'un pays ”, un sujet pas encore épuisé

Les maux de la motivation de l'indifférence à la tolérance

Le fameux problème de l'indifférence.

Quand les jeunes dénoncent l'indifférence de leurs pairs L'Édition collégiale : une heureuse initiative du quotidien Le Soleil

Le premier réflexe de l'esprit face à l'indifférence des autres est de se remettre en cause

Le bâtisseur priorise-t-il la société des autres davantage que la cause?

Le second réflexe de l'esprit face à l'indifférence est de trouver une cause externe plutôt qu'interne

La culture de la victime : un héritage des générations précédentes

“Nous présenter comme un peuple de conquis ”, comme les Tibétains?

Les bâtisseurs sont des résistants, des guérilleros, pas des victimes

Les méchants Américains

Les maudits français

La culture d'un pays prend de l'extension à l'étranger uniquement si elle répond à un besoin

Les apports étrangers ne désâment pas la culture d'un pays, à moins que...

La victime n'a plus de liberté

Dire que le don de soi, c'est s'oublier soi-même!

Nous pouvons accuser l'individualisme d'être un véritable frein au don de soi, non pas l'américanisation

Le vrai problème : des stimulus qui laissent indifférent.

Un troisième et dernier réflexe face à l'indifférence : la différence d'intérêt

En manque de motivation

Démotivés face aux études en raison d'un choix de carrière mal orienté

Les coupures en orientations professionnelles n'expliquent pas tout

De la culture de la victime à la culture de l'échec

Les fédéralistes plus terre-à-terre que les indépendantistes face au problème de motivation

Quand les intellectuels occupent le haut du pavé

Entre les mains d'intellectuels, le manque de motivation demeure entier parce que le sujet les rebute.

L'intervenant idéal : un intellectuel charismatique expérimenté

Une personne a réellement compris que si elle est motivée

Incarnation et motivation

Le problème de la tolérance Être fédéraliste, être indépendantiste, toléré ou intoléré

Qu'est-ce que tolérer ?

Le don de soi limité par l'attention obsessionnelle à soi-même

Dire qu'une société est tolérante n'est donc pas vraiment une qualité

Tolérant mais démotivé

Tolérance de l'intolérance (de la négociation) du fédéral

Les indépendantistes sont-ils vraiment en mode offensif, comme le recommande leur deuxième position?

Lorsque la réaction défensive vient de la tolérance, c'est la culture de la victime qui prime

Être différent

Accepter, c'est plus que croire à la différence mais lui ouvrir la porte de son cœur

Le pouvoir d'influence des différences

Comment prenons-nous connaissance de nos attitudes, sinon par la réaction d'autrui à notre égard?

La connaissance de soi par soi est toujours subjective

Objectivité et préjugés de l'autre

Manque de confiance en sa capacité d'être différent

Capacité limitée de la conscience à tirer profit des différences

Avez-vous le souvenir d'une différence de l'autre qui a transformé votre vie?

Donner un sens à l'action avec un message complet

Motiver, c'est donner un sens à l'action

“Nous sommes déjà demain ” Ah ! Non.

Le mythe de la communication ou quand l'annonce de l'action tient presque lieu d'action aux yeux de beaucoup

Le mythe de la sagesse du peuple

Quand la communication devient une chose, elle devient plus importante que le message

Quand l'homme se donne plus d'importance que son message

Le message doit lui-même être porteur de sa compréhension

Le penseur

Pour motiver les Québécois à voter pour ou contre l'indépendance du Québec, il faut un message complet

La connaissance québécoise et canadienne du secret de l'efficacité du marketing

Deux groupes de fédéralistes Québécois

Une valeur nationaliste généralement portée sur le Québec

La même source, les mêmes erreurs

Difficile de distinguer les différentes sources du marketing

La culture marketing québécoise

La culture marketing canadienne

Motiver l'abandon de la culture de la victime

“Il n'y a pas de secret de l'efficacité du marketing! ”

Comme la politique, le marketing traditionnel nage en plein clair obscur

D'autres tirent du doute soulevé par Louis Cheskin le bénéfice de la clarté

Sauter aux conclusions

Annexe

Au sujet de l'auteur

Communiquer avec l’auteur

Du même auteur

 

EXTRAIT

Avant-propos

Vous pouvez avoir le meilleur produit au Monde, s'il n'est pas convenablement mis en marché, il connaîtra un cuisant échec commercial. D'ailleurs, 80 % à 90 % des produits et des services, nouveaux et améliorés, mis en marché sont voués à l'échec. Le marketing n'a donc pas d'efficacité à revendre, du moins, le marketing traditionnel.

Aussi, cet essai critique largement le marketing connu de tous, et ce, au profit d'un autre marketing, celui proposé par le chercheur Louis Cheskin (1909-1981), pionnier de l'étude des motivations et de la recherche prédictive en marketing, et à qui j'accorde aussi le titre de premier et dernier scientifique que la discipline ait compté dans ses rangs. Le marketing proposé par Louis Cheskin a fait ses preuves dans tous les domaines, y compris en politique, avec une précision et une exactitude inégalées et avec une fiabilité digne des sciences exactes. Il s'agit à la fois d'une approche (Approche Indirecte des Réactions du Marché) et d'une méthode de recherche (la Méthode Cheskin) qui permettent de déterminer si le marketing engendrera le comportement espéré, qu'il soit de nature commerciale, culturelle, sociale, politique ou autre. Dans les milieux bien informés, le marketing à la Cheskin est devenu un véritable secret commercial, jalousement gardé, quoiqu'il soit à la portée de tous les esprits pour le moindrement ouverts, prêts à remettre en cause les idées reçues. Je me consacre à l'étude de ce marketing depuis 1992. J'ai eu le privilège de l'expérimenter avec succès en collaboration avec déjà plus d'une trentaine d'entreprises québécoises et canadiennes.

Je prétends donc exposer dans cet essai une nouvelle analyse et une vision différente du marketing des indépendantistes et des fédéralistes.

D'entrée de jeu, la supériorité du marketing des fédéralistes saute aux yeux : le Québec n'est pas devenu un pays indépendant. Toutes les offensives indépendantistes n'ont pas réussi à percer la défensive fédéraliste. Et ce n'est pas une question d'argent car l'efficacité du marketing ne suit pas la courbe des investissements, comme nous le verrons.

Motivé par la recherche de solutions à des problèmes, j'accorde davantage d'attention aux carences relevées dans le marketing déployé par les indépendantistes.

Les maîtres de la langue française l'ont déjà constaté, cet essai ne s'inscrira pas parmi les oeuvres littéraires, même les plus médiocres. À défaut du mot juste, j'ai précisé plus longuement ma pensée avec la ferme intention d'être compris. Aussi, j'accompagne plusieurs mots de leurs définitions parce que plusieurs concepts, trop banalisés, demandent à être éclaircis pour un usage satisfaisant une connaissance davantage scientifique que littéraire et culturelle. Car tout le secret de l'efficacité du marketing repose sur son potentiel scientifique. Enfin, je reviens souvent sur les mêmes sujets pour préciser davantage ou élargir la vision par un nouvel angle. Parfois, j'insiste, simplement pour souligner l'omniprésence d'un problème.

Je dénonce à de nombreuses reprises les intellectuels parce qu'ils éloignent très souvent le marketing de son objectif : motiver des comportements. Après tout, ce n'est qu'une douce revanche puisque le sujet des motivations rebute un grand nombre d'intellectuels. Ils accusent les experts en motivation de considérer l'homme comme une machine capable uniquement de réagir à des stimuli. De là, ils ne se gênent pas pour traiter les experts de manipulateurs. Nous verrons qui l'est davantage que l'autre. La guerre est ouverte.

 

Introduction

Ce livre possède déjà sa petite histoire. Il a été écrit en 2001 dans la foulée des réactions du Canada et du Québec à la suite des résultats serrés du référendum de 1995. Évidemment, il m’était impossible d’écrire ce livre sans rêver à son édition. Et quoiqu’il fut (et demeure) d’une actualité criante, plusieurs éditeurs l’ont refusé.

À cette époque, j’étais inconscient que la très grande majorité des nouveaux auteurs ont très peu de chance d’intéresser un éditeur. En fait, les éditeurs refusent plus de 90% des manuscrits soumis à leur attention. Et n’allez surtout pas croire que ces refus sont motivés par la piètre qualité des ouvrages. Loin de là. Les éditeurs sont tout simplement débordés car de plus en plus de gens se donnent la peine d’écrire.

Dans ce contexte, même les auteurs connus éprouvent des difficultés à trouver un éditeur. Comble de malheur, le marché du livre est saturé au point où les nouveautés ne demeurent pas plus de trois mois en librairie.

Je n’allais tout de même pas remiser mon travail au fond d’un tiroir et tout oublier. J’en ai donc tiré quelques exemplaires en vue d’intéresser les politiciens les plus en vue à l’Assemblée Nationale du Québec: Bernard Landry, chef du Parti Québécois et alors premier ministre, Jean Charest, chef du Parti Libéral du Québec et chef de l’opposition, et Mario Dumont, chef de l’Action démocratique et alors seul député élu de son parti. Seul ce dernier a accusé réception de son exemplaire. J’ai dû courir après le personnel des deux autres destinataires pour m’assurer que mon colis s’était rendu à bon port, ce qui n’augurait rien de bon.

Loin de me décourager, j’ai imprimé une circulaire qui fut livrée à chaque député par le service du courrier interne de l’Assemblée Nationale. Peine perdue : aucune commande de mon essai. Je ne sais pas si les députés s’attendaient à recevoir des exemplaires gratuits ou s’ils n’ont pas le temps de lire autre chose que les documents de leur parti et du gouvernement ou encore s’ils se limitent à la lecture des livres les plus en vue. Quoiqu’il en soit, je n’avais pas d’autres moyens à ma disposition pour les intéresser au mien.

Convaincu de devoir laisser une trace de mon livre quelque part, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis rendu à la bibliothèque de l’Assemblée Nationale du Québec et à celle du complexe G (abritant plusieurs ministères du gouvernement du Québec et aussi connu sous le nom Édifice Marie-Guyart) à Québec. Bilan : deux exemplaires vendus, un à chaque bibliothécaire. J’avais donc l’esprit tranquille. Ma vie durant, je pouvais y référer toute personne intéressée par mon approche marketing de la chose politique advenant que j’abandonne l’idée d’en tirer d’autres exemplaires.

Quelques mois plus tard, fin 2002 – début 2003, la fièvre électorale gagnait le Québec. Peut-être qu’en cette période, les médias accorderaient un peu d’importance à mon essai. J’ai rédigé et envoyé un résumé d’une douzaine de pages à la plupart des chroniqueurs politiques et, quant à y être, à certains membres de la direction du Parti Québécois, l’instance politique ayant le plus à perdre dans cette élection. L’occasion était belle de les sensibiliser à leurs erreurs de marketing. Bilan : aucun écho dans les médias et au Parti Québécois.

La défaite du PQ était prévisible. Ils couraient à leur perte par le seul fait de ne pas distinguer opinion et perception. Le PQ n’a donc pas été capable de contrer la règle de l’alternance des partis au pouvoir. Cette règle demeure une explication très simpliste à la défaite.

Qui pouvais-je alors convaincre de lire mon essai ? Les «outsiders», ceux qui agissent en marge de la politique officielle. La lecture de mon essai demande une très grande ouverture d’esprit car il prête à controverse. Et controverse pour controverse, pourquoi ne pas le soumettre à l’avocat et constitutionnaliste Guy Bertrand. Il vous rebute ? Vous l’avez exclus ? Pas moi, car mon intérêt n’est pas politique, uniquement marketing. J’en ai pour preuve le long titre donné à mon essai : «Comment motiver les Québécois à voter POUR OU CONTRE l’indépendance du Québec».

Maître Bertrand a reçu et lu mon résumé. Il m’a téléphoné, nous nous sommes donnés rendez-vous et je lui ai remis un exemplaire de mon essai. Une série de rencontres ont eu lieu par la suite. J’ai eu affaire à un véritable libre penseur, indépendant d’esprit, bref, capable de reconnaître une idée meilleure que la sienne.

Loin d’être une girouette, cet homme ne cherche pas impunément à se donner raison, simplement pour avoir raison ou pour profiter de la controverse, contrairement à la croyance populaire. Certes, il se donne une liberté de pensée qui dépasse largement la mienne mais ce n’est pas suffisant pour que je sois exclusif plutôt qu’inclusif.

Il fut convaincu de l’importance de sensibiliser rapidement le chef du PQ, Monsieur Landry, aux idées exprimées dans mon essai puisque le déclenchement des élections était imminent. Malgré ses démarches auprès de son frère, ministre dans le gouvernement Landry, la rencontre prévue n’eu pas lieu. Nous avons appris, après l’élection où le PQ a perdu le pouvoir, que cette rencontre n’aurait pas changé grand chose à la stratégie marketing du premier ministre sortant puisque les jeux étaient déjà faits. Il aurait fallu que la machine du PQ se retourne sur un dix cents et ça, même lorsque la défaite pointe à l’horizon, c’est plutôt rare de la part d’un parti politique.

Mais cette défaite allait-elle permettre au PQ de réellement prendre conscience de ses problèmes marketing ? Presque tous les membres du PQ se sont mis à parler de la nécessité de renouveler leur discours. Et leur chef a lancé la Saison des idées. Bref, Maître Bertrand et moi, nous avons conclu qu’il était pertinent de tenter une relance auprès de Monsieur Landry. N’oubliez pas que si Maître Bertrand n’est membre d’aucun parti politique, il demeure néanmoins l’un des membres fondateurs du Parti Québécois, une denrée rare, ce qui s’ajoutait aux chances de succès de la démarche.

La rencontre avec Monsieur Landry a eu lieu l’après-midi du 16 septembre 2003 à Montréal dans la salle de conférence de ses bureaux de chef de l’opposition. Nous avons eu un peu plus de trois heures pour exposer nos points de vue respectifs : Maître Bertrand parla de politique et moi de marketing. Vous trouverez, en annexe à ce livre (pages 357 à 373), les textes des acétates que j’ai présentés à Monsieur Landry. Bilan : rien, aucun suivi. Un gros merci et c’est tout.

Oh ! Je vois bien, ici et là, circuler quelques unes de mes idées mais, comme c’est la coutume au Québec, on ne cite pas, on récupère.

Aujourd’hui, un an plus tard, toujours aucun suivi officiel. Et moi qui espérais en tirer un contrat de recherche marketing. J’en ai fait mon deuil.

Ma quête d’emploi allait donc passer par autre chose : un projet lancé quelques mois avant ma rencontre avec Monsieur Landry. Éditer sur Internet tous les auteurs refusés par les éditeurs. À cette fin, j’ai mis sur pied la Fondation littéraire Fleur de Lys, le premier éditeur libraire francophone sans but lucratif en ligne sur Internet (www.manuscritdepot.com).

Me voilà donc à éditer gratuitement et bénévolement mon deuxième essai (après J’aime penser – Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison). J’ai édité plus de soixante-dix auteurs avant de succomber à la tentation. Mon livre est là, entre vos mains et sur Internet, et pas uniquement pour trois mois. Merci !

Serge-André Guay

 

AU SUJET DE L'AUTEUR

Serge-André Guay

Marié et père de quatre enfants, Serge-André Guay est né à Lévis (Québec, Canada) en 1957. De formation autodidacte et travailleur autonome depuis près de 50 ans, il a tout d'abord été animateur, commentateur, chroniqueur, journaliste, recherchiste et rédacteur en chef au service de différents médias québécois et ontariens.

Puis, son expérience des médias et un stage de formation en Europe font de lui un éducateur aux médias dont les interventions sont recherchées par le milieu scolaire. Ensuite, à titre de consultant, l'utilité de ses plans d'action en communication et en marketing est vite appréciée.

Depuis 1990, il développe une expertise hautement spécialisée en recherche marketing, soit l'étude des motivations d'achat des consommateurs, axée sur l'évaluation prédictive du potentiel commercial des produits et des services, nouveaux et améliorés.

Pour ce faire, il retient la méthode et l'approche indirecte proposées par le chercheur américain Louis Cheskin, à qui il accorde le titre de premier scientifique du marketing.

Depuis, il a étudié les réactions sensorielles involontaires et les réactions inconscientes de plus de 25,000 consommateurs dans le cadre de plus d'une centaine d'études des motivations d'achat pour différents manufacturiers et distributeurs canadiens.

Il a signé de nombreux articles et donné plusieurs conférences percutantes. Il a aussi publié une série de vingt-quatre études traitant du caractère scientifique du marketing sous le titre “Science & Marketing”, Prédire le potentiel commercial des biens et des services”. À ses yeux, le marketing doit renouveler son efficacité sur des bases scientifiques rigoureuses.

Il n'hésite pas à questionner les idées reçues. Animé par une profonde réflexion sur la conscience et la condition humaine, il est un « libre-penseur-entrepreneur », plutôt analytique.

En 2000, il écrit un essai de gouvernance personnel sous le titre J’aime penser – Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison.

En juin 2003, il met sur pied la Fondation littéraire Fleur de Lys, premier éditeur libraire francophone sans but lucratif en ligne sur Internet (https://manuscritdepot.com/).

En février 2022, il lance l'Observatoire québécois de la philothérapie (https://philotherapie.ca/).

 

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