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Au gré du vent
SYLVIE GOBEIL
Roman historique
Fondation littéraire Fleur
de Lys,
Montréal, 2009, 350 pages.
ISBN 978-2-89612-293-6
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Sylvie Gobeil,
Ste-Catherine, Québec |
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COUVERTURES
Au gré du vent, roman
historique,
Sylvie Gobeil,
Fondation littéraire Fleur de Lys
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PRÉSENTATION
Au gré du vent, roman historique,
Sylvie Gobeil,
Fondation littéraire Fleur de Lys
Après le décès de Jean Gobeil, la vie de ses enfants
reprend son cours dans ce pays au bout du fleuve.
Nous y retrouvons Marie, la grande sœur qui s’ingère
dans les affaires de la famille et qui régente tout
; Françoise qui vit auprès d’un Philippe taciturne
sans se départir de sa bonne humeur; Marie-Jeanne
qui souffre de son exil volontaire à Rivière-Ouelle;
Angélique qui supervise l’auberge et la boulangerie
durant les absences de Louis; Catherine qui trouve
enfin un sens à sa vie; Barthélemy, l’héritier de la
terre paternelle; Marguerite qui aura son lot de
malheurs; Laurent qui connaîtra un destin tragique.
La puissance des liens du sang les aidera à
traverser les épreuves.
Aussi important que le fleuve, le vent imprègne
chacun des personnages. Parfois, il se fait doux et
apporte un instant de paix. À d’autres moments, il
devient violent et déchaîne sa fureur. Il se
transforme aussi en nordet et redonne de l’énergie.
Synonyme de changement et de départ, il peut enfin
tourner dans la bonne direction. À l’image des gens
de ce pays au bout du fleuve, le vent est tout en
contraste, mais jamais monotone.
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TABLE DES MATIÈRES
Au gré du vent,
roman historique,
Sylvie Gobeil, Fondation littéraire Fleur de
Lys
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Remerciements
Note aux lecteurs
Chapitre 1 − Le dernier lien
Chapitre 2 − Comme une chatte
Chapitre 3 − Les yeux gris
Chapitre 4 − Un professeur
merveilleux
Chapitre 5 − La Marguerite
Chapitre 6 − Le chêne abattu
Chapitre 7 − Une petite souris aux
yeux mauves
Chapitre 8 − Le non-retour
Chapitre 9 − L’inventaire du
chaudronnier
Chapitre 10 − Les jumeaux
Chapitre 11 − La Durantaye
Chapitre 12 − L’amour au fond de ton
coeur
Chapitre 13 − L’enfant de la
tourmente
Chapitre 14 − La fuite vers l’île
Chapitre 15 − Prions ensemble
Chapitre 16 − Morosité hivernale
Chapitre 17 − Tel un animal blessé
mortellement
Chapitre 18 − Un lys blanc
Chapitre 19 − Les attraits de la
capitale
Chapitre 20 − La fibre maternelle
Chapitre 21 − L’encan du Pembroke
Galley
Chapitre 22 − La réunion
Les enfants de Jeanne Guiet et de
Jean Gobeil
Glossaire
Au sujet de l’auteur
Du même auteur
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129
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171
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201
207
215
249
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281
307
321
323
329
333
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EXTRAIT
Au gré du vent, roman historique,
Sylvie Gobeil,
Fondation littéraire Fleur de Lys
Note aux lecteurs
Pays au bout du fleuve – Tome 1
Avant de résumer l’intrigue, il serait bon
de donner un bref aperçu du « Pays au bout
du fleuve », premier tome de cette trilogie.
Jeanne Guiet n’a que vingt-quatre ans
lorsqu’en 1665, elle quitte la France avec
son mari Jean Gobeil et ses quatre filles
pour venir s’établir à Québec. Une décision
difficile à laquelle Jeanne la Poitevine n’a
consenti que par amour pour son homme. Ce
pays du non- retour l’effraie. La forêt, la
neige et la menace iroquoise contribuent à
lui donner la nostalgie de sa France natale.
Heureusement, Jean la rassure. À ses côtés,
elle reprend courage. Ensemble, ils
cultivent leur lopin de terre à l’Île
d’Orléans. Jeanne s’intègre à la vie de la
colonie et met au monde deux autres filles
et deux garçons.
Le corps usé par huit grossesses et le dur
travail, elle meurt à quarante-neuf ans dans
les bras de Jean. Ses derniers mots sont
pour cet homme qu’elle a tant aimé.
Malgré sa souffrance, Jean se promet de
continuer…, pour elle. Il dit à Catherine,
l’une de ses filles : « Ta mère vivra aussi
longtemps que nous penserons à elle ».
Alors, commence pour Jean et ses enfants
« l’après-Jeanne ».
Les tiroirs secrets de Jeanne, Tome 2
Catherine tait sa douleur alors que d’autres
comme Laurent et Angélique la crient très
fort. Chacun réagit différemment et passe
par une gamme d’émotions allant de
l’angoisse, la colère, la culpabilité, la
tristesse ou la mélancolie.
Les souvenirs remontent à la surface. Jean
et ses enfants ouvrent à tour de rôle un
tiroir secret de Jeanne. Ils découvrent
ainsi une femme différente, mais tout aussi
merveilleuse. « Tant de tiroirs secrets
qu’elle nous a dissimulés…, tant de peine et
de souffrance qu’elle nous a tue pour ne pas
nous inquiéter », constate Catherine. Jeanne
revit dans la mémoire de chacun d’eux et
guide leur route. Un roman teinté d’émotion,
de tendresse et d’amour.
Au gré du vent, Tome 3
Après le décès de Jean Gobeil, la vie de ses
enfants reprend son cours dans ce pays au
bout du fleuve. Nous y retrouvons Marie, la
grande sœur qui s’ingère dans les affaires
de la famille et qui régente tout ;
Françoise qui vit auprès d’un Philippe
taciturne sans se départir de sa bonne
humeur; Marie-Jeanne qui souffre de son exil
volontaire à Rivière-Ouelle; Angélique qui
supervise l’auberge et la boulangerie durant
les absences de Louis; Catherine qui trouve
enfin un sens à sa vie; Barthélemy,
l’héritier de la terre paternelle;
Marguerite qui aura son lot de malheurs;
Laurent qui connaîtra un destin tragique. La
puissance des liens du sang les aidera à
traverser les épreuves. Aussi important que
le fleuve, le vent imprègne chacun des
personnages. Parfois, il se fait doux et
apporte un instant de paix. À d’autres
moments, il devient violent et déchaîne sa
fureur. Il se transforme aussi en nordet et
redonne de l’énergie. Synonyme de changement
et de départ, il peut enfin tourner dans la
bonne direction. À l’image des gens de ce
pays au bout du fleuve, le vent est tout en
contraste, mais jamais monotone.
Chapitre 1
Le dernier lien
En mars 1698 a lieu l’inhumation de Jean
Gobeil. Ses huit enfants assistent à la
cérémonie. Après le décès, mère de
Saint-Ignace avait proposé que le corps de
Jean soit enterré au cimetière de l’hôpital.
Barthélemy avait hésité. De son vivant, son
père affectionnait tant l’île d’Orléans.
« Il ne reposera pas auprès de notre mère si
nous acceptons la suggestion de la
supérieure », avait-il souligné à ses sœurs
et à son frère. En tant qu’aînée de la
famille, Marie avait tranché d’un ton sec en
spécifiant que le temps filait. « La coutume
veut que les morts soient enterrés le jour
de leur décès ou le lendemain. Le mauvais
temps rend impossible un retour immédiat
dans l’île. » Barthélemy s’était résigné.
Son père reposerait donc au cimetière des
pauvres* pour des raisons de commodité.
Il neige à gros flocons en ce matin
d’inhumation. « Un signe céleste que papa
n’approuve pas l’endroit de sa sépulture »,
pense Barthélemy. Les vêtements noirs des
membres de la famille Gobeil contrastent
avec la blancheur de la neige. Le service
funèbre se veut à l’image des religieuses :
simple, discret et respectueux. Au dernier
moment, Catherine s’approche et glisse dans
la main paternelle une pipe usée en disant
doucement :
— Cet objet t’était familier et cher. Qu’il
t’accompagne dans ce long voyage !
Françoise chuchote à Marie :
— Catherine pense à tout.
La dépouille de Jean est ensuite déposée
dans une fosse commune en attendant le dégel
du sol. Marguerite pousse un petit cri en
comprenant qu’elle ne reverra plus son père.
Laurent serre les poings. Mère de
Saint-Ignace tente de réconforter la famille
éprouvée :
— Tout s’est passé très vite. La maladie de
votre père a été brève. Il n’a pas eu le
temps de souffrir.
« Qu’en savez-vous ? », pense rageusement
Marie-Jeanne. Intérieurement, elle pleure ce
père qu’elle a si peu connu. La rancœur
longtemps ressentie envers lui avait disparu
d’un seul coup le jour où Barthélemy était
venu la chercher à Rivière-Ouelle. « Viens
vite, Papa se meurt », lui avait-il
simplement dit. Sans poser de questions,
elle l’avait suivi laissant derrière elle un
mari et des enfants consternés. Sur le
fleuve gelé, elle n’avait pas échangé une
parole avec son frère. Durant le trajet en
carriole, des images confuses avaient défilé
dans sa tête. Elle s’était revue adolescente
lorsque son père lui avait annoncé qu’elle
serait domestique à Québec. « Je te ferai
honneur. Tu n’auras pas à rougir de moi »,
lui avait-elle promis. Un autre souvenir
avait surgi, celui de la visite de ses
parents à Rivière-Ouelle. Leur présence
l’avait remplie de joie et de bonheur. Elle
avait remarqué combien Jean avait rapidement
apprivoisé ses petits-enfants. « Les petits
ressentent sa douceur », lui avait expliqué
Jeanne, sa mère.
Une fois à l’Hôtel-Dieu de Québec,
Marie-Jeanne avait parcouru à la hâte le
long corridor la conduisant jusqu’à la salle
des hommes. Catherine et Angélique, assises
près du lit, priaient silencieusement.
Désemparée, elle restait clouée sur place.
Barthélemy lui avait chuchoté d’avancer.
« Je ne peux pas », avait-elle prononcé à
haute voix. Ses sœurs s’étaient retournées.
Barthélemy l’avait poussé doucement vers le
lit. Elle appréhendait cet instant. Son père
avait ouvert les yeux et lui avait souri.
« Je t’attendais », avait-il murmuré. Elle
s’était jetée dans ses bras, la gorge nouée
en retenant ses pleurs. Elle serait restée
ainsi longtemps si une violente quinte de
toux n’avait pas secoué Jean. « Il souffrait
beaucoup, mais il supportait la douleur sans
se plaindre », pense Marie-Jeanne en
contemplant tristement la fosse commune. La
voix forte de Marie se fait brusquement
entendre :
— Notre père était courageux et travaillant.
Il possédait le sens de l’honneur et de la
famille. Il était rempli de confiance en
l’avenir et en nous. Ne le décevons pas !
Marie-Jeanne repense à sa promesse
d’antan : « Je te ferai honneur, papa ».
Imprégnée d’une nouvelle force, elle
redresse les épaules et lève le visage vers
le ciel. Lentement, elle retire de la poche
de son manteau, le fer à cheval qu’elle a
conservé toutes ces années. Elle le porte un
moment à ses lèvres puis le lance dans la
fosse en prononçant d’une voix enrouée par
l’émotion :
— Qu’il te porte chance, papa !
Françoise comprend l’importance du don. Ce
fer à cheval représente le dernier lien qui
les rattache encore à la France. Il avait
été offert à Françoise par Pierre Guillet,
le grand-père maternel lorsque la famille
Gobeil avait émigré dans ce pays au bout du
fleuve. Françoise en avait fait cadeau à sa
sœur lors de son départ pour Rivière-Ouelle.
Elle passe affectueusement un bras autour de
la taille de Marie-Jeanne.
* * *
La vie reprend doucement son cours chez les
Gobeil. Catherine et Laurent reportent leur
projet respectif. Ils en discutent avec
Barthélemy quelques jours après le décès de
Jean. Catherine se montre ferme dans sa
décision :
— Je veux assister à la naissance de ton
premier enfant. Anne aura besoin de moi.
Quant à Laurent, il insiste sur la somme de
travail à accomplir :
— Nous ne serons pas trop de deux pour
déserter* la terre si tu veux toujours
agrandir.
Barthélemy hoche la tête en signe
d’acquiescement. Depuis qu’il a obtenu la
terre familiale, trois ans sont passés. Il a
vu aux travaux les plus urgents tels que
réparer la grange et l’étable. Ce
printemps-ci, il souhaite mettre d’autres
arpents en valeur. Sans l’aide de Laurent,
il n’y parviendra pas d’autant plus qu’Anne
ne pourra pas le seconder. Un aboiement
rauque attire son attention. Le cri se
rapproche. Catherine sourit en observant les
longues traînées qui se dessinent dans le
bleu du ciel. Elle s’adresse à ses frères :
— Les oies blanches sont revenues. Le
printemps est arrivé.
Laurent précise :
— Comme chaque année à la fin du mois de
mars. Il faudra les chasser des champs
cultivés où elles viennent chercher leur
nourriture durant la nuit.
Catherine se réjouit déjà des bons repas
qu’elle apprêtera avec la chair délicieuse
de l’oie, une fois le carême terminé. Elle
aperçoit Anne qui se dirige vers eux. Le
manteau détaché de sa belle-sœur laisse
poindre un ventre bien rond. La jeune femme
avance dans la neige fondante aussi vite que
le permet son état. La joie illumine son
visage lorsqu’elle leur crie :
— Il fait si beau que je ne pouvais
m’encabaner plus longtemps et me priver
ainsi de l’air et du ciel.
Redevenue sérieuse, elle leur confie :
— L’hiver a été long et rude cette année
apportant avec lui son lot de crainte, de
désarroi et de malheur.
Barthélemy n’ajoute rien. Le départ
précipité de son père lui pèse encore sur le
cœur. Il aurait tant voulu que Jean puisse
mourir à la maison dans son île plutôt qu’à
l’hôpital en ville. Catherine devine son
tourment intérieur. Elle lui glisse à
l’oreille :
— Il ne pouvait en être autrement. Papa le
savait.
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BIOGRAPHIE
Sylvie Gobeil
Native
de la ville de Québec, Sylvie Gobeil fait ses études collégiales au Petit
Séminaire de Québec avant de compléter un baccalauréat en lettres à l’université
Laval. L’histoire, la généalogie et l’écriture la passionnent depuis toujours.
Par curiosité, elle a dressé l’arbre généalogique de sa famille. En remontant
jusqu’à son ancêtre, Jean Gobeil, elle a eu le goût d’en connaître davantage sur
cet homme.
L’idée d’écrire un roman historique lui est
venue en constatant que peu de romanciers québécois se sont intéressés aux
petites gens du 17ème siècle. Pourtant ceux-ci formaient la majorité de la
population sous le régime français. Son projet était né : raconter la vie de son
ancêtre, Jean Gobeil. En s’inspirant de la vie de celui-ci, elle a rendu hommage
aux pionniers du Québec. Elle a sorti de l’ombre et du silence ces hommes et ces
femmes ordinaires qui ont façonné notre histoire. Elle a fait revivre sous nos
yeux leur quotidien rempli de joies, de peines, de peur et de doute. Ce premier
roman qui a été publié en mars 2007, aux éditions GID, sous le titre Le pays au
bout du fleuve a été le fruit d’une longue recherche historique. Ensuite, elle
propose la suite de cette saga avec Les tiroirs secrets de Jeanne, publié en
avril 2008 par la Fondation littéraire Fleur de Lys.
En plus d’écrire et de poursuivre sa recherche historique dans les bibliothèques
et les archives, Sylvie Gobeil est tutrice pour une école de rédaction située à
Ottawa. Elle détient un diplôme de rédaction créative qui lui permet d’aider
ceux et celles qui désirent écrire en leur offrant conseils et support. Ses
élèves proviennent du Québec, de l’Europe et même des Caraïbes. Partager sa
passion de l’écriture est une source d’enrichissement pour Sylvie.
http://www.qualityofcourse.com/fran%E7ais/brochure.asp
Elle est également membre de l’association des auteurs de la Montérégie.
http://www.auteursmonteregie.com/
Mère de deux enfants, elle vit sur la rive sud de Montréal depuis plus de vingt
ans. Sylvie se décrit avant tout comme une romancière. Par le biais du roman,
elle désire susciter l’intérêt des gens concernant l’histoire et leur donner le
goût d’en apprendre plus. C’est une façon, selon elle, de contribuer à protéger
les racines de son pays.
Tout en respectant la chronologie des événements, Sylvie a brodé autour de la
réalité. Son imagination a créé une personnalité, des sentiments et des
réactions propres à chacun des membres de la famille Gobeil. Crédibles, ses
personnages ne basculent pas dans la tragédie. Son roman se veut historique et
non d’aventures. Elle a voulu dresser un portrait précis de la vie à cette
époque. Les coutumes, les gestes quotidiens et les objets usuels s’y retrouvent
en grand nombre. L’intrigue est vue par les yeux de Jeanne Guiet, la femme de
Jean Gobeil. Son héroïne n’est pas une femme soumise à son mari. Dotée d’un fort
caractère, elle lui tient tête lorsqu’elle désapprouve certaines de ses
décisions. Son amour est basé sur le respect, la confiance, la solidarité et
l’égalité. « Bien qu’en nombre restreint, il existait sûrement des femmes de sa
trempe en Nouvelle-France » argumente la romancière.
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BIBLIOGRAPHIE
Sylvie Gobeil
Le pays au bout du
fleuve,
Tome 1 de la trilogie
SYLVIE GOBEIL
Roman historique
Éditions GID
2007
Les tiroirs secrets de Jeanne
Tome 2 de la trilogie
SYLVIE GOBEIL
Roman historique
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2008, 288 pages.
ISBN 978-2-89612-238-7
Au gré du vent
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Tome 3 de la trilogie
SYLVIE GOBEIL
Roman historique
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2009, 350 pages.
ISBN 978-2-89612-293-6
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Éditions
GID, roman historique,
tome 1 de la trilogie, 2007.
Un après-midi
de l’été 1665, au port de La Rochelle,
Jeanne attend le signal de l'embarquement.
Discrètement, elle surveille ses quatre
filles qui jouent près du navire. Jean
Gobeil, son mari, déborde d’enthousiasme à
l’idée du départ, une décision qu'il a prise
et à laquelle Jeanne a consenti par amour.
Tout quitter pour le pays du non-retour
l’effraie. «Jean ne vous entraînerait pas
dans une aventure insensée. Fais-lui
confiance», lui a conseillé sa mère. Malgré
la foi en son homme, rien n’a préparé la
jeune femme de 24 ans à ces neuf semaines en
mer avant |
d'atteindre
la ville de Québec. Jeanne affronte le
premier hiver en Nouvelle-France avec un
courage teinté de nostalgie. La France lui
manque. Partout, elle n’aperçoit que de la
neige et de la forêt. «Comment résister?»,
se demande-t-elle. Jean la rassure.
Ensemble, ils défrichent et cultivent leur
lopin de terre à l’île d’Orléans. Deux
autres filles et deux garçons viennent
compléter la famille. Couple d’exception
dans ce Québec du XVIIe siècle où mariage ne
rime pas nécessairement avec amour, Jeanne
confie à l'une de ses filles : «Jamais
je n’ai laissé le travail prendre le dessus
sur l'amour». Une vie chargée d’émotions que
celle de Jeanne, la Poitevine! Une vie où
l’amour qui l’unit à Jean triomphera. même
au-delà de la mort.
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