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Les trois dames, roman, Violette Wawerinitz-Ruer,
Fondation littéraire Fleur de Lys

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Les trois dames
 

Violette Wawerinitz-Ruer

roman, Montréal,

Fondation littéraire Fleur de Lys,

2005, 372 pages.

ISBN 2-89612-102-1

 

Exemplaire numérique gratuit

 

Exemplaire papier : voir colonne à droite de cette page

 

 

Résumé

 

Véronique, fille simple et sans problème vit en France. Un jour, sans savoir pourquoi ni comment, elle se retrouve dans un pays totalement inconnu pour elle : le Chili.

Ce livre raconte sa confrontation avec une culture différente de la sienne, la vie d'une fille inconnue mais qui lui ressemble. Elle se retrouve face à un mari qu'elle ne connaît pas.

Son enquête la transporte dans un monde de crimes, de trafics divers semés sur sa route. Elle recherche son identité et celle des gens qui l'entourent. Elle prend ensuite la place de cette personne, son sosie, et agit en fonction de ses convictions, différentes de celles des chiliennes. Elle s'insurge contre l'injustice du pays et du gouvernement.

Toutes ses émotions sont décrites au fil des évènements qu'elle provoque ou non.

Un homme traverse cette route, elle refuse de l'aimer par égard pour une personne de sa famille qu'elle retrouve par hasard. Le mari de sa meilleure amie lui fait une déclaration qu'elle repousse.
 

L'enquête policière semble difficile car menée dans deux pays dont les vues sont divergentes.

 

Une mère l'accueille avec bienveillance au milieu de l'hostilité des autres membres de cette famille privilégiée chilienne.


Peu à peu chaque personnage se dévoile et Véronique comprend la situation.

Morte en France, inexistante au Chili, comment va-t-elle sortir de cet imbroglio ? Va-t-elle céder à l'amour ? Pourra-t-elle quitter ce pays ?
 

 

Extrait

 

Chapitre I - Surprise

 

6 Novembre 2003

 

La pluie martèle fortement la vitre de la chambre.

 

A demi éveillée, Véronique s’étire dans son grand lit sous les draps brodés, héritage des travaux de sa grand-mère maternelle. Cette mamy adorable était sa seule famille. Du moins la seule qu’elle connaissait.

 

Son acte de naissance assure qu’elle est née un 19 août 1971 de Catherine Mirol et de père inconnu. Mamy n’a jamais voulu parler de cette histoire et avait toujours affirmé que c’était mieux ainsi.

 

Véronique pousse un profond soupir ; après l’abandon de sa mère lors de sa venue au monde, le décès de Mamy lui laisse un grand vide au fond du cœur et une insondable énigme.

 

Elle jette un coup d’œil sur le radio-réveil.

 

– Zut! 7heures 30! Il ne s’est pas mis en route. Je vais encore être en retard, soupire t-elle, découragée.

 

Depuis deux ans elle est la secrétaire d’un architecte bougon et toujours de mauvaise humeur. Si ce n’était son salaire, Véronique l’aurait déjà plaqué.

Et son salaire, elle l’économise au maximum. C’est le seul moyen d’aménager une partie de l’appartement que Mamy lui a légué en cabinet de psychothérapeute.

 

Bien situé à Montigny-les-Metz, il comporte trois chambres en plus du salon, dont une indépendante qui communique avec l’extérieur et qui pourrait servir de salle d’attente. Une disposition idéale.

 

Elle saute du lit, furieuse contre la technologie et contre elle-même. Elle ne sait pas très bien! Il lui semblait pourtant avoir mis la sonnerie en route en rentrant du mariage de sa meilleure amie Grâce!

 

– Bon, tant pis, pas de petit déjeuner ce matin!

 

Au volant de sa petite Austin bleue, soucieuse et tendue, elle se demande : « Pourquoi ce sacré radio-réveil n’a-t-il pas fonctionné?» Un piéton est évité de justesse en passant au feu rouge, « je suis bien nerveuse» pense t-elle, les dents serrées puis, elle négocie un virage à frôler le trottoir et s’engouffre dans le parking souterrain de la place Saint-Jacques, sort de son véhicule en oubliant de fermer la porte, revient sur ses pas.

C’est la dernière chose dont elle se souviendra plus tard.

 

– Yolanda mi amor…

 

Véronique essaie de bouger mais une douleur aigue à la tête la fait renoncer. Où-est-elle? A-t-elle bien entendu un homme l’appeler Yolanda? Elle veut réagir mais aucun son ne sort de sa gorge, elle se sent lourde, impuissante. Sans forces. Une profonde lassitude l’envahit et elle s’abandonne à une douce torpeur.

 

Ce n’est que quelques heures plus tard qu’elle sortira du brouillard.

Son regard se porte avec attention sur tout ce qui l’entoure. Le mur vert pâle, un lit métallique, une table de chevet avec un gros bouquet de fleurs.

 

– Une chambre d’hôpital… J’en suis sûre. Et Seule…

 

Elle tente de se souvenir : le parking, les clés oubliées dans sa voiture… et après? A-t-elle été agressée? Elle appuie sur la poire disposée sur son lit et appelle une infirmière. Celle-ci arrive rapidement :

 

– Bonjour Madame, enfin réveillée?

 

Véronique ne se pose pas trop de questions sur l’accent prononcé de l’infirmière, beaucoup d’étrangères travaillent dans les hôpitaux.

 

– Que m’est-il arrivé?

– Une agression… Heureusement votre époux est arrivé à temps et a fait fuir votre attaquant!

 

Son époux! Véronique ne se souvient pas d’avoir épousé qui que ce soit! Elle a eu des aventures mais aucune assez importante pour qu’elle la prenne au sérieux!

 

Elle pose les mains sur sa tête et sent le bandage :

 

– Est-ce grave? 

– Un gros choc sur la tête mais tout va bien à présent, vous êtes hors de danger.

 

L’infirmière s’éloigne

 

– Mademoiselle attendez! Puis-je avoir un miroir?

 

Quelques instants plus tard l’infirmière lui présente un miroir de sac. Véronique l’ouvre fébrilement et se regarde :

 

Ouf je ne suis pas défigurée!

 

En effet c’est bien son visage, ses yeux verts, son nez qu’elle a toujours trouvé trop long et sous le bandeau ses cheveux auburn. Elle est donc perplexe de se retrouver avec un époux.

 

Inutile de s’en faire pour le moment, il faut d’abord qu’elle appelle son patron pour le prévenir qu’elle a eu un accident.

 

Pourvu qu’il soit compréhensif!

 

Elle fait le numéro mais il n’y a pas de tonalité au bout du combiné.

 

– Il faut que je me lève et que je sorte de cet hôpital! Je ne dois pas perdre mon emploi

 

La porte s’ouvre et un homme d’une quarantaine d’années s’adresse à elle :

 

– Que felicidad mi amor! La enfermera me tiene téléphoné para prevenir me que te habías despertado. ¡ Soy tan feliz!

Quel bonheur ma chérie! L’infirmière m’a téléphoné pour me prévenir que tu étais réveillée. Je suis si heureux!

 

Véronique fixe cet homme, il a fière allure dans son costume trois pièces, il ressemble à un aristocrate, un peu vieille France, mais son teint basané et son regard sombre découleraient plutôt d’une appartenance latino. De plus, il parle espagnol. Son sourire serait irrésistible dans une autre situation mais là, non… elle ne le connaît pas!

 

Il a un accent qu’elle n’arrive pas vraiment à définir mais a compris ce qu’il a dit en raison des neuf années d’apprentissage de cette langue et de ses nombreux voyages en Espagne. Serait-ce lui le fameux mari dont parlait l’infirmière? Peut-être parle-t-il aussi français?

 

– Qui êtes-vous?

 

L’homme s’arrête dans son élan, interloqué… puis continue dans un français hésitant mais clair :

 

– Je suis Eduardo, ton mari… Yolanda mi amor ne me reconnais-tu pas?

– Vous vous êtes trompé de chambre, je ne suis pas Yolanda je suis…

– Calmes-toi chérie, tu as subi un fort traumatisme…

– Mais je ne suis pas amnésique!

 

Eduardo voyant sa femme s’agiter appelle le médecin qui arrive très vite avec deux infirmières :

 

" ¡ De tranquilo Señora Esteban! Este estado es sólo pasajero, sus memorias volverán poco a poco... "

"Du calme Madame Esteban! Cet état n'est que passager, vos souvenirs reviendront peu à peu..."

 

– Je me souviens parfaitement et cessez de me parler en espagnol!

 

Immobilisée sur le lit, elle ne peut continuer à parler, une infirmière lui fait une injection, elle se sent planer…

 

 

Au sujet de l'auteur

 

Auteur membre

de la Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Née le 20 Août 1946 à Montigny-les Metz, Moselle – Lorraine – France. Mariée, quatre enfants : deux fils et des jumelles. Sept petits-enfants dont les trois aînés sont à l’école militaire du Prytanée à La Flèche. Titulaire d’un baccalauréat technique : commerce et comptabilité. A fréquenté le conservatoire de musique de Metz.
 

Artiste peintre amateur depuis l’âge de quatorze ans.
 

Début comme aide comptable dans une compagnie d’assurance, puis secrétaire dans une autre société du même genre, secrétaire de direction pour une compagnie bancaire et enfin fonctionnaire des postes après un arrêt de dix ans pour élever ses enfants.
 

A présent à la retraite ce qui lui permet de se consacrer à l’écriture.
Premier roman : « Les trois dames » publié en juin 2005 par La Fondation littéraire Fleur de Lys à Montréal.

 

Blogue de l'auteur : http://violetteruer.blogspot.fr/ 

 

 

Associations littéraires :

 

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Écrivain Avenir

Rue des auteurs 

 

Autres livres du même auteur :

 

La tatouée de l'île d'émeraude

 

C comme quoi

 

 

Le libre arbitre d'Alice

 

 

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Adresse de correspondance électronique :

violetteruer@msn.com

 

Blogue de l'auteur


 

Appréciation de la Fondation littéraire Fleur de Lys par l'auteur

 

Bonjour,

De nos jours, éditer un livre par la voie traditionnelle est trop souvent hors de prix. Selon ma propre expérience : montants compris entre 1800 et 5200 euros. Les éditeurs profitent de la situation et c'est simplement scandaleux. D'autres, ne se donnent même pas la peine de lire le manuscrit.

J'ai été agréablement surprise par l'accueil de la Fondation Fleur de Lys. Les réponses aux mails sont rapides. Les conseils sont judicieux. Le travail d'édition très sérieux et la rapidité de l'édition me font recommander chaleureusement cette Fondation. L'ambiance est amicale.

Je ne peux que me féliciter d'avoir adhéré à la Fondation littéraire Fleur de Lys.


Cordialement


Violette Wawerinitz-Ruer,
Brie Comte Robert, Seine et Marne, France.
 

 

 

EXEMPLAIRE NUMÉRIQUE GRATUIT

Les trois dames, roman, Violette Wawerinitz-Ruer,

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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