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20
Février 2008
Madame Marie Gagné, responsable
Comité des enseignantes et enseignants de français dans les
Collèges d’enseignement général et professionnel du Québec
Personnellement, j’éprouve beaucoup de difficulté à vous
suivre. Je préfère ici me limiter à inclure le lien vers ma
réaction publiée sur notre webzine car, pour tout vous dire,
votre commentaire du 18 février me donne le vertige.
http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.101.htm
Je savais qu’une personne finirait par accuser Jacques
Folch-Ribas d’avoir rendu public une partie du sondage dans
sa lettre ouverte publiée dans La Presse le 20 janvier
dernier, C’est du moins ce que je comprends lorsque vous
écrivez: «Tout cela est arrivé parce qu’un sondage qui
aurait dû rester interne, entre enseignants, a été sorti de
son contexte.»
C’est bien connu, la plupart des fonctionnaires préfèrent
travailler en catimini, entre eux, en ne répondant qu’à
eux-mêmes. Ils ne veulent pas que la population concernée se
mêle de leurs travaux et de leurs démarches. Or, c’est la
population qui paye les fonctionnaires, y compris les
enseignants. Elle a donc le droit de savoir ce qui se trame
derrière les portes closes.
Vous devriez vous réjouir de la publication de votre
sondage dans un grand quotidien montréalais car la
transparence est une valeur primordiale dans les
démocraties, même la Cours suprême du Canada l’a reconnue.
Quant à savoir si le sondage a été ou non sorti de son
contexte, cela importe peu car les questions d’un sondage
parlent généralement par elles-mêmes.
Nous aimerions savoir si oui ou non l’UNEQ a exprimé
l’hypothèse «d’exclure complètement la littérature française
des cours de niveau collégial» tel que vous l’affirmez dans
la onzième question de votre sondage:
«11: Une hypothèse émise l’an dernier par l’ANEL
(Association nationale des éditeurs de livres) et par l’UNEQ
(Union nationale des écrivains québécois) était d’exclure
complètement la littérature française des cours de niveau
collégial en créant trois cours de littérature québécoise.
Que pensez-vous de cette hypothèse?»
Ce que vous pensez vous-même de cette hypothèse est une
chose, savoir si l’UNEQ l’a bel et bien émise en est une
autre.
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/dossier.03.htm
Source :
La république des livres, Pierre Assouline, Le Monde. |