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Article mis en ligne le 14 novembre 2009

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

 

Un de nos auteurs dans la course à la présidence du Cameroun :

Vincent Sosthène FOUDA,

Ma Bague de Fiançailles... est en poils d’Éléphant

-

 

Déclaration de candidature de Vincent Sosthène FOUDA aux élections présidentielles du Cameroun

 

Vincent Sosthène FOUDA

Camerounaises, Camerounais, Chers compatriotes,

 

Voici venu le moment, après des années de réflexion et de travail, entouré par les femmes et les hommes de ce pays, de me présenter à vous comme candidat aux prochaines élections présidentielles.

 

Durant les trois dernières années j’ai sillonné le Cameroun du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest de manière particulière, j’ai observé et écouté, oui beaucoup écouté – j’ai aussi pris des notes lors de nos rencontres. Ce que vous m’avez dit, ce que vous m’avez apporté me permet aujourd’hui de proposer à l’ensemble du pays un programme politique cohérent, ambitieux et réaliste. J’ai sondé le Cameroun des campagnes et des villes, le Cameroun des paysans, agriculteurs et éleveurs. Le Cameroun des villes, celui des chômeurs, ceux-là même que la société a laissé au bord du chemin sans aucune autre alternative que de se regarder ronger par la pauvreté et un horizon sans rêve. Le Cameroun des fonctionnaires, ceux dont le salaire est aujourd’hui non pas un mérite mais une faveur que l’Etat leur accorde. Le Cameroun des petits vendeurs, des « bayamselam ». Le Cameroun des femmes et hommes d’affaires qui voient un jour leur chiffre d’affaire péricliter à cause d’ un Etat aux institutions chaque jour en déliquescence, porté par une classe dirigeante égoïste et en panne d’idées.

 

J’ai aussi rencontré un autre Cameroun, celui des femmes et des hommes qui s’interrogent au quotidien sur le devenir de leur progéniture, ce Cameroun qui pense plus que jamais que voici le moment de nous tourner résolument vers la prise en main de notre destin et du Cameroun tout entier. L’élection présidentielle est, pour chaque peuple et dans tous les pays du monde, l’occasion de refonder le pacte républicain, de sceller une alliance entre le monde politique et l’ensemble de la population.

 

J’annonce avec plusieurs mois d’avance ma candidature :

 

Premièrement parce que le calendrier électoral n’existe pas dans notre pays.

 

Deuxièmement, et c’est la raison principale, il y a tout à refaire dans notre pays ; c’est pourquoi j’ai besoin que chaque Camerounais puisse avoir mon programme, que vous puissiez juger s’il est fidèle à nos échanges et à nos aspirations communes. L’avenir de plusieurs générations de Camerounais dépend en grande partie de ce qui va sortir des urnes.

 

J’ai entendu vos appels et votre souhait, j’ai compris que ce dont les Camerounais ont besoin ce n’est pas d’un candidat à la présidence dont la candidature est portée par les ancêtres, nous savons où nous a déjà conduit un tel Président. L’élection présidentielle au Cameroun, vu l’ampleur de la tâche qui attend celui qui sera élu, est une affaire des vivants et non des morts. Cette élection doit opposer des femmes et des hommes qui ont des programmes à proposer au peuple camerounais, qui ont la capacité de mettre sur pied une politique réaliste et ambitieuse avec pour seul et unique souci le bien être des Camerounais. L’élection présidentielle c’est la rencontre d’un homme avec son peuple. Le peuple camerounais dans la reconquête de sa liberté n’a plus besoin de ces hommes politiques dont la seule force de proposition jusque là n’a été que les villes mortes. Le peuple camerounais ne veut plus des tripatouillages électoraux qui au final mettent tout le peuple en situation de dépendance – Personne ne veut plus d’un pays où la réussite des uns tire tout son succès de l’échec de la multitude.

 

Je connais les détresses de mon peuple non pas seulement parce qu’elles sont les miennes aussi mais surtout parce que je suis venu jusqu’à vous et que vous les avez exprimées. Voici venu le moment de libérer tous nos talents et toutes nos énergies avec un seul et même but. Donnez enfin au peuple du Cameroun travailleur et ingénieux la vie qu’il mérite.

 

Voici le moment pour moi de vous dire à nouveau que j’ai besoin de vous car comme le disait le Dr Martin Luther King, « ce qui fait peur ce n’est pas l’oppression des méchants, mais l’indifférence des bons ». Oui c’est à vous, c’est à nous tous de nous mobiliser comme. Chacun à son niveau et à avec ses moyens aussi modestes soient-ils, contre l’imposture, contre la dictature contre toutes les formes de déshumanisation dans lesquelles nous sommes passés ces 50 dernières années. Libérons-nous, libérons nous et avançons comme pour la construction de notre pays. J’ai besoin de vos intelligences, j’ai besoin de votre générosité, j’ai besoin de votre courage et de votre fierté retrouvée.

 

C’est le moment, chers compatriotes, Camerounaises et Camerounais des villes et des villages, des cités et des campagnes de prendre la parole pour un Cameroun qui rassemble au-delà de tout – au-delà des religions, au-delà des appartenances ethniques. Ensemble disons NON à celles et ceux qui pendant près de 30 ans se sont efforcés de nous prouver que les Camerounais se détestent entre eux.

 

Notre campagne est basée sur le thème de la restauration des institutions car sans institutions le Cameroun n’existe pas. Voila le message que nous a lancé le Président Américain Barack Obama lors de sa première visite en terre africaine le 11 juillet 2009. “L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.” Sans institution c’est la corruption, c’est la gabegie, ce sont tous les maux qui minent notre pays aujourd’hui.

 

Notre campagne est basée sur un contrat d’honneur avec chacune et chacun de vous, avec l’ensemble des filles et fils de ce triangle national qui porte sur sa tête le lac Tchad. Qui est fier de chacune de ses tribus, de chacune de ses religions. Un Cameroun qui répond aux besoins de tous, les plus forts comme les plus faibles d’entre-nous. Anglophones comme Francophones, Tikar comme Toubouri, Moundang de Kaélé comme Okak de Ma’an, le Cameroun c’est ces 256 ethnies et c’est avec toutes que nous devons relever les défis qui se posent à nous aujourd’hui. C’est le moment de nous tourner résolument vers la construction d’un pays fier de ses hommes et de ses femmes.

 

Ceux qui nous ont gouvernés hier ont fait tant de mal à notre pays, mais depuis le temps colonial jusqu’aujourd’hui, le Cameroun a toujours su trouver en lui-même des ressources nécessaires pour se relever des humiliations subies. Martin Paul Samba, Douala Manga Bell, les chefs de l’Ouest Cameroun, ne sont pas allés à la mort en chantant des sérénades ! Ils y sont allés poussés par l’ennemi – ils ont marché d’un pas ferme parce qu’ils croyaient au peuple Camerounais, ils ont cru en chacun de nous. Voici le moment de porter haut la figure de ce Cameroun résistant fier et convaincu de son bon droit.

 

Chers compatriotes, Camerounaises Camerounais, ma candidature se veut celle de la fierté et de la dignité retrouvées du peuple Camerounais des villes comme des villages, des cités comme des campagnes, elle est la juste et noble alternative à la détresse silencieuse de notre pays. Ma candidature se veut celle de la restauration des nombreuses vies de camerounaises et de Camerounais brisées, celles des familles humiliées et confinées dans la misère dans un hymne d’injustice.

 

Pour relever ces défis, j’ai besoin de l’ensemble du peuple camerounais, voila pourquoi je soumets à votre appréciation un projet de société né de nos rencontres menées jours et nuits très souvent dans le plus grand secret à cause d’un système répressif qui n’hésite pas à utiliser les moyens ombrageux pour confirmer le peuple dans la peur. Nous allons proposer une nouvelle façon de faire la politique, une nouvelle façon d’être au Cameroun.

 

La dette publique de notre pays s’élève à 1377 milliards de nos francs, elle est insoutenable. Nous avons un (1) médecin pour 12500 camerounais et chaque Camerounais est endetté pour environ 18 millions de nos francs. La production industrielle dans notre pays stagne quand elle n’est pas inexistante. Ce léger tour d’horizon n’est pas lié à la conjoncture mondiale mais plutôt aux choix économiques qui ont été faits par nos dirigeants ces 30 dernières années.

 

C’est le moment, pour vous, pour moi pour l’ensemble des Camerounaises et Camerounais, avec nos efforts et notre sens du patriotisme, de poser les jalons d’un patriotisme économique à la camerounaise. Je suis persuadé que nous allons nous en sortir si nous changeons avec professionnalisme la façon dont jusqu’ici nous avons conçu la création de valeurs et de richesses. La façon dont nous avons conçu l’éducation et l’insertion professionnelle. Au plus profond de moi, voici, plus que jamais, venu le moment de projeter le développement durable de notre pays sur les piliers essentiels que sont l’économie, le social et l’environnemental ; ils sont un tout, comme notre drapeau national, repartis de façon équitable et portés par un homme et une volonté d’un peuple uni, débout et fier.

 

Nous sommes en Afrique centrale le phare qui éclaire les peuples du Nord et du Sud au cœur de l’Océan Atlantique. Nous sommes une puissance sous régionale dans plusieurs domaines, nous devons ce rang aux génies des peuples qui composent notre pays. Nous sommes le grenier de l’Afrique Centrale et nous devons consolider cette place notamment en prenant des risques économiques fiables, en soutenant les fleurons de notre agriculture, de nos banques aux capitaux nationaux. Pour y arriver voici le moment de mobiliser nos compétences, fruits de nos grandes écoles et de nos universités. Voici le moment de permettre à nos salariés d’être de véritable partenaire de l’Etat et du développement. Ceci doit se faire dans le dialogue social avec de réels syndicats autonomes et hors de toutes influences politiques. Voici le moment.

 

Si nous reconnaissons et valorisons nos compétences et notre salariat, si nous encourageons et soutenons la création de l’emploi par l’initiative privée, nous nous inscrirons résolument sur le chemin du développement durable comme l’ont fait les peuples de même taille que nous.

 

Il y a tant à faire, il y a tout à faire, voila pourquoi je prends date avec le peuple Camerounais dans son ensemble. Au fond de moi j’y crois, pas une goutte de sueur ne tombera pour rien dans ce pays – j’ai promis et je le ferai – OUI, j’installerai au cœur de l’administration camerounaise un cercle vertueux véritable bouclier protecteur et catalyseur de développement. Croyez (avec) moi, nous avons les moyens humains de relancer cette machine économique restée très longtemps à quai à cause d’un système d’exploitation vétuste, sans machiniste ; sans pilote.

 

Voici le moment de mettre les Camerounaises et les Camerounais au cœur de l’entreprise afin de sortir notre pays de la zone Très endettée et Très pauvre dans laquelle l’ont introduit ceux et celles dont la seule contribution au développement de ce pays a été de vandaliser et de priver le peuple de toutes ressources et de tout accès à la dignité à laquelle aspire tout humain. Voici le moment, l’unique, d’inscrire le Cameroun durablement sur le chemin des progrès sociaux qui nous ont tant fait défaut.

 

Camerounaises, Camerounais, chers compatriotes, je m’engage tout au long de cette campagne à vous montrer les voies et moyens par lesquels nous allons nous en sortir. Ils sont nés de nos rencontres, ils ont été analysés par les meilleurs d’entre nous – je le dis ici, je suis reconnaissant à ces femmes et à ces hommes qui nous ont permis chaque jour de découvrir combien de fois dans ce pays, tout ce qu’il nous faut ce sont des institutions afin de permettre à nos porteurs de projets à nos entrepreneurs de prendre des risques créateurs d’emplois.

 

Je ne le dirais jamais assez, l’école et l’emploi doivent cheminer ensemble, je veux mettre l’école au cœur de l’entreprise, je veux mettre l’entreprise au centre de l’enseignement secondaire – je veux d’une université qui réponde aux besoins du Cameroun et du peuple Camerounais. C’est avec vous que je le veux c’est pourquoi pour nous tous, c’est le moment d’engager cette longue marche, mais ô combien de fois exaltante. OUI, nous le voulons tous parce que l’avenir de nos enfants et petits enfants en dépend.

 

La machine administrative camerounaise est lourde parce qu’elle est inexistante voila pourquoi cette campagne est placée sous le signe de la construction et de la restauration de nos institutions. L’Etat central hérité de la colonisation française s’est rouillé au cours des 50 dernières années – il a été alourdi tout au long de ces années par le manque d’initiative et de volonté politique de 1% de notre population. Ce 1% qui bénéficie de 90% des richesses de notre pays. J’ai compris que le peuple camerounais des villes comme des villages veut de réelles reformes, veut un réel nettoyage et une construction sur du neuf. Nous avons des ministères dont personne ne peut dire à quoi ils servent y compris ceux et celles qui sont à leur tête ! Nous avons des ministères qui, ces 5 dernières années, ont changé à plusieurs reprises de dénomination, c’est le cas d’un ministère des finances tout comme celui de l’éducation ; deux secteurs clés dans tout pays qui se respecte et qui veut se projeter vers l’avenir. Je veux alléger le portefeuille gouvernemental afin que les ministères deviennent plus efficaces et nous limiterons ainsi des gaspillages. Déclarons ensemble la mort de cette structure lourde de l’administration, celle qui n’a enfanté que des textes inutiles aux populations, celles qui a dispersé sur le territoire national des hommes et des femmes qui, chaque jour, alors même qu’ils ne souhaitent que travailler, se demandent à quoi ils servent.

 

Peuple Camerounais fier et débout, donnons un coup de balai à cette administration éléphantesque, moteur diesel de la corruption, de tous les chantages possibles et de toutes les compromissions. C’est le moment de mettre l’Etat au service de la nation et du peuple camerounais. Personne dans ce pays à la fin d’une journée dans un ministère pour faire viser un document ne devra plus se demander mais à quoi sert donc tel ou tel ministère.

 

Le salaire minimum dans notre pays qui date du mois de juillet 2008 est de 28.214 FCFA. Il est insupportable quand nos pays voisins sont à 80 000Fcfa pour le Gabon et à 150 000F CFA pour la Guinée Equatoriale ! Il est normal qu’un cri de colère monte du Cameroun qui travaille et du Cameroun qui aimerait travailler mais qui n’a aucune perspective d’emploi. OUI, j’entends la colère des jeunes diplômés, près de 68% des diplômés de nos universités et de nos grandes écoles sont sans emploi. Que les villes se peuplent de ceux dont l’âge du premier emploi n’est pas à l’horizon et ne rentre pas dans les priorités de ceux qui nous ont gouvernés jusque-là. J’entends monter cette colère que je sais lire dans le visage des opprimés, ceux et celles qui sont privés de la parole, ceux et celles qui ne peuvent pas se payer un loyer, ceux et celles qui ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école – j’entends cette colère de ces 14 millions de camerounais qui vivent avec moins de 2 dollars par jour. J’entends cette colère, celles de ces enfants qui dorment à la belle étoile, qui n’ont pas de famille et pas d’horizon, ces enfants fils et filles d’hommes condamnés à la misère.

 

Gens du Cameroun, peuple mien, moi Vincent Sosthène FOUDA, je prends date avec vous, de revaloriser les minimas sociaux afin que d’ici 2 ans le smic dans notre pays soit de 100 000F CFA. Je refuse que le peuple camerounais vive dans la misère et soit condamné à voler pour survivre. Je refuse que les hommes et les femmes de ce beau pays qu’est le Cameroun survivent de la mendicité. Ce sont ceux et celles qui nous gouvernent qui ont créé la misère pour financer les sectes hors de nos frontières et s’acheter des îles paradisiaques hors d’ici. Ceux et celles dont les enfants ne sont jamais allés dans nos écoles, ceux et celles qui n’ont jamais passé leurs vacances dans nos villages, ceux et celles dont l’espérance de vie est le double de l’espérance de vie nationale.

 

C’est le moment chers compatriotes, Camerounaises Camerounais, d’associer mon cri au vôtre, dans la Paix, maitre mot de notre devise, dans la volonté sans cesse croissante du Travail dans cette Patrie nôtre à jamais.

 

Quand je serai porté à la tête de notre pays, la main sur le cœur je m’engage à satisfaire votre juste colère. A me projeter avec vous vers un avenir toujours radieux parce que commun.

 

C’est le moment pour le Cameroun de se construire et de se développer avec les moyens modernes ; voila pourquoi le plan de développement que je vous propose tient compte de l’environnement – je l’ai dit et je le ferai – je vais renationaliser la SNEC et AES SONEL ; ce sont deux entreprises qui ont pour vocation de soutenir l’Etat dans ses fonctions régaliennes. Après le Congo Kinshasa, le Cameroun est la deuxième réserve hydraulique d’Afrique noire et cette richesse n’est exploitée aujourd’hui qu’à 3% ! Toute habitation, toute rue et ruelle de notre pays doit être électrifiée à la fin de mon mandat. Nous allons développer dans la foulée les énergies renouvelables, car il est normal que nous puissions laisser à nos enfants une planète où il fait bon vivre.

 

J’ai réuni autour de moi des environnementalistes patriotes compétents (et) qui m’ont remis un plan d’action précis et durable. L’environnement est le grand défi de notre siècle. Ce défi, nous devons le relever, riches comme pauvres, populations des villages comme celles des villes. C’est ainsi que demain, nous pourrons léguer à nos enfants un espace sain où il fait bon vivre.

 

Le Cameroun est le grenier de l’Afrique centrale et doit le demeurer. C’est pourquoi, comme cela se passe partout dans le monde, nous allons subventionner notre agriculture et ne pas subir les règles de l’OMC mais y participer de façon compétitive. Il faut une agriculture qui ne laisse pas au bord du chemin les agriculteurs, qui ne les tue pas à la tâche. En développant des nouvelles techniques agricoles, en développant la météo, nécessaire pour déterminer les saisons, le cycle des pluies, nous allons mieux répondre aux besoins du monde agricole. Tout camerounais est agriculteur ou éleveur, les aides iront donc directement à ce monde et non aux grosses entreprises agricoles. Nous ne pouvons pas laisser le monde paysan et nous n’accepterons plus qu’il soit la dernière roue du carrosse.

 

Nous avons connu les émeutes de la faim en février 2008 avec plus d’une centaine de morts, essentiellement des jeunes. L’Etat camerounais s’est trompé de route, il a privilégié les cultures d’exportation au détriment de la souveraineté alimentaire nationale. Depuis notre entrée dans l’OMC en 1995, la dépendance alimentaire de notre pays vis-à-vis de l’extérieur est aujourd’hui absolue. Les chiffres de la FAO sont là pour le confirmer – 500 000 tonnes de riz et 361 000 tonnes de blé pour 2008, soit l’essentiel de notre consommation nationale. Autrement dit, nous ne sommes plus capables de produire ce que nous mangeons.

 

L’agriculture est le carburant de cette voiture qu’est le Cameroun et non le contraire – nous ne devons donc pas faire comme si c’était normal de voir nos populations sombrer dans la pauvreté, incapables de vivre du fruit de leur labeur. Il est normal que ce monde soit organisé d’où la nécessité de replacer au cœur du monde agricole les offices de régulation des produits, sorte de caisse de stabilité des revenus de nos paysans. Il faut que le mot paysan cesse d’être péjoratif mais qu’il rentre dans le vocabulaire noble de notre pays. C’est le moment d’encourager et de soutenir la naissance des syndicats afin que les droits de cette catégorie à part de notre société soient défendus, protégés. Nous allons créer un régime d’assurance maladie pour le monde agricole car être agriculteur c’est exercer une profession avec tout ce que cela engage. Je voudrais conduire le Cameroun vers la modernité en mettant l’agriculteur au cœur d’une administration dont l’objectif premier est de servir. C’est le moment. Nos ingénieurs agricoles devront dorénavant être sur le terrain, pour innover, proposer des nouvelles techniques, promouvoir des nouvelles façons de faire – ils ont un rôle primordial à jouer dans la réussite de notre politique agricole. Voila la politique ambitieuse que je voudrais conduire pour le développement durable de notre pays.

 

En faisant tomber les barrières douanières, l’Etat a contraint nos agriculteurs à abandonner l’agriculture vivrière parce que ne pouvant pas rivaliser avec les produits importés qui inondent les marchés nationaux et locaux. L’Etat prébendier, affamé de spéculation juteuse, accorde plus d’importance aujourd’hui à l’exploitation du sous-sol qui permet à cette minorité de s’exiler que d’être au service du peuple Camerounais, voila pourquoi seulement 1,7% du budget national alloué au ministère de l’Agriculture et du Développement rural est allé au monde agricole.

 

Le peuple Camerounais est un peuple fier et non résigné ; c’est pourquoi debout les uns aux côtés des autres, voici le moment de prendre enfin la parole sans peur, simplement animés par le désir de liberté, une liberté mise entre parenthèse par les ennemis du progrès et du développement. Le Cameroun a vocation à s’exprimer en Afrique partout où ceci est nécessaire. Si nous voulons cependant que notre parole apporte quelque chose à l’ensemble du continent, construisons une fois pour toute la maison Cameroun afin qu’elle soit cet arbre à palabre qui accueille, ce baobab sur lequel de nombreux oiseaux viennent construire leur nid.

 

Chers compatriotes, camerounaises, camerounais, tout est à bâtir dans notre pays, voila pourquoi avec des mois d’avance, je vous présente ma candidature, je voudrais qu’elle soit portée par chacune et chacun d’entre vous. Je parle de vous et de moi comme dans un contrat. La construction de notre pays, la mise en œuvre de notre action gouvernementale doit être l’affaire de tous et de chacun. Ceci passe par un véritable changement de mentalité à tous les niveaux. C’est ensemble que nous devons restaurer le goût de l’effort, c’est ensemble que nous devons dire NON à tous les raccourcis frauduleux qui nous font plus reculer qu’avancer. Oui ce que je propose n’est pas exempt de sacrifices, voici le moment de les faires.

 

La présidentielle, si elle est la rencontre d’un homme avec son destin, elle demeure surtout la rencontre d’un homme avec son peuple – Vous êtes ce peuple, vous êtes ma société civile, vous êtes ma voix dans les coins les plus reculés de nos villages. Allons ensemble vers ce grand chemin qui est celui de la construction de notre pays.

 

Vive la Paix,
Vive le Travail
Vive la Patrie
Vivre le Cameroun debout plus que jamais et fier pour toujours.

 

 

Vincent-Sosthène FOUDA ESSOMBA

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