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Centre d'information sur l'édition en ligne
(numérique, impression à la
demande, ebook,...)
Initiation à l'édition en ligne
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Étude réalisée par la Fondation littéraire Fleur de Lys
L'Internet littéraire québécois,
une vraie honte !
Juin 2007
Introduction
|
Le Monde, 15 Juin 2007
«Si le marketing littéraire
sur Internet n'a rien de nouveau aux États-Unis, en France le milieu
littéraire s'est longtemps montré timide sur ce terrain. Se servir de la
Toile pour manifester sa présence, faire découvrir son univers et sa
production n'a pourtant rien de déshonorant. Surtout lorsque les auteurs
animent et tiennent à jour eux-mêmes leur site ou leur blog, et qu'ils
prennent plaisir à le faire. Plus qu'un simple outil de promotion,
Internet peut leur permettre d'échanger avec leurs lecteurs, d'exprimer
leur point de vue sur des sujets d'actualité ou de faire partager leurs
coups de coeur.» )
Source / Article complet sur
Internet :
Les sites de promotion de livres se diversifient et s'enrichissent
Version PDF (au cas où
l'article ne serait plus disponible sur Internet)
|
Qu'en est-il au
Québec ?
[
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Les sites Internet des éditeurs
québécois
Notre retard nous place à des années lumière de ce qui se passe aux
États-Unis et en France. Si plusieurs éditeurs québécois se sont dotés
de sites Internet, leurs méconnaissances du fonctionnement des moteurs
de recherche (Google, Yahoo,...) ne permet pas un marketing efficace.
Par exemple, plusieurs pages des sites
Internet de nos éditeurs ne
contiennent aucun mot-clé, même pas le nom de l'auteur et le titre du
livre. Or, les moteurs de recherche fonctionnent principalement par
mots-clés pour répondre aux requêtes des internautes. Si vous entrez le
nom de votre auteur préféré dans la case de recherche sur Google ou un
autre moteur de recherche, ce dernier vous fournira la liste de toutes
les pages web qui contiennent ce nom.
Ci-dessous, nous avons entré le nom d'un auteur édité
par la fondation «Fernand Couturier» dans la case de recherche Google:
▼ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▼

Puis, nous avons cliqué sur le bouton «Rechercher» pour
obtenir les résultats suivants :
▼ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▼

Les deux premières pages listées dans les résultats de
recherche sont celles de l'auteur et de ses deux livres édités par la
fondation :
Voici maintenant les mots-clés que j'ai inscrits sur la page du premier
livre de Monsieur Couturier, Mots de Noël : Fernand Couturier, Mots de
Noël, poèmes et prose, philosophie, Martin Heidegger, pouvoir des mots,
langage, Fondation littéraire Fleur de Lys.
On peut voir si une page web contient des mots-clés et lesquels en
cliquant sur cette page (évitez de cliquer sur des images) avec le
bouton droit de la souris, option «Informations sur la page». Voici les
informations sur la page de Monsieur Couturier (voir la bande bleue
«keywords» ou mots-clés) :
▼ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▼

On voit les mots-clés inscrits sur la page et qui ont facilité ma
recherche sur Google. Car des «Fernand Couturier» il y en a sûrement des
dizaines et des dizaines sur Internet. En fait, Google nous indique
qu'il y a «un total d'environ 108 000» pages
où se retrouvent le nom «Fernand Couturier». Alors, pourquoi les deux
pages de cet auteur sur notre site sont-elles dans les premiers
résultats de recherche plutôt qu'à la fin ou au milieu ? Principalement
en raison des mots-clés inscrits dans ces deux pages, mots-clés incluant
le nom de l'auteur, le titre du livre, le genre littéraire, le nom de
l'éditeur et d'autres mots associés au sujet du livre.
Nous ne sommes pas des experts en conception de sites
Internet. Nous avons suivi tout simplement le conseil de Google aux
webmestres (voir ci-dessous).
|
Conseils aux webmasters
Conseils concernant la conception et le contenu
Essayez d'imaginer les termes que les
internautes sont susceptibles d'utiliser pour trouver votre site et
insérez-les dans vos pages.
Source
|
Un conseil repris par la plupart des experts (voir ci-dessous).
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L'optimisation du référencement de votre
site nécessite de commencer par une étape indispensable : définir une
liste de mots-clés ou expressions stratégiques (une expression est
constituée de plusieurs mots-clés).
En effet le but du référencement est d'améliorer
la position de votre site dans les moteurs de recherche.
Ceux-ci fonctionnant principalement par mots-clés, vous devez réfléchir
aux mots ou expressions qui caractérisent votre site.
Source
|
Bref, la présence de
mots-clés sur une page web est cruciale si l'on veut que les moteurs de
recherche proposent notre site aux internautes. Malheureusement, comme je
l'écrivais ci-dessus, plusieurs pages des sites Internet de nos éditeurs ne
contiennent aucun mot-clé, même pas le nom de l'auteur et le titre du
livre.
C'est le cas des pages du site de
Éditions Les
400 coups. Sur la page de la nouveauté
Le bal des humains de Suzanne Jacob, il n'y a aucun mot-clé, comme
le démontre le tableau «Informations sur la page» (on obtient ce tableau
en cliquant sur une page web avec le bouton droit de la souris et en
choisissant l'option «Informations sur la page») reproduit ci-dessous. À
la section « Méta », sous «Content-Type», on devrait trouver «keywords»
(«mots-clés»).
▼ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▼

▲ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▲
Voici le même tableau pour une page web avec des mots-clés. Il s'agit de
la page du deuxième livre de l'auteur Pierre Bonin sur notre site :
▼ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▼

▲ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▲
À l'item «keywords», on peut
lire le nom de l'auteur et le titre du livre suivis de mots-clés
relatifs au sujet du livre. Ces mots-clés sont d'une importance capitale
pour les moteurs de recherche. Pour se maintenir à jour, ces moteurs de
recherche parcourent le web, visitent chaque page Internet et repèrent
les mots-clés présents. Lorsqu'un internaute inscrit l'un de ces
mots-clés dans sa recherche, il obtient alors toutes les pages Internet
avec ce mot-clé. Il peut y avoir des centaines voire des milliers de
pages avec ce mot-clé. L'important est d'être dans les premiers
résultats de la recherche car l'internaute a rarement l'habitude d'aller
plus loin. Voici le résultat de la recherche avec les mots-clés du titre
du livre de Pierre Bonin, «Les captifs de Rissani » :
▼ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▼

▲ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▲
On voit ici que la page de ce
livre est le tout premier résultat de la recherche, et ce, grâce au
titre du livre placé comme mots-clés dans le code de la page. Si on
regarde les 100 premiers
résultats de la recherche, on voit très bien que le titre du livre
a plusieurs autres références sur Internet.
Maintenant, si on reprend
cette opération de recherche avec le titre du denier livre de Suzanne
Jacob, « Le bal des humains », on se rend compte que la page du livre
sur le site de l'éditeur vient en cinquième place et que peu de
références sont faites à cette nouveauté sur Internet dans
les 100 premiers résultats de la
recherche. Une cinquième place, c'est très bien. Cette performance
sans mot-clé est le fait du nom de l'url de la page qui comprend le
titre du livre :
http://www.editions400coups.ca/livres/le-bal-des-humains
Mais il y a ici un problème de
taille : le risque que ce soit une mauvaise critique qui s'affiche avant
la page du livre sur le site de l'éditeur, d'où l'importance de sortir
en premier. Et nous venons de voir que cette première place est le fait
de mot-clés et non pas du titre du livre dans l'adresse de la page web.
Bref, les experts en marketing
sur Internet diront que c'est une bonne idée de mettre le titre du livre
dans l'adresse de la page mais ils dénonceront l'absence de mot-clé,
notamment avec le nom de l'auteur.
La page du dernier livre
de cet auteur à succès est au
68ème
rang de la recherche avec son nom sur Google. Alors que l'Internet
doit nous informer des dernières nouveautés relatives à un mot-clé tel le
nom d'un auteur, l'éditeur omet de l'intégrer dans le code de la page de
cet auteur.
Voici
plus
de 40 sites Internet d'éditeurs
québécois sans aucun mot-clé sur leurs sites Internet pour fin de repérage
de leurs auteurs, leurs titres de livres, leurs nouveautés,... par les moteurs de recherche
:
-
La Courte
Échelle
-
Fides
-
Éditions du
Septentrion
-
Les éditions du soleil de minuit
-
Éditions de
la Pleine lune
-
Planète rebelle
-
Éditions
Hurtubise HMH
-
Bayard Canada
livre (Éditions Banjo)
-
Les Éditions Alire
-
Bibliothèque
québécoise
-
Les Éditions Héritage inc.
-
Humanistas
-
Éditions de
l'instant même
-
Éditions MultiMondes
-
Presses de
l'Université du Québec
-
Les Presses de
l'Université Laval
-
Éditions Sylvain Harvey
-
Les Éditions Transcontinental inc.
-
Ulysse
-
Broquet
inc.
-
Les
éditions Caractère Inc.
-
Éditions
Ecosociété
-
Éditions Ganesha
-
Groupe Chenelière Éducation
-
Beauchemin
-
Gaëtan Morin Éditeur
-
Les Éditions
septembre
-
Thomson
Duval
-
Édition du Renouveau
pédagogique inc. (ERPI)
-
Éditions Pierre
Tyssere
-
Éditions de l'artichaut inc.
-
Éditions Anne Sigier inc.
-
Lanctôt
Éditeur inc.
-
Éditions des intouchables
-
Éditions du Boréal ltée
-
La Plume d'Oie
-
Éditions Alexandre Stanké Inc.
-
Éditions
GID
-
Éditions J'ai vu
-
Athéna Éditions
-
Éditions de la Pastèque
-
Éditions SEDES Ltée
-
Éditions ADA Inc.
-
Les Éditions Goélette inc.
-
...
Voici au moins 10
sites Internet d'éditeurs québécois ayant des mots-clés mais aucun lié
précisément à leurs nouveautés, leurs auteurs et leurs titres de livres pour fin de repérage par les moteurs de recherches
:
-
XYZ éditeur (mêmes mots-clés sur tout le site)
-
Éditions tryptique (aucun mot-clé dans son catalogue de romans)
-
Les Éditions David (aucun mot-clé dans son catalogue de
nouveautés)
-
Dramaturges Éditeurs (aucun mot-clé dans son catalogue)
-
Les heures bleues inc. (aucun mot-clé dans son catalogue de
nouveautés)
-
Éditions triptyque (aucun mot-clé dans son catalogue de romans)
-
Bertrand
Dumont éditeur inc. (mêmes mots-clés sur tout le site)
-
Les Éditions du Cram (aucun mot-clé dans le catalogue des
auteurs et des publications)
-
Éditions Saint-Martin (aucun mot-clé dans le catalogue)
-
Éditions
JCL inc. (même mots-clés sur tout le site)
On trouve même une adresse url d'un éditeur québécois qui est
hameçonnée, celle de
Lanctôt
Éditeur détournée vers un site Internet qui n'a rien à voir avec
l'édition : http://www.lanctotediteur.qc.ca/.
Habituellement, il suffit de signaler le fait à Google pour que ce site
soit retiré des résultats de recherche. Mais, dans ce cas précis, il n'y
a visiblement aucune plainte déposée à Google.
Enfin, rares sont les éditeurs québécois qui profitent des
nombreux sites spécialisés dans la diffusion gratuite de communiqués de
presse et les sites spécialisés dans l'actualité littéraire pour
annoncer leurs nouveautés aux internautes. En fait, l'Internet ne fait
pas encore partie des listes d'envois de nos éditeurs.
Bref, un bon nombre de nos éditeurs ne sont pas à leurs affaires quand
vient le temps de profiter de la visibilité qu'offre Internet pour
promouvoir leurs livres et leurs auteurs. Nombreux sont ceux qui ne
connaissent pas les rudiments du marketing littéraire sur Internet.
[ Retour au
sommaire ]
La présence des auteurs québécois sur
Internet
Le marketing littéraire sur
Internet est une question qui se pose uniquement lorsque l'on est
présent sur la toile, ce qui n'est pas le cas de la majorité des
écrivains québécois. Sur les
1389 membres de l'Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois
(UNEQ), seulement
80
ont un site Internet déclaré à leur association, soit 6%.
Il y a donc une majorité
d'écrivains québécois qui n'ont pas protégé le nom de domaine de leur
nom qui demeure ainsi disponible à quiconque voudrait en débourser le
montant, souvent moins de 10.00$. Par exemple, c'est le cas de Suzanne
Jacob dont les noms de domaine, avec ou sans trait d'union, sont
toujours disponibles :


Et il en va de même pour l'un
des auteurs québécois les plus connus, Gilles Vigneault. Les noms de
domaine avec son nom, avec ou sans trait d'union, sont toujours
disponibles pour quiconque veut les retenir pour un site Internet :


Remarquez ici que seul le nom
de domaine «gillesvigneault.com» n'est pas disponible. Google nous
indique, en anglais, que le site de cet url est en construction :

Pour l'instant, cet url de
Gilles Vigneault conduit au
site Internet de
son agence musicale. On y retrouve une biographie en trois
paragraphes, une discographie incomplète (elle s'arrête en 1996),...
Autrement dit, l'url gillesvigneault.com nous conduit à un site
commercial limité à un seul aspect de sa carrière. Il n'y a rien sur
Gilles Vigneault, l'auteur. Or, il y a au moins 10 ans que ce
grand parmi les grands devrait avoir un site Internet d'information
complet pour permettre aux nouvelles générations de le découvrir.
Quant à Michel Tremblay, un
autre géant de la littérature québécoise, il semble que le nom «micheltremblay.com»
a été enregistré par une entreprise de Vancouver :




Source
L'url micheltremblay.com ne
conduit nulle part, sinon à un site qui se révèle être une simple
attrape commerciale, en anglais uniquement :
http://micheltremblay.com/
On voit ici que l'url de
Michel Tremblay n'a été enregistré que pour exploiter la popularité du nom
sur Internet. Émile Nelligan est dans le même cas, comme nous le verrons
ci-dessous.
Heureusement,
un dénommé Patrick
Millette de St-Jérôme au Québec a pensé enregistrer «emile-nelligan.com»
pour dédier un site
au plus célèbre des poètes québécois. Malheureusement, sa démarche
n'était pas officielle car dans ce cas on doit enregistrer tous les noms
de domaine (.ca, .net,...) et les rediriger vers le site officiel.
Ainsi, un autre individu a pu enregistrer «emilenelligan.com»
mais ce n'est qu'une fois de plus une simple attrape commerciale,
uniquement en anglais. Ce site présente uniquement deux références à
notre poète national : un lien vers les livres traitant d'Émile Nelligan
dans la librairie en ligne Amazon.com et un lien vers l'Hôtel Nelligan à
Montréal.
Au sujet de Marie Laberge,
seul l'url «marielaberge.com»
a été enregistré. Les données officielles nous apprennent que cet enregistrement a été fait en 2003:

Source
Mais le site demeure en
construction (http://www.marielaberge.com/),
quatre ans après l'enregistrement de l'url. Quant à tous les autres url
avec le nom de cet auteur, ils sont toujours disponibles à quiconque
veut les acheter :


Et tous les url au nom de
Denise Bombardier, avec ou sans trait d'union, sont également encore
disponibles :


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sommaire ]
«Notre» banque
de données littéraires en ligne
L'internaute peut toujours se
rabattre sur les banques de données en ligne. Mais elles sont toutes
aussi rares et sélectives. La plus connue dans le domaine littéraire au
Québec est celle de l'Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois
(UNEQ) baptisée
L'ILE,
l'infocentre littéraire des écrivains québécois. Il ne s'agit pas
d'une banque de données que vous pouvez questionner au sujet de tous les
écrivains québécois car elle est sélective. On peut y lire :

Source
Comment peut-on présenter cet
«infocentre DES écrivains québécois»
comme étant «UN SITE COMPLET» alors
que «les écrivains qui y figurent ont été
SOIGNEUSEMENT SÉLECTIONNÉS» ? Il faut
même que l'écrivain soumette sa candidature pour espérer être ajouté à
cette banque de données :

Source
On dit qu'il s'agit de l'infocentre
des écrivains «québécois» mais tout écrivain du «Canada» peut soumettre
sa candidature. Il y a de quoi tourner en bourrique les internautes
d'ici et d'ailleurs !
Enfin, cette banque de données
est subventionnée par les gouvernements du
Québec et du
Canada et
le
Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture
québécoises. Ces bailleurs de fonds publics devraient
pourtant exiger que tous les écrivains québécois soient inscrits dans
cette banque de données de façon à ce qu'elle reflète la réalité
littéraire du Québec. L'auteur Denise Bombardier n'y est pas et
plusieurs autres écrivains connus. En fait, l'infocentre littéraire
comprend uniquement
1067
écrivains triés sur le volet. Or, sur Internet, on s'attend à
trouver des listes et des informations exhaustives,
complètes, et non pas des
sélections, surtout lorsque l'initiative est subventionnée par des fonds
publics.
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Notre «Portail du livre au Québec»
Portail / informatique : «
Site Web dont la page d'accueil propose, en plus d'un moteur de
recherche, des hyperliens avec une foule d'informations et de services
utiles et attrayants, qui est conçu pour guider les internautes et
faciliter leur accès au réseau.
» (Source :
Le grand dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue
française)
Parlons du
«Portail du livre au Québec», également subventionné par des fonds
publics. Qu'est-ce que vous vous attendez à trouver dans un site qui se
présente comme le «Portail du livre au Québec» ? Un lien vers le Conseil
des arts et des lettres du Québec ? Il n'y en a pas. Un lien vers un
site d'information sur les droits d'auteurs ? Il n'y en a pas. Un lien
vers la Bibliothèque nationale du Québec ? Il n'y en a pas. Des liens
vers des sites Internet d'auteurs ? Il y en a mais il ne s'agit pas
uniquement de sites d'auteurs québécois même si nous sommes dans le
«Portail du livre au Québec».
Par exemple,
vous trouverez un lien vers le site de l'auteur britannique des célèbres
Harry Potter, JK. Rowling, comme si elle avait besoin de publicité dans
le «Portail du livre au Québec». Vous trouverez aussi des liens vers les
sites des auteurs français Jacques Attali, Jacques Salomé, Marc
Lévy,
Eric-Emmanuel Schmitt, Martin Winckler, Bernard Werber, Didier Van
Cauwelaert, Jean Rouaud,... Tous ces auteurs britanniques et français se
retrouvent en vedette dans la section «Sites d'auteurs» du «Portail du
livre au Québec», une véritable aberration, et ce, avec l'appui
financier du gouvernement du Canada par l'entreprise du Programme d'aide
au développement de l'industrie de l'édition (PADIÉ) pour ce projet, du
Conseil des arts du Canada et de la Société de développement des
entreprises culturel du Québec (SODEC).
Mais il n'y a pas de quoi se surprendre car ce «Portail du livre au
Québec» n'est en fait que le
site Internet du journal Le Libraire dont l'intérêt est de
promouvoir la vente de livres dans les librairies québécoises. Ainsi,
dans le «Portail du livre au Québec», qu'importe la nationalité de
l'auteur, pourvu que ses oeuvres se vendent.
Dans ce contexte, pourquoi s'être approprié le titre de «Portail du
livre AU QUÉBEC» ? Parce qu'on ne
pouvait pas utiliser le sous-titre «Portail du LIVRE
QUÉBÉCOIS», ce n'était pas le but.
Quand la culture est gérée uniquement sous son aspect économique, le
pays d'origine de ce qui se vend dans nos librairies importe peu car
seul le profit compte, même si cela se fait au détriment du livre
québécois.
On croit peut-être que la
publicité d'auteurs étrangers reconnus dans ce soi-disant portail
attirera une foule de visiteurs qui auront alors l'occasion de découvrir
les auteurs québécois. Mais ces derniers n'y sont même pas identifiés
comme québécois !
Aujourd'hui le 19 Juin 2007,
«À la une» dans le «Portail du livre au Québec», 10 auteurs étrangers
et... 2 auteurs québécois. Que voulez-vous, c'est la littérature
étrangère qui se vend le plus.
▼ Cliquez sur l'image pour agrandir ▼

Source :
http://www.lelibraire.org/default.asp
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L'Internet littéraire québécois...
international
Il faut être ouvert au monde,
diront certains. Certes mais encore faut-il pouvoir distinguer ce qui
vient d'ici et d'ailleurs. Dans le
Guide Livres de La Toile du Québec, on retrouve des liens tout
azimuts.
Dans la section «Actualité
littéraire», on trouve des liens vers Livresse, January Magazine,
KaFkaïens Magazine, Nuit Blanche, Magazine littéraire, The New York
Times, Lire et un lien vers le site «Culture Showbiz» de Canoë
Divertissement. C'est très bien. Mais saviez-vous que le magazine
Nuit Blanche
est un magazine littéraire québécois ? Qu'il y a aussi un autre magazine
littéraire québécois connu sous le nom
Lettres québécoises ? Et connaissez-vous la revue
Alibis,
la première revue québécoise entièrement consacrée à la littérature
policière, au mystère, au noir et au thriller ? Connaissez-vous la revue
Solaris, la plus ancienne revue de littérature fantastique et de
science-fiction en français dans le monde fondée en 1974, à Longueuil
(Québec), par Norbert Spehner ? Connaissez-vous la revue
lurelu, la seule
revue québécoise exclusivement consacrée à la littérature jeunesse ? Et
la revue... ?
On ne peut pas reprocher à La
Toile du Québec ou Canoë, propriété d'une entreprise privée, de ne pas
lister tous les magazines littéraires québécois dans leurs sites. À
titre d'entreprise privée, les gestionnaires sont entièrement libres de
choisir les liens à afficher dans les guides de leurs sites Internet.
Cependant, la situation
générale nous démontre clairement le besoin d'une politique concertée
pour développer notre marketing littéraire sur l'Internet. Car l'image
actuelle donne l'impression que le monde littéraire québécois est si
restreint qu'il n'y a pas de quoi afficher une page complète de liens
littéraires sans avoir recours à des liens vers la France, les
États-Unis, la Grande Bretagne, ou ailleurs dans le monde.
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sommaire ]
Le défaut de fidélisation
Aujourd'hui, le 19 Juin 2007,
la dernière actualité publiée sur le site de l'Association des libraires
du Québec (ALQ) date de plus d'un mois, plus précisément, du 14 Mai
dernier. Faut-il croire que rien ne s'est passé dans le monde littéraire
québécois qui soit digne de mention par cette association sur son site
Internet depuis plus d'un mois ? Que le responsable du site n'a pas eu
le temps de le mettre à jour ? Chose certaine, sur Internet, il vaut
mieux ne pas publier d'actualités si on ne la renouvelle pas au moins à
chaque semaine car on donne ainsi une très mauvaise impression aux
internautes. Il en va de même d'un agenda. En date d'aujourd'hui,
celui du site de l'Association des libraires du Québec ne compte
qu'une seule activité pour le mois en cours et aucune à venir, jusqu'en
avril 2008. Voilà de quoi laisser perplexe tout internaute face au monde
littéraire de l'Association des libraires du Québec. Il n'y a pas même
un seul salon du livre au programme ! Et sur le site de l'Association
nationale des éditeurs de livres (ANEL),
la dernière actualité et
le dernier événement littéraire en liste remontent à plus d'un an,
respectivement à Mai 2006 et Novembre 2005. Voilà une fois de plus de
quoi laisser perplexe l'internaute au sujet de la vie associative des
éditeurs et des libraires québécois.
Un site Internet dont
l'information n'est pas renouvelée et/ou mise à jour au moins une fois
la semaine ne parvient pas réellement à fidéliser les internautes. La
principale conséquence est le désintéressement. Or, n'est-ce pas très
précisément le contraire que recherche le milieu littéraire québécois en
affirmant qu'il faut intéresser davantage les lecteurs ? Or,
32% des Québécois soutiennent utiliser l'Internet pour
s'informer au sujet d'événements culturels, selon le dernier recueil de
statistiques La pratique culturelle au Québec (chapitre
8) publié en 2004 par le gouvernement du
Québec. Il est fort à parier que le
site de l'Association des libraires du Québec et celui de l'Association
nationale des éditeurs de livres procurent une grande déception aux
internautes et
que ces sites ne sont pas parmi ses favoris.
[ Retour au
sommaire ]
Le livre québécois sur le site
Internet
du Ministère de la culture et des
communications
Voici la liste du contenu se
rapportant à la lecture et au livre sur le
site Internet du
ministère de la Culture et des Communications du gouvernement du Québec:
▼ Cliquez sur le tableau pour agrandir ▼

Dans le «Rôle du Ministère», on peut lire que ce dernier a la
responsabilité «de
soutenir le livre et la lecture». Or, on ne peut pas dire que le
ministère profite de son site Internet pour remplir sa mission. Le site
est essentiellement administratif. On n'y trouve aucun nom d'auteurs
québécois, pas même ceux qui ont marqué notre histoire littéraire.
Le «Panorama du secteur» donne une vision très restreinte du monde du
livre au Québec. À la suite de la présentation de la «La Politique de la
lecture et du livre», on nous donne ce portrait de l'édition québécoise
:
L'édition
L'édition de livres est la plus ancienne des industries culturelles
québécoises. Apparue au cours des années 1960 à la faveur des réformes
qui ont marqué l'éducation et la culture, elle ne se développe
véritablement qu'à partir des années 1970 avec le renforcement de
l'édition scolaire et l'apparition des maisons d'édition qui modèlent
encore aujourd'hui le paysage littéraire du Québec.
Avec ses 1 200 écrivains membres de l'Union des écrivaines et des
écrivains québécois (UNEQ), ses 200 librairies agréées et sa centaine
d'éditeurs agréés répartis sur l'ensemble du territoire, l'industrie du
livre propose une production riche et diversifiée (entre 4 000 et 4 500
livres par année) qui occupe aujourd'hui, tous secteurs confondus, plus
de 40% du marché local.
Source
© Gouvernement du Québec, 2007
Le discours est essentiellement affairiste. On y dit que «L'édition de
livres est la plus ancienne des industries
culturelles québécoises» et on en parle en termes de «production»
et de «marché local». Le mot
«littérature» est absent du panorama que dresse notre ministère du
secteur du livre et de la lecture.
De plus, ce discours porte atteinte au travail des pionniers de
l'édition québécoise, ceux qui ont édité Émile Nelligan, Louis
Fréchette, Saint-Denys Garneau,..., bref tous ces écrivains et éditeurs
d'avant les années 60; le site souligne que l'édition est devenue une
industrie au Québec au cours des années soixante, sans plus.
Notons aussi que le ministère mentionne une seule association
d'auteurs, l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ). On
donne ainsi une fausse image de la vitalité de la vie littéraire
associative du Québec en passant sous silence les nombreuses
associations régionales d'auteurs. Contexte industriel oblige, le
ministère parle uniquement des éditeurs et des libraires agréés par lui
et balaie sous le tapis tout le secteur de l'édition à compte d'auteur.
Sous l'onglet «Droits d'auteur», le ministère réfère les visiteurs à
l'Union des Écrivaines et des Écrivains québécois (UNEQ) et à l'Association
québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), sans aucune autre
explication. Ces deux références laissent croire aux visiteurs que les
droits d'auteur au Québec relève de ces deux associations. Or, le
secteur des droits d'auteurs au Québec, comme dans les autres provinces
canadiennes, est sous la responsabilité du gouvernement du Canada. Si
l'UNEQ joue bien son rôle en renvoyant les visiteurs de son site
Internet au gouvernement du Canada, ce n'est pas le cas du
gouvernement du Québec, même s'il aborde le livre et la lecture
uniquement sous l'angle administratif et industriel.
Il en va de même sur le site du Conseil des arts et des lettres du
Québec (CALQ)
et celui de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC)
avec qui le ministère partage sa responsabilité.
En France, le ministère de la culture et de la communication fait
beaucoup mieux sur son site Internet en y réservant, par exemple, une
page d'information bien documentée pour les nouveaux auteurs.
L'internaute y trouve les réponses aux questions suivantes : Comment
protéger votre oeuvre ? Qu'est-ce que le droit de copie ? Comment faire
éditer votre oeuvre ? Pouvez-vous bénéficier d'aides, de bourses...? Le
tout complété avec une liste des adresses utiles et une bibliographie.
Il en va de même pour les éditeurs et les libraires.
[ Retour au
sommaire ]
L'Internet littéraire et la culture
québécoise
encore et toujours sans portail
De plus, le ministère français de la culture et de la communication a
vite démontré sa compréhension de l'importance de l'Internet dans le
domaine culturel en mettant en ligne un
portail dédié à la culture dont la section «Livres et littérature»
permet, entre autres, de découvrir des auteurs français. Aucun portail
culturel n'existe au Québec. On trouve sur le portail français des liens
vers une multitude de sites Internet liés au livre et à la littérature,
dont cette liste de sites par thèmes :
La seule lecture de cette liste démontre jusqu'à point la section
«Livres et littérature» de ce portail culturel du gouvernement français
tient compte de la nouvelle réalité de l'Internet. Aucun des thèmes
suivants est abordé par le ministère québécois de la culture et des
communications sur son site Internet : «Littérature en ligne»,
«Littérature, hypertexte et ordinateurs», «Exemples de création
littéraire sur Internet», «Vente en ligne d'ouvrages numérisés» et
«Livre électronique». Le gouvernement du Québec est à des années
lumière de la nouvelle réalité du monde du livre sur Internet.
Notez
que le gouvernement du Canada a déjà son
portail culturel
avec une section
Écriture. Malheureusement, l'internaute ne peut pas
s'y fier, notamment à la section «Écriture», sous section «Québec»
puisque cette dernière liste seulement 14 sites Internet québécois alors
qu'il y en a quelques centaines sinon plus d'un millier dans ce domaine.
Il se peut que le gouvernement du Canada ne reconnaisse pas les autres
sites littéraires québécois comme étant des «liens culturels de
qualité». Ainsi, il y aurait au Québec seulement deux salons du livre
dignes de mention selon le portail culturel du Canada, celui de
l'Outaouais et celui de Montréal. Il ne faut pas que l'internaute oublie
qu'il se trouve sur un portail sélectif. Autrement, il croira que
seulement deux régions du Québec organisent leur salon du livre. Et
n'oublions pas que cette fausse image du monde québécois du livre sur le
portail culturel canadien est en partie financée par les contribuables du
Québec.
Il est urgent de combler le besoin d'un portail culturel
entièrement québécois afin s'assurer un juste reflet de notre réalité.
Et la clientèle est déjà là puisque 32% des Québécois soutiennent
utiliser l'Internet pour s'informer au sujet d'événements culturels
(voir référence ci-dessus). Les données de ce recueil de statistiques
démontrent aussi que la population est largement en avance sur son
gouvernement en matière d'Internet.
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sommaire ]
* * *
Le
gouvernement du Québec fait mal paraître
la
littérature québécoise dans son portail international
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Voici ce que le gouvernement du Québec
dit aux étrangers sur son
Portail international au sujet de notre littérature :
|
Littérature
Survol
La littérature québécoise est relativement jeune. Vers la
moitié du 19e siècle, on voit apparaître les premiers écrits
québécois. Ces derniers s'inscrivaient dans un courant
nationaliste dépeignant une société rurale, axée sur la
famille, la terre et la religion. Parmi les romans du
terroir on trouve Menaud, maître-draveur (1937) de Félix -
Antoine Savard, Le Survenant (1945) de Germaine Guèvremont
et Trente arpents (1938) de Louis Ringuet (pseudonyme de
Philippe Panneton).
Cette tendance se maintient jusqu'à la Seconde Guerre
mondiale où, durant l'après-guerre, on remarque une
préférence pour les romans de mœurs urbaines. Cette
littérature d'observation, réaliste et contestataire, compte
parmi ses grands titres Les Plouffe (1948) de Roger Lemelin.
C'est en 1960, avec la Révolution tranquille, que
l'industrie de la littérature québécoise commence à se doter
de véritables structures. Sortant de la période dite de «
grande noirceur », les écrivains québécois revendiquent leur
identité culturelle. C'est le foisonnement de nouveaux
auteurs. Aujourd'hui, au Québec, il se publie environ 4 000
titres par année.
Source
|
©
Gouvernement du Québec, 2007
C'est tout !
Seulement trois paragraphes. Notre gouvernement est à mille lieues
du
texte équivalent sur le site «Programmes d'information internationale»
du Département d'État des États-Unis, qui compte pas moins de
DIX CHAPITRES illustrés, un glossaire et une bibliographie :
http://usinfo.state.gov/products/pubs/oal/oaltoc.htm
Le Département d'état américain
présente aussi une section en français intitulée «Le paysage
multiculturel de la littérature contemporaine américaine»:
http://usinfo.state.gov/journals/itsv/0200/ijsf/ijsf0200.htm
Il ajoute une liste des sites clés
traitant de la littérature américaine :
http://usinfo.state.gov/products/pubs/oal/amlitweb.htm
une liste d'éditeurs :
http://archive.museophile.sbu.ac.uk/publishers/
un lien vers le site du prix Pulitzer
:
http://www.pulitzer.org/
et un lien vers le site des agents
littéraires américains :
http://www.writers.net/agents.php
Mais limitons notre comparaison à la
présentation de la littérature américaine par le gouvernement des USA et
celui du Québec qui nous fait passer pour des moins que rien avec ses
deux paragraphes!
Dans sa présentation, le Département
d'état américain remonte jusqu'en 1776 avec un premier chapitre intitulé
Early American and Colonial Period to 1776. Celle du gouvernement du
Québec soutient qu'«on ne voit apparaître les
premiers écrits québécois» que «vers la
moitié du 19esiècle», comme si aucun Québécois n'avait su écrire
de 1534 à 1850. Quelle aberration de la part de notre gouvernement! Car
«on sait par Bougainville qu'un cercle
littéraire existait à Québec en 1757». C'est du moins ce qu'on
peut lire sur le site Internet du collège anglophone montréalais
Marianopolis qui offre sur son site Internet l'intégral du «Manuel
d'histoire de la Littérature canadienne de langue française» de
Mgr Camille ROY publié en 1939. Le
collège présente sur son site la vingt-et-unième
édition de ce livre, datant de 1962. Et le collège se donne même la
peine de préciser que «le Manuel de Camille Roy ne faisait pas
l'unanimité». Il nous présente donc une Analyse critique de l'Histoire
de la littérature canadienne de Mgr Camille Roy signée par Albert
Pelletier sous le titre «Compte-rendu
du Manuel de l'histoire de la littérature canadienne-française»,
parue dans Égrappage (Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1933, 234p.,
pp. 93-102).
Ironie du sort, ce site anglophone est le
tout premier référé par le moteur de recherche Google avec les mots-clés «histoire de la littérature
québécoise» :
Cliquez pour agrandir

L'encyclopédie en ligne
Wikipédia nous apprend que «c'est Philippe
Aubert de Gaspé, fils, qui aura l'honneur d'écrire et de faire publier
le premier
roman québécois, en 1837». Le
gouvernement du Québec le passe sous silence, tout comme :
Louis-Joseph Papineau, Patrice Lacombe,
François-Xavier Garneau,
Octave Crémazie,
Philippe Aubert de Gaspé, père,
Philippe Aubert de Gaspé, fils,
Pamphile Lemay,
Louis Fréchette,
Eudore Évanturel,
Pierre-Joseph-Olivier Chauveau,
Laure Conan,
Arthur Buies,
Honoré Beaugrand,
Edmond de Nevers,
Nérée Beauchemin,
William Chapman,
Émile Nelligan,
Camille Roy,
Louis Hémon,
Victor Barbeau,
Lionel Groulx,
Jean-Charles Harvey,
Hector de St-Denys Garneau,
Arthur de Bussières,
Albert Lozeau,
Paul Morin,
Jean-Aubert Loranger,
Robert Choquette,
Alfred Desrochers,
Clément Marchand,
Albert Laberge,
Blanche Lamontagne-Beauregard,
Claude-Henri Grignon,
Alain Grandbois,
Henriette Dessaulles,
Harry Bernard,
Damase Potvin,
Albert Dreux,
Albert Ferland,
René Chopin,
Gonzalve Desaulniers,
Lionel Léveillé,
Adélard Dugré et plusieurs autres.
Pour le gouvernement du Québec, le
premier livre québécois à citer dans la présentation de notre
littérature aux étrangers est un roman publié en 1937,
Menaud,
maître-draveur de
Félix Antoine Savard. Est-ce un juste reflet de la
réalité à présenter aux étrangers? NON!
Le gouvernement du Québec renvoie les
étrangers à
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
pour «accéder aux richesses du patrimoine documentaire québécois et
universel.» La moindre des choses serait d'orienter le
visiteur en lui donnant un lien Internet direct vers la présentation de
notre littérature, compte tenu de l'immensité du site de notre
bibliothèque nationale. Or, on ne trouve aucun lien sous le nom
«Histoire de la littérature» avec le moteur de recherche du site de
notre bibliothèque nationale. Ce dernier nous renvoie plutôt à 112 pages
web différentes avec les mots «histoire», «de», «la» et «littérature».
Premier résultat livré par le moteur de
recherche du site Internet de notre bibliothèque nationale avec les
mots-clés «Histoire de la littérature»

© Gouvernement du Québec, 2007
Si on précise notre recherche en
ajoutant «québécoise» («Histoire de la littérature québécoise»), cette
fois, c'est à 66 pages web que nous réfère le moteur de recherche du
site de notre bibliothèque nationale et toujours aucun de ces liens ne
correspond à «Histoire de la littérature québécoise».
Dans les deux cas, j'ai soupçonné que
le lien
Édition québécoise pouvait nous conduire à une présentation de notre
littérature. Mais ce n'est pas le cas. On y traite davantage d'édition
et d'imprimerie que de notre littérature. Bref, on est encore loin, très
loin d'une présentation à la hauteur de notre littérature et aussi
formelle que celle offerte par le département d'état américain sur son
site Internet.
Enfin, je me demande comment notre
gouvernement peut être fier de
sa contribution à l'adoption de la
Convention sur la protection et la promotion de la diversité des
expressions culturelles par l'U.N.E.S.C.O. alors qu'il néglige la
présentation de notre littérature et de notre culture en général sur ses
propres sites Internet. Quand on se bat pour la protection de la
diversité culturelle et des cultures nationales, ne doit-on pas
commencer par exposer sa propre culture sans aucune économie de mots et
d'espace, notamment là où cela est le moins dispendieux, c'est-à-dire
sur Internet.
En ce 4 juillet, fête nationale des
États-Unis d'Amérique, on se souviendra que cette
Convention sur la protection et la promotion de la diversité des
expressions culturelles nous était souvent présentée, entre autres,
comme la meilleure défense contre «l'impérialisme culturel américain».
Certes, mais on ne peut pas reprocher au gouvernement des USA de réduire
la présentation de la littérature américaine à deux simples paragraphes
sur son site internent international!
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
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Communiqués de presse
Juin 2007
L'Internet littéraire
québécois est une vraie honte !
Juillet 2007
Le gouvernement du Québec
fait mal paraître
la littérature québécoise
dans son portail international.
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Suivi de
presse sur Internet
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
QUOTIDIEN LE SOLEIL
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – UNEQ
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – QUÉBEC-FRANÇAIS
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – PSSSST!
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Les Cowboys
Fringants
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Forum Christophe
Esperado
L'Internet
littéraire québécois, une vraie honte! – RedTram
L'Internet littéraire
québécois, une vraie honte! – Le réseau des médias alternatifs
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Societas Criticus
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Newsgroup
fr.rec.arts.litterature
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – France 3.fr
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Le libraire
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Les septiques du
Québec
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
Québec Politique
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
La Tribu du Verbe
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
Centre des médias alternatifs QC
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
Le Plateau
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
Le VM
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
Spectable
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
Le lézard FORUM
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Soc.Culture.Québec
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Actualité
défiscalisation
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! –
Forum Les Cowboys fringants
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Journal de Rosemont
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Le courrier Ahuntsic
L'Internet littéraire québécois, une vraie honte! – Progrès Villeray
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Serge-André Guay, président et éditeur
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