|
Revue de presse |
|||
|
Le Soleil, LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE,
MANUSCRIT DÉPÔT
Pas d'éditeur ? On va vous publier dans Internet...
Parce qu'ils en ont plein les bras, les éditeurs québécois refusent la plupart des manuscrits qui atterrissent sur leur bureau, estime le Lévisien Serge-André Guay, initiateur et promoteur de Manuscrit Dépôt. Mais qu'à cela ne tienne. Guay et sa partenaire, Renée Fournier, vont offrir aux auteurs de les publier dans Internet.
« Avec notre projet d'éditeur-libraire en ligne, nous voulons faciliter l'accès à l'édition en réalisant la double promesse de l'Internet, soit la liberté d'expression et la diversité éditoriale. Il suffira de respecter la Charte des droits et des libertés de la personne et les lois afférentes pour être édité », affirme M. Guay, 46 ans, un spécialiste en marketing, à l'occasion d'une entrevue accordée au SOLEIL.
« Notre projet Manuscrit Dépôt, c'est une première au Québec. Les Européens et les Américains s'y sont lancés à corps perdus. Il y a quelque 60 sites en Europe, dont 30 en France. Aux États-Unis, c'est le free for all. Au Canada anglais, il y a déjà deux sites du genre », ajoute-t-il.
Ce qui se passe de l'avis du Lévisien, c'est que l'avènement de l'ordinateur et d'Internet ont amené plein de gens à écrire. Avec le résultat que les manuscrits déposés chez les éditeurs sont en hausse exponentielle. Et ils en sont saturés.
« Actuellement, les lecteurs ont accès à une toute petite partie de ce qui s'écrit au Québec. Nous estimons que les éditeurs traditionnels refusent 90% des manuscrits soumis à leur attention. La très grande majorité des refus est motivée par la capacité limitée des éditeurs à publier des nouveautés. Tout comme par la capacité des libraires à accueillir sans cesse de plus en plus de nouveautés. Ils n'ont pas le choix. Ce n'est pas à cause d'un manque de qualité des manuscrits déposés », affirme Guay.
« L'édition en ligne proposée par Manuscrit Dépôt permettra de multiplier à l'infini les nouveautés sans le risque financier habituel, puisque l'inventaire est virtuel, tout comme la distribution. Il n'y aura pas de limite sur les titres. En fin de compte, ce que nous faisons, c'est que nous inversons la course à l'éditeur-auteur. La course aux éditeurs des auteurs va laisser place à la course aux auteurs », souligne-t-il.
Tout cela le tandem Guay-Fournier le développe d'abondance dans son site internet Manuscrit Dépôt, préalable à la mise en branle du service d'éditeur-libraire. Un site paraît-il déjà très couru, un total de 512 personnes l'ayant visité depuis son ouverture 1, il y a un mois, Renée Fournier dixit.
Des auteurs on également manifesté leur intérêt. « Nous en sommes rendus à 65, ce matin (16 juillet). C'est depuis le 2 juin seulement que nous sommes en ligne. Il est clair que nous répondons à un besoin. Mon étude de marché se confirme », souligne Serge-André Guay en exhibant une liasse de messages qui lui ont été acheminés par son site.
C'est de cet intérêt des auteurs que dépend le futur du projet, il ne le cache pas: «Le projet ne verra le jour qui si un nombre suffisant de nouveaux auteurs manifestent leur appui. Avant de démarrer le projet, nous voulons avoir en main l'appui de 365 nouveaux auteurs, ou 365 promesses de manuscrits, de façon à être en mesure de publier un titre par jour dès la première année», dit-il M. Guay.
Déjà, il en tête les paramètres des collaborations que Manuscrit Dépôt entend établir avec les nouveaux auteurs. « Nous proposerons une entente de service de deux ans, moyennant une contribution de 20 $ ou 25 $ par titre, à moins que le fonds de parrainage que nous envisageons nous permette de la publier gratuitement. L'auteur demeurera titulaire de ses droits d'auteur, ce qui lui permettra d'amorcer ou de poursuivre ses démarches auprès des éditeurs traditionnels de livres papier. Notre entente l'assurera d'une remise, sur le prix de chaque exemplaire vendu, de 10% la première année et de 50% la deuxième et les suivantes », précise-t-il.
À l'output, le lecteur, qui aura pu se faire une tête en ayant accès à un résumé de trois pages, pourra se procurer une copie papier pour le prix habituel d'un volume en librairie. À 50% de ce prix s'il la télécharge simplement. « Les bibliothèques pourront s'abonner à la banque de livres numériques pour la rendre accessible à leur clientèle via leurs postes internet », ajoute Serge-André Guay.
Notes : Le nombre de visiteurs indiqué dans le texte est celui pour la période du 6 juin au 30 juin 2003.
|
|||
|
Revue de presse |
|||