Vie Communautaire et Loisirs
À la rencontre de l’être humain
Article mis en ligne le 20 janvier 2006 à 15:01 et visionné 84 fois
Chez Patrick Simon, les rencontres qui comptent finissent toujours par un livre. L’homme au parcours atypique se définit avant tout comme un humaniste. Sa préoccupation pour les droits humains l’a mené de France en Bosnie puis au Québec, où il a posé ses valises dans le quartier Ahuntsic.
Le jour, Patrick Simon est éducateur dans les centres jeunesse de Montréal. Le reste du temps, c’est dans l’écriture qu’il trouve son moyen d’expression favori. Essayiste, romancier, poète, ce Lorrain d’origine a publié neuf ouvrages en Europe.
Installé depuis 2002 au Québec, il y a écrit trois nouveaux livres : Impur, un roman sur l’inceste, Itinéraire d’un pacifiste dans les Balkans, un essai sur les enjeux de la paix dans cette région durement éprouvée par la guerre, et D’une rive à l’autre, un recueil de poésie.
À paraître en mars, une brique de 400 pages traitant de la sécurité humaine dans les conflits armés. « J’ai toujours été passionné par la question des droits humains. Ce thème se retrouve comme fil conducteur dans tous mes ouvrages », indique Patrick Simon.
Des chiffres et des lettres
Un itinéraire atypique pour cet ancien comptable qui a troqué très tôt la calculatrice pour la machine à écrire. « J’ai toujours écrit. J’ai commencé à 15 ans par de la poésie. L’écriture est selon moi une des plus belles façons de dire les choses. »
Et des choses, Patrick Simon en a à dire. Très vite, il abandonne la comptabilité, son premier métier, pour devenir éducateur spécialisé. « Dans la vingtaine, je me suis mis à aider des amis confrontés à des problèmes de toxicomanie. Cela m’a fait prendre conscience que je possédais les qualités nécessaires pour soutenir les autres. »
Une expérience qui donnera naissance à un premier essai sur la toxicomanie. Publié en 1984 en France, ce livre est en cours d’adaptation pour le Québec.
Les enfants de Bosnie
Mais c’est en participant à des actions humanitaires, notamment à des sauvetages d’enfants dans les Balkans, durant le conflit en Bosnie, que Patrick Simon poursuivra sa quête insatiable d’humanité.
« Quand on vient d’un pays occidental et que l’on découvre qu’une partie de l’Europe est à feu et à sang, cela remue beaucoup, déclare l’écrivain. On se demande comment des êtres humains peuvent en arriver à se haïr autant. »
Des familles qui s’entre-tuent, des civils exécutés sommairement, des corps déterrés dans les cimetières pour ne pas laisser de traces du passé : Patrick Simon est témoin de nombreuses horreurs.
Comme éducateur, il est confronté à la détresse psychologique des nombreux enfants réfugiés, déplacés à cause de la guerre, dont beaucoup ont perdu leurs parents. Il les aide à raconter ce qu’ils ont vécu sous forme de dessins et de poésies.
« Je crois beaucoup à l’effet de l’écriture », insiste l’auteur qui a conservé longtemps ces bouts de papier griffonnés par des jeunes Bosniaques. « Ces pages expriment leurs interrogations, leur incompréhension, leur colère aussi. Tout leur corps est imprégné de ce qu’ils ont vécu. Certains sont atteints de spasmes. D’autres courent se cacher sous le lit quand ils entendent un avion. »
Des rencontres inspirantes
Qu’il trempe sa plume dans l’encrier du réel ou de l’imaginaire, Patrick Simon trouve son inspiration dans les rencontres, véritables éléments déclencheurs de son travail d’auteur.
« Les rencontres m’inspirent. D’ailleurs, mes trois romans ont comme fil conducteur des situations qui m’ont fait réagir et donné le goût de comprendre les choses. » Fasciné par les rapports humains, le romancier se plonge aussi volontiers dans l’analyse des rapports amoureux et de la chimie complexe du désir.
C’est à l’occasion d’un colloque à Rimouski que cet ancien maire adjoint à la culture de la petite ville de Saint-Claude, en France, tombe en amour avec le Saint-Laurent. Il passera une année dans la région des Bois-Francs avant de prendre épouse et s’installer à Montréal, dans Ahuntsic. « C’est un quartier à la fois calme et plein de vie. J’habite rue Saint-Denis, en face du parc Henri-Julien. Depuis ma fenêtre, je vois les gens patiner, jouer au hockey l’hiver, pique-niquer durant l’été. C’est très agréable. »
L’écriture continue à occuper une place importante dans la vie de Patrick Simon. Son prochain ouvrage, à paraître en mars, est la somme des recherches qu’il a effectuées au cours des cinq dernières années sur les situations des populations civiles en zone de guerre. « Ces gens n’ont pas les moyens de se défendre. Aujourd’hui, ce qui caractérise les conflits armés, c’est qu’ils font plus de victimes civiles que militaires. »
Patrick Simon trempe sa plume aussi bien dans l’encrier de la réalité
la plus crue que dans celui de l’imaginaire.(Photo : Martin Alarie)
Chez Patrick Simon, les rencontres qui comptent finissent toujours par un livre. L’homme au parcours atypique se définit avant tout comme un humaniste. Sa préoccupation pour les droits humains l’a mené de France en Bosnie puis au Québec, où il a posé ses valises dans le quartier Ahuntsic.
Le jour, Patrick Simon est éducateur dans les centres jeunesse de Montréal. Le reste du temps, c’est dans l’écriture qu’il trouve son moyen d’expression favori. Essayiste, romancier, poète, ce Lorrain d’origine a publié neuf ouvrages en Europe.
Installé depuis 2002 au Québec, il y a écrit trois nouveaux livres : Impur, un roman sur l’inceste, Itinéraire d’un pacifiste dans les Balkans, un essai sur les enjeux de la paix dans cette région durement éprouvée par la guerre, et D’une rive à l’autre, un recueil de poésie.
À paraître en mars, une brique de 400 pages traitant de la sécurité humaine dans les conflits armés. « J’ai toujours été passionné par la question des droits humains. Ce thème se retrouve comme fil conducteur dans tous mes ouvrages », indique Patrick Simon.
Des chiffres et des lettres
Un itinéraire atypique pour cet ancien comptable qui a troqué très tôt la calculatrice pour la machine à écrire. « J’ai toujours écrit. J’ai commencé à 15 ans par de la poésie. L’écriture est selon moi une des plus belles façons de dire les choses. »
Et des choses, Patrick Simon en a à dire. Très vite, il abandonne la comptabilité, son premier métier, pour devenir éducateur spécialisé. « Dans la vingtaine, je me suis mis à aider des amis confrontés à des problèmes de toxicomanie. Cela m’a fait prendre conscience que je possédais les qualités nécessaires pour soutenir les autres. »
Une expérience qui donnera naissance à un premier essai sur la toxicomanie. Publié en 1984 en France, ce livre est en cours d’adaptation pour le Québec.
Les enfants de Bosnie
Mais c’est en participant à des actions humanitaires, notamment à des sauvetages d’enfants dans les Balkans, durant le conflit en Bosnie, que Patrick Simon poursuivra sa quête insatiable d’humanité.
« Quand on vient d’un pays occidental et que l’on découvre qu’une partie de l’Europe est à feu et à sang, cela remue beaucoup, déclare l’écrivain. On se demande comment des êtres humains peuvent en arriver à se haïr autant. »
Des familles qui s’entre-tuent, des civils exécutés sommairement, des corps déterrés dans les cimetières pour ne pas laisser de traces du passé : Patrick Simon est témoin de nombreuses horreurs.
Comme éducateur, il est confronté à la détresse psychologique des nombreux enfants réfugiés, déplacés à cause de la guerre, dont beaucoup ont perdu leurs parents. Il les aide à raconter ce qu’ils ont vécu sous forme de dessins et de poésies.
« Je crois beaucoup à l’effet de l’écriture », insiste l’auteur qui a conservé longtemps ces bouts de papier griffonnés par des jeunes Bosniaques. « Ces pages expriment leurs interrogations, leur incompréhension, leur colère aussi. Tout leur corps est imprégné de ce qu’ils ont vécu. Certains sont atteints de spasmes. D’autres courent se cacher sous le lit quand ils entendent un avion. »
Des rencontres inspirantes
Qu’il trempe sa plume dans l’encrier du réel ou de l’imaginaire, Patrick Simon trouve son inspiration dans les rencontres, véritables éléments déclencheurs de son travail d’auteur.
« Les rencontres m’inspirent. D’ailleurs, mes trois romans ont comme fil conducteur des situations qui m’ont fait réagir et donné le goût de comprendre les choses. » Fasciné par les rapports humains, le romancier se plonge aussi volontiers dans l’analyse des rapports amoureux et de la chimie complexe du désir.
C’est à l’occasion d’un colloque à Rimouski que cet ancien maire adjoint à la culture de la petite ville de Saint-Claude, en France, tombe en amour avec le Saint-Laurent. Il passera une année dans la région des Bois-Francs avant de prendre épouse et s’installer à Montréal, dans Ahuntsic. « C’est un quartier à la fois calme et plein de vie. J’habite rue Saint-Denis, en face du parc Henri-Julien. Depuis ma fenêtre, je vois les gens patiner, jouer au hockey l’hiver, pique-niquer durant l’été. C’est très agréable. »
L’écriture continue à occuper une place importante dans la vie de Patrick Simon. Son prochain ouvrage, à paraître en mars, est la somme des recherches qu’il a effectuées au cours des cinq dernières années sur les situations des populations civiles en zone de guerre. « Ces gens n’ont pas les moyens de se défendre. Aujourd’hui, ce qui caractérise les conflits armés, c’est qu’ils font plus de victimes civiles que militaires. »
Vos commentaires
Vous devez vous enregistrer en tant que membre pour réagir à cet
article (c'est gratuit!)
Patrick Simon trempe sa plume aussi bien dans l’encrier de la réalité
la plus crue que dans celui de l’imaginaire.(Photo : Martin Alarie)
Montréal
Avenir de l'est / Cités Nouvelles / Courrier Bordeaux / Cartierville / Flambeau de l'Est / Journal de Rosemont / Petite-Patrie / L'Express D'Outremont / Mont-Royal / L'informateur de Rivières-Des-Prairies / La Voix Populaire / Le Guide Montréal-Nord / Le Magazine / Le Messager Lachine Dorval / Le Messager LaSalle / Le Messager Verdun / Le Plateau / Le Ville-Marie / Les Nouvelles Saint-Laurent News / Nouvelles de l'Est / Progrès Saint-Léonard / Progrès Villeray / The Chronicle / The Chronicle West End Edition / The Westmount Examiner /
www.leshebdos.com
© Tous droits réservés Médias Transcontinental 2006
note légale

V 3.1 beta 20.01.2006
Avenir de l'est / Cités Nouvelles / Courrier Bordeaux / Cartierville / Flambeau de l'Est / Journal de Rosemont / Petite-Patrie / L'Express D'Outremont / Mont-Royal / L'informateur de Rivières-Des-Prairies / La Voix Populaire / Le Guide Montréal-Nord / Le Magazine / Le Messager Lachine Dorval / Le Messager LaSalle / Le Messager Verdun / Le Plateau / Le Ville-Marie / Les Nouvelles Saint-Laurent News / Nouvelles de l'Est / Progrès Saint-Léonard / Progrès Villeray / The Chronicle / The Chronicle West End Edition / The Westmount Examiner /
www.leshebdos.com
© Tous droits réservés Médias Transcontinental 2006
note légale

V 3.1 beta 20.01.2006