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BERNARD URLACHER

 

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Pentecôtistes & Évangélistes, Bernard Urlacher
Prier, prophétiser, parler en langues, témoigner, Internet

 

Essai de sociologie religieuse, France, autoédition, 214 pages.

 

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Pentecôtistes & Évangélistes - Prier, prophétiser, parler en langues, témoigner, Internet,
Bernard Urlacher, essai de sociologie religieuse, France, autoédition, 214 pages.

 

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PRÉSENTATION

 

Pentecôtistes & Évangélistes - Prier, prophétiser, parler en langues, témoigner, Internet,
Bernard Urlacher, essai de sociologie religieuse, France, autoédition, 214 pages.

 

 

Pourquoi certaines personnes démunies deviennent ou redeviennent croyantes et pratiquantes dans des églises évangéliques ou pentecôtistes, marginales en France, un pays de tradition catholique, une république laïque ?

Muni de ce questionnement, l’auteur a visité pendant ses congés scolaires, de nombreuses églises situées aux États-Unis, en Allemagne, Australie, Suède, Québec, France. Pendant plusieurs années, il a observé plus particulièrement trois églises françaises et un site Internet, interviewé des membres. La première église, une alsacienne, accueille principalement une population migrante des îles françaises et d’Afrique noire ; la seconde, francilienne : une population déracinée, déclassée du continent indien ; la troisième, parisienne : une population étudiante anglophone des États-Unis et du Royaume-Uni. Le site Internet met en évidence les transformations, la division du travail religieux entre quelques concepteurs et la masse des pratiquants et utilisateurs.

Les réponses et les attentes ne sont pas uniques mais multiples, polysémiques, polyvalentes ; elles varient en fonction des membres des églises, des églises, des conceptions de la religion, des religions, de Dieu, des Dieux, des divinités.

En tenant compte de cette diversité, un modèle des liens entre les individus et leur divinité a été établi. Dans la relation qui nous est la plus familière, le croyant adresse un message à Dieu sous la forme d’une prière. Les églises pentecôtistes et évangéliques privilégient les dons divins, elles inversent ce schéma normatif : Dieu est l’émetteur, le chrétien : le récepteur, le message : une grâce. La réception du don divin est perçue par les sensations physiques et les émotions. Cette expérience unique ne peut être communiquée, rendue transparente par les moyens humains.

Ce modèle de la communication a été étendu à d’autres religions en substituant à Dieu un ou plusieurs êtres. En fonction des religions, ces êtres prennent une forme, humaine, anthropomorphique ou non, naturelle, matérielle; les messages sont transmis aux humains depuis un au-delà situé ou non dans l’espace ou dans la nature environnante, à l’intérieur du corps, ou, par un intermédiaire, un proche, un prophète.
 

 

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TABLE DES MATIÈRES

 

Pentecôtistes & Évangélistes - Prier, prophétiser, parler en langues, témoigner, Internet,
Bernard Urlacher, essai de sociologie religieuse, France, autoédition, 214 pages.

 

Introduction

 

1 Les relations entre les membres d’une église pentecôtiste

 

Le questionnement

 

1.1 Entrer dans une église pour se marier et trouver une famille

 

Extraits de l’entretien de Michel. Les premiers contacts. Pourquoi entrer dans une église ? Les activités de l’église et les loisirs des chrétiens. Une secte ? L’apprentissage et l’intégration dans l’église. Les charismes. Les prophéties et l’action morale des pasteurs. Une nouvelle échelle des valeurs. Le retour du religieux ? Une religion revitalisée 

 

1.2 Une église pour trouver un refuge

 

Extrait de l’entretien de Lydia. Qui es-tu ? D’où viens-tu ?  Quel accueil ? La répudiation et les systèmes de valeur en présence. Le franchissement d’un seuil. Le re-baptême, la guérison. Le mariage. Le travail de maintenance . Le discours sur le discours : disqualification, vie privée, secte, rupture, création.

 

1.3 Contester la pratique religieuse au nom des principes religieux, prendre la parole ou partir ?

 

1.4 Conclusion

 

Épilogue

 

2 Les services religieux de l’ « Église de Pentecôte Primitive »

 

2.1 Le travail ethnographique

 

2.1.1 Les premières informations et observations

 

2.1.2 Les récits des responsables et des pasteurs

 

L’histoire racontée au téléphone. Le récit du pasteur invité. Informer pour convertir l’enquêteur. La conversion exemplaire du pasteur invité. La vocation du pasteur titulaire racontée pendant la prédication.

 

2.1.3 Un dimanche à l’Église de Pentecôte Primitive

 

9H30 : Prières. 9 H 45 : Prières collectives et chants. 10 H : Prière du pasteur. 11 H 15 : L‘invitation à prendre la parole devant l’assemblée. Avant 11 H 30 : les annonce. 11 H 30 : Prédication et fin. 12 H 30 : Imposition des mains. 12 H 00 : Variante : la communion du 25 mars 2001. 12 H 30 – 13 h 30 : Un intermède. 13 H 30 : Étude biblique dans la cantine. 14 H à 14 H 30 : Les témoignages. 15 h à 17 h : Prédication de mission.

 

2.2 Analyse du matériel : un retour à une église primitive ?

 

2.3 Conclusion

 

3 Un office dans une église évangélique de la  Fédération protestante de France

 

Introduction

 

3.1 Un office du dimanche : présentation du matériel ethnographique

 

3.2 Analyse du matériel ethnographique

    

Le témoignage. La prédication. Les arrivées et les annonces.

 

3.3 Les activités complémentaires

 

3.4 Une synthèse intermédiaire

 

4 La religion par Internet

 

Introduction

 

4. 1 Le site Internet de la « Mission du Plein Évangile », le site d’une entreprise religieuse. La présentation du site. Les ressources du site. Les activités de l’église  p 163. Les témoignages.

 

4. 2 Un site ressource « TopChrétien.com, le portail francophone »

 

4.3 Les petites annonces du site

 

Conclusion

 

Bibliographie, sites du chapitre 4

 

Ouvrages et documentaires. Sites du chapitre 4. Achat de matériel religieux.

 

Couverture : Kirsten Rudnick (Pont du Tibre à Rome)
 

 

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EXTRAIT
 

Pentecôtistes & Évangélistes - Prier, prophétiser, parler en langues, témoigner, Internet,
Bernard Urlacher, essai de sociologie religieuse, France, autoédition, 214 pages.

 

(début de la conclusion)


Les religions de ces églises chrétiennes donnent une réponse globale au questionnement initial : elles attribuent l’origine de la vie, la vie, la mort, l’au-delà à un être à la fois humain, extra–humain et infra–humain. Mais elles n’apportent pas de réponses satisfaisantes aux protestations des personnes interrogées : d’une part, les religions ont tendance à supprimer la limite entre le monde d’ici-bas et le monde de l’au-delà, et, d’autre part, les questions de la vie quotidienne soumises au monde religieux se transmutent en questions politiques. Et, de nombreux membres des assemblées sont exclus du débat public, de la composante civique de la vie religieuse. Le protestataire se retrouve dans une sorte d’impasse : il ne peut que retourner la protestation en soi, dans son for intérieur, la ressasser, transformer le ressassement en une prière, prolonger la supplique en investissant toujours plus dans l’organisation de l’église que les pasteurs et leurs proches cherchent à monopoliser.


Les pasteurs proposent un modèle de vie aux membres des assemblées : leur vie et celle de leurs proches ; ils la calquent sur la biographie de Jésus qu’ils établissent, pour l’adapter à eux-mêmes puis au public. Ils valident ainsi un ordre hiérarchisé et linéaire ; ils occupent dans ce rangement la position de chef, la tête, ils représentent le modèle à imiter ; dans l’agencement qui relie les hommes à Dieu qu’ils élaborent pendant les prédications, ils occupent la position d’intermédiaire. Ils subordonnent tout contact, lien amical ou relation avec une personne à une relation avec Dieu. Ils subordonnent aussi le travail d’enquête et de recherche à ce but, établir une relation avec Dieu, et, ils insèrent l’enquêteur dans cet ordre : au dernier rang !


 Les conceptions de Dieu et les normes religieuses mises en œuvre pour établir une relation avec Dieu changent en fonction des propriétés sociales des membres des églises et de leurs représentants mais aussi, du rôle attribué à la religion par les membres des églises. Dans les deux premières églises, les activités religieuses tendent à être les seules activités culturelles pratiquées par les membres de l’église. Le rapport à la religion évoque celui du monde domestique, du monde du travail et des activités qui complètent le travail et qui structurent la vie quotidienne : la religion doit répondre à des besoins immédiats, réduire l’incertitude, annoncer un futur meilleur, représenter un moment de repos, de détente, de loisir, d’amusement. Dans l’église des étudiants et des membres des classes nouvelles, le rapport à la religion mêle distance, séduction, attraction et répulsion. Ses membres affichent une ouverture au changement social, le prédicateur relaie des éléments des débats politiques et religieux véhiculés par les grands médias.


Ces trois églises accueillent des membres étrangers (ou qui se considèrent comme tels) qui leur donnent un ton particulier. Ils n’ont pas toujours le droit de vote (ou ils ne l’exercent pas) mais ils participent aux assemblées religieuses, à la vie de la cité qu’est une église. De cette manière indirecte pour ainsi dire, le monde religieux apporte des éléments de réponse à des interrogations d’ici-bas : il superpose un sens à la vie qui fait défaut, à la suite de la trajectoire des membres de l’église et de l’exclusion de la vie politique.


Les membres des deux premières assemblées accordent une prépondérance aux messages non linguistiques, à la communication physique, avec Dieu, à une relation incorporée, à une expérience vécue, non communicable, intime. Ce lien ne peut être soumis à une épreuve de vérité : toute forme d’interrogation s’oppose à une foi indéfectible. Ils refusent de faire appel à une autorité extérieure autre que l’autorité divine.


Peut-on ébaucher une distinction confessionnelle entre les deux premières églises, pentecôtistes, et, la troisième, évangélique (pour des raisons pédagogiques) ? Les responsables du mouvement évangélique semblent accorder une prépondérance à l’interprétation des textes et à une religion intérieure, un repli sur soi. Ils exhibent une expérience religieuse tout en la dissimulant puisqu’ils affirment qu’elle est unique et incommunicable. Le mouvement évangélique reviendrait à des interprétations rigoureuses des textes bibliques. Faut-il rappeler que le créationnisme (qui revendique un retour aux textes bibliques et une interprétation littérale de la bible) suppose un haut niveau d’abstraction ? Les évangéliques continuent les débats entre la science et la religion qui ont marqué la science et la religion depuis des siècles, débats que les scientifiques prétendent avoir réglés. En même temps, le mouvement évangélique propose une lecture sélective de l’évangile et des textes bibliques, il intervient directement dans la vie sociale et politique. Il rompt ainsi avec les principes du mouvement anabaptiste. Mais n’a-t-il jamais eu un lien avec ce mouvement ?


Les pentecôtistes privilégient l’expérience religieuse, la vie collective, le spectacle (beaucoup d’églises sont des salles de spectacles rachetées par les églises riches). Ils sont censés retourner aux sources du christianisme primitif, ils ne discutent pas l’interprétation des textes mais ils les incarnent, les interprètent, les font vivre à la fois comme des acteurs et comme un archéologue qui reconstruit et vit dans les conditions des premiers hommes (pour les comprendre). Le mouvement pentecôtiste est peut-être victime de son propre succès lorsqu’il devient un mouvement charismatique. Est-ce que le mouvement pentecôtiste (sous sa variante charismatique) peut s’étendre aux catholiques qui attribuent à la vierge Marie des dons (divins)? A moins que le mouvement charismatique ne fût à l’origine du mouvement pentecôtiste !


Les pentecôtistes établissent un lien entre les sensations corporelles du chrétien et les charismes ; la chaleur, le toucher, la voix, la vue prouvent qu’ils reçoivent des dons de Dieu. Ils encouragent les formes d’expression corporelle et les émotions, ils leur donnent un sens sans lien avec celui donné par les autres personnes qui ressentent la même chose mais qui ne sont pas membres d’une telle église. Même si l’expérience se déroule au milieu d’une assemblée, même si le signe extérieur de cette expérience est visible par tous, le chrétien qui reçoit le don divin, ne partage pas cet état de grâce avec les autres membres de l’assemblée. A chaque fois, cette expérience (la réception du don divin) est unique, elle se déroule dans le corps du chrétien, dans son for intérieur, dans la relation établie momentanément entre le croyant - pratiquant et Dieu, dans l’émotion qu’il ressent et qui supprime la distance entre le croyant et Dieu.


En affirmant rénover les récits des Actes des Apôtres, les pentecôtistes veulent rendre vivants des phénomènes et des évènements qui se seraient produits il y a deux millénaires dans une société antique sans aucune relation avec notre société démocratique. Ils fabriquent artificiellement un passé en estompant le contexte particulier dans lequel les récits des Actes s’inscrivent. Is se réfèrent à des débats du christianisme primitif qui arriveraient jusqu’à nous par l’intermédiaire de sources fragiles, incertaines, composées d’écrits, de lettres et textes divers, plus ou moins imagés, des sources décomposées, recomposées, sélectionnées perdues, retrouvées, traduites et retraduites.


Peut-on établir un modèle des liens entre les chrétiens, les croyants, et, Dieu, les Dieux en utilisant le schéma de la communication linguistique qui relie un émetteur, un message, un récepteur ?


La prière correspond au schéma le plus ordinaire, normatif et rassurant : le chrétien prie, il émet un message et le destine à Dieu. Un athée qui prie, peut faire une sorte de pari du même ordre qu’une personne ou un équipage en danger qui lancerait un appel sans être sûr de trouver un destinataire. Dans le cas de la glossolalie, le message est brouillé mais ce brouillage n’empêche pas la communication avec un Dieu qui est tout-puissant. De plus, la communication du priant ne nécessite pas l’expression d’un message exprimé par un langage articulé ; le message peut être un silence ; c’est ce que montre Bakhtine Mikhaïl (1977) quand il parle des alcooliques qui communiquent, s’amusent, se répondent, sans dire un mot.


Le charisme inverse le schéma de la communication : Dieu émet et l’homme reçoit le message. Le récepteur sélectionne et interprète les messages émis par Dieu. Il suppose non seulement la conception d’un Dieu tout-puissant mais aussi un geste de sa part. Le chrétien qui recherche la grâce se trouve en situation paradoxale : d’un côté, la grâce ne peut pas être réclamée ou demandée, elle relève exclusivement de la volonté d’un Dieu tout puissant qui ne se laisse pas influencer par un être humain. D’un autre côté, en s’humiliant, en se pliant devant Dieu, en se réduisant à l’état d’humus, il reconnaît la grandeur de Dieu, et, ce faisant, il cherche à le faire plier, par flagornerie, à obtenir sa grâce, à le rapprocher des humains, à en faire un humain. Il agit en « chercheur de flatterie » (Wise Michael, 2003, p 28).


La communication entre un croyant et Dieu peut passer par un intermédiaire. Celui-ci peut transmettre le message d’un croyant qui veut obtenir un avantage matériel, humain, par exemple une guérison. Dans le cas du témoignage de la chrétienne de l’église de Beaumont à laquelle on a annoncé qu’elle a des chances d’avoir un cancer, cet intermédiaire peut être une personne de passage, anonyme. Une citation biblique peut avoir une fonction analogue à celle d’un intermédiaire en offrant une clé qui débouche sur une issue (la guérison). Elle peut offrir une porte de sortie à une malédiction, à une annonce de mauvais augure. On a vu que les prophètes interviennent dans la première église pour prévenir, éviter qu’un événement futur, non souhaité, ne se réalise. Dans ce cas se pose la question de la validité de la prophétie : il est toujours possible de la confirmer ou de l’infirmer, les responsables peuvent aussi créer les conditions pour cela, et, ils doivent le faire pour convaincre les nouveaux arrivants.


Selon le travail accompli dans l’église et la position des uns et des autres, la relation entre Dieu et le croyant, présente différentes propriétés : elle pourrait être continue et intense (dans le cas d’une personne sainte, d’un pasteur sans reproche), ou, discontinue (dans le cas de la pasteure victime de sa chair). Pendant une prière, le lien est direct, soit individuel ou collectif. Les messages des prières peuvent être spontanés, standardisés et codifiés dans des recueils ou préparés d’avance, leur émission peut être différée. Mais pour les humains, la réception de la grâce divine est toujours imprévisible et limitée dans le temps.


Par quelles médiations se transmettent les messages divins ? Parmi des sensations physiques. On peut distinguer le toucher extérieur, le contact avec le corps par les rayons du soleil, les effets du vent, le contact des mains. La personne touchée identifie le contact avec la peau à un signe de Dieu ; ce contact peut ensuite devenir une sensation intérieure et se répandre dans une partie puis le corps entier sous la forme d’un afflux de chaleur (une des caractéristiques du baptême de l’esprit). La guérison peut être immédiate ou résulter d’un long cheminement. A l’inverse, le froid, l’alourdissement, puis l’engourdissement et la paralysie d’une partie ou de l’ensemble du corps, manifestent la présence du mal, du Malin ; celui-ci cherche à prendre possession du corps. La guérison nécessite une extraction et une abdication du mal. Une maladie est indissociablement un malaise, un malêtre, un mal et une maladie au sens des médecins. Au mieux, le malade et les membres de l’église complètent le traitement médical incomplet en priant, en intercédant auprès de Dieu.


La possession n’est pas l’équivalent d’un don (maléfique) : le diable est l’émetteur mais il ne se différencie pas du récepteur parce que le diable prend possession du corps. Sa présence se manifeste aussi par un dérèglement de la motricité et de la communication avec l’extérieur de la personne possédée.  La libération passe par la prière d’un proche, d’un pasteur ou d’un curé qui prie, impose les mains, mais aussi, répète un rituel en interpellant le diable, asperge le corps d’eau bénite. Le corps étant le territoire provisoire du diable, il est incapable de recevoir des dons divins. Dans ce cas, l’action médicale n’est d’aucune efficacité.


Quels sont les autres modes de communication avec le divin que l’on peut objectiver ? La vue extérieure. Elle peut prendre la forme d’une apparition. Lorsqu’un tel phénomène métaphysique est rendu public et lorsque des autorités prennent position sur ce phénomène, il doit être vérifié et prouvé par des témoignages et des arguments d’autorité. Alors, d’autres personnes arrivent sur le lieu pour voir à leur tour. L’apparition s’ancre dans des phénomènes physiques comme la forme, la configuration du ciel, du soleil. Là où les uns ne voient qu’une tache, une forme quelconque, d’autres détectent l’image de la vierge Marie (Claverie, 2003). D’autres sont éblouis par la lumière du soleil et encore d’autres par l’apparition qu’ils viennent de voir.


La communication avec le divin peut se manifester par le jaillissement d’une lumière intérieure, un éblouissement, une brûlure intérieure (Krishna Gopi, 2000 (1967)). La brûlure intérieure (que décrit cet auteur) a pour conséquence un dérèglement du corps et de ses fonctions vitales, qui peut être comparé aux dégâts d’un incendie. Cette phase lorsqu’elle est provisoire est suivie d’une renaissance qui annule les notions d’espace et de temps et relie le récepteur au passé glorieux des ancêtres (maîtres yogis).


L’ouïe a joué un rôle important dans l’histoire du prophétisme et de l’hagiographie : les voix peuvent être entendues de l’intérieur (dans le cas d’une vocation) ou de l’extérieur (Jeanne d’Arc est une exception en tant que femme).


L’émetteur et le destinataire peuvent être une même personne dans le cas du rêve. Le rêve peut être interprété par une autre personne que le rêveur. Le rêveur peut l’interpréter tout seul en tant que visionnaire. La sincérité du visionnaire ne peut être démontrée.


Dans de nombreuses religions dont les religions babyloniennes, égyptiennes, dans le judaïsme antique, les signes qui relient les humains à leur divinité sont transportés par les éléments naturels : un réchauffement ou un refroidissement, une absence ou une abondance de pluie ou de soleil ; ces phénomènes déterminent les conditions de vie des populations rurales. Pour recevoir les dons divins, les prophètes des sociétés urbaines antiques s’isolent dans des lieux déserts, sans présence humaine contaminante. Le médium peut aussi être le vent ou tout autre phénomène naturel.  


Peut-on intégrer à ce modèle encore d’autres religions et établir un modèle théologique plus englobant ?


(…)
 

 

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Pentecôtistes & Évangélistes - Prier, prophétiser, parler en langues, témoigner, Internet,
Bernard Urlacher, essai de sociologie religieuse, France, autoédition, 214 pages.

 

 

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AU SUJET DE L'AUTEUR - BIOGRAPHIE
 

Bernard Urlacher

 

Bernard Urlacher est diplômé en sciences religieuses de l’École pratique des études – Sorbonne et docteur en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales.

Il a contribué à l’enquête dirigée par Pierre Bourdieu, La Misère du monde en 1993. Il a publié en 2000, Patrons et ouvriers, famille et syndicat à l’usine, Paris, Editions de la MSH.

Il a collaboré à différents groupes de recherches de sociologie connus, tout en conservant son « quant-à-soi ».

Il continue d’assister à différents séminaires du Collège de France à Paris en relation avec ses travaux de recherche.

 

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DU MÊME AUTEUR - BIBLIOGRAPHIE

 

Bernard Urlacher

 

Pentecôtistes & Évangélistes


Prier, prophétiser, parler en langues, témoigner, Internet


BERNARD URLACHER


Essai de sociologie religieuse,
France, autoédition, 214 pages.

 

http://manuscritdepot.com/a.bernard-urlacher.1.htm

« Vous êtes séropositive ! »


BERNARD URLACHER


Essai, France, autoédition.

 

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BERNARD URLACHER



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