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Jean Chartier présente Une chronique du référendum de 1995,

au jour le jour, au sein des instances du Conseil exécutif à Québec

 

LA TAUPE

Chronique du référendum de 1995
Acte 2 – La vendetta

 

Roman historique

Collages à la manière d’Aragon et récit lyrique

sur les lieux de l’Amérique française
 

JEAN CHARTIER

 

Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2017, 414 pages.
ISBN 978-2-89612-547-0
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Couverture souple couleur

Format 6 X 9 pouces

Reliure allemande

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Exemplaire papier : 29.95$ (Canada)

Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

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LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995 / Acte 2 – La vendetta, roman historique,

Jean Chartier, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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PRÉSENTATION

 

LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995 / Acte 2 – La vendetta, roman historique,

Jean Chartier, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

A Jacques Parizeau,
A Lucien Bouchard,
A Bernard Landry,

Probablement les trois plus grands Premiers ministres de l’histoire du Québec, extraordinairement brillants tous les trois, sur une décennie extraordinairement difficile, à la suite l’un de l’autre, face à un pouvoir central exceptionnellement arrogant, malfaisant et inculte à Ottawa, un pouvoir qui s’est opposé par tous les moyens discrétionnaires possibles, y compris l’espionnage et la fourberie, à l’affirmation de la nation québécoise

 

Au référendum de 1995, aucun ouvrage n'a révélé les coulisses, au jour le jour, dans les instances préparatoires à l'indépendance. Comme l'a précisé dans une confidence, celui qui fut secrétaire particulier de Jacques Parizeau, pendant plus de quarante ans, Serge Guérin, "les Québécois n'ont aucune idée du degré de préparation auquel on était arrivé pour l'après référendum" et pour le passage à l'indépendance du Québec. Plus d'une centaine de pays ont déclaré leur indépendance depuis 1960. Pourtant, aucun n'a déclaré son indépendance après avoir prévu aussi précisément ses conséquences à travers des études aussi sophistiquées.


Chronique du référendum de 1995, Acte 2, La Vendetta, raconte l'évolution du travail de quatre instances parallèles, mises sur pied au sein du Conseil exécutif du gouvernement du Québec. Les coups fourrés d'Ottawa surgissent au sein de l'une de ces instances. La formule romanesque a été préférée pour mieux raconter les choses d'une manière informelle, plus décontractée, parfois littéraire, proche des confidences, bien que très près de la réalité.


Frédéric Chevalier, Miguel Cortès, Me Thomas Durivage, Guy Renaud, Luc Labonté et René La Fayette, entre autres, débattent avec passion des nouveaux enjeux qui surgissent au fil du printemps et de l'été 1995. Frédéric fait en parallèle découvrir ce pays qu'il espère voir naître à une jeune Française venue le rejoindre. L'histoire française de l'Amérique malmenée au fil de l'occupation anglaise des dix-huitième et dix-neuvième siècles n'est jamais loin de cette découverte du pays réel.


Jean Chartier raconte avec ferveur ces moments terribles où un peuple est venu tout près de se donner un pays après 250 ans d'occupation et de droit britanniques sur ses terres.

 

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995 / Acte 2 – La vendetta, roman historique,

Jean Chartier, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

22e anniversaire du référendum de 1995

 

Une chronique du référendum de 1995,
au jour le jour,
au sein des instances du Conseil exécutif à Québec

 

 

(Lévis, Québec - 20 octobre 2017) Pour le 22e anniversaire du référendum de 1995, perdu en raison de tricheries de divers ordres, la Fondation littéraire Fleur de Lys publie La Taupe, Chronique du référendum de 1995, Acte 2, La vendetta, écrit par Jean Chartier.


Cette chronique raconte pour la première fois les coulisses des instances référendaires, notamment au sein des quatre secrétariats créés au Conseil exécutif du gouvernement du Québec. Comme l'a précisé, dans une confidence, Serge Guérin, qui fut secrétaire particulier de Jacques Parizeau, depuis le moment même de la création du Parti québécois 35 ans auparavant, "les Québécois n'ont aucune idée du degré de préparation auquel on était arrivé pour l'après référendum" et pour le passage à l'indépendance du Québec.


Plus d'une centaine de pays ont déclaré leur indépendance depuis 1960. Pourtant, aucun n'était préparé comme le Québec. Aucun n'a déclaré son indépendance après avoir examiné avec autant de soin ses conséquences et les diverses avenues possibles dans plusieurs instances de recherche et de prospective au sein de l'appareil gouvernemental.


Chronique du référendum de 1995 raconte le travail de ces quatre instances parallèles au Conseil exécutif, au fil des débats, des contretemps et des tentatives de sabotage de l'adversaire. L'auteur met en scène plusieurs dizaines d'acteurs de ces événements, les faisant débattre des défis qui se présentent, au fur et à mesure des tentatives de coups fourrés, au printemps et à l'été 1995.


L'auteur a choisi de mettre en parallèle la découverte du pays, au détour de sa géographie et de son histoire, par une jeune Française venue observer la campagne référendaire. Dans ce contexte, l'histoire française de l'Amérique resurgit, une histoire malmenée pendant deux siècles et demi par les militaires et les institutions britanniques, puis par Ottawa, avec des flashbacks sur ces lieux de mémoire.


Dès le premier chapitre, il est fait référence à une instance du Conseil exécutif, décisive et secrète jusqu'à ce jour, le Secrétariat temporaire pour l'examen des relations économiques après la souveraineté. Cette instance, dirigée de main de maître, est exposée lors d'une conversation à bâtons rompus avec son concepteur, qui en explique pour la première fois les objectifs, la méthode de travail et les avancées décisives, une dizaine de pages fort éclairantes sur la position de négociation du Québec pour l'avenir de son commerce international.


Il en est de même au deuxième chapitre avec un autre scoop, la révélation du Comité de mise en oeuvre de la souveraineté, le CMOES. Celui-ci était chargé d'examiner les questions juridiques relatives au projet de déclaration de souveraineté, en regard des institutions internationales et de l'ONU. Constitué des plus hauts commis de l'Etat et des six secrétaires généraux associés au Conseil exécutif, celui-ci a préparé méticuleusement l'examen des alternatives se présentant au gouvernement du Québec après le référendum.


Enfin, le Comité de restructuration administrative après la souveraineté a été chargé d'étudier la meilleure façon d'intégrer les fonctionnaires fédéraux travaillant au Québec dans la nouvelle fonction publique québécoise, ainsi que la transformation des sociétés de la couronne exerçant sur ce territoire en des sociétés d'Etat québécoises. Sa tâche a été de définir un statut et un salaire meilleurs pour les fonctionnaires québécois défavorisés face à ceux d'Ottawa, tout en tenant le budget du Québec parfaitement sous contrôle. La vie de ce comité et les embûches posées sur son chemin sont exposés au cours de plusieurs séances et débats.


L'auteur de la chronique de ces quatre instances parallèles, chargées d'examiner les enjeux de l'indépendance du Québec, a choisi le roman pour mieux raconter les choses de manière informelle, plus décontractée, proche des confidences, littéraire, bien que très près de la réalité. Il peut ainsi mettre en évidence des personnages de l'ombre, attachants, qui débattent avec passion des enjeux économiques et juridiques, ainsi que des embûches semées sur leur chemin.


En outre, il lui est apparu que ce moment d'histoire, le référendum de 1995, se devait de faire référence au référendum de 1980, au travers de témoignages d'autres acteurs de l'ombre à l'époque; de même, il a choisi d'éclairer des moments définisseurs de notre histoire, depuis 1603. C'est pourquoi l'un des personnages parcourt avec une jeune Française la géographie de lieux emblématiques, à la recherche du pays réel, d'où le choix de descriptions méticuleuses, comme les pratiquaient les écrivains français du XIXe siècle, même si la mode est plutôt de nos jours aux polars sans lieu précis autres que des ruelles.


Au croisement de l'histoire et de la politique, ces personnages de fiction, proches de la réalité, Frédéric Chevalier, Miguel Cortès, Me Thomas Durivage, Guy Renaud, Luc Labonté, Bianca, Franck, Stéphane, Alain Simard, Jean Tibert et René La Fayette débattent des enjeux de ce nouveau pays, à l'approche du référendum!


Sur le premier référendum, il n'y avait eu à notre connaissance qu'un seul roman, fort bref au demeurant, concentré autour de la personne de René Lévesque et de l'un de ses ministres controversés. Nous avons voulu procéder autrement, en centrant le propos sur les enjeux, sur les débats, au sein des acteurs de l'ombre, dans les instances référendaires créées par le gouvernement du Québec, de leurs heurts avec l'ennemi et de l'histoire sous-jacente à ce référendum qui lui vise à redonner leur pays, qui leur fut spolié, aux Français d'Amérique.


Bonne lecture.

 

 

AU SUJET DE L'AUTEUR

 

JEAN CHARTIER

 

 

Journaliste pendant quarante ans à la radio, à la télévision, pour trois quotidiens, des hebdomadaires et des mensuels, Jean Chartier est aussi docteur en littérature française. Il a connu la campagne référendaire de l’intérieur à titre de conseiller en communication à l’emploi du gouvernement du Québec. Son pari est séduisant : tisser la trame d’un roman historique à partir d’événements dont nous continuons à ressentir l’onde de choc, nous à qui il a été demandé d’envisager que le Québec se dote démocratiquement de l’autonomie politique dévolue aux États et qui assistons au spectacle quotidien de la tension entre deux gouvernements. Lecture saisissante : ce roman nous inclut ! La fiction permet un regard neuf sur les événements du printemps et de l'été 1995.

 

– 30 –

 

SOURCE :

 

Serge-André Guay et Jean Chartier

Fondation littéraire Fleur de Lys

Courriel : contact@manuscritdepot.com

Téléphone : 581-988-7146

 

 

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TABLE DES MATIÈRES

 

LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995 / Acte 2 – La vendetta, roman historique,

Jean Chartier, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Convention d’écriture pour ce roman historique
 

CHAPITRE 1
 

Le chemin du Roy et l'homme de fer au Secrétariat temporaire pour l’examen des relations économiques après la souveraineté
 

CHAPITRE 2
 

Les îles de Montmagny, le Comité de mise en œuvre de la souveraineté, (le CMOES) et le mot du directeur de cabinet
 

CHAPITRE 3
 

The Gazette, l’avenue Mont-Royal et la fuite sur les sièges sociaux
 

CHAPITRE 4
 

Le chemin de fer du Mile End et le point de vue de Mario Polèse sur les sièges sociaux
 

CHAPITRE 5
 

La guérilla du NON, le désarroi du secrétaire adjoint et la performance du fiscaliste reléguée au second plan
 

CHAPITRE 6
 

La rue de la Capitale, antidote à la contre-performance du ministre
 

CHAPITRE 7
 

Le fleuve devant l’île des Soeurs, le rapport de l’ONU et la rue du Sault-au-Matelot de Québec
 

CHAPITRE 8
 

Le meeting au bunker et le partage des actifs du Canada
 

CHAPITRE 9
 

La confrontation avec les journalistes anglais et la colère du ministre
 

CHAPITRE 10
 

La vendetta, la tactique du ministre et le boycottage de l'association économique
 

CHAPITRE 11
 

L’option de l’union douanière et la divergence de vue du directeur de cabinet
 

CHAPITRE 12
 

La «presqu'île du bout du monde», la valise de Gaston et l'opération ratée à Hull
 

CHAPITRE 13
 

Les antennes de l'ambassade des Etats-Unis à Ottawa et le PCO, le Privy Council Office
 

CHAPITRE 14
 

L’insuccès à Hull et la fin des sessions parlementaires à Québec et Ottawa

CHAPITRE 15
 

L’anse au Foulon, le dernier des Etchemins et la maison des Jésuites
 

* * *
 

Notice bibliographique
 

Bibliographie des livres cités dans le Tome 2 édités aux Publications du Québec et en complément aux livres répertoriés dans le tome 1
 

Etudes miméographiées
 

Documents en réponse à des études
 

Etudes référendaires provenant d’autres sources
 

Livres cités ou discutés
 

Revue de presse sur le 1er tome de La Taupe
 

Citations complémentaires
 

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Au sujet de l'auteur
 

Communiqué avec l'auteur

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EXTRAIT

LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995 / Acte 2 – La vendetta, roman historique,

Jean Chartier, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Convention d’écriture pour ce roman historique
 

Nouvelles précisions de l’auteur


Les personnages d’un ministère, qui exerça son activité de manière éphémère, à peine un an, le Secrétariat à la restructuration du gouvernement du Québec, sont tous des personnages imaginaires de ce roman, du commis au ministre. Par conséquent, leurs propos sont du seul fait de l’auteur.


En revanche, les leaders politiques au référendum de 1995 sont tous forcément présentés sous leur véritable nom et ils prononcent évidemment les discours qu’ils ont tenus et qui sont de ce fait documentés publiquement. Il ne saurait en être autrement. En outre, il leur est parfois fait référence, de manière indirecte, dans les propos que tiennent les personnages de ce roman. Il n’en est pas autrement dans les romans historiques des maîtres du roman historique français, Alexandre Dumas et Robert Merle, plus récemment Patrick Rambaud et Jean d’Aillon. Dans la littérature américaine, on retrouve cette même approche dans le célèbre roman de Robert Littell sur la CIA, The Company, ou chez James A. Mitchener dans Chesapeake et Texas ; même approche avec les Britanniques, chez Paul Doherty qui évoque Jeanne d’Arc qui s’exprime clairement au fil de la Guerre de Cent ans, voire chez Bernard Cornwell qui fait revivre avec liberté les généraux, les colonels et les sergents des guerres napoléoniennes.


La même ligne d’écriture est suivie en ce qui concerne les auteurs des études économiques et juridiques. Bien sûr, leurs textes leur appartiennent en propre et leur sont crédités; parfois, ils sont cités et à l’occasion ils sont discutés par d’autres. Enfin, des collages de textes de témoins sont pratiqués à la manière d’Aragon au fil de ses grands romans d’après Deuxième Guerre, dans Le cycle du Monde réel ; les sources sont mentionnées dans les discussions autour de l’histoire.


Notre intention, on l’a compris, est de susciter un débat de fond sur l’écriture de notre histoire, qu’on a lieu de reconsidérer depuis la naissance du pays disparu, la Nouvelle-France, qu’on n’enseigne plus dans nos écoles, ni dans nos universités, sinon pour dire des banalités, le plus souvent, jusqu’à la déclaration d’indépendance envisagée du nouveau pays, le Québec, scrutant au fil des siècles la vie et les combats des citoyens français d’Amérique. Nous envisageons l’écriture d’une histoire de la résistance depuis 1754, sous des formes diverses, en vue de la renaissance de ce pays mis à mort par l’armée britannique dans une Guerre de Conquête extrêmement violente, en des centaines de batailles. C’est l’histoire d’un peuple mis sous domination, colonisé et confronté à de très fortes vagues d’immigration en provenance de pays anglo-saxons, aux dix-neuvième et vingtième siècles, de manière inouïe depuis Pierre Elliott Trudeau. Cela n’a pas été fait à ce jour. La plupart des historiens des universités de Montréal et du Québec avaient apparemment autre chose à faire.


Cette intention qui est la nôtre ressort dans le chapitre final du tome 2 sur les Amérindiens. Lorsque des historiens sont cités, c’est dans la perspective de ce travail de réappropriation de notre histoire, les conviant à la réécriture de l’histoire du peuple français d’Amérique pour ce qu’il a vécu de luttes au fil des siècles. A cet égard, ceci est un manifeste pour l’écriture d’une histoire de la résistance des Français d’Amérique.

Jean Chartier
Septembre 2017

 

 

EXTRAIT DU CHAPITRE 1
Le chemin du Roy
et l'homme de fer au Secrétariat temporaire
pour l’examen des relations économiques
après la souveraineté

 

SAC DE TOILE à l’épaule, passeport en main, la jeune femme aux longs cheveux noirs attend son tour, en file devant le poste de garde du douanier. Frédéric l’aperçoit, reclus derrière la vitre, à la mezzanine de l’aéroport de Mirabel. Ce sourire, ces pommettes saillantes, illuminent son regard, animent ses souvenirs.


Leur première rencontre c’était dans un théâtre parisien. A l’entracte, accoudée au bar devant un serveur débordé, Mylène avait entamé naturellement la conversation sur la mauvaise qualité de la pièce. C’est par surprise qu’elle était entrée dans sa vie.


Bientôt, la jeune femme le voit dans la galerie du public, où s’entassent ceux qui viennent accueillir les voyageurs. Après sept mois de séparation, Mylène lui souffle un baiser de la paume de la main. Elle vient le rejoindre au terme d’une année mouvementée à l’Ecole de graphisme de Paris.


En cette période fébrile, alors que l’imminence du référendum impose à Frédéric un horaire infernal, il s’était dit qu’il valait mieux vivre seul. Mais il s’est vite laissé convaincre quand Mylène a insisté pour traverser l’Atlantique et le rejoindre quelques semaines. Elle veut le voir dans l’éclairage du débat politique se nourrir de cette passion d’oeuvrer à la naissance d’un pays.


Ce matin, elle est plus belle encore que dans son souvenir. Mylène l’embrasse en s’appuyant légèrement sur lui, radieuse, l’enveloppant de ses bras charnus. Il la serre contre lui, en lui murmurant une parole de bienvenue sur cet autre sol français.


— Je t'ai apporté un cadeau, ça vient de Granville, glisse-t-elle, en brandissant un pull marin.


Cela lui remémore le voyage de l’été précédent à Carteret, sur la péninsule du Cotentin, le quartier général de Mylène pour les vacances. Il la revoit qui s’avance sur le sentier des douaniers dominant la spendeur des îles Chausey. Pour la première fois depuis deux mois, Frédéric s’accorde un répit hors des officines gouvernementales.


Il regarde à la dérobée le chemisier blanc ajusté, pas complètement boutonné. Mylène a annoncé sa venue pour trois semaines mais Frédéric se dit qu’en fin de compte, il va la garder aussi longtemps que possible.


Il songe à ce séjour à Paris, près du canal Saint-Martin, rue Jean-Pierre Timbaud. Frédéric aime la France dans tous ses états. Il n’est pas à court de prétextes pour y séjourner, ayant l’impression de retrouver le pays perdu de ses ancêtres. Mylène, avec sa gestuelle et son allure, le rend nostalgique des séjours outre-atlantique.


Dehors, la fraîcheur glace la jeune femme. Est-ce le printemps ? Avril au Québec a peu à voir avec la température que Mylène a laissée chez elle.


Voici pourtant le temps de la grande mutation sur Montréal, après dix-huit semaines de froid vif, l’hiver, cette saison extraordinairement longue au nord de l’Amérique. Les arbres prennent enfin des couleurs tendres. Tout paraît possible. La dissémination des tons franchit toute la gamme des verts. Mylène regarde Frédéric de ses yeux noisette, heureuse, un brin interrogative.


— Au fond, c’est le meilleur moment pour venir à Montréal, n’est-ce-pas ?, avance-t-elle, tout sourire, humant l’air frais.


Un monde disparu sous la neige reparaît peu à peu au fil du paysage.


— Oui, le printemps, c’est la plus belle saison de ce pays nordique assurément ! Il survient à l’improviste, comme toi ! Allez, je t’emmène chez moi, demain je te ferai voir le fleuve !

Il reste de la neige dans les sous-bois. Néanmoins, chaque Montréalais part en vacances pour le week-end, qui à son chalet, qui à sa bicoque, qui à sa résidence secondaire, dès les premiers signes du printemps, se hâtant d'atteindre l’orée d’une forêt, un réflexe qui persiste depuis le régime français. Tous s'envolent vers leur cabanon.
Frédéric amène Mylène chez lui, où les fenêtres donnent sur de grands arbres, à la hauteur du troisième étage. La ville, Mylène la découvrira plus tard. Pour l’heure, il y a trop à dire. Puis les mots sont de trop, l’intimité se reconquiert dans le silence.

 

* * *

 

Dès le lendemain matin, il promène la jeune femme au centre-ville, avant de la présenter au patriarche de la famille, Jacques Roy. Celui-ci tenait à ce rendez-vous initial avec la dulcinée de son filleul. Il les reçoit à son quartier général, l’Hôtel Iroquois. Le vieux navigateur a pris place sur la terrasse, à l’emplacement de l’ancien jardin du gouverneur français, aime-t-il rappeler.


Mylène le salue de son beau sourire et s’installe de biais à la colonne Nelson, ravie de faire connaissance avec le vieil homme dont lui a parlé Frédéric. Le marin se sent chez lui à cette taverne qu’il fréquente déjà depuis six décennies. Il a aussi proposé à Frédéric de les recevoir tout à l’heure dans son village de marins, près de Sorel. Mais, à Montréal, dans le port, il est sur son ancien territoire.


— La place Jacques-Cartier a toujours été le coeur de Montréal, dit-il en s’adressant à Mylène. Elle a notamment été le point d’orgue de la visite du général de Gaulle à Montréal, en juillet 1967, précise le vieil homme, présumant que cet épisode chaud intéressera d’emblée la jeune Française. J’étais ici ce fameux soir d’été. De cette terrasse, on voyait le général de Gaulle debout, au balcon de l’Hôtel de Ville, avec le Premier ministre Johnson. Les deux chefs d’Etat avaient voyagé ensemble depuis Québec, dans une linousine noire, décapotable, saluant les gens tout au long du chemin du Roy. On avait peint ici et là des fleurs de lys sur la chaussée. Les Québécois avaient pavoisé leurs maisons aux armes de la province d’origine de leurs ancêtres. Normandie, Picardie, Poitou-Charente s’affichaient comme autrefois de Québec à Montréal. S’il y a un jour où la devise du Québec a pris tout son sens, c’est ce jour-là.


— Je me souviens ! lance la jeune femme avec un grand sourire, fière de montrer qu’elle ne descend pas en terre inconnue.


Jacques reconnaît là l’intervention de son neveu.


— Je n’ai pas manqué un mot de ce que disait le général de Gaulle, reprend le vieil homme. Nous avions l’impression de vivre des retrouvailles. Les liens entre la France et le Québec ont toujours été empreints d’émotion. Cela m’a rappelé ma première traversée de l’Atlantique, vingt ans plus tôt, pour le débarquement en Normandie, quand je suis allé combattre avec le Royal 22e régiment. Le général de Gaulle, c’était le chef que nous aurions aimé avoir !


Le vieil homme raconte qu’il avait vu le général, une première fois, l’après-midi du 29 juillet 1967, à Berthier, près de chez lui, puis qu’il avait remis ça en soirée à la terrasse de l’hôtel Iroquois.


Le président de la République française avait débarqué à Québec, prononçant trois discours dans la capitale, le premier sur Le Colbert, le navire qu’il avait fait amarrer au quai de l'anse au Foulon, le second au château Frontenac, construit au-dessus du site du château Saint-Louis sous le régime français, et le troisième à l'Hôtel de Ville de Québec, le lieu du collège des Jésuites, la première institution d’enseignement sous le Régime français.


— Celui qui avait libéré la France venait contribuer à libérer le Québec, reprend Frédéric à l’endroit de Mylène; il s'est ensuite rendu au Petit Cap Tourmente, à la résidence d'été de Mgr de Laval, auparavant le site de la maison de campagne de Champlain lui-même. De Gaulle y avait été reçu par le chef du gouvernement pour un déjeuner champêtre.


Le vieux capitaine se souvient que, sur le chemin du Roy, les maires et la population recevaient le président de la République française avec fierté, au-delà d’un million de citoyens venus l’acclamer, tout le long du chemin du Roy, une foule sans précédent.


— La radio nous l’a fait suivre de Cap-Rouge à Donnacona, de la Pérade à Trois-Rivières, avant qu’il arrive au village de Berthier. Le général parlait de son ami Johnson et le Premier ministre n’avait pas l’air de porter à terre. Dans les îles de Sorel, on a traversé le fleuve pour le voir du bord de la route. On n’aurait pas manqué ça pour tout l’or du monde. Dans plusieurs municipalités en chemin, le général de Gaulle y était déjà allé d’un discours. On pourrait dire qu’il se préparait avant Montréal ! Le président de la République française saluait les Québécois venus l'acclamer. Je me souviens même d’une pancarte qui disait : Vive Charlemagne II. C’était une atmosphère de fête, de vraies retrouvailles. Je n’avais jamais vu les Québécois autant en liesse pour un homme politique !


Quittant la terrasse, Mylène paraît surprise que le général de Gaulle fasse l’objet d’un tel culte à Montréal encore de nos jours. Le vieil homme en parle comme d’un personnage ayant marqué sa vie.


— Au balcon de l’Hôtel de Ville, reprend le vieux marin, De Gaulle a évoqué son arrivée à l’Hôtel de Ville de Paris, en août 1944, quand il a annoncé la Libération. Le parallèle n’était pas difficile à faire, vous pensez bien ! Avant lui, aucun président, aucun roi de France n'était venu à Montréal.


— Vous avez l’air de l’aimer beaucoup, lance Mylène. A vous entendre, on dirait qu’il est là !


— Le chef des insurgés de la France libre, reprend Frédéric, celui qui a réuni les forces vives de la nation contre la défaite, cela ne peut que nous plaire, on veut un chef comme lui; Jacques Parizeau tient de lui. De Gaulle est venu à Québec en 1967, traversant le pays français jusqu’à Montréal, il a combattu l'esprit de défaite chez les descendants de la Nouvelle-France, comme il avait fait chez les Français, vingt-cinq ans plus tôt ! C’est extraordinaire, non ?


Tous trois s’avancent rue Notre-Dame vers un stationnement sis au-delà de l’Hôtel de Ville, dans ce qui était autrefois le faubourg Québec. Leur voiture les amène vers un terrain adjacent aux grandes usines de tôle de la brasserie Molson, puis au passage menant sous le pont Jacques-Cartier. Au-delà, les quais de ferraille et les réservoirs de mélasse marquent le début du port de commerce. S’alignent des entrepôts de fruits et légumes, le quai de la vitre cassée, le quai du charbon et celui du sel. Bientôt, une ceinture des manufactures prend forme avec de grandes usines dotées de milliers de fenêtres à carreaux, la General Electric et la Canada Iron, immenses, devant la Vickers, le chantier maritime abandonné qui fait face au dernier élévateur à grain de l'est de la métropole.

— Voici le Montréal industriel de l'entre-deux-guerres, l’époque de ma jeunesse, glisse le vieil homme. C’est aussi le début de l’ancien chemin du Roy, ouvert sur ordre de Louis XIII, pour relier les bourgs du Nouveau Monde à Québec.


Mylène s’étonne de la présence de toutes ces industries gigantesques dans l’est de Montréal. Tout à coup, surgi de nulle part, apparaît un dépôt de pièces pour l'armée canadienne, déployé sur dix hectares, à Longue-Pointe, tout contre le nouveau port de Montréal, le port de conteneurs.


— L’armée fait sentir sa présence sur l'est de Montréal, explique Frédéric. On y stationne les chars blancs de l'ONU et des tanks devant d’immenses hangars !


Une activité militaire mystérieuse se poursuit depuis la deuxième Guerre près de la cour de triage du chemin de fer et des quais de conteneurs, à proximité de la cale sèche abandonnée de la Vickers.


— Quand nous sommes partis pour l’Angleterre, à la fin de 1943, raconte le vieil homme, c’était de ces baraques.
Jacques Roy s’était embarqué sur une frégate à destination de Liverpool, avant d’être redirigé sur Portsmouth, pour la mémorable traversée de nuit, le 6 juin, jusqu’à la côte normande.


— La guerre a commencé ici pour moi, glisse le marin, sombrant dans une profonde rêverie.


En face, des milliers de conteneurs forment un mur de vingt mètres de haut, empilés les uns par-dessus les autres, en rangées irrégulières, quasiment classés par couleur, des conteneurs gris, bleus, jaunes, noirs, rouille. Devant ceux-ci, des clôtures métalliques s’élèvent à trois hauteurs d’homme. Au-delà de rendez-vous de camionneurs, Mylène fait la moue à la vue des réservoirs de la Caloil et de Shell, qui approvisionnent les grandes raffineries de Montréal-Est. La ville industrielle s’étend sur plus de vingt kilomètres, de la rue Frontenac au Bout-de-l’Île.


— Cela n'a rien d'élégant le bord du fleuve dans l’Est de Montréal, concède Frédéric, fasciné par cet univers industriel. C’est tout le contraire du West Island avec ses maisons coquettes et son territoire sans pollution. Ici, c’est le monde des ouvriers, le château fort des indépendantistes québécois.


Voici le nouveau port de Montréal, le port pour conteneurs, avec de grandes usines en retrait, des raffineries et l’industrie d’affinage du cuivre. Bientôt, la promenade Bellerive offre le seul espace vert disponible sur le fleuve, entre deux terminaux de porte-conteneurs, mais au-dessus de l’entrée du tunnel Hippolyte-Lafontaine, comme pour le protéger. Les usines, passé le champ des opérations militaires, se succèdent, parfois entrecoupées de tavernes et d’immeubles à appartements multiples, puis elles cèdent la place à quelques maisons de pierres dans le voisinage de petits navires pétroliers amarrés au quai de Montréal-Est.


— Au large, indique Frédéric, les Grandes Battures Tailhandier ont surgi au moment de l’Expo 67, ce sont des îles artificielles jetées dans le fleuve à partir des fonds de dragage.


Près de celles-ci, toutefois, les égouts de la rive sud entretiennent de gros bouillons dans le courant.


Bientôt, le vieil homme se réveille de sa torpeur à la vue des grands saules du Bout-de-l’île.


— L'île à l'Aigle marque la fin de l'archipel d’Hochelaga, annonce-t-il. J’y avais une cabane où j’allais passer mes weeks-ends avec mes amis, quand j’étais jeune marin, dans les années trente. On allait sur ces îles pour pêcher et chasser. Mais avec le raclage des fonds par les porte-conteneurs, ça n’est plus bon la pêche. A l’époque de ma jeunesse, on s’émerveillait de la quantité phénoménale de poissons dans les eaux limpides !


De l'autre côté de la rivière des Prairies commence la banlieue.


Passé le pont Le Gardeur, les tours d'habitation ont poussé comme des champignons.


— On entre dans la circonscription électorale de Jacques Parizeau, le Premier ministre.


Des terrassiers ont remblayé le bord du fleuve pour construire de grands immeubles. De leurs balcons, les ouvriers observent, curieux, les torches de feu des cheminées de la pétrochimie, qui crachent de la suie et du souffre de la Rive-Sud, à Varennes. Au-delà, sur la route de Lanoraie commence un chemin du Roy fort différent, préservé, paisible.


— Autrefois, la rive nord du fleuve était comme ça de Longue-Pointe à Québec; la campagne persiste à Saint-Sulpice.


Cela évoque pour Mylène le cours de la Seine quand celle-ci se faufile entre les villes d’Alfortville et de Charenton, avant d’arriver à Paris, à la différence près que le Saint-Laurent descend plutôt en direction de l'est, avec la grande industrie implantée sur ses faubourgs, tandis que la Seine traverse l'est de Paris, avec l’industrie à ses côtés, bientôt rejointe par la Marne, avant de traverser Paris et de rejoindre l’ouest résidentiel tout vert.


La jeune femme regarde le fleuve qui double de dimension devant les îles de Contrecoeur. Frédéric lui a tant parlé de son fleuve qu’elle ne s’étonne pas de le voir déjà atteindre une telle dimension, cinq kilomètres. Soudain, la voiture s’engouffre sous la voûte de grands arbres, entre des chalets, sur la route de Lavaltrie. Au-delà, Berthier-en-Haut garde une tranquillité campagnarde.


— Berthier offre à Montréal ce que l'île d'Orléans donne à Québec, glisse le vieil oncle, la grande sauvagerie près de la ville. On a conservé nos maisons avec de grandes galeries en bois, d’où on observe le fleuve, des relents de la Normandie, Mademoiselle.


L'île aux Foins, l'île du Mitan et l'île aux Castors éloignent les intrus avec plein de détours imposés par la rivière Chaloupe. Bientôt, le chemin du Roy et l'autoroute se croisent au détour des îles de Berthier, où s'emmêle le paysage de 300 îles, lorsque surviennent ces hautes eaux du printemps.


Des glaces persistent autour de l'île à l'Orme, elles obstruent le chenal de l'île aux Noyers, bloquent les canaux de l'île à la Cavale. Néanmoins, Mylène aperçoit une barque qui se fraie un passage aux abords de l'île aux Sables, vers la Queue de Rat, quasiment au lieu même du passage des navires océaniques.


Voici le delta du fleuve qui se faufile parmi toutes les îles de Sorel, rejoint par un deuxième delta, celui des ruisseaux des champs qui descendent de la rive nord, un fleuve grossi encore par le delta de la rivière Yamaska au sud. Cette rivière vaseuse se gonfle au printemps parmi les Ilets des Joncs et les Ilets Percés. Peu profonde, elle enfle à la démesure d’une crue d'avril.


— C’est là que le nordet souffle, les jours de tempête, vers l'île aux Fantômes, lance le capitaine.


On arrive aux confins du pays où le vieux marin se réfugie.

 

* * *



 

 

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AU SUJET DE L'AUTEUR & DU MÊME AUTEUR

 

Jean Chartier

 

 

 

 

Passionné des questions économiques ayant trait au Québec, ainsi que de l'histoire du Canada et de la France, Jean Chartier a exercé le métier de journaliste à la radio, à la télévision, dans trois quotidiens, plusieurs hebdomadaires et de nombreux mensuels, puis il a été conseiller en communication au gouvernement du Québec et à la Délégation générale du Québec à Paris.


En 1995, il a participé à la campagne référendaire pour le gouvernement du Québec, dans une instance qui avait pour mission de considérer les répercussions et les avenues économiques et juridiques qui s'ouvraient pour le Québec. Ce fut d'ailleurs un grand effort de prospective réalisé par des chercheurs aux horizons fort variés de tout le Québec.


Il a commencé sa carrière journalistique en région, au journal Progrès-Echo de Rimouski, à CHLT TV Sherbrooke, pour l'émission radiophonique "D'un soleil à l'autre" de Radio-Canada, avant de passer à la revue Commerce, au quotidien Le Jour, à la télévision de Radio-Canada, pendant huit ans, et au quotidien Le Devoir pendant seize ans.


Jean Chartier a ainsi travaillé successivement à Gaspé, Rimouski, Montréal et Sherbrooke, avant de diriger les pages économiques du quotidien Le Jour, et de mener des interviews à l'émission Ce soir de la télévision de Radio-Canada. Enfin, il est devenu grand reporter affecté aux sujets économiques pour le TéléJournal de Radio-Canada. A ce titre, il assumait la chronique sur Wall Street, Bay Street et St.James Street à l'époque où il y avait encore des sièges sociaux de banque et la Bourse de Montréal, sur cette avenue prestigieuse.


Quand il a fait le saut au journal Le Devoir, celui-ci se proposait de créer un véritable supplément économique quotidien, sous la direction de Jean-Louis Roy, s'inspirant à du célèbre Report on Business du Globe and Mail. Il a assumé finalement la confection d'une page régionale portant fréquemment sur la vie des habitants du bord du fleuve Saint-Laurent.


En 1995, il a travaillé auprès du gouvernement de Jacques Parizeau pour prendre part à un brain storming exceptionnel sur l'avenir économique du Québec. Une centaine d'études en est sortie, ouvrant des avenues inconsidérées jusque là.


Après un retour de quelques années au Devoir, Jean Chartier est passé, au tournant de l'an 2000, à la Délégation générale du Québec à Paris, où il a eu la responsabilité de la confection d'un magazine sur les 40 ans de relations diplomatiques entre la France et le Québec, puis de publications mensuelles.


Il s'est par la suite consacré à la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire sous la responsabilité des présidents Marcel Masse et Henri Rhétoré, ancien consul de France à Québec sous le gouvernement de René Lévesque.


Il a exercé un temps à Bruxelles pour la chronique économique d'un quotidien spécialisé sur les institutions européennes.


Après des études classiques à Saint-Hyacinthe, puis en Sciences sociales à l'Université de Montréal, notamment avec les professeurs Guy Rocher, Marcel Rioux, Albert Faucher et Luc Martin, qu'il a beaucoup appréciés, Jean Chartier a suivi un cours de courtier en valeurs mobilières avec l'Institut canadien en valeurs mobilières, puis des études de DEA et de doctorat en littérature française à l'Université de Paris VIII, avec une thèse, soutenue avec la mention très bien, au sujet de l'écriture dialogique de Philippe Soupault, Louis Aragon et André Breton, au moment de la sortie de la Première guerre mondiale et pour les dix années suivantes.


Il a mis des années à rédiger ce texte-ci, qui lui est cher, sur la campagne du référendum de 1995, référendum qui aurait été remporté assurément, et qui l'a été d'ailleurs si l'on considère les seuls citoyens de langue française, sans les tactiques malhonnêtes de l'adversaire, au lieu d'être perdu d'un poil, comme aurait dit René Lévesque.

 

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Du même auteur

 

 

Dans la même série

JEAN CHARTIER
La taupe
Chronique d’un référendum
Acte 1 – Les Américains à Québec
Roman historique, collages,

récit lyrique sur le fleuve

Québec, L'instant même,

2005, 336 pages.
ISBN 2-89502-222-4

Du référendum de 1995 nous connaissons ce que les médias ont rapporté. Or des faits ont été passés sous silence, apprenons-nous progressivement, et leur importance a été primordiale, compte tenu de la mince marge qui aura séparé le OUI du NON le soir du 30 octobre de cette année marquante dans notre histoire.

La taupe s’amorce au moment où Frédéric Chevalier et Miguel Cortès s’engagent dans l’équipe à laquelle le gouvernement du Québec a confié le soin d’évaluer les coûts d’accession à l’indépendance. Les deux compères redoutent de vivre un nouveau chapitre de l’histoire de la dépossession que le pays à venir semble reviver sans arrêt depuis la Conquête. Que reste-t-il en effet du Montréal d’avant les marchands britanniques? Nos racines françaises peuvent-elles survivre dans les institutions canadiennes ? Et si le péril était dans les lieux mêmes où se concoctent les stratégies du OUI… Au gré des marées les glaces du Saint-Laurent s’entrechoquent devant Québec tandis que les parties en présence affûtent leur argumentation. Frédéric et Miguel sont devenus nos témoins.

 

 

 

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