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Les romans de Jean-Guy Chouinard
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COUVERTURES
La coulée des miracles – Une parodie de l’Église
catholique,
roman, Jean-Guy Chouinard ,
Fondation littéraire Fleur de Lys |
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PRÉSENTATION
La coulée des miracles – Une parodie de l’Église
catholique,
roman, Jean-Guy Chouinard ,
Fondation littéraire Fleur de Lys
L’auteur de ce livre a fait carrière à la Sûreté du
Québec, principalement au Bas-Saint-Laurent et en
Gaspésie. Il a occupé les postes de patrouilleur,
enquêteur, inspecteur d’explosifs, technicien en
explosifs, responsable des services techniques,
commandant de l’unité d’urgence et responsable de la
gestion financière et matérielle pour le district du
Bas-Saint-Laurent à Rimouski.
Le présent livre se veut une parodie de la religion
catholique misonéiste dont l’action se passe, en
grande partie, dans la petite municipalité de
Gascons en Gaspésie. Il raconte l’histoire d’une
jeune fille à qui la Sainte-Vierge apparaît, un beau
matin, au-dessus d’un petit arbre, le long d’un
ruisseau. Comme il se doit, la religion étant très
forte dans ce village gaspésien quelque peu enclin à
la mystagogie, ces apparitions provoquent
différentes situations qui amèneront cette
adolescente jusqu’en France. Dans ce pays elle y
poursuivra son aventure rocambolesque.
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EXTRAIT
La coulée des miracles – Une parodie de l’Église
catholique,
roman, Jean-Guy Chouinard ,
Fondation littéraire Fleur de Lys
Premières pages du chapitre 1
— Maria ! Veux-tu ben me dire qu’esse que...
que tu fais là ?
Félix Huard s'adressait ainsi à Maria
Boisvert qu'il venait d'apercevoir dans son
pacage à vaches situé près de la route 132 à
Gascons Cté. Bonaventure. Il s'intriguait
des agissements de la belle adolescente
laquelle était à genoux, sur le bord du
ruisseau, au pied d'un petit cèdre, et
qu'elle avait les mains jointes comme si
elle était à l'église en train de prier.
Sa maison, voisine de son pacage à vaches,
bornait à la 132 où un petit pont permettait
à l'eau du ruisseau de passer sous la route
pour ensuite compléter son écoulement sur
les rives de la Baie des Chaleurs, huit
cents mètres plus loin.
Vingt ans auparavant, la voirie provinciale
avait procédé à la réfection de la 132 et
elle avait été obligée de construire un
énorme pont de ciment à Gascons-Ouest.
Le résultat fut que, une fois rendu dans le
village, on avait dû se contenter
d'installer des panneaux de signalisation
indiquant que la vitesse ne devait pas
dépasser les 50 kilomètres/heure. De cette
façon-là, le Ministère pouvait se permettre
de grosses économies et se limiter à
n'installer qu'un petit ponceau pour
enjamber le ruisseau dit : « À Huard ».
Une feuille d'acier galvanisé gaufrée, de
pratiquement deux mètres de diamètre et de
20 mètres de longueur, fut simplement
déposée dans le lit du ruisseau de moins
d'un mètre de large. Le tout recouvert de
gravelle compactée. Une bonne couche
d'asphalte appliquée sur le dessus dont la
largeur ne dépasse pas les 7 mètres
réglementaires et voilà pour l'amélioration
du réseau routier.
À cet endroit, parce que les maisons sont
construites trop proche du chemin,
l'accotement ne dépasse pas un mètre de
chaque côté de la route. Tout de même, par
mesure de précaution, un garde-fou en bois
avait été installé des deux côtés du
ponceau. Des clôtures de pieux servent de
bornes aux propriétés avoisinant cette
précaire artère de communication.
La coulée était donc demeurée intacte. Une
dénivellation abrupte du côté ouest de 100
mètres de long d'un angle de l6 degré se
terminait tout aussi abruptement alors que
vous continuez à circuler vers l'ouest. Cela
avait pour résultat que si vous arriviez sur
le dessus de la côte, en direction ouest/est
et que vous n’y prêtiez pas attention, une
brutale descente vous fait remonter le cœur
dans la gorge en plus de réduire votre
visibilité à zéro sur plus de 20 mètres de
chaque côté de cette coulée.
Si vous veniez de l’est, une fois le ponceau
traversé, la route s'élève d'une pente tout
aussi prononcée que sur le versant
descendant mais cette fois-ci l'élévation ne
dépasse pas les l0 mètres de haut. Toujours
à 80 kilomètres/heure, en direction
est/ouest, l'effet d'envolement demeure le
même sauf qu'il est moins impressionnant.
Comme les agissements de la jeune fille
pouvaient facilement être vus des
automobilistes circulant sur la 132 située a
moins de cinquante mètres et qu'il ne
voulait pas devenir la risée du village, il
prit un vigoureux élan pour sauter la
clôture de pieux surmontée d'une broche
barbelée. Il propulsa jointes ensembles, ses
deux jambes dans les airs, tout en prenant
appuie avec les mains sur la pagée de cèdre.
Mais étant donné qu’il était chaussé de ses
« vêleuses » et que l'âge avait affaibli sa
coordination, il ne put s'élever aussi haut
qu'il l'aurait voulu et son fond de culotte
accrocha un « piquant » de la broche. L'élan
fut ralenti d'autant plus qu'il entendit un
sinistre bruit de tissu qui se déchire avant
que la barbelée, quelque peu étirée, ne
redevienne silencieuse après avoir vibré sur
ses « crampes » comme une corde de violon.
Réussissant quand même à retomber sur ses
deux pieds, il parvint ensuite, tant bien
que mal, à « twister » son pantalon sur sa
hanche pour cacher une déchirure en forme
d'équerre qui aérait maintenant la moitié de
sa fesse droite. Lui qui ne portait des «
Canissons » Stanfield que durant l’hiver,
là, il se sentait pratiquement le derrière à
l'air, car il n’avait pas mis de caleçons ce
matin-là.
— Ostie de tabarnac ! Ça s'rait pas arrivé
ça si à l'était pas en train des faire ses
Christ de simagrées dans mon pacage !... Ha
!... la Calvaire de folle à Boisvert !
C'est dans cet état d'âme qu'il s'approche,
à grandes enjambées de Maria laquelle,
concentrée sur ce qu'elle voyait, n'avait
rien remarqué ni entendu des dernières
acrobaties du cultivateur.
Une fois rendu à quelques pieds de la jeune
fille, il s'écria :
— Coudons Calisse t'es-tu sourde ! Ou ben
que t'as changé de nom ma petite Maudite ?
Comme Félix avait crié ces paroles en homme
enragé, Maria perdit du coup sa
concentration et ce qu'elle regardait
disparut du même coup. Alors s'adressant au
père Huard :
— Toé mon Christ de vieux tannant, tu viens
de lui faire sacrer le camp avec tes criages
de verrat. Ta truie t’a pas donné de peau à
matin ! Et c'est-y pour ça que tu t'en
prends à moé ?
Déconcentré quelque peu par la réplique de
l'adolescente, Félix adoucit un peu le ton
et lui demande:
— Veux-tu ben me dire c'est quoi que tu fais
icitte à matin, y est tout juste 8.00 heures
? Pis bon Dieu de Sorel à genoux à part ça !
Et la jeune fille de répondre :
— Vous le croirez peut être pas, le père,
mais moé, à matin, icitte dans vot’ pacage,
au-dessus de ct'arbre-là, je m’en viens tout
juste de voir la sainte VIERGE !
— Où ça ! Où ça ! Sacrement montre moé ça
vite... vite ! Demande Huard ?
— Drette su l’dessus du petit cèdre en avant
de moé ! De répondre Maria.
Félix a beau regarder comme il faut, se
frotter les yeux au cas où ses cataractes
lui brouilleraient la vue, mais tout ce
qu'il voit au-dessus de ce cèdre c'est le
tas de fumier situé sur le côté ouest de sa
grange.
La colère de Félix augmente encore et c’est
en criant qu’il s’adresse à Maria en ces
termes peu élogieux :
— T'as ben menti ma petite christ d'arriérée
mentale. Ar’trousse toé, pis chnail d'icitte
au plus vite ! Ma t'en faire voir moé des
saintes Viarges !
Comme la jeune fille ne fait pas un
mouvement pour se relever, Félix l'empoigne
par les épaules pour la remettre sur ses
pieds et sans plus d'égards pour le sexe
opposé, il lui administre un puissant coup
de pied au cul au point où son gros orteil
droit émet un sinistre craquement. Il ne
peut retenir une grimace et quelques sacres
de plus :
— Ciboire d'ostie de Tabarnac ! Ouch,
j'pense que je viens de ma casser le gros
orteil ! Sacramant que ça fait mal !
Là, Maria vient de comprendre que Huard est
vraiment choqué après elle et le coup de
pied au cul, lui ayant fait faire un sursaut
mais sans lui faire bien mal, cela l'avait
quand même obligée à détaler à la course
tout en criant à son bourreau :
— Tu vas voir mon Sacramant de vieux fou !
Attend que je dise ce que tu m'as faite à
mon frère, tu vas voir mon écœurant que tu
vas en poigner une maudite volée !
— Christ moé la paix avec ton frère pi dis y
ben que si il veut m'essayer, moé je vas
l'attendre avec mon douze !
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La coulée des miracles – Une parodie de l’Église
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AU SUJET DE L'AUTEUR - BIOGRAPHIE
Jean-Guy Chouinard
Jean-Guy Chouinard a fait carrière à la Sûreté du Québec, principalement au
Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie où, durant 27 ans, il a occupé successivement
les postes de patrouilleur, enquêteur, inspecteur d’explosifs, technicien en
explosifs, responsable des services technique, commandant de l’unité d’urgence
et responsable de la gestion financière et matériel pour le district du
Bas-Saint-Laurent à Rimouski.
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DU MÊME AUTEUR - BIBLIOGRAPHIE
Jean-Guy Chouinard
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C'est la faute au méthanier
JEAN-GUY CHOUINARD
Roman de science-fiction
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, Canada,
30 avril 2010, 150 pages.
ISBN 978-2-89612-342-1
http://manuscritdepot.com/a.jean-guy-chouinard.1.htm
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La coulée des miracles
JEAN-GUY CHOUINARD
Une parodie de l’Église catholique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, Canada,
8 septembre 2010, 356 pages.
ISBN 978-2-89612-348-3
http://manuscritdepot.com/a.jean-guy-chouinard.2.htm
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 |
L'aire du dragon
(Le mascaret)
JEAN-GUY CHOUINARD
Roman de science-fiction,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, Canada,
Lévis, Québec, 2011, 494 pages.
ISBN 978-2-89612-342-1
http://manuscritdepot.com/a.jean-guy-chouinard.3.htm
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COMMUNIQUER AVEC L'AUTEUR
Jean-Guy Chouinard
Jean-Guy Chouinard se fera un plaisir de lire
et
de répondre personnellement à vos courriels.
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