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Voyage au Canada dans le nord de
l’Amérique septentrionale depuis l’an 1751 à
1761, Joseph-Charles Bonin, Fondation
littéraire Fleur de Lys
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PRÉSENTATION
Voyage au Canada
dans le nord de l’Amérique septentrionale
depuis l’an 1751 à 1761, Joseph-Charles
Bonin, Fondation littéraire Fleur de Lys
Note de l'éditeur
La Fondation littéraire Fleur de Lys vous
présente sa toute première édition d’une
œuvre québécoise du domaine public ou dont
la durée de la protection des droits
d’auteur est arrivée à terme. «En général,
le droit d'auteur demeure valide pendant
toute la vie de l'auteur, puis pour une
période de 50 ans suivant la fin de l'année
civile de son décès. Par conséquent, la
protection inhérente au droit d'auteur prend
fin le 31 décembre de la 50e année suivant
le décès de l'auteur. Après cette date,
l'œuvre appartient au domaine public et
quiconque le désire peut l'utiliser» (Office
de la propriété intellectuelle du Canada).
Notez que la période de protection du droit
d’auteur sur une œuvre n’est pas
nécessairement de même durée d’un pays à
l’autre.
«Voyage au Canada dans le nord de l’Amérique
septentrionale depuis l’an 1751 à 1761» est
l’œuvre de Joseph-Charles Bonin, soldat de
la Compagnie des canonniers-bombardiers de
l’armée française en Nouvelle-France. Elle
fut publiée en 1887 par l’éditeur et
imprimeur connu sous le nom «Imprimerie
Léger Brousseau» alors situé dans la ville
de Québec.
Le projet d’édition revue et corrigée de
cette œuvre nous a été proposé par l’un de
nos auteurs, Pierre Bonin. Nous avons
accepté d’emblée ce projet parce qu’il
s’inscrit dans la mission première de la
Fondation littéraire Fleur de Lys :
«Valoriser le patrimoine littéraire de la
francophonie québécoise, canadienne et
internationale (…)».
Pierre Bonin a réalisé un travail de
correction et de révision minutieux pour
rendre ce texte le plus accessible possible
aux lecteurs d’aujourd’hui, et ce, dans le
plus grand respect de l’originalité de
l’œuvre. Je l’en remercie sincèrement en
votre nom et en mon nom personnel.
Bon voyage dans le Canada d’antan,
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
Présentation par Pierre Bonin
19 mars 2009
Joseph-Charles Bonin, âgé d’à peine 18 ans,
quitte Paris et sa famille en direction de
La Rochelle, au printemps de 1751. Le vent
du large l’appelle vers le Nouveau Monde.
Après une traversée en mer plutôt houleuse,
il débarque enfin à Québec. Sans ressources,
il est recruté comme canonnier-bombardier.
Il prend part ensuite au fil des ans à des
expéditions militaires dans les pays d’en
haut et les Grands Lacs, pour la
construction et le ravitaillement de postes
fortifiés, jalonnant ainsi les limites de
l’influence française sur le continent. Il
séjourne trois années en garnison au fort
Duquesne, dans la vallée de l’Ohio, une
région âprement convoitée par les
Britanniques où se succéderont escarmouches
et batailles rangées. Il participe aussi à
la campagne du marquis de Montcalm dans
l’État de New-York.
Joseph-Charles Bonin et ses frères d’armes
sont parmi les derniers, à la fin d’août
1760, avant la capitulation de Montréal, à
livrer un combat héroïque au fort Lévis,
près de Prescott en Ontario. Fait
prisonnier, il séjourne quelques mois à
New-York. Il est ensuite rapatrié en France
au printemps de 1761. Il achèvera la
rédaction de son récit de voyage aux
premiers jours de la Révolution mais il ne
le verra jamais publié de son vivant.
Son récit est un document exceptionnel et
unique, des dernières années de la
Nouvelle-France avant la Conquête, écrit
dans un langage vivant et coloré, avec le
regard d’un témoin privilégié, fin
observateur et acteur des événements
tragiques de cette époque.
Pierre Bonin
Pierre Bonin est auteur à la Fondation
littéraire Fleur de Lys et heureux de
s’associer à ce projet de réédition par
solidarité patronymique. Que le lecteur se
rassure, Joseph-Charles Bonin est retourné
en France sans laisser de descendance connue
en Amérique. Il n’a pas donc l’honneur de
prétendre à l’inclure dans la lignée de ses
aïeux.
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EXTRAIT
Voyage au Canada
dans le nord de l’Amérique septentrionale
depuis l’an 1751 à 1761, Joseph-Charles
Bonin, Fondation littéraire Fleur de Lys
Avant-propos
par Pierre Bonin
Le présent livre est une réédition de celui publié
en 1887 dont il n’existe que quelques exemplaires soigneusement
conservés à la Bibliothèque nationale du Québec et dans le fonds de
Bibliothèque et Archives Canada, et disponibles seulement pour
consultation sur place. Toutefois, avec le développement fulgurant
des technologies de l’information, ces exemplaires ont été numérisés
et peuvent dorénavant être visionnés sur des écrans d’ordinateur.
Cependant, la lecture de cette édition originale comporte des
difficultés à cause de la multitude de coquilles typographiques et
orthographiques ainsi que de la densité du texte dans sa mise en
page initiale. Soit dit en passant, l’éditeur d’alors avait pris la
peine d’inclure un avis aux lecteurs pour s’excuser de cette
situation et lui demander de suppléer.
La Fondation littéraire Fleur de Lys, maison
d’édition à but non lucratif, soucieuse de la préservation de notre
patrimoine littéraire, a saisi l’occasion pour rééditer cet ouvrage
et l’épurer des multiples coquilles afin d’en faciliter la lecture.
Ce faisant, toutes les notes en bas de page, ont été reportées dans
une section appropriée à la fin du récit, l’exercice ayant pour but
d’alléger la lecture du texte. Le style original de l’auteur a été
préservé dans son entièreté, respectant ainsi l’authenticité du
manuscrit tel que rédigé en son temps. Nous avons modernisé
l’orthographe et conservé certains mots obsolètes en nous assurant
qu’ils ne constituaient pas une entrave à la compréhension du texte.
Il importe de préciser que dans la mise en page du
document d’origine, l’auteur a condensé la période des années 1756
et 1757. Par ailleurs, des événements survenus en 1755 sont décrits
largement dans le chapitre consacré à l’année 1756. Ce qui peut
porter à confusion lors de la lecture. Enfin, dans le chapitre qui
raconte en 1759 l’abandon du fort Carillon par l’armée française,
aujourd’hui Ticonderoga, l’auteur évoque la capitulation du fort
Georges (William-Henry) survenue l’année précédente alors que cet
événement s’est produit en 1757.
En outre, il indique avoir au préalable franchi les
rapides de Chambly en mentionnant que le fort a été détruit. Ce qui
n’est pas le cas. Car après sa reddition en 1760, il a été occupé
par une garnison britannique jusqu’en 1851.
Nonobstant ces erreurs, le plus important à nos yeux
consiste à rétablir la véritable identité de l’auteur. En effet,
dans son ouvrage intitulé Le patrimoine militaire canadien,
D’hier à aujourd’hui, Tome 1, (1000-1754), l’historien militaire
René Chartrand révèle que l’auteur est Joseph-Charles Bonin, dit
Jolicoeur, dont le nom est inscrit sur une liste nominative dans les
Papiers Contrecoeur, conservés à l’université Laval, à
Québec. En outre, contrairement à ce que prétendait l’abbé Casgrain,
M. de Bonnefous, officier au Royal-Artillerie, l’auteur présumé, ne
vint au Canada qu’en 1757 et Joseph-Charles Bonin, déjà en garnison
au fort Duquesne, était le seul à posséder ces initiales, accouplé à
son nom de guerre Jolicoeur. Voilà une énigme enfin résolue. Il
allait donc de soi de rééditer ce livre sous le nom de plume
véritable de son auteur.
(Précisions apportées dans la nouvelle édition) ► Aussi, avons-nous
découvert qu’il existe également une version anglaise de ce livre
traduite en 1941 par la Commission historique de l’État de
Pennsylvanie et diffusée à usage restreint. En 1993, la maison
d’édition américaine Heritage Books a publié le livre sous le
titre : Memoir of a French and Indian War soldier by Jolicoeur
Charles Bonin. Le livre est toujours en vente chez l’éditeur et
est aussi référencié sur le site Internet Google Books. M. Andrew
Gallup, un historien américain, a confirmé la véritable identité de
l’auteur en citant certaines sources mais sans mentionner
l’historien militaire René Chartrand. De plus, il a utilisé le
surnom de guerre de Jolicoeur comme première initiale. M. Gallup
ignorait sans doute l’usage familier du prénom Joseph dans les
certificats de naissance tant en France que chez nous pour désigner
les catholiques de sexe masculin. Il a affirmé aussi que Bonin était
un soldat de la Compagnie franche de la Marine alors qu’il
appartenait plutôt à la Compagnie des canonniers-bombardiers, une
unité de l’Artillerie Royale. Ce qui pourrait expliquer l’erreur sur
la page couverture représentant un soldat de la Compagnie franche de
la Marine en uniforme de combat pour la saison estivale.
La réédition de cet ouvrage qui connaît une seconde
vie sur Internet s’avère d’autant plus d’actualité que les mois de
septembre de cette année et de l’an prochain évoquent à la fois le
250e anniversaire de la bataille des plaines d’Abraham à
Québec et la capitulation de Montréal, deux événements majeurs ayant
changé le cours de l’Histoire de la nation canadienne-française.
Publier ce livre constitue un devoir de mémoire, d’autant plus qu’il
s’agit d’un témoignage exceptionnel sur les dernières années de la
Nouvelle-France, durant la guerre de Sept Ans, avant la conquête du
Canada par les Britanniques. Joseph-Charles Bonin, au-delà du
militaire qu’il était, a fait preuve d’un sens aiguë de
l’observation dans la rédaction de son manuscrit comme un
anthropologue, un naturaliste, un historien et un chroniqueur. Voilà
pourquoi le récit de son séjour en Nouvelle-France comporte des
qualités indéniables et ne peut que susciter davantage l’intérêt du
lecteur pour cette époque méconnue et héroïque.
Enfin, en sus des événements racontés et des
anecdotes personnelles de l’auteur, ce document se révèle une
véritable mine d’or d’informations sur les us et coutumes ainsi que
les mœurs des habitants du pays, voire du continent, qu’ils soient
de souches européennes ou autochtones.
Pierre Bonin
Préface
par Joseph-Charles Bonin
L'origine de la découverte du Canada (1) remonte à
1534 sous François I, que le navigateur Jacques-Cartier y fit son
premier voyage, il ne fut qu'à l'entrée du fleuve Saint-Laurent
auquel il donna ce nom, parce qu'il y entra le jour que l'on fête ce
saint. L'année suivante il y fit un second voyage avec trois
vaisseaux, remonta le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal, après
s'être arrêté à Québec ; il repassa ensuite en France avec un seul
vaisseau en ayant perdu deux accidentellement dans le voyage de
Québec à Montréal ; mais soit que l'insouciance ou les guerres de
François I lui aient fait négliger cette découverte, on ne s'en
occupa pas.
Ce ne fut que sous Henri IV, en 1608, que le
navigateur Samuel de Champlain y fut envoyé avec quelques vaisseaux
et des familles, il remonta le fleuve Saint-Laurent, laissa quelques
familles à Tadoussac qui est à quatre-vingt-dix lieues de
l'embouchure du fleuve, ensuite il continua sa route jusqu'à Québec,
où il commença à faire bâtir des baraques en bois, fit défricher des
terres pour les cultiver, y construisit un fort et y établit des
familles. Le gouvernement français y envoya trois ans après,
plusieurs familles avec des missionnaires jésuites et récollets pour
s'y établir et prêcher la foi aux Sauvages. Louis XIV y envoya, en
1665, une flotte chargée de vivres et de marchandises avec de
l'artillerie, des armes et plusieurs familles composées de
volontaires et d'aventuriers des deux sexes, ainsi qu'un régiment
d'infanterie tout entier ; alors Québec agrandit sa population, il
se forma des villages et des villes par des concessions.
Les Hollandais, les Suédois et les Danois formèrent
aussi des établissements dans l'Amérique septentrionale, mais au
midi du Canada. Les Anglais y vinrent ensuite et s'emparèrent des
possessions hollandaises, suédoises et danoises ; ce ne fut que sous
le gouvernement de Cromwell que leur colonie se peupla et s'agrandit
par l'émigration des mécontents de la mère patrie ; alors ces
colonies prirent le nom de Nouvelle-Angleterre, comme le Canada
celui de Nouvelle-France
La Nouvelle-Angleterre forma depuis les États-Unis
composés alors de treize provinces qui, se déclarèrent indépendantes
de la mère patrie, dans un congrès général tenu à cet effet le 4
juillet 1776, ce fut en partie l'ouvrage du docteur Franklin. (2) Le
motif fut un Édit sur le timbre rendu au parlement d'Angleterre en
1765 et qu'on voulait faire exécuter dans les colonies anglaises ;
on supprima cet Édit sur les plaintes des américains, il fut
remplacé par un impôt sur le thé qui n'eût pas plus de succès ; les
colonies se soulevèrent et déclarèrent leur indépendance, ce qui
occasionna une guerre entre elles et la mère patrie ; cette guerre
commença le 18 avril 1775, et finit à l'avantage des colonies, dont
l'indépendance fut reconnue par le traité du 3 septembre 1783.
La France aida les américains à soutenir leur
indépendance, par l'avis du Conseil de Louis XVI. Le premier secours
fut trois frégates parties du Havre chargées de canons et de
munitions de guerre, sous la conduite d'un agent nommé Beaumarchais,
et cela avant la déclaration de guerre. Il y passa peu après
quelques troupes et des officiers français. Ce fut un surcroît de
haine et d'animosité de l'Angleterre contre la France. Je viens à
mon voyage ; lors de mon arrivée au Canada en 1751, il n'y avait
point encore de guerre ouvertement déclarée entre la France et
l'Angleterre, mais il subsistait dans l'Acadie et le haut du Canada
de la mésintelligence et de la jalousie, comme on le verra dans mon
voyage.
L'exactitude et la vérité avec laquelle j'ai écrit
mon voyage dans le Canada pendant l'espace de dix ans environ que
j'ai parcouru le pays, et les différentes remarques que j'ai faites
sur les nombreuses bourgades qui s'y trouvent disséminées, peuvent
encore aujourd'hui satisfaire la curiosité sur la connaissance et
l'étendue de ce vaste pays, sur ses lacs, ses rivières, ses fleuves,
ses bois de toute espèces, ses différentes chasses et pêches, ainsi
que sur les mœurs, coutumes et usages des différentes nations qui en
sont les premiers habitants connus depuis la découverte du pays par
Jacques Cartier, en 1535 (3). Pays que la France a impolitiquement
perdu par le traité de paix de 1763, et qui depuis a dû beaucoup
fructifier entre les mains des Anglais, auxquels il offre une
branche de commerce de pelleteries de toute espèce.
La partie historique et descriptive de ce voyage que
j'ai traitée sur les lieux mêmes, pour utiliser les moments de repos
que me laissaient mes fatigues et que j'ai revue avec attention
depuis mon retour en France, pourra servir à la connaissance des
événements qui mirent les Anglais en possession de ce vaste pays, et
jeter quelque jour sur leur politique dans leur envahissement ; du
moins je n'ai rien écrit qui ne soit parfaitement exact. II se
trouve dans le cours de ce voyage des particularités qui me sont
personnelles ; j'ai crû devoir les y conserver parce qu’elles
instruiront de quelle manière j'ai parcouru le Canada ; peut-être
plusieurs n'en feront-ils aucun cas.
Je n'en supplie pas moins ceux qui daigneront me
lire, de considérer que mon intention n'est autre, tout en
rapportant les choses telles que je les ai vues, que de faire
connaître aussi ma position alors et comment j'ai fait cet ouvrage.
Joseph-Charles Bonin
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ALBUM DE PHOTOGRAPHIES (24)
Voyage au Canada dans le nord de
l’Amérique septentrionale depuis l’an 1751 à
1761, Joseph-Charles Bonin, Fondation
littéraire Fleur de Lys
24 PHOTOGRAPHIES
REMERCIEMENTS À
M. Horst Dresler, président
du Corps historique du Québec

Cet album de photographies a pu être réalisé
avec l’aimable concours de M. Horst Dresler,
président du Corps historique du Québec. Cet
organisme à but non-lucratif regroupe des
associations de reconstitution militaire
historique dont la mission consiste à
promouvoir une meilleure compréhension du
passé. Cet organisme s’implique avec de
nombreux sites historiques à la tenue
d’événements civils et militaires pour des
démonstrations où leurs membres prennent
plaisir à vivre comme nos ancêtres. Ils sont
aussi disponibles pour des interventions
dans les écoles et auprès des organismes à
but non-lucratif qui en font la demande.
Site Internet :
http://www.reenacting.net/
LES PHOTOGRAPHIES SONT UNE
GRACIEUSETÉ DE :
M. Gabriel Mailhot, chercheur
en imagerie numérique.
Site Internet :
www.imagepanama.com
M. Astle Walker, photographe
professionnel.
Site Internet :
www.themaninblack.smugmug.com/gallery


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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Voyage au Canada dans le nord de
l’Amérique septentrionale depuis l’an 1751 à
1761, Joseph-Charles Bonin, Fondation
littéraire Fleur de Lys
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Édition revue et corrigée du
journal d’un soldat
de la Compagnie des canonniers-bombardiers du Canada
Voyage au Canada
dans le nord de
l’Amérique septentrionale
depuis l’an 1751 à
1761
par Joseph-Charles
Bonin
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Grande première à la Fondation
littéraire Fleur de Lys, pionnier québécois de l’édition en ligne avec
impression à la demande : l’édition d’une première œuvre historique du domaine
public. L’honneur revient au journal d’un soldat de la Compagnie de
canonniers-bombardiers du Canada, Joseph-Charles Bonin, publié pour la première
fois en 1887 par l’éditeur imprimeur Léger Brousseau de Québec, sous le titre
«Voyage au Canada dans le nord de l’Amérique septentrionale depuis l’an 1751 à
1761». Le document est exceptionnel car il s’agit «du seul exemple connu de
mémoires écrits par un simple soldat stationné en Nouvelle-France» selon
l'historien militaire Renée Chartrand, auteur de
Le
patrimoine militaire canada, D'hier à aujourd'hui, Tome 1 (1000-1754). |
La réédition de la
Fondation littéraire Fleur de Lys a le mérite d’être
la première de cette œuvre publiée sous le nom
véritable de l’auteur, Joseph-Charles Bonin. En
effet, dans l’«Avertissement» intégré à l’édition
originale et signé par l’abbé H.R. Casgrain,
celui-ci écrit : «Cette dernière circonstance fait
supposer que l'auteur pourrait bien être M.
Bonnefons, qui servit sous Pouchot et paraît avoir
eu sa confiance ; c'est l'opinion de nos érudits,
particulièrement de l'abbé Verreault.»
L’historien militaire René Chartrand révèlera que
l’auteur véritable est Joseph-Charles Bonin, dit
Jolicoeur, dont le nom est inscrit sur une liste
nominative dans les Papiers Contrecoeur,
conservés à l’université Laval, à Québec. Quant à M.
de Bonnefous et non de Bonnefons, officier au
Royal-Artillerie, l’auteur présumé, il ne vint au
Canada qu’en 1757 alors que le voyage au Canada dont
il est question dans cet ouvrage a commencé en 1751.
À la fin de la première édition, l’éditeur sert une
mise en garde aux lecteurs : «Ce manuscrit a été
imprimé d'abord dans le Courrier du Canada avant
d'être mis en volume. Son impression n'a pu, en
conséquence, être surveillée avec autant de soin que
s'il avait été publié plus à loisir. Il s'y est
glissé un certain nombre de fautes typographiques
qui auraient pu être évitées sous de meilleures
circonstances ; mais il y en a peu d'assez
importantes pour que le lecteur intelligent ne
puisse y suppléer.» Une mission très difficile
compte tenu de la multitude de coquilles
typographiques et orthographiques, selon le réviseur
et directeur de cette nouvelle édition pour la
Fondation littéraire Fleur de Lys, monsieur Pierre
Bonin. La densité du texte dans sa mise en page
initiale et les nombreuses notes augmentent
également la difficulté de lecture. Enfin, ces
difficultés sont amplifiées à la lecture du document
à l’écran d’ordinateur ou en ligne sur Internet,
comme c’est le cas de la numérisation de l’édition
originale de ce livre sur le site Google Books.
Pierre Bonin a donc profité de cette réédition pour
épurer cet ouvrage de ses multiples coquilles et
reporter les notes dans une section appropriée à la
fin du récit, l’exercice ayant pour but d’alléger la
lecture du texte. Il a préservé le style original de
l’auteur dans son entièreté, respectant ainsi
l’authenticité du manuscrit tel que rédigé en son
temps. Il a modernisé l’orthographe tout en
conservant certains mots obsolètes en s’assurant
qu’ils ne constituaient pas une entrave à la
compréhension du texte.
La réédition de cet ouvrage s’avère d’autant plus
d’actualité que les mois de septembre de cette année
et de l’an prochain évoquent à la fois le 250e
anniversaire de la bataille des plaines d’Abraham à
Québec et la capitulation de Montréal, deux
événements majeurs ayant changé le cours de
l’Histoire de la nation canadienne-française.
Publier ce livre constitue un devoir de mémoire,
d’autant plus qu’il s’agit d’un témoignage
exceptionnel sur les dernières années de la
Nouvelle-France, durant la guerre de Sept Ans, avant
la conquête du Canada par les Britanniques.
Pour en
savoir plus et télécharger votre exemplaire
numérique (PDF) gratuit.
visitez cette
page du site Internet de la Fondation littéraire
Fleur de Lys:
http://manuscritdepot.com/a.pierre-bonin.4.htm
– 30 –
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communiquer de presse
SOURCE :
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
TÉLÉPHONE
450-933-2392
(Laval, Québec, Canada)
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259 rue de Clairvaux, Laval, Québec, Canada.
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Voyage au Canada dans le nord de
l’Amérique septentrionale depuis l’an 1751 à
1761, Joseph-Charles Bonin, Fondation
littéraire Fleur de Lys
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Présentation de ce livre à l'antenne de Radio
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lettres» animée par Claudine Bertrand
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AU SUJET DE
Pierre Bonin
Pierre Bonin est retraité
de la fonction publique montréalaise après trente années de service. Au
cours de ces années, il a occupé successivement des postes d’animateur
en loisirs, d’agent d’aide socioéconomique, d’agent d’information, de
rédacteur-relationniste et de chargé de communication pour différents
services municipaux.
|
Dans l’exercice de ses fonctions, il a collaboré activement à la tenue de
campagnes de promotion, sensibilisation et d’information auprès des citoyens et
des médias, notamment dans les secteurs des sports et loisirs, de la culture, de
l’aménagement des parcs et des travaux publics. Il a terminé sa carrière comme
gestionnaire pour le Service des travaux publics de l’arrondissement Rosemont–Petite-Patrie.
Il a obtenu certains prix dont celui du meilleur directeur de campagne au sein
de municipalités pour l’organisme Centraide en 1989, et le Mérite municipal
décerné par le ministère des Affaires municipales en 1997, pour la mise en place
du service téléphonique et de références aux citoyens et aux chroniqueurs à la
circulation «Info-Travaux-Montréal».
Diplômé en animation culturelle, promotion 1976, de l’Université du Québec à
Montréal, l’auteur a aussi suivi des cours en journalisme et relations publiques
à l’Université de Montréal. Il a réalisé également des courts métrages en cinéma
vidéo au cours des années 70-80.
Depuis le début de sa retraite en 2005, il a écrit trois romans historiques
ayant pour thème la Légion étrangère au Maroc, au début du XXe siècle. Il a
collaboré aussi en 2007 à la revue historique Cap-aux-Diamants avec un article
intitulé : Ces Québécois qui ont fait la Légion étrangère.
Sa matière de prédilection à l’école était l’histoire, la grande et la petite.
Cette passion lui a été transmise par son père et entretenue par la suite par un
professeur au collège classique. Il a toujours dévoré des ouvrages historiques :
essais, bibliographies ou autobiographies et des romans, peu importe les
époques. C’est avec un plaisir renouvelé qu’il s’est impliqué dans ce projet de
réédition afin de partager la découverte de ce document inestimable avec le
public lecteur, amoureux de l’Histoire.
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BIBLIOGRAPHIE
Pierre Bonin
Le
trésor du Rif
PIERRE BONIN
Roman historique, deuxième édition,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal,
2009, 370 pages.
ISBN ISBN 2-89612-177-3 / 978-2-89612-177-9
Les captifs de Rissani
PIERRE BONIN
Roman historique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Montréal, 2007, 366 pages.
ISBN 2-89612-210-9
Abd El
Krim ou l’impossible rêve
PIERRE BONIN
Roman historique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, 2006, 366 pages.
ISBN 2-89612-263-9
DE
PIERRE BONIN À TITRE DE DIRECTEUR DE LA COLLECTION
DU DOMAINE PUBLIQUE DE LA FONDATION LITTÉRAIRE FLEUR
DE LYS
Voyage
au Canada
dans le nord de l’Amérique septentrionale
depuis l’an 1751 à 1761
JOSEPH-CHARLES BONIN
Compagnie des canonniers-bombardiers du Canada
Édition revue et corrigée par Pierre Bonin
Nouvelle édition avec un album photos
Récit historique, Collection du domaine public
de la Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 20 mars 2009, 358 pages.
ISBN 978-2-89612-283-7
La guerre du Mexique de 1862 à 1866
Journal de marche du 3e régiment des
chasseurs d’Afrique
PAUL LAURENT, capitaine, 3e régiment des chasseurs
d’Afrique
Édition revue et
corrigée par Pierre Bonin
Récit historique, Collection du domaine public
de la Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 12 août 2009, 386 pages.
ISBN 978-2-89612-304-9
Collaboration médias
Ces Québécois qui ont fait la Légion étrangère, Pierre
Bonin,
Dossier : Aventuriers et aventurières,
Cap-aux-Diamants,
Revue d'histoire du Québec, No 90 - Été 2007, Québec. |
|
ÉCRIRE À
Pierre Bonin
Pierre Bonin se fera un plaisir de lire
et de répondre personnellement à vos courriels.
Voici son adresse électronique :
pierre-bonin@videotron.ca
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