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Les romans policiers de Guy Dussault Les enquêtes du surintendant Jonathan Elliot Mort d'un peintre chinois
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2022, 336 pages.
ISBN 978-2-89612-618-7
Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)
PRÉSENTATION
Mort d'un peintre chinois, roman policier,
Le surintendant Jonathan Elliot et sa belle-fille Amy Darlington doivent enquêter sur le décès d’un peintre et d’une prostituée survenus dans le quartier chinois de la capitale Philippsburg.
Totalement désemparés par l’endroit et la langue qu’on y parle, ils peuvent heureusement compter sur l’aide de la jeune et charmante interprète Zou Yin, dont les connaissances en érotisme, en astrologie et en cuisine ne cesseront d’étonner les deux policiers.
EXTRAIT
Mort d'un peintre chinois, roman policier, Prologue
Jeu des nuages et de la pluie.
Dans la pénombre de la chambre fleurie, Cinq ombres célèbrent les quatre saisons.
Bruits de baisers et longs murmures. Sur les portes de jade et sur la tige mûre, Des mains lestes et lentes s’activent à l’unisson.
Une morsure entraîne un cri d’extase. Parfum de miel dans chaque vase, Suit l’indolence où l’on ne bouge.
C’est le règne du Rat de Métal.
Faible lueur dans cette nuit fatale, Brasille une lanterne rouge.1
NOTE
1 Dans la littérature érotique chinoise, le jeu des nuages et de la pluie signifie un accouplement, une chambre fleurie est une chambre de passe, célébrer les quatre saisons réfère à un homme copulant avec quatre femmes, la porte de jade et la tige de jade sont respectivement le vagin et le pénis, le parfum de miel signifie jouir et une lanterne rouge est un lupanar.
Extrait du Chapitre 1
Au matin du 28 janvier 1960, la jeune Liu Hu Tu était à la fois fatiguée et quelque peu fâchée. Qu’elle soit fatiguée s’expliquait facilement. Elle venait très exception¬nellement de passer toute la nuit à fêter dans les rues de son quartier, en compagnie de ses parents et d’amis croisés ici et là. En effet, un peu avant minuit, la plupart des habitants du chinatown, quartier animé situé dans le district de Hull – un des neuf districts de la capitale Philippsburg –, s’étaient rassemblés le long de Dragon Street, attendant avec impatience le début des réjouissances célébrant l’arrivée du Nouvel An chinois dédié, cette année-là, au rat de métal. À minuit pile, un superbe feu d’artifice avait éclaté, illuminant le ciel de couleurs vives. Ces réjouissances s’étaient poursuivies par la danse du dragon, à laquelle la jeune Hu Tu avait assisté avec ravissement. Une douzaine de vigoureux jeunes hommes avaient fait circuler dans la rue une imitation de dragon en papier mâché et en tissu qui faisait près de vingt mètres de long. Ils avaient été suivis d’une parade composée à la fois de musiciens, d’acrobates, de jongleurs et de cracheurs de feu ainsi que de jeunes filles et de jeunes hommes revêtus du costume traditionnel, parade à laquelle la foule s’était rapidement intégrée dans une joyeuse cacophonie de cris et de sons divers qui avait tôt fait d’enterrer la musique. La plupart des restaurants, épiceries et autres commerces offrant de la nourriture et des boissons avaient gardé leurs portes ouvertes bien au-delà des heures autorisées par la réglementation municipale, législation dont on faisait de toute façon peu de cas dans le chinatown. On avait mangé, on avait bu, on avait fait la fête longtemps et allègrement. Hu Tu et ses parents étaient rentrés à la maison vers les cinq heures du matin.
Hu Tu avait ainsi perdu plusieurs heures de sommeil. Alors qu’elle aurait pu sagement les récupérer pendant la journée, elle avait au contraire promis à ses parents qu’elle les accompagnerait dans leurs visites matinales chez leurs amis personnels pour offrir leurs souhaits de prospérité dans la nouvelle année et avait prévu faire de même dans l’après-midi, seule cette fois, chez ses propres amies.
Par ailleurs, malgré tous les plaisirs que lui avaient offerts les premières heures de cette nouvelle année, Hu Tu conservait au fond d’elle-même une certaine déception : son frère aîné Lu Pan n’avait pas daigné se montrer pour présenter ses respects à ses parents. Hu Tu avait dans un premier temps espéré qu’il accepterait de se joindre à eux durant leurs déplacements nocturnes ou qu’ils auraient à tout le moins la chance de le croiser durant ceux-ci, mais cela ne s’était pas réalisé.
La veille, tôt durant la soirée, dans le but de lui rappeler ses devoirs filiaux, Hu Tu s’était rendue à l’atelier qui servait à la fois de lieu de travail et de résidence à son frère, mais ce dernier n’était pas sur place. La jeune fille n’avait toutefois pas été surprise de cette absence, sachant que son frère n’était pas du genre à attendre les événements officiels pour profiter de la vie. Il avait sans doute passé la soirée sinon toute la nuit à boire avec des amis. Hu Tu tenait néanmoins à ce que son frère se présente au domicile de ses parents dans la journée ou la soirée, comme tout bon fils doit le faire à l’occasion du Nouvel An.
Après un moment de réflexion, alors qu’elle avait d’abord envisagé prendre quelques heures de sommeil réparateur avant d’accompagner ses parents dans leurs visites, la jeune fille décida plutôt de retourner à l’atelier de son frère, en espérant qu’il y serait de retour, pour s’assurer que celui-ci, en raison de son insouciance et de son irresponsabilité, ne négligerait pas davantage encore ses obligations. Et si elle devait le trouver ivre, elle lui serrerait les couilles suffisamment fort pour qu’il dégrise d’un coup.
AU SUJET DE L'AUTEUR
Licencié en droit de l’Université Laval en 1974, il est assermenté comme avocat au Barreau du Québec en décembre 1975.
Il a exercé sa profession durant plus de trente ans dans différents organismes du gouvernement du Québec, mais principalement à la Société de l’assurance automobile, d’abord comme avocat puis comme cadre juridique à compter de 1992, pour finalement prendre sa retraite au début de l’année 2009.
Il a développé au cours des années plusieurs champs d’intérêts pour des loisirs qui peuvent tout aussi bien être pratiqués en solitaire qu’en groupe, dont plus particulièrement la généalogie et la photographie. Au début des années 2000, il a renoué avec l’ornithologie à laquelle il s’était adonné quelque peu dans sa jeunesse, en y ajoutant le défi de photographier les oiseaux qu’il peut admirer dans les nombreuses régions du Québec.
Avec sa conjointe d’origine vietnamienne, il a par ailleurs effectué divers voyages en Europe qui leur ont permis de visiter ensemble tant les villes importantes comme Paris, Londres, Amsterdam, Rome, Vienne, Athènes et Istanbul que des régions plus romantiques comme la Côte d’Azur, l’Italie du Nord, la Toscane et les îles grecques.
Meublant beaucoup de ses heures de loisir par la lecture, particulièrement celle de romans policiers, il s’est laissé tenter par l’expérience de l’écriture, sans pour autant abandonner ses autres champs d’intérêt.
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